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Citations sur Piège pour Cendrillon (24)

Mimeko
Mimeko   30 décembre 2016
Les jours qui suivirent, je fus quelqu'un qu'on déplace, qu'on alimente, qu'on roule dans les couloirs qui répond oui en fermant les yeux une fois, non deux fois, qui ne veut pas crier, qui hurle quand on refait ses pansements, qui essaie de faire sortir par ses yeux les questions qui l'oppressent, qui ne peut ni parler, ni bouger, une bête dont on nettoie le corps avec des crèmes, l'esprit avec les piqûres, une chose sans mains, sans visage : personne.
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Ziliz
Ziliz   04 janvier 2019
- Je veux que tu m'expliques maintenant. Il y a des semaines qu'on me dit : 'Plus tard !'. Hier soir, tu prétendais que je n'aimais pas ma tante. Dis-moi pourquoi.
- Parce qu'elle n'était pas aimable.
- Avec moi ?
- Avec personne.
- Si elle m'a prise avec elle à treize ans, elle devait bien m'aimer.
- Je n'ai pas dit qu'elle ne t'aimait pas. Et puis, ça la flattait. Tu ne peux pas comprendre. Aimer, pas aimer, tu juges tout ainsi.
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Ziliz
Ziliz   05 janvier 2019
C'est juste avant le sommeil, dans cette frange d'inconscience où tout est absurde, où tout est possible, que l'idée me vint pour la première fois que je n'étais rien, sinon ce que Jeanne disait de moi, et qu'il suffisait d'une Jeanne menteuse pour que je fusse un mensonge.
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jadzia
jadzia   03 juin 2013
Son visage, son attitude ne m'étaient pas réellement inconnus. Et une seconde, je crus que le passé allais resurgir, en une seule lourde vague qui m’assommerait. Ce devait être l'étourdissement d'avoir tourné, ou la présence inattendue, devant moi, d'une femme qui m'était familière comme un personnage rencontré dans un rêve.
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Ambages
Ambages   28 juillet 2016
J'observais avec un abattement terrifié ce quelqu'un qui s'installait en moi et qui n'était rien, des mots, des idées confuses.
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Ziliz
Ziliz   05 janvier 2019
[...] ce besoin qu'elle avait de se dorloter avant de dormir, à coups de somnifères, de garçons ou de bla-bla-bla, un besoin qui n'était que l'ancienne peur du noir, quand maman quitte la chambre.
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Eric75
Eric75   10 janvier 2013
Ou bien encore, je retrouvais sur moi l'odeur écœurante de cette eau de Cologne bon marché dont il inondait ses cheveux. Micky, elle aussi, l'avait remarquée. Votre signature, m'avait-il dit, était très correcte, j'ai vérifié tout de suite à la lumière du tableau de bord. Même que vous m'avez demandé ce que je mettais sur les cheveux. C'est un truc spécial, ça vient d'Algérie j'ai fait mon service là-bas. Vous voyez, je n'inventerais pas ça !
Il avait peut-être dit la marque de cette eau de Cologne à Micky. Mais à moi, dans le garage, il ne l'avait pas dite - ça n'avait pas de nom. Plus que la pensée du mal qu'il pouvait nous faire, à Jeanne et à moi, cette odeur que je retrouvais ou croyais retrouver sur mes gants, sur mes bras, m'angoissait au point de devoir allumer ma lampe. Le maître chanteur devait rôder autour de la maison, autour de moi. Il me surveillait comme son bien : une mémoire, un esprit qui lui appartenait.
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Mezlaf
Mezlaf   28 octobre 2015
Un jour, elles sont dans la cour. Marraine embrasse Mi, n'embrasse pas Do, n'embrasse pas La.
Un jour, elles jouent aux mariages. Marraine choisit Mi, ne choisit jamais Do, ne choisit jamais La.
Un jour, elles sont tristes. Marraine qui s'en va, pleure avec Mi, ne dit rien à Do, ne dit rien à La.
Des trois petites filles, Mi est la plus jolie, Do la plus intelligente, La est bientôt morte.
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Maxime12
Maxime12   17 septembre 2015
Elle me parlait plus volontiers aussi, pendant les longues heures de l’après-midi. Elle s’asseyait sur une chaise, près de moi, elle faisait du tricot, elle fumait une cigarette, si proche qu’en penchant un peu la tête, je pouvais voir nos deux visages dans le miroir
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RaphaelK
RaphaelK   19 septembre 2014
J’étais l’enquêteur, l’assassin, la victime, le témoin, tout ensemble.
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