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EAN : 9782081225442
446 pages
Éditeur : Flammarion (03/02/2010)
3.96/5   219 notes
Résumé :
Un comté de France, en ce début du XIVe siècle, où l'Inquisition fait rage. Un médecin condamné à la " Question" pour avoir pratiqué des accouchements sans douleur. Une pierre rouge qui a fait couler beaucoup de sang et dont il faut percer le mystère. Des menaces sourdes. Une peur tenace. Et si les ennemis du mire s'en prenaient à Héluise, sa fille, son élève et sa confidente ? Et puis la cabale, et puis l'exil intérieur, et puis la fuite. Héluise contrainte de cour... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
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ladesiderienne
  25 juin 2021
Les enquêtes policières proposées par Andrea H. Japp voyagent à travers le temps. J'avais découvert cette auteure française dans "La Dame sans terre" roman historique en 4 tomes que j'avais adoré et j'ai pu l'apprécier à nouveau à travers ses polars plus contemporains comme "Le silence des survivants".
Retour en arrière avec cette série médiévale qui a pour héros Druon de Brévaux, mire itinérant derrière les traits duquel se cache Héluise, une jeune femme obligée de fuir l'Inquisition qui a soumis à la Question son père médecin pour avoir pratiqué des accouchements sans douleur grâce à l'opium. Forcée de se cacher sous des traits masculins, cette dernière, instruite par son père propose ses services de médecin à travers le pays accompagné du jeune Huguelin, arraché des mains d'une tenancière de taverne peu scrupuleuse. Ils sont surpris en train de braconner par le seigneur Béatrice d'Antigny dite la Baronne Rouge. Pour échapper à une punition certaine, Druon fait état de ses talents scientifiques, ce qui ne manque pas d'intéresser la Baronne car une Bête sème la mort sur ses terres. Mi animal, mi-démon, elle a déjà fait de multiples victimes et peu en ont réchappé. Druon va devoir user de toute sa perspicacité pour sauver sa peau et faire reculer les superstitions devant sa science. En début de roman apparaît la quête d'une mystérieuse pierre rouge qui, je pense, prendra plus d'importance dans les tomes suivants.
L'auteure transpose dans un coin du Perche et au XIVe siècle une histoire qui ressemble à celle de la Bête du Gévaudan qui défia les annales dans les années 1760. Il est vrai qu'en cet obscur Moyen Age, les faits mystérieux trouvent encore plus facilement une explication diabolique que scientifique, mais cela manque peut-être un tout petit peu d'originalité comme inspiration. Heureusement, Andrea Japp use une fois de plus de tout son talent et nous propose deux beaux personnages de femmes à travers Héluise et Béatrice, deux personnages qui tentent d'échapper aux carcans imposés par une société régie par les hommes. Son passé de docteur en toxicologie lui permet d'exceller dans les techniques de l'empoisonnement, usage coutumier de l'époque. Dans l'écriture aussi, les termes médiévaux abondent (et les alinéas explicatifs aussi), donnant ainsi un côté immersif et instructif au récit. Superstitions, magie noire, complots animent cette enquête policière derrière laquelle se cache la triste réalité de la condition des femmes.
Malgré une fin un peu prévisible et une intrigue beaucoup moins travaillée que dans "La Dame sans terre", j'accorde un 16/20 à ce premier tome et j'ai hâte de découvrir la suite des Mystères de Druon de Brévaux.
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kateginger63
  02 février 2018
Une enquête médiévale et une Bête !
*
Nous voilà plongés au coeur d'une intrigue au XIVème siècle en Normandie.
Il s'agit de suivre une jeune fille travestie en jeune homme (bien obligée la pauvre puisqu'elle fuit l'Inquisition suite à une sombre histoire de pierre rouge).
Un bien étrange mystère ésotérique (ou peut-être même alchimique) qui plane au-dessus de la famille Fauvel. le père, mire (médecin), meurt dans les geôles de l'Inquisition. Il n'a qu'une seule peur: que sa fille se fasse interroger également.
Heureusement qu'Héloise, d'un caractère vif et pragmatique, parvient à quitter la bourgade......en Druon de Brevaux, mire itinérant.
*
La voilà entraînée bien malgré elle dans une quête de justice dans la région voisine.
Une Bête tue des pauvres villageois. Des suzerains qui se disputent le pouvoir. Des témoignages discordants.
Druon réfléchit, observe, dissèque, examine, questionne.... et soigne aussi.
*
L'intrigue est bien menée, beaucoup de mouvements dans un si petit territoire.
Du vocabulaire d'époque bien documenté permet de s'immerger dans ce monde moyenâgeux.
C'est le premier tome d'une trilogie.
*
J'ai apprécié ce monde féminin (baronne, médecin, femme de conseiller, astrologue). Des femmes fortes, courageuses, un peu aventurières et qui osent imposer leur choix dans cette période obscure et superstitieuse.
Mais il manque la vivacité et un peu plus de "médecine légale" dans cet opus. Un agréable moment mais je ne lirais pas forcément la suite.
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philippe91
  08 juin 2018
Le père d'Héloïse, médecin, est mort dans les geôles de l'inquisition. Héloïse est menacée. Afin de mener l'enquête sur la mort de son père, Héloïse devient le Mire (médecin) chevalier Druon de Brévaux. Pour le Pape, le Roi, et les derniers représentants des Druides, Héloïse est la clé d'importants secrets, gages de pouvoir, que chacun convoite sans en connaitre la réelle teneur. le périple d'Héloïse, jusqu'à son dénouement l'amènera à participer à différente enquêtes policières. Seigneurs, baillis, chevaliers du temple, mouches (espions), Inquisiteurs et Druides jalonneront son chemin.
Les amateurs de romans historiques pourraient être déçus, malgré les notes de l'auteur cette suite romanesque survole mais n'approfondie pas, à considérer comme une entrée plus qu'un plat principale.Néanmoins l'intrigue et particulièrement bien construite et tiens en haleine de bout en bout. Mes inquiétudes en début de lecture quant au caractère mystique autour des derniers représentants des Druides (inquiétudes liées à mes goûts personnels) ont été effacée car ne prenant pas le dessus sur l'intrigue générale.Cela reste un agréable moment de lecture et un bon divertissement.
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christinebrignon
  01 mars 2021
Cette nouvelle série historique se déroule à la même époque et dans les mêmes lieux que la saga de la même auteure Une Dame sans terre. Sa construction est similaire : sur fond d'inquisition, un mystère lié à une pierre rouge qui ne sera éclairé qu'au final et à chaque tome une enquête menée par le héros de cette série, Druon de Brévaux.
Druon de Brévaux est un mire itinérant (ancêtre du médecin) qui se retrouve capturé, avec son apprenti Huguelin, par une "seigneur dame" pour avoir posé des collets sur ses terres. Sommé de prouver qu'il est apte en son art, il se retrouve mêlé à une sombre histoire de bête, directement inspirée de ce qu'on sait de l'affaire de la bête du Gevaudan qui reste mystérieuse, aujourd'hui encore.
Après avoir beaucoup aimé La Dame sans terre, je suis heureuse de retrouver des héros médiévaux dans une ambiance un peu différente cette fois, malgré d'évidentes ressemblances. J'apprécie que cet épisode fasse la part belle aux femmes : nous avons Béatrice, baronne d'Antigny, une dame seigneur (ce qui a dû être fort rare à l'époque), Igraine, une femme mage, un mire qui est en fait une mire (Héluise, fille de Jehan Fauvel, l'un des détenteurs successifs de l'étrange pierre rouge, mire trahi par son meilleur ami Foulques de Sevrin, ambitieux évêque d'Alençon) et deux autres femmes bien plus avisées qu'on ne le permettait à l'époque, Hélène, épouse du baron Herbert d'Antigny et Annette, femme de Jean Lemercier, chef du conseil de village.
Le cadre étant maintenant bien planté (complots et manigances des pouvoirs en place à l'époque de Philippe le Bel, assortis de trahisons et tueries à tous les niveaux et d'une pointe d'humanisme et de modernité), j'ouvre le 2e tome avec impatience.
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akhesa
  23 février 2013
Pour moi,il s'agit d'une premiere avec cet auteure et je dois avouer que j'ai adore,j'ai tout de suite ete prise par l'intrigue et par le suspens de l'histoire.Ce roman nous emmene en plein moyen age avec une femme seigneur s'il vous plait,et avec des hommes jaloux de ses prerogatives.Une quete d'une bete afffreuse qui commet des meurtres horribles.Il y aura aussi a travers les trois tomes qui constitueront l'histoire la recherche de templa mentis,pierre rouge sang.J'ai grand hate de lire les deux autres tomes et de partir a l'aventure avec Druon de Berveaux,alias Heluise,qui se cache de l'inquisition
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   21 juin 2021
- Et de quelle hérésie, au juste, suis-je accusé ?
- Toute désobéissance à Dieu, à ses Ordres est hérésie, se rengorgea l'inquisiteur.
- Vraiment ? En ce cas, nous sommes presque tous des hérétiques. Il est écrit "Tu ne tueras pas"... Or donc, les croisés sont des hérétiques, pour n'évoquer qu'eux.
- Outrage ! couina Eudes de Grimblant. Nos nobles croisés défendent le Christ, portent haut Sa parole et nous protègent des sectateurs du diable.
- Quel paradoxe, n'est-ce pas ? Porter une parole d'amour en tuant. Donc en désobéissant à Dieu.
- Oubliez-vous que l’Église, représentante de Dieu sur terre - par la voix du concile d'Arles -, excommunie les chrétiens qui refusent de porter les rames, même en temps de paix. Seuls les hommes de robe ont obligation de ne pas souiller leurs mains de sang.
- Commode !
Grimblant sentit que la joute lui devenait défavorable. L'homme qui se tenait devant lui était trop intelligent, trop lettré, trop habitué aux controverses. Quant à son âme à lui, le Saint-Siège l'avait pleinement rassuré, des années auparavant : il était absous pour le passé, le présent et le futur.
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ladesiderienneladesiderienne   25 juin 2021
Druon ne réfléchit que quelques instants, s'en voulant un peu d'avoir pris cet enfant comme confident, pour ne pas dire déversoir. Bah... Il serait adulte dans quelques petites années. Des milliers d'enfants de son âge erraient sur les routes, gagnant leur pain comme ils le pouvaient, pour certains déjà bandits, pour d'autres éternelles victimes. Le siècle n'était pas à la douceur, ni pour les adultes et encore moins pour les enfants. Survivaient les plus malins et les plus aptes.
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tonpdgtonpdg   23 janvier 2017
Mon bon cousin,
Mon vieux cœur tombe parfois en défaillance, ma vision se trouble, mes urines se foncent et le doute me vient. Je soupçonne quelque enherbement sournois. L’on cherche à m’occire. La raison en est limpide. C’est pourquoi je vous veux remettre une chose fort précieuse dont je ne puis vous parler céans.
De grâce, rencontrez-moi au soir échu, à la Saint-Claude, dès après vêpres, à quelques toises de la porterie des fours. Je vous y attendrai.
Je n’espère plus en votre secours de prestigieux médecin. Le temps me fait défaut. Toutefois, l’objet que je détiens en secret depuis des années ne doit pas tomber en leurs mains.
Votre bien dévoué et bien aimant cousin.
 Agnan Fauvel.
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lapetitefadettelapetitefadette   26 avril 2019
- Toutes ces pertes de savoir me désolent! Toutes ces magnifiques découvertes perses, égyptiennes, hébraïques partout ,... Tous ces hommes, ces femmes, qui, soudain, ont bénéficié d'une révélation, d'un génial éclat de compréhension. Si l'on pouvait retrouver, rabouter tout cela, nous ferions un bond dans le temps.
- Des savoirs perdus ou volontairement dispersés?
- Les deux.
- Pourquoi disperser la connaissance?
- Parce qu'elle est pouvoir, qu’elle décile les hommes et qu'il devient alors beaucoup plus difficile de les dominer, de les faire obéir. pourquoi crois-tu que l'on n'enseigne ni aux femmes ni aux pauvres? Parce que dans le cas contraire ils pourraient juger que leur situation est inique. Et se rebeller
p. 183
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SobraliaSobralia   27 avril 2013
Seuls les gens de haut sont inexcusables lorsqu'ils ne se comportent pas en gens d'honneur. Si l'honnêteté, la bravoure, la dignité sont des devoirs, ce sont aussi des luxes. Toutefois, ils peuvent appartenir à tous, si l'on en veut. Ils demandent grand labeur. Il s'agit d'un effort continuel que l'on ne poursuit pas pour plaire aux autres mais à soi. La scélératesse, la petitesse, la couardise sont tellement plus simples. Vois-tu Léon, je me contre-moque des autres. Sais-tu pourquoi? Parce que je suis mon juge le plus implacable et que je ne parviens pas à me mentir. Dieu me pardonnerait sans doute mes offenses, moi pas.
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