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ISBN : 2302022408
Éditeur : Soleil (22/08/2012)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Albéric, le roi des Nibelungen, a utilisé l'or céleste qu'il a volé aux gardiennes du Rhin pour façonner un anneau maudit aux pouvoirs dévastateurs. Odin, le seigneur d'Asgard et père des Dieux, le lui a arraché par la force. Mais il doit s'en séparer à son tour afin de préserver son coeur de la noirceur et de la corruption de l'anneau. La malédiction des Nibelungen poursuivra alors son chemin, passant de la terre des Dieux à celle des Hommes. L'Occident est ravagé ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
Nelja
21 septembre 2014
Le principe de base était très tentant, et aussi très ambitieux : réécrire la tétralogie de Wagner en la mixant avec les Eddas, le tout écrit en style fantasy épique, avec une histoire entièrement cohérente, et juste un petit brin de références historiques. Il en existe déjà une bande dessinée, et le même auteur s'essaie au roman. Malheureusement, pour moi, cela ne tient pas ses promesses.
Déjà, l'idée même de mélanger les deux échoue quand à la fin on réalise que malgré la certitude qu'ont certains personnages du contraire, l'histoire de la lutte entre les Asgardiens et les géants et l'histoire de Siegfried et de l'Anneau n'ont plus rien à voir depuis cent pages. Je veux dire, dans Wagner aussi, c'était incohérent, fumeux et symbolique, mais en fantasy, on s'attendait à plus de rigueur, et là on n'a même pas le symbolisme.
J'ai trouvé le style d'écriture est fade, avec parfois des phrases bien cliché comme "la créature n'avait plus rien d'humain" ou d'autres qui me sont sorties de la tête. Cela m'a fait penser que j'ai eu tort de ne pas lire plutôt la bande dessinée, qui, elle, a un style de dessin impressionnant.
Malheureusement, le style n'est pas mon seul reproche. Il y a des passages qui m'ont fait grincer des dents, dans la catégorie : oui, cela réussit à être moins subtil que Wagner, qui n'est déjà pas réputé pour cela. le premier exemple est sans doute quand Odin reprend l'anneau à Alberic par la force et pas par la ruse. Mais celui qui m'a le plus ennuyée est quand le mari forcé de Sieglinde ne se contente pas de la violer, mais la fait violer par tout ses hommes. Et en plus, ce sont des Huns sans raison apparente, ce qui vient probablement d'une envie de montrer cela comme une vraie invasion plutôt que comme une guerre entre clans, pour le côté épique, mais finit par avoir des relents un peu racistes car le livre ne contient aucun Hun sympathique (contrairement à, par exemple, la Chanson des Nibelungen médiévale)
Sinon, j'aime beaucoup les réécritures de Loki, donc j'y ai accordé une attention particulière. Dans cette version, l'auteur réussit très bien le côté manipulateur. Il y a plusieurs passages dans le livre où des trous de scénario de la légende d'origine, du genre "quelle coïncidence" ou "comment savait-il ça ?" sont réglés par Loki faisant un peu de manipulation. Mais ce qui est douloureux est qu'il n'est absolument pas drôle. Parfois l'auteur essaie, il ne réussit qu'à être vulgaire. de plus, il est un pur méchant depuis le début, sans vraie motivation - la fin donne la vague idée qu'il aurait essayé de contrôler Surt et se serait fait contrôler en retour, mais autant ça réussit bien à fusionner le Loki mythologique et l'esprit du feu de Wagner, autant ça ne fait pas une personnalité.
J'ai d'ailleurs trouvé la plus grande partie des personnages plutôt fades. Même ceux que j'aime bien dans les autres réécritures, et auxquels ma sympathie était plus ou moins acquise.
Ceci dit, malgré tous mes reproches, ce livre contient quand même quelques belles trouvailles narratives ou poétiques. J'aime beaucoup l'épée brisée de Siegmund, qui, mêlée à de l'argile, devient une petite créature agressive qui suit Siegfried partout (les plus petits morceaux font les dents). J'aime comment le moment où Siegfriend comprend le langage des oiseaux est remplacé par un bref passages où à la suite d'un accident avec le heaume de transformation, il devient réellement lui-même un oiseau et oublierait qu'il est un humain sans le souvenir de Brünnhilde. J'aime comment Brünnhilde devient reine d'Islande.
Et j'apprécie - j'hésite encore à dire que j'aime - la relation entre Mime et Alberic. D'un côté, j'aime le principe d'avoir des relations familiales entre méchants plus positives. Mais de l'autre, pour moi, quand Alberic renonce à l'amour, ce n'est pas seulement à la romance, et je préfère l'idée que ça lui ait gâché à jamais sa relation avec son frère.
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bran_601
11 novembre 2014
Le crépuscule des dieux de Nicolas Jarry est la novélisation de l'excellent cycle BD dessiné par Jean-François Bergeron (Djief).
Le roman correspond aux sept premiers tomes de la série (0 à 6) et reprend dans une version remaniée, de "L'anneau du Nibelung", les événements qui amèneront les dieux à se confronter à leur destin, au Ragnarök.
Mais si Nicolas Jarry s'inspire largement de la structure narrative de Richard Wagner et de ses quatre opéras sur le sujet, il n'hésite pas à l'instar du compositeur allemand, à puiser allègrement dans les sources mythologiques islandaises avec entre autres la "Volsunga Saga" et le poème médiéval de la Chanson des Nibelungen, de manière à composer sa propre vision du mythe.
Tout en étant respectueux des mythes dont il s'inspire, l'auteur réussit à s'affranchir du coté redondant "mythe fondateur/ épopée " que l'on retrouve sur d'autres romans sur le sujet, il adopte aussi un ton plus neutre et moins manichéen et il s'autorise l'ajout d'éléments mythologiques nouveaux à son intrigue, suffisamment du moins pour que l'on est pas le sentiment de redite si on connait un peu la légende de Siegfried et le dragon.
Ce qui est assez intéressant également dans ce roman, c'est le côté héroic-fantasy véhiculé par la plume de l'auteur, cela apporte une belle dimension épique au traitement des deux histoires qui se déroulent en parallèles, et plus particulièrement sur celle des dieux.

Le crépuscule des Dieux est un bon roman de fantasy mythologique qui n'est pas sans rappeler l'excellent "Seigneur de l'Olympe " de Javier Negrete, les deux auteurs ayant finalement la même démarche et le même souci d'aller développer leurs histoires dans l'histoire.
Le livre est plaisant à lire et ne laisse pratiquement aucun temps mort, les événements s'enchaînent à une vitesse importante et finalement on s'étonne que l'auteur ait réussi à faire tenir en 380 pages le contenu des 7 tomes de la BD et pourtant çà fonctionne plutôt bien.
Finalement le gros point négatif de ce portage c'est certainement la quasi-absence de contenu nouveau entre les deux supports, les fans de la BD pourraient s'ennuyer à la lecture du roman tant celui-ci n'offre aucun développement nouveau.
C'est un livre que je conseille donc aux fans de récits mythologiques et plus particulièrement à ceux qui attendaient enfin une belle histoire qui illustre sauvagement l'affrontement des dieux lors de Ragnarok, et là je peux vous dire que c'est quelque chose la bataille finale...(une nouvelle fois on pourrait faire le parallèle avec la roman de Javier Negrete et la gigantomachie).

Lien : http://david-gemmell.frbb.ne..
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meygisan
14 mars 2016
Une bien jolie entrée en matière pour annoncer cette série. Jarry nous emmène sur les pas de la légende des Nibelungen et de la création de leur fameux anneau maudit, pour mieux introduire la série. L'histoire est fidèle à la légende, est bien racontée. les dessins de Djief sont superbes; il nous gratifie de quelques magnifiques planches grand format pour mieux souligner la grandeur et le côté épique du récit.
Pour les fans, vous retrouverez tous les éléments qu' a utilisé Tolkien pour rédiger le "Seigneur des anneaux", l'attrait maléfique de l'or, l'anneau et son pouvoir, le passage de la malédiction au monde des hommes, et même une transposition du combat de Gandalf et du Balrog à l'affrontement entre Odin ( Wotan) et le Jotner.
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boubou35730
16 mars 2017
Un roman bien écrit et très sympa!
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Citations & extraits (1) Ajouter une citation
meygisanmeygisan14 mars 2016
Et Wotan dut l'admettre, jamais fille d'homme n'avait possédé son âme immortelle d'une telle manière. La quitter le fit souffrir plus qu'il ne l'aurait imaginé. Mais il l'abandonna. Et avec elle la malédiction de l'anneau quiita Asgard. Pour renaitre bien des générations plus tard, sur Mannheim! la terre des hommes.
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