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EAN : 9782070463633
1152 pages
Éditeur : Gallimard (05/06/2015)
4.62/5   104 notes
Résumé :
Entrez dans le Vieux Royaume. De Montefellóne à Ciudalia en passant par Bourg-Preux, venez en découvrir les mystères. Et si vous croisez un certain Benvenuto : tremblez !
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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euphemie
  16 janvier 2016
Les récits du vieux royaumes, Janua Vera, regroupe une suite de récit sans "fin" ou en attente d'une suite...Un sentiment bizarre d'abandon...Plein des promesses laissées en route...La nouvelle intitulée "mauvaise donne" introduit le récit de, Gagner la guerre. Certaines de ces nouvelles, prendront peut être le même chemin?
Gagner la guerre, alors là pas d'abandon, plutôt un acharnement. Un Benvenuto, tueur de son métier, artiste dans son genre, grand professionnel dans l'art d'exécuter les basses oeuvres des grands de son monde, va survivre et de belles manières à une succession d'embuches imaginées avec une certaine perversion...comme si l'auteur après avoir trouvé les pires , faisait l'effort de faire survivre "son héros", juste pour avoir le temps de trouver une autre "bonne idée" pour lui en faire baver encore un peu. Faut dire que Benvenutto est plein de ressources, particulièrement malin et vif d'esprit pour retourner les pires situations en sa faveur.
Au final un bon moment passé et d'autres peut être...si Jean Philippe Jaworski se décide aux "prolongations"...
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Fafnirlit
  01 mai 2019
Avec Janua Vera, l'auteur nous fait découvrir le Vieux Royaume, son histoire, ses croyances, ses peuples, ses politiques. Ce recueil, écrit avec beaucoup de finesse, est composé de nouvelles ironiques, troublantes et mélancoliques dans lesquels on se plonge avec plaisir. Elles mettent en avant le machiavélisme de l'Homme, les conséquences des conflits ou encore les espoirs déçus. J'ai aimé leur justesse et la plume de l'auteur, il joue d'une nouvelle à l'autre, avec la langue française sans aucune difficulté.
Après une petite pause j'ai repris avec bonheur la lecture des Récits du Vieux Royaume avec Gagner la guerre, qui fait suite à l'une des nouvelles. Dans ce roman on découvre ou redécouvre des personnages retors et magouilleurs. On plonge sans bouée de sauvetage dans les jeux de pouvoir, assassinats, tromperies, accords secret et manigances en tout genre, par l'entremise d'un narrateur qui prend à partie le lecteur et qui n'a rien d'un héros. Les héros ne fond, de toute façon, jamais long feu à Ciudalia.
Dans ce roman j'ai retrouvé tout ce qui m'a plu dans le recueil, mais je pense avoir fait, à la fin du premier tiers, une overdose. Je ne supportais plus la gouaille du protagoniste, ses réflexions méprisantes et ses descriptions méticuleuses. Un passage a été la goutte qui a fait déborder le vase. Croyant que cela n'allait pas avoir de véritable conséquence sur la suite du récit, ma lecture en a été que plus compliquée. Je n'appréciais plus ce que je lisais et plutôt que de m'empêtrer j'ai préféré arrêter ma lecture pendant quelque temps et laisser ma frustration retomber.
Après réflexion je me suis rendu compte que l'auteur ne laissait absolument rien au hasard, les nouvelles lues précédemment en étaient la preuve. Alors après une pause (pas si longue, ma curiosité ayant reprit le dessus) je me suis replongée dans l'histoire. Au vu du passage où je m'étais arrêtée cette reprise a commencé sur les chapeaux de roue avec un retour de bâton dès plus magistral qui, je l'avoue, m'a permis de reprendre vraiment plaisir à ma lecture. J'ai pratiquement fini d'une traite le livre tant je me suis passionnée pour l'intrigue (composée de multiples autres) politique que l'auteur nous sert. D'ailleurs il a la gentillesse de nous laisser un peu sur notre faim en nous faisant entrevoir un objectif bien plus vaste à toute cette histoire.
Oui le narrateur est un salaud de premier ordre, celui qu'il sert est bien pire, mais ils ne sont pas immunisés contre les revers et leur machiavélisme a parfois un effet assez cathartique. En définitive, j'ai vraiment apprécié ma lecture même si elle n'a pas été simple.
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svecs
  06 septembre 2018
Cela fait longtemps qu'on me parlait de Benvenuto Gesufal et du Vieux Royaume de Jean-Philippe Jaworski. J'ai profité du gros volume compilant le recueil Janua Vera et le copieux Gagner la guerre pour plonger dans cet univers.
De son expérience dans le milieu des jeux de rôles, l'auteur a conservé le goût pour la création d'un univers riche et très cohérent. Rien ne semble gratuit ou laisséau hasard. Il est évident que tout a été réfléchi et qu'il y a eu un énorme travail en amont pour créer l'univers du Vieux Royaume. Une partie de ce travail est visible dans les nouvelles de Janua Vera. Même si certaines sont de qualité moindre, elle sont en général très plaisantes et proposent une bonne mise en bouche. mais il serait réducteur de penser que seul mauvaise Donne, qui introduit le personnage de Benvenuto Gesufal, est liée à Gagner la guerre. En effet, quasi chaque nouvelle présente et explore un élément qui intervient dans le roman. Par exemple, un amour dévorant introduit les personnages de Cecht et Dugham, qui joueront un rôle important auprès de Benvenuto. Jour de guigne nous fait visiter Bourg-Preux et la pension de Dame Plectrude que rejoindra Benvenuto. le conte de Suzelle concerne Annoeth l'elfe, personnage secondaire du roman.
Le morceau de résistance est évidemment Gagner la guerre, gourmand roman de cape et d'épée, matiné de magie et épicé d'une bonne dose d'humour. L'auteur a imaginé un univers de type renaissance, qui s'articule autour de Cuidala, ville portuaire qui évoque Gènes ou Venise. Au centre d'un jeu politique permanent pour conserver son influence dans le Vieux Royaume, elle mène la guerre contre les Ressinien (inspiré des Arabes). Dès les premières pages du roman, la guerre est gagnée. La flotte ressinienne est en déroute et Ciudala triomphe. Mais si la guerre militaire est terminée, c'est le début d'une deuxième guerre qui s'annaonce. Une guerre plus subtile et cruelle, au sein même de Ciudala. L'enjeu en est le pouvoir et les bénéfices énormes que la défaite de Ressine peut engendrer. Benvenuto Gesufal, maître-espion du Podestat Ducatore, dirigeant de Ciudala, est entraîné dans les intrigues complexes de son patron. Tout commence par une mission d'émissaire secret auprès de Chah de Ressine. Mais rien ne se déroule comme prévu, évidemment.
Roman d'aventure plaisant, qui doit beaucoup à la personnalité du narrateur de ce récit, le cynique Benvenuto, gamin des rues qui est passé par l'armée, puis une confrèrie de tueurs à gage avant de devenir un proche du Podestat Ducatore. Il n'a pas sa langue en poche et pose un regard souvent désabusé sur les intrigues qui nouent et se dénouent. Malgré sa longueur, ce livre ne connaît pas vraiment de chute de rythme, mélant une touche de fantasy bien amenée à un récit d'aventure classique. On prend un malin plaisir à voir Gesufal se faire malmener, au risque de la rupture, mais toujours trouver le moyen de s'en sortir. Vraiment à conseiller.
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Kenehan
  31 mars 2019
"Gagner la guerre", je pourrais emprunter ce titre pour qualifier ma lecture de ce premier roman de Jean-Philippe Jaworski ainsi que des nouvelles du recueil "Janua Vera" qui l'accompagne ici. Car, une guerre, il y en a bien une, une double même : contre le temps et contre les pages.
L'univers du "Vieux Royaume", que j'avais abordé par le court recueil "Le sentiment du fer", se déploie sur quasiment 1200 pages d'une densité incroyable ! Densité mais pas lourdeur, nuance importante tant cette oeuvre de Jaworski est sublime.
S'inspirant de la Renaissance italienne et des aventures de cape et d'épée, Jaworski développe une intrigue politique dans un univers de fantasy tout en subtilité. L'auteur possède un style à nul autre pareil à la hauteur de la verve et de la vivacité d'esprit de son héros majeur : Benvenuto Gesufal.
Les "Récits du Vieux Royaume" sont chronophages au point que mes ressentis et souvenirs sur "Janua Vera" ont eu le temps de s'estomper. J'ai fait l'erreur de ne prendre aucune note cette fois… de plus, il faut véritablement abandonner l'idée de terminer un chapitre avant de dormir au risque d'y être encore au petit matin. le format ne se prête pas à cette stratégie dont j'ai du mal à me départir.
Un petit mal pour un grand bien, en somme. C'est long, riche mais diablement savoureux et surtout, on en redemande ! Et puis, l'idée d'une relecture dans quelques années est tentante… En attendant, je jetterai un oeil aux autres écrits de Jaworski, un maître en son genre !
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mikaelunvoas
  29 août 2019
Ce pavé poche regroupe deux oeuvres qui se suivent chronologiquement : Janua Vera et Gagner la guerre.
Jean-Philippe JAWORSKI révolutionne la Fantasy. Je n'ai retrouvé son style nul part ailleurs. Là où on lisait avec exaltation des histoires de chevaliers héroïques, austères, chastes et incorruptibles, l'auteur rend ses héros humains avec quantité de qualités et de faiblesses. La traitrise, la félonie et la cupidité se révèlent être des défauts plutôt courants, on découvre que cela peut être élevé à un rang de haute maîtrise. Mais l'art, la magie apparaissent également, ces raffinements compliquent les plans et les tactiques des plus rusés. Les scènes de guerre paraissent vivantes et les sièges de forteresse sont décrits avec rythme et précision.
J'en oublie, bien sur. J'ai pris tant de plaisir à lire ces livres que je les ai dégusté lentement, pour ne pas que ça se termine trop vite, comme un désert exceptionnel.
Pour moi la révélation de cette dernière décennie.

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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
euphemieeuphemie   23 décembre 2015
Des nuées de mouches obscurcissaient l'air, des colonies de rats grouillent au bas des façades.On entend parfois, derrière le mur d'un boucher, les beuglements d'une bête qui sent la mort. Arrivé là, je m’arrête. Je hume à plein poumons l'odeur de viande, de crasse, de merde. Je me ressource. Je suis chez moi.
Je m'appelle Benvenuto. C'est un prénom qui me va mal. Je suis tueur à gages.
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2JEAN2JEAN   31 août 2020
Le problème, c'est que je me trouvais au cœur de l'échiquier. Acculé au fond d'une diagonale, dans la position d'une pièce sacrifiée. Or je suis un honnête garçon : vénal, intéressé, dénué de tout sens du devoir. J'ignore jusqu'au sens du mot martyre. En revanche, j'ai l’égoïsme chevillé au corps, et l'égoïsme était précisément en train de me botter moralement le fondement. Il fallait que je trouve quelque chose pour me tirer de ce guêpier. Un expédient, une échappatoire, une escroquerie : n'importe quoi, pour détourner la catastrophe sur une autre victime, un coupable, un innocent, n'importe qui... Bref, il fallait improviser.
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MistigrifMistigrif   28 septembre 2020
Il s’agissait de deux armes, une épée et une dague, avec leurs fourreaux et leur baudrier. Le ceinturon, en cuir sombre, était sans apprêt, solide et fonctionnel. Les deux armes étaient des armes de guerre : sobres, dépourvues de fioritures, dotées de pommeaux ovoïdes et de gardes très simples. Il suffit cependant que je les tienne pour réaliser qu’il s’agissait d’authentiques chefs-d’œuvre : admirablement équilibrées, à la fois légères à manier et terriblement lourdes à l’estocade. Des armes de duelliste ou de champion, dont l’élégance suprême résidait dans la stricte austérité.
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MistigrifMistigrif   28 septembre 2020
Chez les gens de qualité, faire assaut de charme est une seconde nature. C'est un divertissement, comme l'escrime. Personne n'est dupe : on s'entraîne à croiser le fer, à toucher et à prendre... On s'engage à mots couverts et à sentiments mouchetés, on soigne la manière de chercher à conclure, tout le plaisir réside dans la manœuvre et le mot d'esprit. Du moins, tant qu'on garde la maîtrise du jeu.
Car parfois, comme dans une salle d'armes, l'accident arrive, on fend l'armure, il y a du sang.
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TLQTLQ   26 juin 2020
C'est un des charmes de Ciudalia : tous ces grands qui se détestent sont voisins de palier, et ils n'ont qu'à faire deux pas dans la rue pour saluer le sénateur qui a voté le bannissement de leur père ou le patricien dont ils ont empoisonné le fils ainé.
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