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ISBN : 2070355683
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.22/5 (sur 136 notes)
Résumé :
Livre monstre, Microfictions rassemble cinq cents histoires tragi-comiques comme autant de fragments de vie compilés. De A à Z, d'"Albert Londres" à "Zoo", ce roman juxtapose le banal de vies ordinaires tout à la fois fascinantes, cruelles, monstrueuses, à travers le quotidien d'un journaliste cynique, d'un cadre déphasé, d'un vieillard pédophile, d'un flic, d'un voyou, d'un SDF, ou d'un enfant mal aimé, incarnations successives d'une humanité minée par la folie, le... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
CatchMe
12 novembre 2015
Régis Jauffret. « MicroFictions ».
A ne pas mettre entre toutes les mains.
Personnes déjà déprimées et cafardeuses, évitez à tout prix ce livre.
Je ne plaisante pas et ce n'est pas exagéré.
Mon réflexe à la découverte du pavé ‘physique’ que représente cet ouvrage, c’est… Aie ! Bon sang ! C’est quoi ce monstre ? Je ne m’attendais pas du tout à une telle quantité. C’est… énorme !
Sur l’édition Gallimard que j’ai entre les mains, un gros bandeau vert annonce en lettres majuscules : PRIX DU LIVRE – FRANCE CULTURE TELERAMA- 2007 ; C’est censé impressionner je suppose ? Technique commerciale habituelle.
Sous le titre, 'Microfictions', il est indiqué 'roman'. Je veux bien qu'il puisse exister diverses formes de roman. Mais honnêtement, je trouve qu'ici cela ne convient pas.
J’en suis à … page 137 sur 1010. Ce qui représente un certain nombre de micro histoires.
Il y a en guise de dédicace/préface/introduction au livre, une petite phrase, « Je est tout le monde et n’importe qui » signé R. J. (l’auteur). Je suppose que c’est un jeu de mot et qu’il a souhaité qu’on y lise aussi « je HAIS tout le monde et n’importe qui ». Dans ce cas, pourquoi ne pas assumer jusqu’au bout le parti pris de la haine ?
Pour l’instant d’après ce que j’en ai lu, cette phrase devrait être le titre de l’ouvrage.
En effet, tous les textes sont saturés du dédain de l’existence, de la civilisation et de tout ce qui est ‘humain’ au sens large. L’auteur semble prendre un ‘malin’ plaisir à étaler tout ce qu’il y a de plus immonde, monstrueux et insupportable dans la nature humaine. C’est un condensé de cynisme, de violence et de cruauté gratuite. Toutes les nouvelles que j’ai lues jusqu’à présent sont du même tonneau et font toutes, peu ou prou, une page de livre, recto/verso. Comme une autre personne, ici sur Babelio, qui a pris la peine d'écrire une critique de ce recueil, j’ai eu du mal à en lire plus de 5 ou 6 à la fois. Trop… ‘gratuitement’ noir, trop redondant.
On rencontre : Aigreur, désillusions en tout genre, égoïsme d’une densité rare, nihilisme, au sens moral du terme. Vocabulaire à l’avenant, crudité des mots. Personnages tous plus abjects, ignobles et amoraux, les uns que les autres.
La question que je me pose est, quel est l’intérêt d’une telle collection de textes ? Aussi pesante. Variations sur le même thème, le dégoût de la vie, son mépris affiché.
Heureusement qu’il existe des médiathèques ! Cela évite de perdre son argent pour….
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Bunee
14 septembre 2008
Monstrueux, ce bouquin collecte pas moins de 500 nouvelles.
En fait, non: ce ne sont pas des nouvelles à proprement parler, mais plutôt des instantanés, des clichés de vie... Des bribes de monologues qui s'adressent à vous, témoin imperturbable.
Une multitude de personnages qui se racontent, des rencontres fugaces dans la foule: ivrognes, journalistes sans morale, vieillards à la dérive, pédophiles, enfants ingrats, etc. Très souvent on traverse des déserts affectifs, des turpitudes sexuelles et éthyliques ... le tout étant parfois nettement imprégné d'absurdité.
Cette lecture ressemble plus à une plongée dans les bas fonds de l'âme humaine qu'à une ballade humaniste. Au début c'était très bien, mais sur 500 vignettes, il est difficile d'éviter les redondances ... Qui, pour le coup, foisonnent.
Les clichés deviennent finalement semblables les uns aux autres; et au lieu d'explorer la psyché d'une foule éclectique, on a l'impression de se retrouver face à une armée de clones vaguement maladroits :)
Autant vous dire que ça m'a vite paru longuet...
http://lelabo.blogspot.com/2008/09/rgis-jauffret-microfictions.html
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Z3D
04 avril 2012
Ce recueil de micronouvelles ou de microfictions comme annoncé par le titre à de mon point de vue plusieurs défauts. Composé de près de 1000 pages (en poche) dont chaque nouvelle n'excède pas 2 pages, nous approchons des 500 micronouvelles ce qui constitue un défaut selon moi. Ce livre m'a fait l'effet d'une soirée où une personne raconte des blagues à la chaîne. Une fois rentré chez soi, je suis généralement incapable de m'en souvenir de plus de 2 (quelqu'en soit la qualité).
Second défaut, le nombre de nouvelle entraine fatalement des thématiques redondants. Sans être parvenu au bout, j'ai eu plusieurs fois l'impression de lire deux fois la même micronouvelle!
Dernier défaut, la thématique des nouvelles est vraiment trop noir! Je ne pouvais lire plus de 5 nouvelles d'affilés sans me sentir déprimé ou dégouté par la nature humaine.
Pour finir sur une bonne note, Jauffret est un superbe écrivain. A travers sa plume, il m'a fait ressentir de véritables émotions en très peu de lignes, je serais curieux de voir ce qu'un roman entier peu me procurer.
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carre
07 décembre 2011
Microfictions est un livre étonnant, à travers 500 minis histoires de 2 pages maximum, Jauffret brosse le portrait de ces contemporains. Avec beaucoup de férocité, d'humour vachard ou provoquant, ces microfictions sont
surprenantes,déroutantes, dérangeantes. Récompensé par le prix france Inter-Télérama.
Idéal pour les tables de chevets.
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Alienor
03 février 2009
Voici un livre qui a été encensé par les critiques, qui a déjà été couronné d'un prix, et dont je vais pourtant faire ici une critique négative.
Certes il est remarquablement écrit et ces chroniques en deux pages font preuve d'une grande maîtrise.
Mais 1000 pages de portraits d'hommes et de femmes les plus noirs que l'on puisse trouver parmi l'espèce humaine, c'est beaucoup ! En tout cas trop pour moi.
Parents incestueux, pédophiles, assassins… et j'en passe.
J'avoue avoir du mal à comprendre l'intérêt de cet ouvrage, son sens même.
Et je ne vois pas comment l'auteur a pu en écrire autant sans en avoir lui-même la nausée. Je me suis même demandée s'il avait pu sortir indemne de cette écriture. A plusieurs reprises il se cite dans ces courts écrits, allant jusqu'à dire qu'il est lu par les psychopates !
Bref un livre qui m'a laissé une impression très malsaine.
Lien : http://tassedethe.unblog.fr
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
raph731raph73120 mars 2014
Ils [les parents] bavent sur leurs bambins des baisers qui les trempent, les plongent dans des baignoires où il les ébouillantent, les gavent de lait de femme, de vache, de brebis, oublient de changer leurs couches, pommadent leurs fesses rendues écarlates comme on badigeonne un fond de tarte avec du beurre sorti une heure avant du réfrigérateur afin qu'il soit plus malléable, et en font au bout du compte des esclaves bâtés qui servent une économie acéphale, dont l'inventeur était si honteux qu'il a plongé aussitôt après sa découverte dans un anonymat opaque comme le goudron. Une économie dont chaque mois on leur balance la sciure en salaire, qu'ils se prennent dans la tronche avec reconnaissance, comme ces imbéciles passionnés de coprophilie qui remercient le ciel quand par bonheur ils reçoivent en pleine poire le contenu des toilettes d'un avion aux réacteurs enrhumés obligé de lâcher du lest pour éviter de raser les étages supérieurs d'une ville aux habitants trop ladres pour accepter de mourir sans contrepartie pécuniaire.
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raph731raph73130 avril 2014
Vous croyez que nous aimons la misère, la violence, et notre futur en panne comme un ascenseur souffrant de vertige qui ne s'envolera jamais du rez-de-chaussée où il se laisse pourrir par les coups de pied des mômes et les lames des ados. (p. 349)
Commenter  J’apprécie          10
darcourtdarcourt04 mars 2012
Très bien écrit? Noir. Cynique. 500 micro histoires.
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raph731raph73130 avril 2014
Quand on se sent seul, on ne se moque pas de l'amour. (p. 370)
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raph731raph73130 avril 2014
Ou alors j'ai mis le feu à la voiture à force de me frotter contre le siège. On fait bien du feu en frottant des silex. (p. 367)
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