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EAN : 9782302062153
Éditeur : Soleil (22/08/2018)
3.94/5   24 notes
Résumé :
Sa'ar n'est jamais sorti de sa mangrove et ne connaît rien des terres qui s'étendent au-delà l'estuaire. Jusqu'au jour où un seigneur Orc réduit son clan en esclavage. Privé de tout espoir, le gobelin découvre un monde où seuls les forts survivent. Il fait alors le serment de devenir le maître de la cité des Sang-mêlés, un ramassis de voleurs, d'assassins et de bâtards... Même si pour cela il doit devenir le pire d'entre eux !
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Alfaric
  28 août 2018
Ce tome 4 de la série "Orcs & Gobelins" nous raconte et nous montre la vie de Sa'ar qui officie en tant que Scarface peau-verte (en sachant que Scarface est un personnage cinématographique inspiré d'Al Capone IRL ^^)
Gnar la Gargouille est l'étoile montante de la truanderie mais il se fait choper par la Garde-Ruelle qui le remet pieds et poings liés au maître sans nom et sans visage de la Cité des Sang-Mêlés qui par nostalgie raconte à son compatriote l'accomplissement de ses ambitions (et ce n'est sans doute pas un hasard si la gouvernance de la Cité des Sang-Mêlés ressemble peu ou prou à celle Waterdeep / Eauprofonde, la cité des splendeurs des Royaumes Oubliés de AD&D^^). Sa'ar était un gobelin des mangroves destiné à devenir comme tous ses ancêtres un pêcheur quand un banni traître à sa patrie ramena avec lui la ruine et la désolation incarnées par des négriers orcs. Longtemps esclave dans une pêcherie industrielle à voiles, il finit par suivre deux camarades d'infortune en se faisant la malle avant d'apprendre la truanderie d'en bas avec le dénommé Ursr et la truanderie d'en haut avec le dénommé Goborgal. Les forts agissent et les faibles subissent : Sa'ar apprend à la dure les vertus de l'ambition, et à chaque fois qu'il veut tout plaquer la destinée s'acharne à le rééduquer... Il finit par devenir prêt à tout et au reste, et de guerres des gangs bien dosées en trahisons bien orchestrées il finit par se frotter au Maître de la Cité et Traëzor de Farand l'exécuteur de ses basses oeuvres !
Un Scarface fantasy bien troussé certes, mais pas que car au-delà du la tragédie gangsta on développe une autre philosophie : tout pouvoir à son prix et le narrateur ne cesse de répéter qu'il faut absolument tout sacrifier à son ambition pour s'élever, mais au final il passe son temps à torturer horriblement celui qui lui a tout pris, regrette avec nostalgie toutes les pertes qu'il a subies, et invoque les mânes de celui qui dans sa vie a été son seul ami...
On retrouve la signature de Nicolas Jarry dans les choix narratifs, car Sa'ar nous raconte son ascension avec les succès et les échecs qui y sont liés dans une structure en analepse (et c'était génial de nous faire croire que le narrateur était Gnar la Gargouille alors qu'en fait ce dernier a toujours été Sa'ar ^^)... Pourtant j'ai retrouvé beaucoup d'Oliver Peru : dans la série "Médicis" la cité de Florence s'adressait autant aux lecteurs qu'aux personnages qui ne l'entendaient pas, alors qu'ici Sa'ar s'adresse autant aux lecteurs qu'à la cité des Sang-Mêlés qui ne l'entend pas... J'ai un peu honte de ne pas lâcher les étoiles, mais le travail conjoint de Bojan Vukic et de Paolo Deplano aurait être davantage optimisé, et ici force est de constater qu'on s'est lancé dans des twists à la "Usual Suspects" qui auraient eu plus d'effet dans une mini-série que dans une stand alone...
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Crossroads
  30 septembre 2018
♪Ah Sa'ar ira, Sa'ar ira, Sa'ar ira,
les aristocrates à la lanterne !♫
Finalement, des arisocrates, Sa'ar n'en a cure.
Ce qui le fait avancer, c'est ce leitmotiv lancinant : devenir calife à la place du calife.
Faire tomber le maître de la cité à son seul profit.
Ce récit est celui d'un arriviste patenté, d'un jusqu'au-boutiste persévérant à l'intelligence aiguisée et à la détermination absolue.
Quatrième opus de la série Orcs et Gobelins, ce Sa'ar séduit sauvagement.
Un parcours de vie (de mort serait plus adéquat) résolument volontariste à grands coups d'amitiés opportunistes, d'alliances de circonstance et de bains de sang périodiques, signe d'une hygiène de vie irréprochable, voilà le secret de tout courtisan aux dents longues qui se respecte.
Et Sa'ar se respecte plus que tout.
Récit trépidant faisant la part belle à une quête du pouvoir sanguinaire sur fond de partie d'échec de haute lutte.
Si Machiavel recherchait un fils spirituel, Sa'ar pourrait facilement y prétendre.
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saigneurdeguerre
  11 avril 2021
La Cité des Sang-Mêlé est le lieu où se côtoient toutes les races, tous les croisements improbables, la plupart étant des êtres sans foi ni loi. Au départ, ce n'était qu'un trou puant où s'agglomérait la fange de tout ce qui parlait et marchait sur deux pattes dans ce coin du monde. Un lieu bien trop malodorant et inquiétant pour la noblesse aux narines si délicates qu'aucun de ses membres n'osait venir s'en emparer.
C'est de cet enfer que va surgir une nouvelle noblesse qui s'est extirpée de la bassesse du lieu pour bâtir la cité, imposer un code, un garde-fou contre le chaos. le pire des traîne-savates connaît les règles qui nous empêchent de nous entre-dévorer.
Je m'appelle Sa'ar et je suis parvenu au sommet de la tour qui domine la cité. Je suis le Maître, celui qui veille au code. C'est la Cité qui m'a choisi. Personne ne m'a désigné. Je n'ai pas été élu. Je ne suis pas roi. Je resterai le Maître tant que la Cité voudra de moi. Aujourd'hui, un jeune gobelin ambitieux et virevoltant, Gnar la Gargouille, issu des mangroves comme moi, rêve de prendre ma place. La Cité a peut-être décidé de me remplacer…

Critique :
Nicolas Jarry est un extraordinaire scénariste et il le prouve une fois encore avec ce quatrième album de la série « Orcs & Gobelins ». Un album très « bavard » pour la bonne cause. Il permet de retracer en un livre de 56 pages la vie d'un gobelin qui a souffert tant et plus pour s'élever tout en haut de la Tour qui domine la Cité des Sang-Mêlé. Sa'ar en a bavé depuis qu'un immonde gobelin issu de son village de pêcheurs a été épargné après un crime. L'infâme est revenu avec des esclavagistes qui ont trucidé tous les villageois qui ont tenté de résister. Sa'ar a été vendu comme esclave à des marchands de poisson. Il croupissait dans les sinistres caves d'une fortification bâtie sur un récif perdu au milieu de l'océan. Des centaines de ses congénères s'y activaient, dans des conditions épouvantables, à trier les poissons, à les vider, les saler et les mettre en caisse. Là, il va apprendre que ce sont les plus forts qui décident et les plus faibles qui subissent. Il y perdra toute innocence et retiendra la leçon.
Deux dessinateurs, au talent fou, l'Italien Paolo Deplano et le Serbe Bojan Vukic, donnent vie à cette improbable cité et à des personnages d'un dynamisme fulgurant. Les moindres détails de la Cité ont été peaufinés.
Digikore Studios démontre une fois de plus le savoir-faire de son personnel dans cette brillante mise en couleurs.
Même si le vert a tendance à vous faire gerber, même si vous n'éprouvez aucune sympathie pour les peux-vertes, ne passez pas à côté de ce magnifique thriller rebondissant.
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TheWind
  21 février 2019
Toujours plus haut.
Cela pourrait être la devise de Sa'ar, ce gobelin, grenouilleur des mangroves, issu du plus bas de l'échelle, élevé dans la bauge et la misère, encaissant les coups des plus forts et des puissants.
Jusqu'au jour où il décide de saisir une brindille de chance pour affermir sa volonté de tous les supplanter et de venir le maître de la cité des sang-mêlés.
Cité ô combien emblématique de par son architecture vertigineuse qui n'est pas sans rappeler la Tour de Babel. Véritable allégorie de l'ambition et du désir de Sa'ar à atteindre le sommet, en gravissant les étages du pouvoir un par un, à n'importe quel prix !
Le graphisme est merveilleux et à la hauteur du scénario, comme à l'accoutumée, mais j'avoue que j'ai eu du mal à m'attacher aux pas de Sa'ar, héros qui n'inspire pas la sympathie !

L'album est réussi mais ce ne sera pas mon préféré ! Loin de là !
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tchouk-tchouk-nougat
  08 octobre 2018
Sa'ar est un gobelin qui est parti du bas de l'échelle sociale et qui est monté au plus haut titre dans la ville des sang-mêlé. Au départ, il n'était qu'un grenouilleur des mangroves, innocent. Il ne savait rien de la dure vie et de sa loi du plus fort. Quand son clan a été réduit en esclavage, il a compris qu'il n'y avait pas de cadeaux à attendre de la vie, il fallait provoquer son destin.
Ce tome 4 de Orcs et Gobelins est le récit d'une ascension sociale inattendue pour un gobelin mais aussi à une évolution progressive du caractère de notre personnage central. La psychologie et l'évolution du personnage sont particulièrement travaillées.
C'est Sa'ar lui même qui nous raconte son existence, il en a bavé et il en a fait baver les autres. Une sacré revanche sur la vie, une ambition démesurée qui lui a fait atteindre une position élevée dans la hiérarchie de cette ville remplies des pires canailles d'Arran. Un personnage très intéressant à défaut d'être sympathique même si les auteurs ont mis de la nuance dans son personnages qui n'est pas seulement ambitieux, cruel et sans scrupules. Bien ce cela soit tout de même dominant!!
Le dessin est appliqué, on est complètement plongés dans l'univers.
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critiques presse (1)
BDGest   04 septembre 2018
C'est percutant et irrésistible, car, conduit sur un rythme soutenu, le récit le plus souvent exposé par le gobelin en personne, permet de mieux comprendre ses motivations et de partager ses angoisses et ses rêves de suprématie.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat   08 octobre 2018
Les règles? La première d'entre elles, c'est qu'il faut être fort, parce que les faibles se font asservir. Une règle simple pour un jeu impitoyable.
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AlfaricAlfaric   21 août 2018
C'est ainsi, les forts punissent et les faibles subissent... C'est une loi immuable...
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meygisanmeygisan   18 septembre 2018
Se manger un mur, c'est plutôt indigeste... Surtout si tu prends un assortiment de pavés dans les côtes en guise de dessert!
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meygisanmeygisan   18 septembre 2018
En bas, y'avait que deux sortes de gars, ceux qui crevaient rapidement et ceux qui crevaient lentement. Dans les deux cas, les corps étaient jetés sur le tas d'entrailles qui servait d'appâts.
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meygisanmeygisan   18 septembre 2018
Le comptable était un vieux gobelin qui prétendait avoir un quart de sang elfe. C'était pas impossible, vu qu'il était un quart moins débile que les autres...
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Videos de Nicolas Jarry (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nicolas Jarry
NAINS : REDWIN DE LA FORGE - LECTURE DU CHEF
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