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ISBN : 9782070427963
Éditeur : Gallimard (06/06/2003)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 241 notes)
Résumé :
Liberté a dix-huit ans. Elle refuse ce que la plupart des hommes tolèrent : un amour imparfait, sans folie.

Horace, le proviseur de son lycée, sait lui aussi vivre la vie : ce furieux ne se repose que dans l'excès. Marié à une épouse professionnelle, il rêve de foncer dans un destin superlatif.

Liberté décide de chercher avec lui la perfection : elle ne se contentera pas d'un brouillon de liaison, elle exigera la passion intégrale, po... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
kreen78
  30 septembre 2014
Je ne dirai pas que ce livre a été indigeste, mais j'ai vraiment, vraiment eu du mal à avoir envie de tourner les pages tellement j'ai trouvé l'ensemble exaspérant, lourd, déjà lu, rabâché... Et pourtant j'aime la façon de voir et d'écrire d'Alexandre Jardin en général, mais là... NON ! Pourquoi faut-il qu'il revisite encore une fois l'amour parfait ? Avec Fanfan, c'était tellement beau... Là, il gâche tout ce qu'il a mis en place auparavant.
Je n'ai pas particulièrement aimé le langage soutenu qu'il tient tout au long de son écrit. Cela fait pompeux et ça a alourdi ma lecture. Je me suis profondément ennuyée du début à la fin... J'ai même fait une coupure d'une semaine avec un autre livre tellement Miss Liberté m'insupportait. Je l'ai trouvée peste, garce, arrogante, petite pimbêche épicurienne de 18 ans qui croit tout savoir de la vie, de l'amour, des constructions de couples. Oui, son idée de base est intéressante, faire comprendre à un couple qu'ils vont à la dérive. Mais de là à lancer un ultimatum à la femme, avec les consignes pour changer leur vie et rendre le mari heureux, cela m'a donné des boutons ! Vu ma situation, je ne pas pu faire autrement que me sentir à la place de Juliette, la femme qui reçoit les lettres menaçantes de la petite Liberté. Il est clair qu'il faut qu'elle se bouge pour sauver son mariage,mais à sa place j'aurais moi aussi très mal réagi qu'une garce me dise que si je ne fais pas ce qu'elle me dit, elle me pique mon homme. Et qu'en tant que lectrice je sache que c'est une petite lycéenne qui ne connaît ni l'amour ni la vie d'adulte m'a horripilée. La situation telle qu'elle était transposée, avec toutes ses théories sur l'amour parfait et les chefs d'oeuvre, aurait peut-être fonctionné sur moi il y a une quinzaine d'années. Aujourd'hui je ne pouvais que plaindre ce couple qui n'arrive pas à se sauver, et souhaiter que la petite Liberté tombe de haut et ravale ses petites idées d'enfant parfaite.
Là où j'ai jubilé, c'est lorsque Juliette se sent victorieuse en sortant "Je te quitte" au moment où personne ne s'y attend. C'était bien envoyé et cela m'a donné envie de pousser un peu plus la lecture, même si je savais pertinemment que ça ne serait pas mieux... Et arriva le dernier chapitre où je me suis dit "ouf" et "merci Monsieur Jardin d'avoir donné une touche de bon sens pour terminer cette lecture laborieuse".
Je n'ai aimé aucun des personnages. Juliette n'est pas présente dans l'histoire, et ce serait pourtant celle à plaindre. Horace ne sait plus quel genre d'homme il a envie d'être et Liberté va le pousser dans ses retranchements, mais tout cela se retournera contre elle (ouf), ce qui a fini par m'aider à rendre ma lecture un peu plus digeste que les 3/4 passés du roman. Quant à Liberté... C'est l'innocence qui peut plaire aux lecteurs, mais moi... Je n'ai pas pu adhérer à cette histoire à cause de sa personnalité. Cette histoire peut faire réfléchir certains, pour moi ce fut mission impossible de lire une histoire de cette sorte.
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Commenter  J’apprécie          91
aaahhh
  22 août 2012
Une tendre histoire d'amour, une quête d'absolu, un délicat portrait de femme... Dans un style agréable et fluide, c'est tout ça et beaucoup plus qu'Alexandre Jardin nous offre dans ce joli roman qui prend par moments des allures de comédie et parfois des airs de drame.
J'ai apprécié cette lecture que le style de l'auteur m'a rendu plaisante, mais je n'ai pas du tout aimé les personnages dont je n'ai pas partagé les idées ni les envies et que j'ai donc toujours observé de loin, ce qui bien sûr m'a empêché d'entrer complètement dans le roman. J'ai été heureuse de les quitter en refermant le livre à vrai dire, aussi, même si j'ai trouvé de nombreuses qualités à ce roman, il ne figure pas dans mes bons souvenirs de lecture!
Commenter  J’apprécie          140
ManouParis
  24 avril 2013
Liberté Byron a dix-huit ans et a été élevée "dans des songes à peine croyables". Nourrie à la littérature et à la soif de plaisir, elle possède une vision bien à elle de l’amour : toute liaison doit être un chef d’oeuvre, sinon rien.
Parce qu’elle a à coeur de vivre cet étourdissement, elle se met en tête de conquérir Horace. Professeur et proviseur de son lycée, il est englué depuis de nombreuses années dans un mariage sans rebondissements, qui ne tient qu’à un fil, le fil ténu de l’habitude. Par le biais de lettres anonymes adressées à Juliette, la femme d’Horace, Liberté exige de cette dernière un dévouement absolu à son mari et la prévient qu’à défaut de rendre heureux son homme, elle le lui prendra. Y arrivera t-elle ?
J’avais assez aimé Chaque femme est un roman, je voulais donc tenter un autre livre d’Alexandre Jardin. On retrouve dans Mademoiselle Liberté cette même écriture légère et soutenue à la fois, ces envolées comiques et loufoques qui me font aussi penser à Beigbeder, que j’apprécie particulièrement. L’auteur parvient à nous faire rentrer dans une histoire qui ne tiendrait pas la route dans la réalité, ajoutant un brin de folie au quotidien. Les personnages sont hauts en couleurs, un brin déjantés (ce qui n’est pas pour me déplaire). Surtout Liberté, qui est extrémiste voire tyrannique en amour, ainsi que Juliette, qui est son exact opposé. Elle est touchante dans sa volonté de ne rien changer à ses habitudes et de vivre un mariage « pépère ». Horace, qui est écartelé entre son confort familial et son envie de nouveauté (le second point ayant beaucoup plus d’attraits) ne laisse pas indifférent.
J’ai trouvé certains passages très beaux, les métaphores employées le sont souvent à bon escient et l’ensemble du texte est cohérent. C’est aussi un roman qui, si on lui cherche un sens, donne l’envie de se dépasser. L’envie de vivre quelque chose d’exaltant. « la vie n’a pas le droit de vous décevoir » dit Liberté à Horace. Bien sûr c’est un peu naïf, mais cette idée me parle. Je pense qu’il faut être exigeant si l’on veut vivre des choses exceptionnelles. Alors évidemment, tout n’est pas à prendre au premier degré. Un lecteur un peu trop sérieux sera probablement agacé par la frivolité de cette histoire, où les actes n’ont que peu de conséquences. L’auteur zappe assez vite les aspects « pratiques » ; les répercussions d’une liaison entre un proviseur et une élève, le ressenti d’un divorce sur les enfants (d’Horace), la durée d’une liaison entre deux personnes ayant un écart d’âge important, etc. Pour ma part j’ai eu le sentiment que l’enjeu n’était pas là ; si vous en faites de même, je pense que vous savourerez autant que moi ce roman.
Un très agréable moment de lecture donc, qui vous (re)donnera le sourire, mais à évitez de lire si vous pensez que votre relation bat de l’aile… car vous aurez en l’ayant terminé, à coup sûr, envie de Liberté.
http://manouselivre.com/mademoiselle-liberte/
Lien : http://manouselivre.com/
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Mylou
  22 mai 2013
Alexandre Jardin nous offre ici une histoire d'amour absolument grandiose.
Liberté est jeune, elle a été élevée par son père qui lui a tout appris.
Cette jeune fille est une épicurienne, une vraie de vraie. Une qui débarque chez toi pieds nus juste parce que ça lui fait plaisir. Une qui ne vit que passionnément, pour tout, tout le temps, le bon comme le mauvais doit être plus que parfait. L'amour doit être parfait, aucune fausse note.
Elle prend la vie comme elle vient, sans s'inquiéter de quoi que ce soit (au pire elle meurt, mais c'est sans importance, du moment qu'elle aura vécu à fond)
Horace, son proviseur et prof de philo, est marié depuis 9 ans mais on se demande encore pourquoi. Sa femme est quelconque, leur vie conjugale aussi, leur maison idem, et leur routine est pire encore.
L'histoire commence avec la femme d'Horace qui reçoit une lettre anonyme de Liberté. Elle y décrit son amour pour Horace, sa tristesse de le voir vivre si moyennement. Elle ordonne presque à madame d'assurer un peu plus correctement sinon va y avoir colère rouge.
En plus, elle lui joint toutes les lettres qu'elle envoie à Horace, par "souci de transparence".
L'ironie du sort fait que Liberté est la baby sitter des enfants du couple. Régulièrement elle vient à leur domicile pour s'occuper de ces deux gamins, parfois quelques heures, parfois un week-end.
Et c'est pendant un de ces week-end que Liberté va ouvrir les yeux d'Horace, lui montrant comment vivre et comment aimer.
Horace est un peu maladroit, question d'habitude. Il galère un peu au début à être complètement à fond, il se laisse porter par Liberté.
Elle, elle n'est jamais entièrement satisfaite et cherche toujours à corriger ce qui ne la comble pas.
C'est comme ça qu'ils en arrivent à recommencer et recommencer encore chaque chose qu'ils vivent. leur rencontre, leur premier repas, leur première nuit, chacun de leurs dialogues, même le plus anodin.
C'était une aventure réellement extraordinaire, intense. Limite pure. Un amour entier, vrai, et réciproque.
Alexandre Jardin a une plume totalement divine. Les mots sont magiques et les pages se tournent toutes seules, nous emportant dans un tourbillon d'amour et de passion.
Divin.
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zizza
  14 juillet 2017
Une histoire d'amour racontée comme une envolée lyrique, avec un style parfois ampoulé, parfois vulgaire, parfois sublime, et qui raconte somme toute une liaison entre une jeune fille de 18 ans et son professeur de philosophie, qui est également le proviseur de son lycée. Une lecture sympathique et légère, parfait pour les midinettes qui veulent rêver car on y cherche, et trouve, l'expression la plus absolue de l'amour, sans toutefois que l'ancrage dans la réalité soit crédible.
Néanmoins, on vit, on transpire à travers ces personnages, ce que nous-mêmes n'oserions peut-être pas faire...
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
EmylitEmylit   30 juillet 2012
"Il n'est pas tolérable qu'en sa présence vous décrochiez le téléphone dès qu'on vous sonne ; le premier venu semble prioritaire sur celui que vous dites adorer ! De même, je vous somme d'arrêter de lire le soir dans votre lit ; ce lieu n'est pas celui où il convient de s'abstraire mais bien celui où vous devriez rechercher le plaisir de lui en donner. (...) S'opposer à l'autre dans ses aspirations essentielles est un crime, ne pas jouir de le faire jouir en est un autre. (...) Une passion véritable est fille de l'imagination ; elle ne peut se dispenser d'invention, de rebondissements qui donnent aux sentiments ce parfum de roman qui ensorcelle. "
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AnneKAnneK   18 mars 2011
elle ne se contentera pas d'un brouillon de liaison, elle exigera la passion intégrale, portée à son comble, fignolée jusqu'au délire
Commenter  J’apprécie          460
Camille5sensCamille5sens   08 avril 2013
Péniblement, Horace et Juliette s'obligèrent à s'aimer, sans un mot. Deux solitudes s'enlacèrent. le mensonge de leurs caresses, de leur proximité distante, les blessa ; mais renoncer à cette jouissance factice eüt été trop violent. S'ils couchèrent ensemble, il n'y eüt personne dans le lit. Après s'être longuement trouvés sous le poids de la vie de l'autre, Horace et Juliette se découvraient étrangers.
Allongés dos à dos, ils paraissaient un couple mais ne l'étaient plus. Comme c'est laid un amour à marée basse
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LittleMary226LittleMary226   03 août 2011
Qu'est-ce que j'y peux moi si ma vérité doit provoquer des désastres? Si toutes les catastrophes permettaient à un amour fou de naître, alors je rafolerais les décombres! La vie n'a pas le droit d'être décevante...
Commenter  J’apprécie          130
EmylitEmylit   30 juillet 2012
"Douée pour le bonheur, cette fille jouissait de tout. (...) Liberté se délectait d'un massage à six mains, sirotait des alcools sucrés rehaussés d'un doigt de Chanel n°5, vivait de champagne, mordait dans tous les raffinements. Tout ce qui n'était pas immédiat lui paraissait interminable. Le plaisir était sa frénésie, la rapidité son tempo. Sans s'essouffler, elle bondissait vers ses appétits, voulait posséder chaque seconde. "
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