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EAN : 9782070355686
1040 pages
Gallimard (30/11/-1)
3.33/5   195 notes
Résumé :
Livre monstre, Microfictions rassemble cinq cents histoires tragi-comiques comme autant de fragments de vie compilés. De A à Z, d'"Albert Londres" à "Zoo", ce roman juxtapose le banal de vies ordinaires tout à la fois fascinantes, cruelles, monstrueuses, à travers le quotidien d'un journaliste cynique, d'un cadre déphasé, d'un vieillard pédophile, d'un flic, d'un voyou, d'un SDF, ou d'un enfant mal aimé, incarnations successives d'une humanité minée par la folie, le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
3,33

sur 195 notes

RChris
  27 janvier 2022
Vous ne trouverez pas moins de 500 microfictions dans cet ouvrage.
Elles sont rangées par ordre alphabétique dans 1010 pages et seront suivies d'un tome 2 de même taille.
En une page et demie, Régis Jauffret décline des aventures du quotidien, autonomes et aigres.
Ces nouvelles sont indépendantes mais cette qualification est-elle appropriée, la page de couverture annonçant “roman” ?
Même s'il y a des similitudes dans ces histoires, elles sont sans répétition si ce n'est celle du cynisme.
L'auteur nous surprend tout au long de sa déclinaison de l'alphabet.
Paru en 2007, ce pavé de 4,7 cm d'épaisseur, dont certains se servent pour caler une armoire dont je tairai la marque, mais qui a dû être mal montée, n'a pas de quatrième de couverture, ni de préambule, mais une épigraphe sous forme d'une auto-citation : “Je est tout le monde et n'importe qui”.
La présentation Babelio est par contre particulièrement bienvenue.
C'est un écrit de la folie et de la cruauté, acide comme des mots de tatie Danielle ! En effet nous dit ce misanthrope : “Je suis un écrivain dangereux, ma production est malfaisante, nocive, le poison que renferment mes livres tue les lecteurs, et durant leur brève agonie ils ont le temps de rendre leur entourage fou, infirme, incapable de joie de vivre à jamais”.
La taille des microfictions en a fait un livre de toilettes même si la couverture crème au liseré rouge détonne à côté des autres livres de ce lieu (Devos, Bedos père et fils, Goscinny, Antoine de Caunes, …).
Il m'a accompagné durant trois années et fut lu à petites doses pour éviter le risque d'overdose d'abjection.
C'est un livre qui érige le cynisme en oeuvre littéraire.
Comme il y a le web et le dark web, Microfictions est une sorte de “dark littérature” qui suscite des réactions controversées.
Plutôt que de lire les avis – sauf à vouloir mesurer combien ce livre est clivant pour les lecteurs – allez faire un tour du côté des citations pour avoir un échantillon du genre et de la qualité d'écriture que je peine à vous expliquer.
Je me range du côté des avis 5* et j'emporterais volontiers ces fictions sur une île déserte. J
e complèterais mes bagages par “Le sel de la vie” de Françoise Héritier pour compenser le risque de dépression, malgré tout !
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julienraynaud
  08 janvier 2018
C'est jubilatoire. Il faut le prendre comme un exercice de style et mettre son mouchoir (ou éclater de rire) sur les passages volontairement choquants.
Rien que le sixième texte, "Après la pitance", vaut les 25 euros. D'autant que si vous êtes un lecteur lent, cet opus peut vous faire 2 ans.
NB : il est toujours étonnant de voir les réactions de certains face au contenu d'ouvrages de littérature blanche, ils réagissent à la moindre phrase choquante, l'imputent à l'auteur, qui doit donc selon eux être taxé de raciste, pédophile, misogyne, etc... Au contraire, les mêmes ne s'offusquent pas lorsque dans un polar d'autres auteurs imaginent les pires sévices infligés par un serial killer, qui épluche ses victimes, les brûle ou les mange. Ce deux poids deux mesures est assez insupportable. Il faut comprendre une bonne fois pour toutes que si j'écris, là tout de suite, "je mange la cervelle de mon voisin", ce ne sont que des mots, ça n'illustre pas mes projets et mes desseins les plus sombres. Et je suis quand même libre de créer les aventures qu'il me plaît pour mon personnage principal. Imagine-t-on une littérature (blanche) où chaque personnage serait parfait, agréable, etc... ? Arrêtons-donc de gémir lorsqu'un auteur, Jauffret en l'espèce, nous décrit des personnages assez peu fréquentables. Le seul droit du lecteur est de trouver que d'autres types d’œuvres sont plus à son goût.
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CatchMe
  12 novembre 2015
Régis Jauffret. « MicroFictions ».
A ne pas mettre entre toutes les mains.
Personnes déjà déprimées et cafardeuses, évitez à tout prix ce livre.
Je ne plaisante pas et ce n'est pas exagéré.
Mon réflexe à la découverte du pavé ‘physique’ que représente cet ouvrage, c’est… Aie ! Bon sang ! C’est quoi ce monstre ? Je ne m’attendais pas du tout à une telle quantité. C’est… énorme !
Sur l’édition Gallimard que j’ai entre les mains, un gros bandeau vert annonce en lettres majuscules : PRIX DU LIVRE – FRANCE CULTURE TELERAMA- 2007 ; C’est censé impressionner je suppose ? Technique commerciale habituelle.
Sous le titre, 'Microfictions', il est indiqué 'roman'. Je veux bien qu'il puisse exister diverses formes de roman. Mais honnêtement, je trouve qu'ici cela ne convient pas.
J’en suis à … page 137 sur 1010. Ce qui représente un certain nombre de micro histoires.
Il y a en guise de dédicace/préface/introduction au livre, une petite phrase, « Je est tout le monde et n’importe qui » signé R. J. (l’auteur). Je suppose que c’est un jeu de mot et qu’il a souhaité qu’on y lise aussi « je HAIS tout le monde et n’importe qui ». Dans ce cas, pourquoi ne pas assumer jusqu’au bout le parti pris de la haine ?
Pour l’instant d’après ce que j’en ai lu, cette phrase devrait être le titre de l’ouvrage.
En effet, tous les textes sont saturés du dédain de l’existence, de la civilisation et de tout ce qui est ‘humain’ au sens large. L’auteur semble prendre un ‘malin’ plaisir à étaler tout ce qu’il y a de plus immonde, monstrueux et insupportable dans la nature humaine. C’est un condensé de cynisme, de violence et de cruauté gratuite. Toutes les nouvelles que j’ai lues jusqu’à présent sont du même tonneau et font toutes, peu ou prou, une page de livre, recto/verso. Comme une autre personne, ici sur Babelio, qui a pris la peine d'écrire une critique de ce recueil, j’ai eu du mal à en lire plus de 5 ou 6 à la fois. Trop… ‘gratuitement’ noir, trop redondant.
On rencontre : Aigreur, désillusions en tout genre, égoïsme d’une densité rare, nihilisme, au sens moral du terme. Vocabulaire à l’avenant, crudité des mots. Personnages tous plus abjects, ignobles et amoraux, les uns que les autres.
La question que je me pose est, quel est l’intérêt d’une telle collection de textes ? Aussi pesante. Variations sur le même thème, le dégoût de la vie, son mépris affiché.
Heureusement qu’il existe des médiathèques ! Cela évite de perdre son argent pour….
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Bunee
  14 septembre 2008
Monstrueux, ce bouquin collecte pas moins de 500 nouvelles.
En fait, non: ce ne sont pas des nouvelles à proprement parler, mais plutôt des instantanés, des clichés de vie... Des bribes de monologues qui s'adressent à vous, témoin imperturbable.
Une multitude de personnages qui se racontent, des rencontres fugaces dans la foule: ivrognes, journalistes sans morale, vieillards à la dérive, pédophiles, enfants ingrats, etc. Très souvent on traverse des déserts affectifs, des turpitudes sexuelles et éthyliques ... le tout étant parfois nettement imprégné d'absurdité.
Cette lecture ressemble plus à une plongée dans les bas fonds de l'âme humaine qu'à une ballade humaniste. Au début c'était très bien, mais sur 500 vignettes, il est difficile d'éviter les redondances ... Qui, pour le coup, foisonnent.
Les clichés deviennent finalement semblables les uns aux autres; et au lieu d'explorer la psyché d'une foule éclectique, on a l'impression de se retrouver face à une armée de clones vaguement maladroits :)
Autant vous dire que ça m'a vite paru longuet...
http://lelabo.blogspot.com/2008/09/rgis-jauffret-microfictions.html
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scarlett12
  15 novembre 2017
Voici un pavé de + de 1.000 pages qui contiennent 500 nouvelles classées par ordre alphabétique du titre de chacune d'entre elles.
Traitant tous les sujets possibles et imaginables, Régis Jauffret garde sa lucidité morbide et son cynisme habituel quelle que soit l'histoire.
Ce sont des nouvelles qu'on met plusieurs mois (voire années) à lire. Effectivement, chaque nouvelle fait maximum une page recto verso, on n'a donc pas le temps de s'imprégner d'une histoire qu'on passe directement à une autre qui n'a rien en commun.
La plupart des nouvelles sont intéressantes mais trop courtes à mon sens.
A lire 2 ou 3 nouvelles par ci par là.
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critiques presse (4)
Bibliobs   05 mars 2021
Le génial auteur des « Microfictions » ose l’impossible : raconter à la première personne, et sur les 175 premières pages du « Dernier bain de Gustave Flaubert », la vie rêvée du saint patron des écrivains modernes.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Lexpress   14 mars 2018
Au fil de ces 500 "microfictions", Régis Jauffret raconte des histoires intimes de familles ou de couples qui chuchotent derrière une porte.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LePoint   15 janvier 2018
Mille pages, cinq cents histoires brèves, pour un seul roman. L'écrivain revient à ses « Microfictions », mais avec un macrotalent.
Lire la critique sur le site : LePoint
LePoint   15 janvier 2018
Onze ans après, Régis Jauffret revient avec un deuxième volume de ses « Microfictions ».
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
RChrisRChris   22 janvier 2022
-Je n’ai pas envie de t’aimer, pas ce soir.
J’ai besoin de t’oublier l’espace d’une nuit. Demain peut-être, je recommencerai à te regarder, à te regarder, à te reconnaître, à te préférer au reste du monde. Tu n’es pas devenue une étrangère, tu as gardé la mêm apparence, la même voix, tu as toujours le même sourire qui ressemble à un petit rire étouffé, naïf, frais, comme si tu l’avais emporté en quittant précipitamment ton enfance. Mais j’ai envie d’être seul, de me replier, de trouver un espace où je pourrais survivre sans toi.
- Tu peux rester ici. Si tu t’en allais, ça ne changerait rien.Je suis trop imprégné de toi, même les heures d’avion ne parviennent pas à t’éloigner. Je te transpire, je te jouis, je te pleure, et dans le froid je te souffle avec la buée qui s’échappe de ma bouche. Tu peux partir, je t’habiterai toujours, je te vivrai comme une aventure, une randonnée vers un pôle que nous ne rattraperons jamais, tant il dérive, s’enfuit, tant il quitte parfois la terre et nous nargue dans les airs comme une lune basse.
+ Lire la suite
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RChrisRChris   27 août 2019
-La vie est une maladie dont on guérit.
Sans séquelles. Le traitement est prompt. Il ne donnera lieu à aucune récidive. Traitement non invalidant par ailleurs. Ni troubles de la vision, de l'audition, de la locomotion, de la sexualité, ne sont à redouter. Il est d'une telle innocuité qu'on pourra le prescrire aussi bien aux enfants de moins de quinze ans, qu'aux femmes enceintes, et au vieillards souffrant d'une inflammation de la prostate. Il peut être prescrit par un professionnel de la santé, mais l'automédication est recommandée. Aucune ordonnance n'est nécessaire pour le suivre avec succès et obtenir une guérison plénière. J'attire cependant votre attention sur le fait, qu'étant irréversible, on ne le laissera qu'exceptionnellement à la portée des bébés et des animaux domestiques. Notez également, qu'étant considéré comme un traitement de confort par les autorités sanitaires, il n'est malheureusement en aucun cas remboursé.
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raph731raph731   20 mars 2014
Ils [les parents] bavent sur leurs bambins des baisers qui les trempent, les plongent dans des baignoires où il les ébouillantent, les gavent de lait de femme, de vache, de brebis, oublient de changer leurs couches, pommadent leurs fesses rendues écarlates comme on badigeonne un fond de tarte avec du beurre sorti une heure avant du réfrigérateur afin qu'il soit plus malléable, et en font au bout du compte des esclaves bâtés qui servent une économie acéphale, dont l'inventeur était si honteux qu'il a plongé aussitôt après sa découverte dans un anonymat opaque comme le goudron. Une économie dont chaque mois on leur balance la sciure en salaire, qu'ils se prennent dans la tronche avec reconnaissance, comme ces imbéciles passionnés de coprophilie qui remercient le ciel quand par bonheur ils reçoivent en pleine poire le contenu des toilettes d'un avion aux réacteurs enrhumés obligé de lâcher du lest pour éviter de raser les étages supérieurs d'une ville aux habitants trop ladres pour accepter de mourir sans contrepartie pécuniaire.
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Alice_Alice_   02 mai 2018
- Je suis écorchée vive.
Je souffre et je n'oublie rien. Même les gens qui me bousculent sans l'avoir voulu me causent une insupportable douleur. Mon mari m'a laissée tomber il y a huit ans, et chaque soir je persiste à l'attendre, comme ce 7 juin 1999 où il n'est définitivement plus rentré. Il est parti avec une femme, avec un homme mais le plus humiliant pour moi c'est qu'il n'est parti avec personne. Il a encore préfèré la solitude à ma présence. On m'a dit qu'il vivait dans l'isolement. Lorsqu'on l'apercevait dans une réception, il resssemblait à un homme de béton dont les yeux brillaient comme deux cailloux bleus. Si on lui adressait la parole, il répondait en riant, mais on sentait qu'il était encore entre ses quatre murs et qu'il envoyait des mots par la fenêtre sans y prêter plus d'attention que s'il jetait sa poubelle.(Cailloux bleus)
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scarlett12scarlett12   15 novembre 2017
- Un travail n'est pas un dû.
C'est une faveur qu'il faut mériter comme une gourde d'eau quand on est perdu au milieu d'un désert.
Bientôt, il faudra sans doute payer cher pour obtenir un poste et un salaire. Sans emploi,vous perdez à l'instant votre dignité d'humain, et vous devenez comparable à un de ces chats des rues que de vieilles folles nourrissent au risque de se faire griffer.
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Régis Jauffret - Microfictions. Vol. 3. Microfictions 2022
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