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ISBN : 2070355683
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.26/5 (sur 145 notes)
Résumé :
Livre monstre, Microfictions rassemble cinq cents histoires tragi-comiques comme autant de fragments de vie compilés. De A à Z, d'"Albert Londres" à "Zoo", ce roman juxtapose le banal de vies ordinaires tout à la fois fascinantes, cruelles, monstrueuses, à travers le quotidien d'un journaliste cynique, d'un cadre déphasé, d'un vieillard pédophile, d'un flic, d'un voyou, d'un SDF, ou d'un enfant mal aimé, incarnations successives d'une humanité minée par la folie, le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
julienraynaud
  08 janvier 2018
C'est jubilatoire. Il faut le prendre comme un exercice de style et mettre son mouchoir (ou éclater de rire) sur les passages volontairement choquants.
Rien que le sixième texte, "Après la pitance", vaut les 25 euros. D'autant que si vous êtes un lecteur lent, cet opus peut vous faire 2 ans.
NB : il est toujours étonnant de voir les réactions de certains face au contenu d'ouvrages de littérature blanche, ils réagissent à la moindre phrase choquante, l'imputent à l'auteur, qui doit donc selon eux être taxé de raciste, pédophile, misogyne, etc... Au contraire, les mêmes ne s'offusquent pas lorsque dans un polar d'autres auteurs imaginent les pires sévices infligés par un serial killer, qui épluche ses victimes, les brûle ou les mange. Ce deux poids deux mesures est assez insupportable. Il faut comprendre une bonne fois pour toutes que si j'écris, là tout de suite, "je mange la cervelle de mon voisin", ce ne sont que des mots, ça n'illustre pas mes projets et mes desseins les plus sombres. Et je suis quand même libre de créer les aventures qu'il me plaît pour mon personnage principal. Imagine-t-on une littérature (blanche) où chaque personnage serait parfait, agréable, etc... ? Arrêtons-donc de gémir lorsqu'un auteur, Jauffret en l'espèce, nous décrit des personnages assez peu fréquentables. Le seul droit du lecteur est de trouver que d'autres types d’œuvres sont plus à son goût.
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CatchMe
  12 novembre 2015
Régis Jauffret. « MicroFictions ».
A ne pas mettre entre toutes les mains.
Personnes déjà déprimées et cafardeuses, évitez à tout prix ce livre.
Je ne plaisante pas et ce n'est pas exagéré.
Mon réflexe à la découverte du pavé ‘physique’ que représente cet ouvrage, c’est… Aie ! Bon sang ! C’est quoi ce monstre ? Je ne m’attendais pas du tout à une telle quantité. C’est… énorme !
Sur l’édition Gallimard que j’ai entre les mains, un gros bandeau vert annonce en lettres majuscules : PRIX DU LIVRE – FRANCE CULTURE TELERAMA- 2007 ; C’est censé impressionner je suppose ? Technique commerciale habituelle.
Sous le titre, 'Microfictions', il est indiqué 'roman'. Je veux bien qu'il puisse exister diverses formes de roman. Mais honnêtement, je trouve qu'ici cela ne convient pas.
J’en suis à … page 137 sur 1010. Ce qui représente un certain nombre de micro histoires.
Il y a en guise de dédicace/préface/introduction au livre, une petite phrase, « Je est tout le monde et n’importe qui » signé R. J. (l’auteur). Je suppose que c’est un jeu de mot et qu’il a souhaité qu’on y lise aussi « je HAIS tout le monde et n’importe qui ». Dans ce cas, pourquoi ne pas assumer jusqu’au bout le parti pris de la haine ?
Pour l’instant d’après ce que j’en ai lu, cette phrase devrait être le titre de l’ouvrage.
En effet, tous les textes sont saturés du dédain de l’existence, de la civilisation et de tout ce qui est ‘humain’ au sens large. L’auteur semble prendre un ‘malin’ plaisir à étaler tout ce qu’il y a de plus immonde, monstrueux et insupportable dans la nature humaine. C’est un condensé de cynisme, de violence et de cruauté gratuite. Toutes les nouvelles que j’ai lues jusqu’à présent sont du même tonneau et font toutes, peu ou prou, une page de livre, recto/verso. Comme une autre personne, ici sur Babelio, qui a pris la peine d'écrire une critique de ce recueil, j’ai eu du mal à en lire plus de 5 ou 6 à la fois. Trop… ‘gratuitement’ noir, trop redondant.
On rencontre : Aigreur, désillusions en tout genre, égoïsme d’une densité rare, nihilisme, au sens moral du terme. Vocabulaire à l’avenant, crudité des mots. Personnages tous plus abjects, ignobles et amoraux, les uns que les autres.
La question que je me pose est, quel est l’intérêt d’une telle collection de textes ? Aussi pesante. Variations sur le même thème, le dégoût de la vie, son mépris affiché.
Heureusement qu’il existe des médiathèques ! Cela évite de perdre son argent pour….
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scarlett12
  15 novembre 2017
Voici un pavé de + de 1.000 pages qui contiennent 500 nouvelles classées par ordre alphabétique du titre de chacune d'entre elles.
Traitant tous les sujets possibles et imaginables, Régis Jauffret garde sa lucidité morbide et son cynisme habituel quelle que soit l'histoire.
Ce sont des nouvelles qu'on met plusieurs mois (voire années) à lire. Effectivement, chaque nouvelle fait maximum une page recto verso, on n'a donc pas le temps de s'imprégner d'une histoire qu'on passe directement à une autre qui n'a rien en commun.
La plupart des nouvelles sont intéressantes mais trop courtes à mon sens.
A lire 2 ou 3 nouvelles par ci par là.
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Bunee
  14 septembre 2008
Monstrueux, ce bouquin collecte pas moins de 500 nouvelles.
En fait, non: ce ne sont pas des nouvelles à proprement parler, mais plutôt des instantanés, des clichés de vie... Des bribes de monologues qui s'adressent à vous, témoin imperturbable.
Une multitude de personnages qui se racontent, des rencontres fugaces dans la foule: ivrognes, journalistes sans morale, vieillards à la dérive, pédophiles, enfants ingrats, etc. Très souvent on traverse des déserts affectifs, des turpitudes sexuelles et éthyliques ... le tout étant parfois nettement imprégné d'absurdité.
Cette lecture ressemble plus à une plongée dans les bas fonds de l'âme humaine qu'à une ballade humaniste. Au début c'était très bien, mais sur 500 vignettes, il est difficile d'éviter les redondances ... Qui, pour le coup, foisonnent.
Les clichés deviennent finalement semblables les uns aux autres; et au lieu d'explorer la psyché d'une foule éclectique, on a l'impression de se retrouver face à une armée de clones vaguement maladroits :)
Autant vous dire que ça m'a vite paru longuet...
http://lelabo.blogspot.com/2008/09/rgis-jauffret-microfictions.html
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Z3D
  04 avril 2012
Ce recueil de micronouvelles ou de microfictions comme annoncé par le titre à de mon point de vue plusieurs défauts. Composé de près de 1000 pages (en poche) dont chaque nouvelle n'excède pas 2 pages, nous approchons des 500 micronouvelles ce qui constitue un défaut selon moi. Ce livre m'a fait l'effet d'une soirée où une personne raconte des blagues à la chaîne. Une fois rentré chez soi, je suis généralement incapable de m'en souvenir de plus de 2 (quelqu'en soit la qualité).
Second défaut, le nombre de nouvelle entraine fatalement des thématiques redondants. Sans être parvenu au bout, j'ai eu plusieurs fois l'impression de lire deux fois la même micronouvelle!
Dernier défaut, la thématique des nouvelles est vraiment trop noir! Je ne pouvais lire plus de 5 nouvelles d'affilés sans me sentir déprimé ou dégouté par la nature humaine.
Pour finir sur une bonne note, Jauffret est un superbe écrivain. A travers sa plume, il m'a fait ressentir de véritables émotions en très peu de lignes, je serais curieux de voir ce qu'un roman entier peu me procurer.
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critiques presse (3)
Lexpress   14 mars 2018
Au fil de ces 500 "microfictions", Régis Jauffret raconte des histoires intimes de familles ou de couples qui chuchotent derrière une porte.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LePoint   15 janvier 2018
Mille pages, cinq cents histoires brèves, pour un seul roman. L'écrivain revient à ses « Microfictions », mais avec un macrotalent.
Lire la critique sur le site : LePoint
LePoint   15 janvier 2018
Onze ans après, Régis Jauffret revient avec un deuxième volume de ses « Microfictions ».
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
Alice_Alice_   02 mai 2018
- Je suis écorchée vive.
Je souffre et je n'oublie rien. Même les gens qui me bousculent sans l'avoir voulu me causent une insupportable douleur. Mon mari m'a laissée tomber il y a huit ans, et chaque soir je persiste à l'attendre, comme ce 7 juin 1999 où il n'est définitivement plus rentré. Il est parti avec une femme, avec un homme mais le plus humiliant pour moi c'est qu'il n'est parti avec personne. Il a encore préfèré la solitude à ma présence. On m'a dit qu'il vivait dans l'isolement. Lorsqu'on l'apercevait dans une réception, il resssemblait à un homme de béton dont les yeux brillaient comme deux cailloux bleus. Si on lui adressait la parole, il répondait en riant, mais on sentait qu'il était encore entre ses quatre murs et qu'il envoyait des mots par la fenêtre sans y prêter plus d'attention que s'il jetait sa poubelle.(Cailloux bleus)
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raph731raph731   20 mars 2014
Ils [les parents] bavent sur leurs bambins des baisers qui les trempent, les plongent dans des baignoires où il les ébouillantent, les gavent de lait de femme, de vache, de brebis, oublient de changer leurs couches, pommadent leurs fesses rendues écarlates comme on badigeonne un fond de tarte avec du beurre sorti une heure avant du réfrigérateur afin qu'il soit plus malléable, et en font au bout du compte des esclaves bâtés qui servent une économie acéphale, dont l'inventeur était si honteux qu'il a plongé aussitôt après sa découverte dans un anonymat opaque comme le goudron. Une économie dont chaque mois on leur balance la sciure en salaire, qu'ils se prennent dans la tronche avec reconnaissance, comme ces imbéciles passionnés de coprophilie qui remercient le ciel quand par bonheur ils reçoivent en pleine poire le contenu des toilettes d'un avion aux réacteurs enrhumés obligé de lâcher du lest pour éviter de raser les étages supérieurs d'une ville aux habitants trop ladres pour accepter de mourir sans contrepartie pécuniaire.
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scarlett12scarlett12   15 novembre 2017
- Un travail n'est pas un dû.
C'est une faveur qu'il faut mériter comme une gourde d'eau quand on est perdu au milieu d'un désert.
Bientôt, il faudra sans doute payer cher pour obtenir un poste et un salaire. Sans emploi,vous perdez à l'instant votre dignité d'humain, et vous devenez comparable à un de ces chats des rues que de vieilles folles nourrissent au risque de se faire griffer.
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SpilettSpilett   05 avril 2018
Vivre lentement sans bâfrer les journées, prendre chaque heure délicatement dans sa main comme un moineau en la caressant pour qu'elle ne s'envole pas trop vite, laisser fondre les minutes sur sa langue en évitant de les croquer, savourer le goût de chaque seconde sans oublier un instant qu'on est en vie.
J'étirerai les années qui me restent comme du sucre filé et j'en ferai des siècles.
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Alice_Alice_   03 mai 2018
La joie n'est pas dans l'oubli, l'insouciance, l'ébriété, l'euphorie que procure le mensonge de croire sa vie éternelle, elle est dans la lucidité de penser à tout instant le réel avec la précision de chirurgien qui incise les chairs d'un patient équarri lors d'une opération à coeur ouvert. (Cerveaux en papier recyclé)
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Videos de Régis Jauffret (43) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Régis Jauffret
Toutes les vies à la fois. Onze ans après son célèbre « Je est tout le monde et n?importe qui » dans « Microfictions », Régis Jauffret renouvelle l'expérience avec : « Microfictions 2018 », publié aux éditions Gallimard. 500 récits grinçants et drôles sur notre époque et ses désillusions. Une plongée vertigineuse dans ces vies ordinaires à travers l?immense savoir-faire de l?écrivain.
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