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François Place (Illustrateur)
ISBN : 2070389588
Éditeur : Gallimard (31/08/2003)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 302 notes)
Résumé :
Un jour, Alexandre Eiffel s'aperçoit avec effroi qu'il est devenu une grande personne, un empaillé de trente-huit ans. Esclave de son agenda, il ne copule plus guère et se prélasse sans honte dans la peau d'un mari domestiqué, indigne du petit garçon rebelle et vivant qu'il fut, celui à qui son papa disait : - Le Petit Sauvage, tu es un fou ! Alexandre décide de réveiller l'enfant en lui. Il quitte l'épouse qui lui servait de bouillotte, rachète la maison où vécut l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
sabine59
  17 mars 2017
Il y a une vingtaine d'années ( eh oui, je ne suis plus toute jeune...), j'aimais beaucoup le style farfelu, original des romans d'Alexandre Jardin.Puis, je l'ai moins apprécié. Certains engouements littéraires s'effritent, au fil du temps. Je suis sûre qu'il en est ainsi pour chaque lecteur.
Ce roman reste en tout cas l'un de mes préférés : on y retrouve la fantaisie, le goût de l'insolite propres à cet auteur mais c'est aussi pour moi le plus émouvant.
Cette quête de l'enfance, avec sa franchise et son imagination, ses cruautés également est passionnante.L'adulte se refuse ici à le rester.Cortège d'habitudes, d'obligations à effacer.Univers originel à recréer. Et aussi amour hors conventions.Même si cela mène à des extrémités , pour le personnage principal, Alexandre ...
Dans le domaine familial de la Mandragore, il voudra retrouver l'enfant qu'il était, celui dont le père s'ecriait:" Mais tu es fou, petit sauvage!" J'ai été impressionnée (cela m'a d'ailleurs fait penser au livre de Süskind, "Le parfum") par la régénerescence produite par le séjour d'Alexandre dans la grotte, au sein de l'île du Pommier. La vie à l'état brut rejaillit, il s'enfante, comme il l'écrit.
La typographie suit le rythme et le retour à l'enfance s'accompagne d'une présentation du livre de plus en plus débridée, avec dessins, annotations. Cette originalité ajoute aussi au charme prenant de ce roman.
Il nous fait réfléchir sur ce que nous devenons, une fois adultes. Et il exalte un credo: préservons cet enfant en nous! Cet enfant sauvage et ardent, notre part de soleil et d'enthousiasme,d'éblouissement spontané ...








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mimifasola
  03 juin 2013
Un jour Alexandre découvre qu'il été devenu un adulte complétement différent de ce qu'il imaginait petit, il décida alors de tout quitter sa vie, se femme et son travail pour la reconquête du Petit Sauvage qu'il était.
Un retour à sa ville natale, sa maison, ses rêves ; une forme de retour à l'amour enfantin.
Une histoire qui nous fait réfléchir à nos rêves d'enfance. Une histoire forte en émotions.
Merci Petit Sauvage!
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Sly
  04 juillet 2010
Et si on écoutait un peu plus l'enfant qui est en nous !!! J'ai aimé cette lecture simple et franche. J'ai beaucoup aimé l'une des idées de ce livre qui consiste à arrêter de mentir, de dire réellement ce que l'on pense sans ce soucier des conséquences. Savoir dire avec sincérité à une personne que vous l'aimez malgré le fait que vous êtes déjà engagé dans une relation. Oser dire c'est fini à celle que vous aimez et ne pas avoir peur de la faire souffrir.
Encore une fois une très belle histoire d'amour.
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Herve-Lionel
  19 juin 2014
N°145
Février 1993

LE PETIT SAUVAGEAlexandre Jardin - Gallimard.

Retrouver son enfance dans le caquetage d'un perroquet, revenir vers elle, bousculer au passage tous les attributs et artifices de la vie d'un adulte et de la réussite sociale pour découvrir l'esprit, l'espièglerie, le merveilleux de cette enfance, voilà la démarche de ce «petit sauvage ».
J'avoue que l'entreprise m‘a un moment charmé et qu'elle était, tant par le style que par la conduite du récit une piste sur laquelle je souhaitais suivre cet ancien enfant qui reconstruisait, brique après brique cette période merveilleuse. Je l'y ai suivi jusqu'au bout …Le dédoublement de la personnalité du narrateur allait de soi «je résolus de réveiller le Petit Sauvage » déclare Alexandre Eiffel, et, pour cela, il entraîne avec lui non seulement l'enfant qu'il a été mais aussi les survivants de cette période bénie. A presque quarante ans, il voulait devenir digne du «petit Sauvage », mais aussi faire en sorte que les autres acteurs le soient de leur enfance, de leur jeunesse à eux.
Pour cela, rien ne manque, pas même le décor (La Mandragore, le Collège Mistral), les personnages (Tout-Mama, les Crusoé), les amours fantasques de Marie Tonnerre dont la fille sera, quelques années plus tard l'actrice attentive et passionnée. Pourtant, bien qu'il ait essayé d'entraîner tout le monde dans son sillage et que chacun se soit prit au jeu un moment, les gens qu'Alexandre invite dans sa ronde effrénée ont vieilli et en ont assez de jouer, soit qu'ils aient été happés par la vie, soit qu'ils aient été rattrapés par le temps. Ainsi, Alexandre Eiffel devient-il «le Petit Sauvage » et, gaucher comme au temps de son enfance, se retrouve-t-il seul dans une sorte de mysticisme, rencontre-t-il Dieu comme on le fait d'ordinaire quand on est face à soi-même !
Pourtant, cette folie tout entière contenue dans les paroles laconiques de perroquet de Lily, inlassablement répétées comme un avertissement ou un défi ne m'a pas apporté cette part de rêve qu'un livre doit impérativement prêter à son lecteur. Relisant mes notes et les articles parus dans cette chronique, je m'aperçois que j'avais été enthousiasmé par les trois premiers romans d'Alexandre Jardin. Ici, mon exaltation a été rapidement émoussée et s'est évanouie dans des rebondissements où l'invraisemblable le dispute aux longueurs. Je ne sais s'il s'agit d'une oeuvre de fiction, mais le simple lecteur que je suis n'a pas ressenti, à l'occasion de ce roman, le même plaisir qu'avant. J'ai même éprouvé un certain agacement à divers aphorismes qu'on a du mal à imaginer sous sa plume !
Alexandre Jardin met en exergue une citation de Jean Anouilh. J'y préférerais volontiers une autre d'Albert Camus « Certes, c'est une grande folie, et presque toujours châtiée, de revenir sur les lieux de sa jeunesse et de vouloir revivre à quarante ans ce qu'on a aimé et dont on a fortement joui à vingt ».

© Hervé GAUTIER.
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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Ameni
  02 novembre 2011
Premier contact avec Alexandre Jardin, pour au final une impression agréablement mitigée. Certes la lecture est agréable, le livre se lit très vite, sans accrocs, mais ça ne fait pas tout. (Ce n'est pas que je recherche un roman inoubliable à chaque fois, attention !)
Les bons points (Mais pas assez pour en faire un excellent roman) côtoient les mauvais (Pas assez nombreux pour en faire un mauvais roman)
L'histoire d'abord, classique mais efficace, Mr Alexandre Eiffel (De la famille de Gustave of course) souhaite renouer avec l'enfant qui est en lui. Et s'y attelle de manière plutôt musclée.
Un changement de vie radical, un besoin de rajeunir. C'est amusant, ça fait envie. (Quoi que je j'en sois pas au même point que le dit-Alexandre)Et si ce thème du retour à sa jeunesse est sympathique, il lui a manqué un petit quelque chose pour le faire sortir du lot.
En revanche, j'ai eu l'impression de lassantes répétitions, sur l'adulte-voulant-redevenir-un-enfant-etc... A tel point que j'aurais bien secoué le livre en lui disant "J'ai bien compris ce qui arrive à Mr Eiffel, pas la peine d'en faire des caisses !" Autre motif d'exaspération : Certains mots-"clés" sont en majuscule. ( "Je ne suis pas stupide, j'ai bien compris l'importance de ce mot !") Ca part sûrement d'une bonne intention, mais j'ai eu l'impression qu'Alexandre Jardin essayait de forcer ma lecture. Et le "Petit Sauvage" en moi n'a pas particulièrement apprécié.
Bon, sur un registre plus positif (Parce qu'à ce stade, vous devez vous demandez pourquoi j'ai trouvé la lecture agréable.) :
Le style fluide, sans défaut et sans originalité, voilà un livre qui se lit comme du p'tit lait et ça fait du bien.
Le mélange "style agréable + histoire sur l'enfance", m'a (bizarrement) fait penser à du Pagnol. Et pour cette pensée, le livre gagne un point !
Une belle trouvaille de l'auteur également : Utiliser "3 personnes en 1" : L'enfant qu'il était et l'homme qu'il est devenu à la troisième personne et l'homme en pleine transition qu'il est actuellement à la première personne. Un brin de schyzophrénie salvateur !
Mais un intérêt plus accru est soudainement apparu aux environs de la page 180. Alexandre Jardin se met à jouer avec les mots (Après Pagnol, c'est Queneau qui m'est venu en tête) : Des formes se mettent en place, faites de mots. le héros passe dans un tunnel ? le texte devient plus étroit. Etc... Des dessins apparaissent, la présentation change, etc... Bref, le texte vit ! Et ça, je ne m'y attendais pas du tout. Et c'est sûrement ce que j'aurai encore en tête dans quelque temps.
La fin, et la façon dont elle est amenée m'ont aussi beaucoup plu. Comme le reste, c'était inattendu (Ah, le bienfait des petites espérances...).
Bref de l'originalité qui n'attendait que le bon moment pour sortir.
Lien : http://blogameni.wordpress.c..
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
mimifasolamimifasola   01 juin 2013
Mille questions se bousculaient dans son texte. Pourquoi la plupart des couples conçoivent-ils l’existence à deux comme un forfait de devoirs implicites qui, à coup sûr, ratatinent la passion? Il ne saisissaient pas la raison mystérieuse pour laquelle quasiment tous les époux se croient obligés de dormir chaque soir ensemble, de dire à l'autre à quoi ils ont employé leur journée, de justifier leurs absences.....N'est-il pas permis d'aimer à la carte, sans créer ces liens invisibles qui, à la longue, font de l'amour une geôle? se demandait-il avec une maturité qui me surprit. Qui a dit qu'il ne fallait fêter Noël qu'une fois par an et que seuls les samedis soir étaient faits pour danser?
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CielvariableCielvariable   31 mars 2013
La rencontre de Manon et du Petit Sauvage

Ainsi que l'avait fait le Petit Sauvage, je commençai à tracer dans le sable avec mon talon droit le plan d'un appartement ; Manon en était le centre. Au bout de trois ou quatre minutes, elle ouvrit les yeux et constata qu'elle se trouvait dans une maison imaginaire. Son regard annonçait un esprit pénétrant ; et il ne mentait pas. Tout dans sa physionomie exprimait la gourmandise : le dessin de ses lèvres, ses narines en éveil, ses pommettes, ses dents fines...
« Si vous voulez sortir, dis-je timidement, il faut prendre le premier couloir à droite, puis vous traversez la salle à manger, le salon, et la porte d'entrée est ici.
- Et... je suis où, là ? demanda-t-elle en souriant. Sa voix me fit tressaillir; j'entendais celle de Fanny.
- Dans votre salle de bains, répondis-je.
- Je jouais à ce petit jeu quand j'étais gamine, sur cette plage, avec un petit garçon plus âgé que moi...
- Je sais.
- Vous savez ? fit-elle, ironique.
- J'ai un don de voyance, répliquai-je avec sérieux. Je peux même vous dire qu'à cinq ans on vous appelait Manouche. Vous aviez une nurse anglaise, un petit vélo blanc et vous portiez toujours un chapeau de paille.
Interloquée, Manon se redressa :
- On se connaît?
- Vous ne croyez pas à la voyance?
- Non, si... enfin, pourquoi pas, mais... qui êtes- vous ?
- Vous avez une cicatrice sous le pied droit. Vous vous êtes ouvert le talon sur un rocher, le jour de l'anniversaire de vos sept ans.
- Si c'est de la voyance, chapeau.
- Et vous n’aviez vraiment rien à foutre du petit garçon avec qui vous jouiez sur cette plage.
- Non, là vous faites erreur. C'était mon premier amour. J'étais folle de lui mais je le lui cachais bien!
Je retirai mes lunettes de soleil. Manon me dévisagea. Sans me reconnaître tout à fait, elle manifesta un léger trouble en croisant mon regard et, fugitivement, parut déceler dans mes traits les vestiges d'une figure familière.
- Ce petit garçon... c 'était moi.
Manon demeura interdite quelques secondes ; puis elle dit, à mi-voix :
- C’est vous ?
- Oui, je suis votre ancien et nouveau voisin. Je viens de racheter la Mandragore. Bonjour Manon.(…)
+ Lire la suite
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dolphyonedolphyone   02 novembre 2011
Ainsi que l'avait fait le Petit Sauvage, je commençai à tracer dans le sable avec mon talon droit le plan d'un appartement ; Manon en était le centre. Au bout de trois ou quatre minutes, elle ouvrit les yeux et constata qu'elle se trouvait dans une maison imaginaire. Son regard annonçait un esprit pénétrant ; et il ne mentait pas. Tout dans sa physionomie exprimait la gourmandise : le dessin de ses lèvres, ses narines en éveil, ses pommettes, ses dents fines...
« Si vous voulez sortir, dis-je timidement, il faut prendre le premier couloir à droite, puis vous traversez la salle à manger, le salon, et la porte d'entrée est ici.
- Et... je suis où, là ? demanda-t-elle en souriant. Sa voix me fit tressaillir; j'entendais celle de Fanny.
- Dans votre salle de bains, répondis-je.
- Je jouais à ce petit jeu quand j'étais gamine, sur cette plage, avec un petit garçon plus âgé que moi...
- Je sais.
- Vous savez ? fit-elle, ironique.
- J'ai un don de voyance, répliquai-je avec sérieux. Je peux même vous dire qu'à cinq ans on vous appelait Manouche. Vous aviez une nurse anglaise, un petit vélo blanc et vous portiez toujours un chapeau de paille.
Interloquée, Manon se redressa :
- On se connaît?
- Vous ne croyez pas à la voyance?
- Non, si... enfin, pourquoi pas, mais... qui êtes- vous ?
- Vous avez une cicatrice sous le pied droit. Vous vous êtes ouvert le talon sur un rocher, le jour de l'anniversaire de vos sept ans.
- Si c'est de la voyance, chapeau.
- Et vous n’aviez vraiment rien à foutre du petit garçon avec qui vous jouiez sur cette plage.
- Non, là vous faites erreur. C'était mon premier amour. J'étais folle de lui mais je le lui cachais bien!
Je retirai mes lunettes de soleil. Manon me dévisagea. Sans me reconnaître tout à fait, elle manifesta un léger trouble en croisant mon regard et, fugitivement, parut déceler dans mes traits les vestiges d'une figure familière.
- Ce petit garçon... c 'était moi.
Manon demeura interdite quelques secondes ; puis elle dit, à mi-voix :
- C’est vous ?
- Oui, je suis votre ancien et nouveau voisin. Je viens de racheter la Mandragore. Bonjour Manon.
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mimifasolamimifasola   03 juin 2013
Pauvre Elke....elle ignorait que les hommes se rassurent en formulant des paroles dont ils sont eux-mêmes les dupes. Ils crient de pseudo-certitudes en espérant que l'écho les convaincra.Il faudrait le dire aux petites filles; mais souhaitaient-elles l'entendre?
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mimifasolamimifasola   01 juin 2013
Mes dernières hésitations s'étaient dissipées le matin même lorsque j'avais découvert dans ma chevelure plusieurs cheveux blancs. Ce second coup de semonce m'avait talonné. Il était temps de rompre avec mon quotidien réglé. Je voulais VIVRE avant qu'on ne m'allonge sous une dalle de marbre dans le cimetière où reposaient déjà mes parents.
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