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ISBN : 2258083974
Éditeur : Les Presses De La Cite (07/10/2010)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 19 notes)
Résumé :

Dans le Cap-Sizun, entre Douarnenez et la pointe du Raz, les destins croisés de quatre filles de marin, tout au long du XXe siècle. Des petites filles éblouies par la figure du père, col-bleu de la Royale, héros des Dardanelles et rescapé de torpillages en mer Egée, quoi de plus légitime ? Devenues grandes, elles rêvent fatalement d'épouser un marin... Telles sont les quatre soeurs Gwenan : Joséphine,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Aela
  31 juillet 2014
Troisième volet de la fresque familiale bretonne magistralement écrite par Hervé Jaouen, nous découvrons ici des nouveaux personnages: Joseph et Donatien, demi-frères de Mamm Gwenan, qui était elle-même mère de Jabel gozh, l'héroïne du premier volet "les filles de Roz-Kelenn".
Joseph et son frère Donatien sont tous deux enfants de l'Assistance Publique, leur mère biologique ayant défailli à ses devoirs de mère.
Joseph va devenir marin de "la Royale" et faire la guerre de 1914, il va vivre la célèbre bataille des Dardanelles en 1915. Après la guerre, il aura des enfants, quatre filles: Joséphine, Germaine, Yvonne et Marie-Morgane.
Toutes les quatre seront attirées par des marins, certaines seront plus heureuses que d'autres dans leur vie sentimentale.
Donatien, lui, va mener sa carrière à la force du poignet.
Ayant survécu à la guerre après avoir intégré la "Coloniale", il réussit en tant qu'entrepreneur et fait un beau mariage inespéré avec une aristocrate pharmacienne.
Le roman est attachant, c'est l'occasion de découvrir ou redécouvrir la région du Finistère qui apparaît ici au travers de plusieurs communes.
C'est un roman qui met en valeur l'Armor, la Bretagne de la mer, les précédents tomes étant dédiés plutôt à l'Argoat, la Bretagne de l'Intérieur.
Le récit garde son rythme tout au long du livre, je l'ai lu en une journée sans pouvoir m'en détacher.
C'est l'occasion aussi de vivre la vie des marins de "la Royale" et de suivre le parcours de certains navires célèbres comme la "Jeanne d'Arc".
Un beau récit très bien documenté. Je vais maintenant attaquer le dernier volet de la série...Dernier point: les dialogues sont vraiment savoureux, et valent le détour...
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raton-liseur
  08 mai 2014
Je repousse l'écriture de cette note de lecture depuis presque deux mois maintenant, mais les semaines qui passent ne la rendront pas plus facile à écrire. Non que ce livre soit difficile à lire, au contraire, c'est un charmant roman régionaliste. Agréablement écrit de bout en bout, suivant la vie sans grandes péripéties des quatre soeurs Gwenan, filles de Joseph, qui a fait sa carrière dans la Marine Nationale au début du XXème siècle, et qui toutes, d'une manière ou d'une autre, lieront leur vie à d'autres matelots de la Royale.
Prenant le parti original d'évoquer la Marine Nationale par le biais des femmes de marin, ce livre semblé écrit pour moi. J'ai retrouvé mon Grand-père dans la figure de Joseph Gwenan, même s'ils n'étaient pas de la même génération, même si ce ne sont pas les mêmes guerres qu'ils ont vues du pont de leurs bateaux, de ces bateaux où on salue tout ce qui bouge et on peint tout le reste (ben oui, de la peinture anti-rouille, le sel marin ne pardonne pas sur le gris terne de ces bateaux). Tous deux s'engagent pour les mêmes raisons, pas par souci patriotique, mais parce que Brest n'est pas loin. Rien de glorieux dans ces destins, même si Joseph restera toute sa vie le héros des Dardanelles (où il se retrouve plus par hasard qu'autre chose, il ne s'est pas fait marin pour faire la guerre, aussi paradoxal que cela puisse paraître) juste des hommes qui, un peu consentants, un peu forcés, se sont retrouvés dans des coins de la planète dont ils avaient au mieux entendu parler sur les bancs de l'école et au coeur d'évènements qu'ils n'avaient pas prévus.
J'ai aimé ce livre. Pour ses qualités d'abord, car les romans régionalistes me semblent parfois un peu faiblards, celui-ci se tient de bout en bout, sans avoir recours aux poncifs du genre (les belles histoires d'amour, les clichés touristiques, et j'en passe). Tout ici est évoqué en finesse, sans forcer le trait, et l'histoire colle au plus près des vies rangées qui sont le lot de la plupart d'entre nous, avec ses scandales qui en sont à peine, ses tristesses banales mais pas pour autant plus faciles à surmonter, ses joies simples, ses petites folies qui se remarquent à peine. J'ai aimé ce livre aussi parce que j'y ai vu mon Grand-Père, qui venait tout juste de nous quitter, parce que j'ai acheté ce livre le lendemain de son enterrement, et que j'ai commencé à le lire dans l'avion qui m'emportait encore une fois bien loin de la mer, trop loin de lui. Ecrire cette note de lecture, c'est tourner encore un peu plus la dernière page de ce joli petit livre qui représente toute une part de mon enfance, et c'est pour cela que je ne l'ai pas écrite plus tôt. C'est une page tournée, un autre fil qui se rompt et qui rapproche un peu plus tous ces souvenirs de l'oubli. Alors peut-être lirai-je ce livre à nouveau, et je rêverai à nouveau aux voyages qui ne sont pas dans ce livre mais que le marin de mon enfance à moi me racontait comme çà, en passant, en mangeant une salade de haricots verts.
J'ai aimé ce livre pour des raisons très personnelles donc, et je m'excuse un peu d'avoir parlé plus de moi que de ce livre dans cette note, mais c'est un livre que l'on peut aimer pour lui-même aussi. J'ai l'impression, avec cette première lecture d'Hervé Jaouen d'avoir trouvé l'auteur régional que je cherchais depuis un petit moment, et je ne manquerai pas de lire d'autres livres de lui. Beaucoup ont des titres qui me donnent envie de les ouvrir sans même lire la quatrième de couverture, des titres simples qui fleurent bon la terre pauvre des Monts d'Arrée ou les algues de la laisse de mer.
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VivianeB
  23 décembre 2018
L'auteur a su me retenir dans cette chronique familiale au fil des époques. Pas de drames, pas de rebondissements extraordinaires, juste des vies bien racontées.
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myriampele
  26 août 2015
La mer est au coeur de ce récit . Les soeurs Gwenan, filles de Joseph, abandonné et recueilli par Tad et Mamm Bonizec, seront femmes de marins, tôt ou tard. Une belle écriture pour ce roman qui se lit sans peine, avec plaisir.
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Lovebooks200
  26 octobre 2015
Personnellement il ne se passe pas grand chose mais suivre l'histoire d'une famille ainsi que son évolution au fil des siècles j'adore.
Je recommande ce livre à toutes personnes amoureuse des terroirs.
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
AelaAela   31 juillet 2014
Ils appartenaient à la marine en blanc, qui ne quitte pas le navire, et non pas à la marine en kaki, qui descend se battre à terre. On les imaginait vêtus de leur bel uniforme immaculé, à bord d'un aviso invulnérable, remontant des fleuves jaunes sous des ciels flamboyants, et peut-être un matelot chantait-il, accompagné par la douce musique de l'eau sur la coque, "La chanson de ma vie", écrite au début du siècle par Jos ar Saoz, un gars d'Ergué-Gabéric engagé dans la Royale.
Yaouank c'hoazh me oa kuitaet va bro gozh
Breizh-Izel,
Evit mont da c'hounez ma bouede-barzh ar broioù pell.
Da Saïgon en Indochin digentañ e oan bet,
Goude oan deuet d'an Afrik da vro an Arabed.
"Jeune encore, j'ai quitté mon vieux pays de Basse-Bretagne. Pour gagner mon pain dans de lointaines contrées. D'abord j'ai été à Saïgon, en Indochine. Et ensuite je suis allé en Afrique, au pays des Arabes."
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AelaAela   31 juillet 2014
Dans les campagnes, en ce temps-là, à son mal de vivre on n'accolait pas encore le mot "dépression". On n'allait pas chez le médecin parce qu'on n'avait plus envie de sourire. On savait qu'à Quimper il y avait des neuropsychiatres, mais on pensait qu'il fallait être fou pour aller les voir, qu'ils enfermaient les gens chez Boum, l'asile d'aliénés de Quimper.
Pour guérir, les femmes se tuaient au travail et les hommes sombraient dans la boisson.
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rkhettaouirkhettaoui   05 juillet 2013
Seuls les riches – « les riches » : ceux qui ne meurent pas de faim, et non pas ceux qui disposent de magots cachés à l’intérieur de belles maisons impossibles à imaginer – pouvaient se payer le luxe de s’intéresser à leur généalogie, soit pour se flatter d’y trouver des célébrités, soit pour se vanter d’avoir donné une si belle branche, la leur, celle de la réussite, à partir d’un tronc pourri.
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AelaAela   31 juillet 2014
Il apparaîtrait que le fiancé de Marie-Morgane portait les sabords - le galon or barré de bleu des aspirants de marine - et qu'il allait démarrer sa troisième et dernière année de formation , l'école d'application, à bord de la Jeanne d'Arc, dont l'appareillage pour la fameuse croisière autour du monde noierait le quai de Brest sous les pleurs des épouses et fiancées abandonnées.
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AelaAela   31 juillet 2014
La Jeanne d'Arc appareilla de Brest le 22 janvier 1948 et les plus passionnés par la croisière du croiseur-école furent ceux de Trezaraden. Jos se gaussa un chouïa de ce bâtiment:
- La Jeanne a eu le coup de pot de se trouver aux Antilles en juin 40 et d'y moisir jusqu'en juillet 43. Après, elle a participé au débarquement en Corse et en Provence, mais bon, malgré ses quatre tourelles doubles de 155 et ses pièces de 75, ça reste quand même un salon navigant, fait pour recevoir les grosses têtes locales à chaque escale, consuls et ambassadeurs, ministres et présidents de la République.
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Videos de Hervé Jaouen (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hervé Jaouen

Dialogues, 5 questions à Hervé Jaouen
www.librairiedialogues.fr 5 questions posées à Hervé Jaouen, à l'occasion de la parution du livre Ceux de Menglazeg (Éditions Presses de la cité).
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