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ISBN : 2070416852
Éditeur : Gallimard (16/05/2001)

Note moyenne : 3.18/5 (sur 165 notes)
Résumé :
A trente-deux ans, Alexandre Rivière découvre que Jeanne, sa femme, se sent seule dans leur mariage, incomprise, saturée de rancœurs. Bouleversé de l'avoir si mal aimée, Rivière retombe amoureux de celle qu'il pensait connaître. Mais il est trop tard ; Jeanne a trop souffert de l'aimer et ne croit plus en ses baisers. Alexandre quitte sa famille, les Nouvelles-Hébrides, son métier d'instituteur, et s'évapore brusquement.

Deux ans plus tard, Octave ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Ambages
  31 mai 2019
" (…) un morceau d'amour à peine croyable, comme n'en improvisent que les déboutonnés aux désirs illimités. "
J'adore cette envolée. Voilà ce qu'Alexandre Jardin offre au travers de cette histoire d'amour. Une autobiographie d'un amour dépecé au scalpel pour aller au plus profond des désirs de chacun et de ses angoisses, histoire d'aller au bout (ou pas) de l'histoire d'amour, mais en toute conscience. de soi et de l'autre.
" le sublime il est vrai présente l'inconvénient d'être peu crédible. "
Certes l'histoire est farfelue mais elle a beaucoup de charme et il est impossible de ne pas reconnaître ses propres démons dans l'une ou l'autre des situations de couple évoquées au fil de la relation entre Alexandre-Octave et Jeanne.
Comment aimer si on ne s'aime pas soi-même ? On peut remonter à l'enfance, source de beaucoup de nos attitudes présentes, mais cela ne suffit pas. Chacun est responsable de son bonheur et il suffit de peu pour modifier beaucoup, encore faut-il en être conscient, le vouloir et le pouvoir. Trop pris dans nos craintes, nous restons tétanisés parfois, regardant le haut de la montagne en se disant que c'est inatteignable, au lieu d'être heureux d'avoir atteint le premier refuge. Un petit coup de main pour aider à trouver la bonne voie n'est jamais de refus, surtout lorsque ce coup de main de maître vous est juste suggéré (afin de ne pas vous braquer d'office), voire refuser (pour titiller votre refus bien anticipé). L'auteur évoque Milton H. Erickson, psychiatre et psychologue américain, au travers de ce roman très sympathique, qui fait du bien.
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prune42
  12 février 2017
Alexandre Rivière et Jeanne sont mariés depuis quelques années. Leur couple s'effrite, Alexandre fantasme sur une femme qu'il pense être sa voisine et Jeanne est pleine de frustrations. A la lecture du journal intime de sa femme, Alexandre se rend compte qu'il est passé à côté de celle qu'il avait aimée autrefois et décide la quitter. Quelque temps plus tard, Alexandre réapparaît mais il se prétend être son frère jumeau, Octave. Jeanne est troublée, d'autant plus qu'Octave est très différent de son mari et a des qualités que ce dernier n'avait pas. Mais Octave interdit à Jeanne de s'attacher à elle. Il va la pousser à explorer sa féminité et à être enfin elle-même. Séduite, Jeanne ne sait plus qui elle a en face d'elle, de son mari ou de son beau-frère.
J'avais lu plusieurs livres d'Alexandre Jardin avant celui-ci et je m'attendais à autre chose avec la lecture d'Autobiographie d'un amour. La 4ème de couverture m'avait paru intéressante, or j'avoue que je n'ai pas apprécié ce roman qui m'a semblé très long à lire. J'ai d'ailleurs été tentée plusieurs fois d'abandonner cette lecture. La syntaxe et le vocabulaire ici sont très recherchés et même alambiqués à de nombreuses reprises, ce qui donne un caractère pédant au livre. L'histoire en elle-même est difficilement crédible, j'ai relevé plusieurs incohérences dans le texte. Les personnages ne sont pas attachants, j'ai même trouvé celui d'Alexandre/Octave cynique et froid, ce qui m'a dérangée. Ce roman a donc été décevant pour moi, ennuyeux et sans grand intérêt. Je n'en retiendrai pas grand-chose.
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Herve-Lionel
  20 juin 2015
N°926– Juin 2015
Autobiographie d'un amour - Alexandre Jardin - Gallimard.
Ceux qui font rimer amour avec toujours sont des menteurs ou des inconscients qui se réfugient dans la rêve pour exorciser leur cauchemar. N'en déplaise aux mauvais poètes amateurs de vers de mirliton, l'amour, c'est comme le reste, cela s'use et cela disparaît, surtout quand c'est consacré par le mariage. Quel que soit le parcours, le résultat est toujours le même, l'échec, qu'on camoufle parfois sous les traits des apparences, de l'hypocrisie quand tout cela ne se termine pas par l’adultère ou par la fuite ce qui n'est pas vraiment différent. Si cela ne se termine pas par le divorce, comme c'est de lus en plus le cas, on fait durer les choses et c'est souvent pour une question de convenances ou d'opportunité. Quand on se marie on est plein d'illusions et on regarde l'avenir et surtout l'autre avec des lunettes déformantes mais cette union ne tarde pas à s’effriter et sa solidité est celle d'un château de cartes dans un courant d'air. Ce n'est pas Alexandre Rivière qui dira le contraire, lui qui constate, après 7 années de vie commune et deux enfants, que son mariage va à vau-l'eau. Le fait que le couple habite les Nouvelles-Hébrides ne donne qu'une note exotique à la chose mais n'y change rien et cette région battue par le vent des cyclones et sujette aux séismes jouerait plutôt le rôle de miroir pour ce couple.
Alexandre choisit la fuite, adoptant la traditionnelle lâcheté masculine, mais il le fait après avoir lu une manière de journal intime tenu par Jeanne, sa femme, depuis le début de leur union. Il y fait des découvertes le concernant mais constate la fidélité de cette épouse qui préfère l'écriture à la tromperie. Personnellement, et après l'avoir longtemps cru, je ne suis plus très sûr de l'effet cathartique de l'écriture et s'il suffisait de confier à la page blanche ses souffrances intimes pour en être délivré, cela se saurait. D’ailleurs Jeanne envisageait de se suicider, ce qui est aussi un abandon, mais le départ d'Alexandre l'en dissuade définitivement. Intervient, on en sait pas trop comment, Octave, le frère jumeaux d'Alexandre qui, au lieu de s'installer dans la vie de Jeanne la fuit ostensiblement au contraire, à tout le moins au début. Dans le contexte de l'absence toujours aussi mystérieuse d'Alexandre, l'auteur joue un moment sur la gémellité pour jeter le trouble dans l'esprit de Jeanne et appuie même le trait par un certain nombre de faits troublants pour la jeune femme, suscitant même de la part d'Octave une série de questions déroutantes voire indiscrètes (même si les questions indiscrètes n'existent pas et que seules les réponses le sont).
Cela m'a semblé un peu trop facile, artificiel même, dans un contexte tropical et romanesque d'autant qu'il prête à Jeanne, femme sensuelle et désirable, restée trop longtemps seule et confrontée à l'énigme de l'abandon de son mari, cette envie d'être séduite par cet homme. Elle reste malgré tout amoureuse d'Alexandre et se sent irrésistiblement attirée par son frère qui en est la copie conforme. L'auteur donne à Octave le rôle péremptoire basé sur une compréhension un peu trop grande de la situation de sa belle-sœur (alors qu'on peut supposer qu'il l'a fort peu connue auparavant), et ce d'autant plus facilement qu'il joue sur leur ressemblance en bien des points. Sa position d'enseignant, surtout vis à vis de ses neveux, facilite les choses et on sent bien que l'auteur épuise ce thème facile, un peu trop peut-être. Il est présenté sous les traits d'un être suffisant, doctoral, pédant qui se sert apparemment de son refus de la séduction mais le lecteur n'est pas dupe de son marivaudage et attend l'épilogue qui ne saurait être différent de ce qu'il subodore. Ce jeu sur la gemellarité jette le trouble dans l'esprit de Jeanne et aussi du lecteur. Un point positif peut-être ? Grâce à lui elle s'acceptera davantage, s'aimera peut-être ? Mais est-ce vraiment Octave ?
Jardin se laisse entraîné dans les arcanes du raisonnement, de la pédagogie, de la connaissance affichée de l'espèce humaine en générale et du couple en particulier. Je me suis un peu perdu dans les ratiocinations d'Octave-Jardin. C'est, certes pertinent mais j'ai eu un peu de mal à suivre l'auteur dans sa rhétorique. C'est sans doute dû à moi, à mon expérience (malheureuse) mais je ne suis pas très sûr qu'on puisse réellement raviver un amour perdu par de tels artifices. Pourtant, je le crois de bonne foi comme l'atteste son ultime chapitre consacré à ses « remerciements » mais je n'ai pas retrouvé dans ce roman sa verve habituelle qui me paît tant chez lui, et cela je le regrette.
Hervé GAUTIER – Juin 2015 - http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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lailasamburu
  04 décembre 2012
La remise en question dans un couple quand celui-ci bat de l'aile, lorsqu'aucun des deux partenaires ne trouve plus ce qu'il espérait pour le combler dans une relation, qui s'incruste dans la monotonie, les rancoeurs non ou trop exprimées, suivant les cas. L'idée de base de ce livre, le subterfuge utilisé par l'époux, ne manque pas d'originalité. Mais au-delà de l'histoire proprement dite, ce livre soulève une vraie réflexion sur la communication nécessaire à une vie sentimentale épanouie. Un livre que j'ai apprécié, une fois que je me suis faite au style de l'auteur, qui pourrait rebuter aux premières pages.
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Sly
  04 juillet 2010
Une idée encore une fois originale. Pour m'a part j'ai encore une fois apprécié. Mais j'ai eu cette net impression que pour ce roman Alexandre Jardin à crée une histoire autour du thème de la suggestion hypnotique. Jardin avait envie d'écrire un roman sur la suggestion hypnotique et c'est « Autobiographie d'un amour » qui est née de cette idée. L'idée de suggestion hypnotique trouve ses origines chez d'autres auteurs qu'il a bien pris soins de remercier à la fin du livre.
La lecture n'est pas aussi riche, intense en émotion que d'autre des ces oeuvres, mais c'est le style lui est toujours impeccable. J'ai eu du mal à plonger au coeur de cette histoire, le début n'était pas accrocheur. Mais pour mon plus grand bonheur, j'ai été captivé par la suite de l'histoire. La façon dont Alexandre tente de faire renaître l'amour entre lui et Jeanne est vraiment intéressante. Cette façon détournée de suggérer des choses pour que celui à qui on parle finisse par les accepter et les suivre est surprenante. Un point négatif, vient cependant noircir le tableau, c'est l'histoire qui ne paraît pas vraiment réaliste.
De toute façon Jardin sois on adore soit déteste, il n'y a pas de demi mesure.
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
AmbagesAmbages   30 mai 2019
Se pourrir la vie... En y repensant, Jeanne se disait qu'elle avait mené une existence décourageante tellement elle y avait mis du sien pour s'infliger un sort irritant. Il n'y avait pas que son insistant besoin d'infini pour la torturer et l'empêcher de jouir de ce que la vie, bonne fille, s'acharnait à lui accorder ; non, il y avait surtout cette manie qu'elle avait de se désigner comme volontaire pour se bricoler elle-même du malheur, de la frustration à gogo et de l'emmerdement gratis.
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annelyonannelyon   14 août 2015
Si mon amour ne te rend pas joyeuse d'être toi, alors je n'en suis pas digne. Si mon amoure te faire douter de ta valeur et de ton éclat, alors j'ai honte d'être ton amant. Si mon amour te donne le sentiment d'être plus seule avec moi qua sans moi, alors respirer n'a plus de sens.
Quand j'ai saisi que tu pouvais périr d'être mal aimée, je t'ai enviée d'être vivante au point d'être mortelle, si magnifiquement vulnérable. Loque j'ai senti que j'étais capable de survivre à ce qui toi tu tuait, je mes suis fait l'effet d'un anesthésié sans doute déjà mort, car tous les maux dont souffrait notre amour, je n'en ressentais aucun et tu les ressentais tous.
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annelyonannelyon   14 août 2015
Tout à coup, Jeanne frissonne de se trouver jolie pour la première fois de sa courte vile; non qu'elle ne le fut pas, au contraire, l'effet de souffle de sa frêle beauté était inévitable, mais elle était de ces ex petites filles blessées dans leur image, qui toujours, ignoreront les triomphes de leur éclat, convaincues qu'elles sont indiques d'être contemplées avec des yeux éblouis. Bien sur, depuis son adolescence, les hommes s'étaient relayés pour soigner cette inquiétude mais, toujours alors qu'ils bricolaient des adjectifs persuasifs, elle n'y avait vu que de la flagornerie destinée à la culbuter, de la marque de ce dérèglement du jugement qui va avec la passion.
Alexandre n'vais jamais su respirer cette fragile confiance - malhabile, il ne se servait que de mots contestables, en définitive si peu crédibles - quand Octave, lui par sa simple conduite, venait de lui certifier sa beauté.
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prune42prune42   12 février 2017
Si mon amour ne te rend pas joyeuse d'être toi, alors je n'en suis pas digne. Si mon amour te fait douter de ta valeur et de ton éclat, alors j'ai honte d'être ton amant. Si mon amour te donne le sentiment d’être plus seule avec moi que sans moi, alors respirer n'a plus de sens.
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annelyonannelyon   14 août 2015
Jeanne gouta alors le délice de se savoir comprise, transpercée par ce regard ingénieux qui l'évitait obstinément. Cette remarque farcie de sous entendus disait toute la vérité, sans qu'elle eut à en dessiner elle même les subtilités. Là était bien sa jouissance, la plus enivrante : être devinée... Observée scrupuleusement, reconstituée à partir de déductions et enfin reconnue dans sa sinueuse complexité. Le sport la ravissait lorsqu'il s'appliquait à sa personne si dissimulée, qui est est avec un tact qui tranquillisait ses pudeurs.
L'amour est l'art de délivrer une femme de ses cages intérieures, des pièges qui l'empêchent de s'élancer vers elle même. L'affranchir de son enfance tracassée, la désentraver de son présent, jeter pour elle d'invisibles ponts vers un avenir élargi mobilisait tout sont caractère et le faramineux désir qu'il avait d'elle.
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Videos de Alexandre Jardin (65) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexandre Jardin
Elisabeth Brami, Noëlle Châtelet et Laurent Piolatto interviewés par Patricia Martin lors de la 22ème Fête du Livre à AUTUN en 2019 pour "Croire au matin" livre coécrit avec Alexandre Jardin, Mazarine Pingeot et Alice Zeniter autour de Charles Palant, juif revenu en 1945 d'Auschwitz et de Buchenwald.
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Né à Neuilly-sur-Seine en ...

1955
1965
1975
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