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ISBN : 2266278347
Éditeur : Pocket (31/05/2018)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 81 notes)
Résumé :
Chaque matin, Sara se réveille avec la nausée. Enceinte ? Impossible, cela fait bien trop longtemps que son mari ne l'a pas approchée. Surmenée ? Plus probable. D'ailleurs, le matin même où elle doit présenter un dossier très important au travail, elle se met à avoir des hallucinations : un drôle de chat abyssin vient frapper à sa fenêtre et lui parle. Et pas pour dire n'importe quoi ! Ce dernier lui pose des questions étonnamment sensées : est-elle vraiment heureus... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
gouelan
  20 mai 2016
« Tu as juste besoin d'une maison avec vue sur le bonheur. Et les fenêtres, c'est toi qui dois les ouvrir, en toi-même. Une fois que tu auras fleuri, tu verras que tu seras partout chez toi, que tu vis déjà dans un palais et que tu es la reine de l'univers. »
Voilà le message que tente de faire passer Sybille à Sara. Elle est "câlinothérapeute". Sybille est une chatte, mais pas n'importe laquelle. Elle parle, masse, donne des conseils. Sara saura-t-elle les écouter ?
Quand on pense que sa vie est un échec, qu'il n'y a plus rien à attendre, que le bonheur est passé à côté de sa porte, qu'on n'a pas pris le bon chemin, il est toujours temps de faire une pause. On peut laisser ses bagages derrière soi, ne pas trop penser à la destination du lendemain, et vivre le moment présent. Savourer, observer, sentir, retrouver l'animal qui est tapi en nous, jouer, retrouver ses rêves d'enfant, partager, prendre plaisir à ce que l'on fait, sans se préoccuper du jugement d'autrui, sans avoir peur de la sanction ou de la note.
En gros, abattre les murs qui nous emprisonnent, ceux qu'on s'est soi-même construits. Terrasser les cauchemars, les chimères, les hypothèses, l'avenir, le passé, et ne déguster que le présent. Faire en sorte qu'il soit plein, qu'il n'appartienne qu'à soi, qu'il nous ressemble, qu'il reflète nos désirs.
Pas si facile pourtant. On est trop habitué à dire « Je ne peux pas, ce n'est pas possible ». La vie nous a ainsi formaté, difficile de sortir du moule. Sybille, le chat abyssin, a bien raison de se moquer de nous, car nous sommes vraiment risibles avec nos barrières, nos objets empilés, nos sens étouffés, notre flair qui ne sait plus nous guider.
Un message optimiste qui invite à être soi, sans se préoccuper de l'autre, à se créer un bonheur vrai et sincère, et non factice et hypocrite. On aimerait bien comme Sara trouver « une maison avec vue sur le bonheur »…
Je remercie la masse critique Babelio et les Éditions Presses de la Cité pour ce roman de psychologie positive très intéressant.

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Iboo
  29 juin 2017
Validation du poste 10 - un livre avec un félin sur la couverture ou dans le titre - de notre challenge lecture entre copains... Voilà donc comment et pourquoi ce livre est arrivé entre mes mains.
Je ne sais pas qui est à l'initiative de ces "challenges lecture" mais je trouve que c'est une très chouette idée. Cet exercice me permet d'oser des lectures vers lesquelles je ne serais jamais allée et j'avoue que bousculer mes goûts et habitudes n'a que très rarement occasionné de déception.
Et, cette fois encore... bingo ! J'ai beaucoup aimé ce livre et son histoire originale et charmante.
Quel drôle de chat que Sybille ! Un peu agaçante, même, avec sa philosophie de maître yogi. Elle m'a usée avec ses entraînements, ses exercices loufoques, ses vérités félines, qui me semblaient totalement perchées. Tout comme Sara, j'ai dû me faire violence pour y accorder du crédit. Et pourtant...
Pourtant, en avançant dans ma lecture, puis en l'achevant, il m'est apparu comme une évidence qu'il y avait de belles leçons à retenir de l'enseignement de Sybille. À l'instar de Sara, dans un premier temps avec mauvaise grâce, j'ai fini par baisser ma garde et me suis laissée guider par ce chat étrange.
Étrange ? Pas tant que ça, finalement. J'en ai deux et, même s'ils ne parlent pas avec des mots, il y a bien longtemps que leur pouvoir de fascination et leur sagesse ne me sont plus étrangers.
Très chouette bouquin dont on ressort requinqué d'une énergie positive et d'une bienveillance tant à l'égard des autres qu'envers soi-même.
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babel95
  05 juin 2016
Je remercie Babelio, et les Presses de la Cité de m'avoir permis de lire Conversations avec mon chat, d'Eduardo Jauregui et d'en faire la critique.
Bien avant de lire la première ligne du roman, c'est sa couverture qui nous interpelle. Un dessin aux ton doux, semblable à une aquarelle. Un chat semble installé confortablement dans un fauteuil, bloc-note posé sur l'accoudoir, on aperçoit deux jambes chaussées de ballerines roses, un petit morceau d'un jean....sur des étagères, une orchidée, un mug et un sachet de thé, des photos, des livres, un globe terrestre, un bouddha....
Sur le rebord de la fenêtre, deux pots de plantes aromatiques, et un oiseau qui semble picorer quelques graines.
Voilà, le décor est posé.
Sara est une jeune femme d'origine espagnole qui vit en Angleterre avec son compagnon, Joaquin. et travaille dans le département marketing d'une grande société, Royal Petroleum. Tout pourrait aller pour le mieux pour Sara si elle n'était pas victime de migraines, de nausées... Mal-être... dépression ? Crise de la quarantaine ? Bizarrement, un chat, plus exactement une chatte nommée Sybille, vient frapper à la fenêtre de Sara... Sybille parle et entame une conversation avec Sara....Parallèlement, le médecin, consulté, prescrit rapidement un anti-dépresseur et passe à autre chose...
Rien ne va plus pour Sara... elle découvre la trahison de Joaquin, n'a plus le goût de travailler. Obligée de déménager, elle apprend que son père n'a plus un sou... elle ne doit compter que sur elle-même et sur les conseils avisés de Sybille. La leçon paraîtra dure, l'entraînement difficile, Mais la petite chatte est persuasive et au final, la vie sourira de nouveau à Sara.
Conversations avec mon chat est un roman sympathique qui se lit facilement. Sara est une héroïne de notre temps, partagée entre un travail intéressant et très prenant, et une relation avec un compagnon agréable. La vie suit son cours, les décisions importantes sur le choix de vie, la naissance possible d'un enfant sont reportées, et le temps passe... La relation se détériore insensiblement jusqu'à la trahison et la rupture brutale.
Eduardo Jauregui, l'auteur du roman, est un psychologue, qui grâce à la petite chatte Sybille, fait passer un message, une mise en garde... Que faut-il attendre de la vie, quels moyens peut-on mettre en oeuvre lorsque tout va mal, lorsqu'on a l'impression que rien ne pourra jamais changer ? Sybille explique fort justement qu'il faut tout d'abord avoir la force de sortir de la prison mentale dans laquelle on s'installe.... cette prison n'est qu'une illusion que l'on s'est créée au fil du temps. Une fois sortie de la prison mentale, c'est toute la vie dans toutes ses nuances, que l'on peut redécouvrir. de la même façon, pour trouver l'amour, il faut pratiquer "l'art d'aimer", "en sortant de sa torpeur. En osant faire ce qu'on a vraiment envie de faire... en ouvrant son coeur aux gens qui t'entourent".....
Au final, des messages qui peuvent sembler simples ou simplistes, mais en sommes-nous bien sûrs ?
Si vous êtes comme moi, si le soleil vous manque, si vous en avez assez de ces jours gris qui plombent votre vie, faites donc confiance à Sybille, ses conseils vous seront précieux... Alors ouvrez grand la porte, faites une promenade, redécouvrez les couleurs de votre rue, de votre ville ou de votre village... Changez un peu ou, changez beaucoup, mais vivez comme vous l'avez décidé...
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book-en-stock
  14 janvier 2018
Je m'attendais à un roman et je découvre un livre de développement personnel sous couvert d'une oeuvre romanesque. Cela dit ce n'est pas une déception car j'ai passé un très bon moment de lecture et de réflexion tout en voyageant en plein Londres.
Le concept est plutôt sympa : faire passer toutes les idées nouvelles et à mettre en pratique à travers les dire d'un chat (psychologie positive, pleine conscience, hygiène mentale…). J'ai beaucoup aimé la façon dont sa perception des choses est décrite, ainsi que sa philosophie. L'idée que se sont les chats qui adoptent leurs humains est vraie quand on connaît la relation de cet animal avec l'homme.
J'ai été surprise de constater que l'auteur, qui est un homme, crée une narratrice féminine qui s'exprime à la première personne, et le tout est crédible.
A la fin de cette lecture, j'ai grande envie de goûter à mon tour à ce fabuleux mandala de fruits frais…très tentant !
Une lecture détente et agréable au milieu de tous les sujets difficiles et sérieux que m'imposent mes lectures ces derniers mois. Une pause appréciée !
Merci à Tomsoyer de m'avoir proposé cette lecture en binôme pour le challenge « Dévoile ta consigne » chez les Trolls de Babel : tu as vu juste !
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Aelinel
  16 mai 2016
Conversations avec mon chat m'a été proposé lors d'une Masse Critique privilégiée, en partenariat avec Babélio et les éditions Presses de la Cité que je remercie chaleureusement. Ce qui m'a fait sélectionner ce titre est bien entendu la présence d'un chat dans le récit mais aussi cette nouvelle vague de romans "Feel good novels" dans lequel transparaît la Psychologie positive. Dans mon adolescence, j'avais lu tous les romans de Paulo Coelho dont mon préféré restait l'Alchimiste et il y a peu j'avais découvert L'homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle. J'avais trouvé ces romans faciles à lire, sans prise de tête et très optimistes. Il en ressortait après la lecture un sentiment de bien-être même si la vie quotidienne reprenait le dessus et que les conseils de ces livres étaient bien vite oubliés.
Conversations avec mon chat d'Eduardo Jauregui fait partie de cette mouvance : ce roman se présente sous forme de conte initiatique. Sara est une Espagnole expatriée avec son petit-ami Joaquim, dans la vie trépidante de Londres. Elle a une vie bien remplie et travaille dans une société de marketing. Un jour, elle fait un malaise lors d'une réunion stressante. le diagnostic du médecin est sans appel : Sara fait une dépression. Seule chez elle, elle essaye de savoir ce qui ne va pas dans sa vie et découvre un chat, nommé Sybille, au bord de sa fenêtre qui lui parle et lui demande de la laisser entrer. Sara, pensant être devenue folle, accède néanmoins à sa demande et c'est le début d'une grande amitié. Sybille devient sa principale confidente mais lui livre aussi des conseils qui fera voir à Sara, la vie d'un autre oeil.
Ayant l'habitude de lire des romans de la Littérature de l'imaginaire, le fait que le chat parle ne m'a pas vraiment dérangé. Mais, je conçois sans mal que cela puisse paraître étrange, voire cocasse à quelqu'un qui n'a pas l'habitude de cette dimension fantastique.
Ce roman est éminemment positif et donne au lecteur des clefs pour voir la vie autrement et ne pas sombrer dans les tracas de la vie quotidienne. En effet, Sybille serait en réalité Eduardo Jauregui, psychologue spécialisé dans la psychologie positive et Sara, le lecteur. Certes, si certains conseils m'ont paru plutôt de bon aloi comme voir la rue au travers de ses couleurs (je pense faire le test demain en allant au travail pour voir) où se concentrer sur le moment présent (pourquoi pas?), d'autres au contraire ne m'ont pas fait vraiment adhérer. Je citerai ainsi le yoga qui n'est clairement pas pour moi (ce n'est pas faute d'avoir essayé! Mais pourquoi ne pas me tourner vers une autre discipline?), l'adoption d'un régime végétarien et bios (il paraît que c'est à la mode mais non merci) et le jeun (encore moins).
Conversations avec mon chat est donc un roman plaisant, agréable à lire, sans prise de tête mais pas non plus inoubliable. Néanmoins, je pense le donner à une de mes collègues, fana de chat elle aussi et sans doute plus réceptives aux conseils prodigués par l'auteur.

Lien : https://labibliothequedaelin..
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   16 janvier 2018
Maintenant que Sybille était là, je me sentais plus rassurée. Et mes yeux s'étaient habitués à l'obscurité. Alors que j'enfilais mes chaussettes de laine préférées, j'ai remarqué la lumière qui filtrait entre les lattes du plancher. Je me suis mise à quatre pattes pour me rapprocher du sol. C'était difficilement croyable, mais, entre les rainures, je pouvais suivre vaguement les déplacements du locataire d'en dessous. Evidemment, on entendait distinctement ses pas.
- Tu te rends compte Sybille ! ai-je murmuré. Je peux voir marcher le voisin !
-Oui, et on le sent parfaitement, aussi, a fait la chatte en flairant le sol.
- C'est pas croyable, c'est quoi cette baraque ? Si je renverse une tasse de café, je brûle mon voisin !
- Pourquoi tu veux renverser une tasse de café ?
- C'et une façon de parler, Sybille ! Tu ne vois pas ? Cette maison est un vrai désastre ! Je le savais, je me suis fait avoir.
- Moi, je ne la trouve pas si mal, a dit Sybille en se vautrant sur le canapé. Elle me paraît confortable, chaleureuse. Je m'y sens très bien.
- Ce Pakistanais m'a roulé dans la farine, ai-je insisté. Il s'est bien fichu de moi. Comme Joaquín avec sa maîtresse, comme mon frère et mon père avec leurs foutus dettes. A croire qu'ils sont tous de mèche. Bonjour l'appart : un système électrique qui date du XIXe siècle, des murs en carton-pâte et une voisine psychopathe !
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gouelangouelan   20 mai 2016
- Tu sais quoi ? Sur le moment, j'ai bien cru que ma vie était finie, je l'ai vraiment cru.
- Et tu n'avais pas forcément tort ! Mais il doit bien t'en rester quatre ou cinq.
- Quatre ou cinq ?
- Oui, quatre ou cinq vies.
Elle s'est levée et s'est éloignée sur le muret.
- Les humains disent que les chats ont sept vies. Mais eux aussi connaissent le truc.
- Quel truc ?
- Tu sais bien : renaître de ses cendres... Se réinventer. traverser ce pont et passer d'une vie à une autre.
Elle a escaladé mes genoux et s'est assise de l'autre côté, près de moi.
- Ici, tu peux jeter dans le fleuve ta vie passée, ce cadavre qui flottait déjà, inerte, cette vie noyée sous le stress, bousculée par le manque de temps, plombée par la routine.
Nous avons contemplé toutes deux les tonnes d'eau qui se déversaient sous le pont.
- En réalité, il y a des avantages à venir voir les portes de la mort, a poursuivi Sybille.
Elle a regardé en l'air, vers les passerelles métalliques unissant les deux tours de Tower Bridge.
- Ici, tu te moques de ce qui peut t'arriver dorénavant. Tu acceptes chaque moment parce maintenant tu vois tout de haut, avec de la distance. Et si tu peux accepter ce qui t'arrive, quel que soit ce qui t'arrive, alors tu es libre.
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gouelangouelan   20 mai 2016
Les peupliers d'argent
S'inclinent au-dessus de l'eau.
Ils savent tout mais ne parleront jamais.

L'iris de la fontaine
Ne crie pas sa tristesse.
Tout est plus digne que l'Humanité !

La science du silence face au ciel étoilé
Seuls la fleur et l'insecte la possèdent.
La science des chants pour les chants appartient
Aux bois frémissants
Et aux flots de la mer.
Le silence profond de la vie sur terre,
C'est la rose qui nous l'enseigne
Au rosier épanoui.

Il faut répandre le parfum
Que recèlent nos âmes !
Il faut être tout chants,
Tout lumière et bonté.
Il faut s'ouvrir entier
Face à la nuit noire
Pour nous emplir d'immortelle rosée !

Il faut coucher le corps
Dans notre âme inquiète !
Aveugler nos yeux d'une lueur d'au-delà,
À l'ombre de nos cœurs,
Et arracher les étoiles que nous offre Satan.

Il faut être comme l'arbre
Constamment en prière
Comme l'eau et la rivière
Fixe en l'éternité !

Il faut se griffer l'âme de nos serres de tristesse
Pour qu'y entrent les flammes
De l'horizon astral !

Dans l'ombre de l'amour meurtri jaillirait
Une source d'aurore
Paisible et maternelle.

Des villes dans le vent disparaîtraient.
Et Dieu sur un nuage
Nous verrions passer.

Frederico Garcià Lorca.
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babel95babel95   05 juin 2016
- Pourquoi tu ne me laisses pas dormir encore un peu ?
- Tu n'as pas besoin de dormir. Tu as besoin de commencer ta nouvelle vie, et tout de suite.
- Mais quelle nouvelle vie ? Ce sera juste la même que l'ancienne, mais en plus triste et plus solitaire, avec moins de joies. Je te remercie de ton aide, Sybille, l'histoire des sept vies et tout, mais la voilà, la réalité.
Sybille s'est assise sur son arrière-train au beau milieu du tapis bleu, entre le lit et le bureau.
- Réalité, réalité, réalité... Ecoute : imagine que quelqu'un construise des murs tout autour de cette pièce de façon à boucher la porte et les fenêtres. Il ne resterait qu'une petite ouverture par laquelle on te passerait à boire et à manger.
- C'est quoi, ça ? Un test psychotechnique ?
- Disons plutôt que c'est un jeu. Comment feras-tu pour sortir ?
Cette chatte me filait mal au crâne. J'ai attrapé la bouteille d'eau sur la table de nuit et j'en ai bu une gorgée. J'ai rallumé mon portable. Où étaient mes antidépresseurs ? Ah, oui, je les avais jetés hier à travers la chambre.
- Je ne sais pas, Sybille. Je trouve ça un peu glauque, comme jeu. J'appellerais la police avec mon portable.
- C'était à prévoir. Toujours vos fichus appareils. Mais ça ne te servirait à rien : à cause des murs, il n'y a plus de réseau.
Je me suis mise à chercher la boîte de médocs. Où avait-elle pu atterrir ? Je me suis accroupie pour fouiller entre les câbles de l'ordinateur, derrière le bureau.
- Et l'ordinateur n'est pas connecté à Internet non plus, je présume ?
- Tu présumes bien. On ne peut même pas l'allumer parce qu'il n'y a pas d'électricité. La seule source de lumière provient de l'ouverture par laquelle on te passe la nourriture.
- Ah oui ? Alors j'essayerais de démolir le mur avec le bureau.
La boîte de psychotropes semblait avoir disparu comme par enchantement.
- Impossible, a riposté Sybille. Il sont robustes et très épais.
......
- Tu donnes ta langue au chat ? A-t-elle demandé, espiègle.
- Eh bien oui, je te la donne, ma langue. Comment je devrais sortir de cette pièce, d'après-toi ?
- Tu n'as qu'à faire un pas, et tu seras dehors, a déclaré Sybille en sautant sur la pelouse dans le jardin et en s'éloignant vers la rue.
- Mais comment ? Eh, tu vas où, là ?
Je me suis rapprochée de la fenêtre.
- Je n'y comprends rien, Sybille, explique-moi !
- Il n'y a pas grand chose à expliquer C'est juste que la prison, les murs, les geôliers, tout ça c'était dans ta tête. C'est toi qui les avais créés. En fait, ils n'existent pas. Il suffisait de s'en rendre compte pour pouvoir sortir.
- J'en étais sûre ! Tu m'as baratinée !
- Moi ? Pas du tout. A la limite, c'est toi qui te baratines. Tu te dis que ta vie est horrible, que tu es fichue, que tu ne pourras plus jamais être heureuse. Les voilà tes murs, et tu les as construits toi-même. Allez, sors de ta chambre et prépare-toi pour une balade, ton entraînement va commencer.-
- Quel entraînement ?
- Détruire un mur, même mental, exige pas mal de force, a-t-elle déclaré en reprenant sa marche. Il faut s'entraîner....
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Josephine2Josephine2   27 mai 2016
Page 48
- Ca me fait un peu bizarre de te parler, ai-je murmuré.

Sybille a penché la tête.

- Pourquoi bizarre ? Vous les humains, vous parlez aux chats et aux chiens depuis qu’ils vous ont apprivoisés, il y a des milliers d’années. Beaucoup de tes congénères préfèrent d’ailleurs se confier à leurs animaux domestiques plutôt qu’à leurs semblables. Franchement, ça ne m’étonne pas.

- D’accord, mais ils ne s’attendent pas à ce qu’on leur… réponde.
Sybille s’est dressé sur ses pattes avant, en s’étirant.

- Ca se voit qu’aucun animal ne t’a jamais adoptée ! a-t-elle déclaré avant de reprendre sa posture de sphinx et de pousser un soupir. Mais bon, c’est pour ça que je suis là.

- Pour quoi ?

- Pour t’adopter tiens !
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Videos de Eduardo Jauregui (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eduardo Jauregui
Eduardo Jauregui explique pourquoi son personnage principal est une femme. Sara a des tas de problèmes? jusqu?au jour où elle rencontre un chat qui parle. En savoir plus sur "Conversations avec mon chat" : http://bit.ly/2cQpRrK
Chaque matin, Sara se réveille avec la nausée. Enceinte ? Impossible, cela fait bien trop longtemps que son compagnon ne l?a pas approchée. Surmenée ? Plus probable. D?ailleurs, le matin même où elle doit présenter un dossier important au travail, elle se met à avoir des hallucinations : Sybille, un drôle de chat abyssin, vient frapper à sa fenêtre et lui parle. Et pas pour dire n?importe quoi ! L?animal lui pose des questions étonnamment sensées : est-elle vraiment heureuse ? Qu?attend-elle de la vie ? La psychatnalyse commence ! Par le biais de Sybille, l'auteur, spécialiste en psychologie positive, transmet au lecteur les outils qui lui permettront, à son tour, de mettre au repos un esprit trop souvent en ébullition : faire le vide en se basant sur son propre souffle, retrouver une attention au monde et à soi, entraîner son esprit pour qu'il ne soit plus dominé par les pensées négatives, apprendre à se concentrer sur le moment présent, sur ce qu'on possède et non ce qui nous manque, pour ne plus subir mais devenir acteur de sa propre vie. Une vie pleine et heureuse.
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