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ISBN : 2070372960
Éditeur : Gallimard (18/06/1981)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 342 notes)
Résumé :
Vous serez comblés. C'est un livre captivant, c'est-à-dire qui vous tient captif jusqu'à la dernière page. (Robert Kanters. Le Figaro).
Essayez, en cours de lecture, de l'abandonner. Vous n'y parviendrez pas. (Max-Pol Fouchet, V.S.D.)
Japrisot le magicien, qui a contraint le silence à rendre gorge et la vérité à s'étendre nue sur la page. (Gabrielle Rolin, Le Monde).
Les dieux sont là et l'ironie, la sensualité animale de l'auteur sont un délice... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
sabine59
  04 février 2017
"Souviens-toi, ça parlait de la Picardie
Et des roses qu'on trouve là-bas"....
Le rythme lancinant de la ritournelle d'un orgue de Barbarie, porteur de mort, sera le fil conducteur de ce thriller psychologique excellent,tout en atmosphère oppressante, moite et délétère.
Chaque partie du livre, à la manière d'une comparution en justice, donne la parole aux différents protagonistes du drame qui se jouera.
Le personnage esssentiel reste pour moi inséparable de l'image d'Isabelle Adjani, vénéneuse et enfantine, sensuelle et naïve, dans la chaleur de l'été, cette "Elle"du roman, dont le principal narrateur tombe éperdument amoureux.
A ses risques et périls car elle va l'entraîner dans une danse macabre, au son des "Roses de Picardie",où désir de vengeance, haine et quête d'identité vont se mêler. L'auteur maîtrise parfaitement le suspens et nous distille petit à petit des indices jusqu'à la révélation finale, plutôt inattendue.
Mais le charme indéniable, la force envoûtante de ce livre dépasse le cadre d'une énigme à résoudre. C'est "Elle" qui nous fascine, tout à tour femme fatale et enfant désarmée et désarmante, prise dans les filets d'un terrible secret, qui, une fois révėlé , créera chez cet être fragile une folie obsessionnelle dont elle ne se remettra jamais.
"Je serai le juge et je serai le jury
dit Fury, le rusé compère.
J'instruirai seul toute l'affaire
et je vous condamnerait à mort."
Cette citation d"Alice au pays des merveilles ", mise en exergue par l'auteur, résume en effet parfaitement l'intrigue...
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Meps
  15 avril 2018
Pour moi, l'Eté meurtrier, c'est avant tout le film de Jean Becker. Une Adjani qui vous fait devenir le loup de Tex Avery, un Souchon trop gentil, une histoire de vengeance. Des souvenirs vagues d'un film que je ne suis même pas sûr d'avoir vu en entier (trop jeune sans doute), un de ces films de vacances, un film à voir garé sur le parking d'un cinéma drive-in, avec du pop-corn entre les sièges.
Moi qui avais posé comme règle établie que je préférais forcément lire les livres avant de voir les adaptations ciné, je prends un plaisir particulier ces dernières années à lire des livres dont j'ai vu l'adaptation au ciné bien avant. Un plaisir différent, tout dans la redécouverte des intrigues avec les trous que le temps y a creusé... ou ceux que l'adaptation n'a pas pu combler, pour éviter un film de cinq heures.
J'ai trouvé beaucoup de qualités à cet Eté meurtrier version roman. de l'humour ,beaucoup, plus que dans le film de mon souvenir. Un talent certain dans l'organisation du récit, dans l'incarnation des personnages en narrateurs successifs. Un vrai plaisir de lecteur à se retrouver bien balladé, perdu, et un suspense haletant du final qui fourmille de révélations alors qu'on pensait avoir déjà tout compris.
Voir ses romans adaptés au cinéma est-il un gage de qualité d'écriture ? Je ne sais pas si la réponse à cette question peut être définitive. En tout cas, elle est une réalité pour Sébastien Japrisot.
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Mimeko
  07 avril 2015
Un peu perverse, un peu schizophrène (se présentant alternativement comme Elle ou Eliane), un peu narcissique, mais énormément fragile, n'ayant pas su intégrer le drame familial, Eliane 19 ans va débouler dans la vie de Pin Pon et tout dévaster. Elle va, sous des airs fragiles manipuler les uns et les autres pour assouvir une vengeance sur une blessure qui ne devrait pas être la sienne mais qui l'a affectée plus qu'elle n'aurait due, une blessure qui l'a laissée immature et l'empêche de grandir
J'aime beaucoup Sébastien Japrisot, dans son roman L'été meurtrier, il dépeint les sentiments et les pensées les plus secrètes et néanmoins humaines de tous ses personnages et surtout ses héroïnes féminines; avec Eliane jeune fille fragile il bâtit une intrigue policière et amoureuse où elle finira par se perdre. Tous les personnages et situations sont justes, l'alternance des voix permet de reconstituer la vérité différente de chacun qui aboutira au drame final.
Je dois juste avouer que j'ai été gênée dans ma lecture par les images du film de Becker qui me revenait à chaque page, le film étant d'une rare fidélité au livre. Encore un très bon roman de Sébastien Japrisot.
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Rodin_Marcel
  02 septembre 2015
Japrisot Sébastien (pseud. De Jean-Baptiste Rossi, 1931-2003) - "L’été meurtrier" – Denoël-Folio, 1998 (ISBN 2-07-040654-7)
Première publication en 1977

Ce roman est incontestablement une réussite remarquable, bien au-delà du seul genre roman policier, même s’il convient ici de souligner l’incroyable virtuosité de cet auteur en matière de menée d’intrigues complexes entremêlées sans pour autant que le lecteur s’y perde.
Le procédé consistant à changer de personnage narrateur dans les différentes parties est également bien vu, même s’il a depuis été utilisé peut-être trop souvent par d’autres.
Ce qui cependant fait la qualité hors de l’ordinaire de ce roman, c’est son épaisseur en histoire des personnages. Je salue toujours les auteurs français capables d’écrire sans balourdise ni sottise sur les réalités germaniques, et c’est ici le cas, avec ce personnage de la mère de l’héroïne, "finement" surnommée "Eva Braun" par les villageois, alors qu’elle n’est pas allemande mais autrichienne, "mais les français ne font pas la différence", ainsi que son mari, le bon français qui l’a ramenée dans son village des Alpes, près de Digne, lui-même victime de base de cette sale guerre 1939-1945.
Curieusement, dans ce roman pourtant bien plus violent, on retrouve des échos de ce même monde des environs de Digne mis en scène dans les romans de Pierre Magnan, jusqu’au père (du personnage masculin) d’origine italienne, qui a ramené dans ces montagnes pentues, son piano mécanique avec lequel il mendiait sa vie.

Le plus intéressant, le cœur de ce récit, reste la représentation non pas d’un viol (ce que nos chers auteurs et autoresses d’aujourd’hui font avec tant et tant de complaisance) mais des conséquences d’un viol sur l’enfant né de cette violence : l’auteur traite ce sujet avec toute la pudeur mais aussi toute la vérité et l’honnêteté exigées par un tel sujet.

Un grand roman, qui me fait penser à «Une part de ciel» de Claudie Gallay, pour lequel je professe également une grande admiration.
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MissSherlock
  24 juin 2017
J'ai découvert L'été meurtrier grâce au film de Jean Becker avec Isabelle Adjani. J'ai étonnamment aimé ce film, moi qui suis allergique au cinéma de Jean Becker (rendons grâce, j'aime aussi Elisa).
C'est tout naturellement que j'ai eu envie de découvrir le livre de Sébastien Japrisot. J'ai été surprise de découvrir à quel point l'adaptation cinématographique est fidèle au bouquin. Pendant toute ma lecture, j'ai eu les images du film devant les yeux.
J'ai aimé le style efficace de Sébastien Japrisot et, même si je connaissais la fin, je n'en ai pas moins était choquée tant les descriptions sont percutantes.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
litolfflitolff   05 novembre 2010
Ma soeur déteste la petite. Elle ne la trouve pas franche et elle lui reproche ses allures délurées. Surtout, elle lui reproche de lui prendre son Florimond. Elle dit : "S'ils se marient, où ira l'argent? Il devra partager avec elle." Moi, je lui réponds : "C'est une bonne petite. Toi, il y a trente ans que tu cries pour me parler, alors que tu sais très bien que je n'entends rien. Elle, au moins, elle ne crie pas, elle parle lentement et je comprends tout. Ou alors, si c'est trop compliqué, elle prend la peine d'aller chercher du papier, un crayon et elle me l'écrit."
Si on voyait la tête de ma soeur, c'est terrible. On dirait que tout son sang est retourné à l'intérieur. Et puis, elle crie de plus belle, bien sûr, mais je ne comprends rien. Alors, elle va au tiroir du buffet, elle ramène elle aussi une feuille de papier, un crayon et elle m'écrit pour se venger : Tu sais comment elle t'appelle? Je réponds : "Elle m'appelle la Sono Cassée, elle me l'a dit. " Et je ris, je ris.
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sabine59sabine59   05 février 2017

J'ai allumé l'intérieur de la voiture pour voir son visage. Elle a eu un recul, parce qu'elle ne s'y attendait pas. C'était un visage défait mais merveilleux, un visage d'après pluie. Le rimmel, le rouge à lèvres, tout était parti. Il ne restait que la douceur, et un peu de chagrin ou de crainte ou de Dieu sait quoi au bord des lèvres, mais la douceur était terrible, elle était comme un entêtement de gosse au fond du regard.
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MepsMeps   15 avril 2018
Elle disait toujours une seule chose à la fois, comme ça lui venait : un coup de marteau à vous casser la tête. C'était même sa principale qualité, on n'avait pas besoin de recoller les morceaux pour chercher des sous-entendus, on pouvait tranquillement crever dans son coin. Quant à la richesse de son vocabulaire, ce n'était pas seulement qu'elle se bouchait les oreilles à l'école - elle a fait trois fois le cours moyen de deuxième année, à la fin c'est eux qui ont cédé, ils n'en ont plus voulu -, c'est qu'elle n'avait rien à dire, sinon qu'elle avait faim, ou froid, ou envie de faire pipi au milieu du film, et tout le monde le savait sur trois rangées de fauteuil.
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Laurane_CLaurane_C   25 avril 2010
La tante dit: "qu'est-ce qu'il y a? Vous n'êtes pas contents après la petite ?". Sa soeur lui tapote la main pour qu'elle se calme et personne ne dit rien. Je pense trois dixièmes à ma maman, trois dixièmes à mon papa. J'avale ma soupe. Je suis plus têtue que le monde entier contre moi. Fin de l'épisode. Je persiste et je signe: Eliane Montecciari.
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MilafMilaf   05 août 2014
Le plus con, c'est Brochard. Et la plus conne, c'est la femme de Brochard. Il demande à Pin-Pon : "Alors, on déménage ?" Pin-Pon lui dit : "Comme tu vois." A ce moment, c'est elle qui sort du bistro et qui demande à Pin-Pon : "Alors, on déménage ?" Pin-Pon répond : "Demandez à votre mari." Et la courge se tourne vers son mari et elle lui dit d'un air mauvais : "Pourquoi ? Qu'est-ce que tu as à voir, toi, là-dedans ?" Je vous jure, dans ce village, quand on veut entendre parler pour rien dire, pas la peine d'allumer la télé.
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