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EAN : 9782361831929
282 pages
Les Moutons Electriques (19/02/2015)
4.4/5   328 notes
Résumé :
Voici neuf ans que le haut roi Ambigat m'a admis à la cour du Gué d'Avara. Voici neuf ans que j'ai trouvé ma place parmi les héros bituriges. Toutefois, quoiqu'il demeure redoutable, le souverain vieillit. Sa force vitale s'épuise et les royaumes de la Celtique déclinent. Nos troupeaux sont malades. Nos blés pourrissent sur pied. Les jeunes fils du souverain meurent... La disette et le mécontentement grondent au sein des tribus. Si les dieux se sont détournés du hau... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
4,4

sur 328 notes

CasusBelli
  30 avril 2020
"De meute à mort" est la suite de "Même pas mort" où nous retrouvons Bellovèse neuf ans après les événements du premier tome, il fait désormais partie de la suite du Haut roi en tant que champion et guerrier accompli.
Le contexte historique mettant en scène les querelles entre peuples de la Gaule est assez fascinant, Eduens, Biturriges, Senons ou autres Sequanes nous plongent dans une part de notre histoire que nous ne connaissons finalement que fort peu car antérieure à la guerre des Gaules menée par César.
Une Gaule druidique, qui connaissait déjà des différends religieux longtemps avant les guerres de religion.
Je fais tout de suite une digression pour dire que je retrouve beaucoup de l'atmosphère de la "Saga du roi Arthur" de Bernard Cornwell qui se trouve sur mon île, y compris en terme d'intensité.
Si le récit du premier tome se déroulait sur une période de quelques semaines, ce tome deux va quant à lui se focaliser sur deux journées, et ce seront deux jours d'une grande intensité car il va vraiment se passer beaucoup de choses.
La fête de l'été est un événement incontournable auquel le Haut roi se doit d'assister avec sa suite. Après deux années de disette le mécontentement gronde et les augures se doivent d'être bons, sur le chemin les jeunes seigneurs de la suite "lèvent" un dix cors, une bête d'exception qu'il est impensable de ne pas poursuivre, la chasse s'organise, prélude à deux jours de folie, d'intrigues, de trahisons et de combats homériques.
Jaworski nous propose ici quelque chose de résolument différent de "Gagner la guerre" quant au style, et c'est tout aussi bon en terme d'intensité et de créativité, c'est... Enorme !
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Dixie39
  22 mai 2015
Désoeuvrée, la dernière page tournée, je mesure la chance que j'ai eu de lire les deux premiers tomes l'un à la suite de l'autre. Car, à partir de maintenant, je vais devoir attendre ! le sablier a commencé son lent écoulement et ma patience, sa désespérance. Les relire en attendant. Et à l'instant, vous faire part de mes impressions à l'achèvement de la lecture de la première partie de cette deuxième branche des rois du monde.
Rappelez-vous ! Bellovèse a entrepris de raconter sa vie à un ami ionien, marchand de passage, à qui il offre l'hospitalité. En échange, il se doit d'accepter d'être « le légataire du récit de sa vie ». La première nuit a donc vu défiler les aventures de sa jeunesse et son retour d'entre les morts.
Aux abords de la deuxième nuit, Bellovèse reprend le fil de son discours : Neuf années se sont passées. Il est au service du roi Ambigat, qui l'a admis à la cour. Réaliste, il sait qu'il ne récupèrera jamais son trône et à défaut d'une fidélité aveugle au roi des celtes, il comprend où est son intérêt et se contente d'une vie de héros, serviteur du haut roi.
Seulement, rien ne va à l'intérieur du royaume : les dieux abandonnent les hommes et les cultures, laissent les bêtes et les hommes mourir de faim et de maladie, et n'épargnent personne, fils de gueux ou de seigneurs, tous meurent et la colère des grands comme des petits, gronde...
Chasse Royale s'ouvre avec cette phrase assassine :
Le ton est donné et l'on devine que tout ce qui va suivre ne fera que nous mener à cette issue fatale. « De meute à mort », on suit le déroulement sans faille des heurts et des batailles, des conflits et des guerres intestines. Bellovèse au milieu de tout cela, se trouve confronté à un dilemme qu'une Antigone n'aurait pas renié !
Je m'arrête là ! Et n'en dévoilerait pas plus... Juste vous parler encore des batailles, de ces poursuites à perdre haleine, de cette forêt obsédante, empêtrés que nous sommes dans ses sous-bois et les méandres de ses maléfices... et des combats dont la seule issue dont on soit sûre, est que Bellovèse en ressort vivant, puisqu'il est là, auprès de nous, cette nuit, à nous conter son histoire...
Jean-Philippe Jaworski nous livre une fois de plus une écriture sublime sans être pédante, qui colle au récit et ne le lâche plus ! J'ai fait de multiples retours en arrière pour avoir le plaisir de profiter des sonorités et des images naissant de ce si beau langage. Et quel bonheur de retrouver de-ci de-là, quelques dialogues bien fleuris, qui n'auraient pas dépareillés dans « gagner la guerre » à côté des pépites du genre sorties tout droit de la bouche de Benvenuto...
Il nous embarque tellement dans sa vision du monde celte, dans cette magie qui suinte de toute chose, naturelle comme une évidence, de tous ses personnages qu'il façonne en orfèvre (hommes, animaux et éléments naturels tels cette forêt, dont je ne me lasse pas)... que je suis restée démunie à la lecture des derniers mots...
Sur une liseuse, on oublie les pages, on oublie le volume constitué par celles déjà lues, et on est sans ressource quand l'écran se fixe.
Il n'y a plus rien !
J'ai hâte que vous l'ayez lu. J'ai hâte de lire vos critiques, de savoir ce que vous en avez pensé. Je sais que vous ne serez pas déçus, car comment pourrait-on l'être si l'on a apprécié la première partie du récit de la vie de Bellovèse ?
Et je me réjouis à l'idée de découvrir ce qui vous aura le plus touché, emballé, bluffé... quels extraits vous allez choisir de diffuser sur Babelio et quelles images ils feront de nouveau naître en moi...
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TheWind
  23 octobre 2018
Jaworski, ça se mérite !
Alors que tu peines à suivre une tribu celte dans une chasse effrénée au grand cerf - Un dix cors, c'est quelque chose ! -, que tu ne comprends pas bien où tout cela va te mener, que finalement tu te retrouves à entreprendre une course avec une autre tribu – tu cours, tu cours, sans bien savoir où tu vas – pour finalement te retrouver au rendez-vous avec tout un tas de tribus arrivées avant toi...T'as presque envie de lâcher prise. Tous ces noms de Celtes à coucher dehors, toute cette flopée de guerriers, tous ces chefs et fils de chefs qui t'apostrophent et te toisent.
Y a pas à dire, t'es bien tombé au beau milieu d'un grand bordel auquel t'entraves pas grand chose. Si ce n'était la plume séduisante du Grand Druide Jaworski, t'aurais déjà replié ton tartan et remballé ta lance.

Et puis, d'un seul coup, coup de tonnerre. La lumière jaillit et tu te retrouves au beau milieu de la mêlée. Mais, là, tu ne lâches plus rien. Tu mènes la course en tête, tu te débats avec Bellovèse, tu le suis quoiqu'il arrive, même si tu n'es pas bien sûr du camp qu'il a choisi.
- Ehh Bel ! Ton frère, ta mère sont dans le camp adverse...t'es sûr de toi là ?
Tu restes avec celui qui a tué ton père ?
Des salauds, y en a partout...Oui, je comprends bien...Mais tout de même !

Bref, Bellovèse, c'est ton héros, alors peu importe, c'est lui que tu suis, jusqu'au bout...Deux jours, trois jours...les nuits deviennent des jours, les jours deviennent des nuits. le temps n'existe plus. de tous ces combats, tu ne pourras pas rester vivant bien longtemps. Il y aura bien un moment où une javeline se fichera en plein coeur.

- Ouai, mais, Même pas mort !
Ah oui, c'est vrai...
Tu nous emmènes jusqu'à perdre haleine vers la fin.
Et quelle fin !!!
Si tant est qu'il y ait une fin...
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Romileon
  06 mars 2022
Bellovèse reprend le récit de sa vie auprès de son hôte ionien.
9 ans se sont écoulés depuis les évènements du tome 1 qui ont vu Bellovèse rejoindre la cour du Haut roi Ambigat. Il rejoint ainsi son frère, Ségovèse, au gué d'Avara, se range en quelque sorte, rompant par le fait avec sa mère.
On le retrouve alors qu'Ambigat et sa troupe se rendent à Autricon où tous les peuples gaulois se rassemblent pour célébrer l'arrivée de l'été.
Le rendez-vous est important, d'autant plus cette année-là. En effet, il va peut-être permettre de se concilier à nouveau les dieux qui infligent aux hommes une série de calamités : météo épouvantable entrainant famines et maladies des troupeaux….
Et si Ambigat par ses excès s'était attiré la défaveur des dieux ? Et si, lors de la guerre des Sangliers, le camp des vainqueurs, soit le camp d'Ambigat, n'avait pas désigné le Grand Druide légitime ?
Le récit couvre ces deux folles journées et folles nuits qui vont sceller le basculement des alliances.
Poursuite au coeur de la forêt à la poursuite d'un improbable 10 cors, retrouvailles des peuples à la fois alliés et rivaux, trahisons, combats, magie, accord avec les dieux. le lecteur n'a pas le temps de reprendre son souffle car il veut savoir quel choix fera Bellovèse, et ce choix est cornélien.
Je me suis à nouveau laissée embarquer à la suite de Bellovèse à la rencontre de ces peuples gaulois si mal connus. Querelles, coups de gueule, rancunes, calculs, croyances et crainte de dieux cruels qui se mêlent des histoires des hommes tout en suivant leur propre dessein…
J'ai adoré la plume de Jaworski, son sens du récit qui ici adopte un rythme haletant, avec un vocabulaire à la fois désuet et précis qui permet une immersion parfaite dans un univers historique que nous connaissons si mal bien que nous nous réclamions régulièrement de nos racines gauloises.
La suite, vite !
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Cylhis
  09 juillet 2017
Il s'agit du tome 2 de la trilogie Rois du Monde, de Jean-Philippe Jaworski, suite du premier tome Même pas mort. La jaquette de couverture est une reproduction du célèbre bas-relief du chaudron Gunderstrap représentant le dieu celtique Cernunnos, divinité de la virilité, de la vie, et par là-même, peut-être le présage de la mort si on le voit.
Cette reproduction prendra évidemment tout son sens au cours de la lecture, mais si l'on s'attarde davantage sur les écritures que sur le dessin, la jaquette nous annonce un premier tome de la Deuxième branche. Cette deuxième branche se divise donc en plusieurs tomes, au moins deux voire même, en toute logique, trois, et la trilogie ne se composera donc pas de trois livres, comme on pourrait le penser assez simplement, mais bien d'au moins quatre ou cinq livres. Cette particularité est bien évidemment dû à notre cher conteur, un peu bavard pour notre plus grand plaisir.
Le conteur de l'histoire est Bellovèse, comme pour le premier tome, et il semble vouloir s'attarder à une partie douloureuse de son récit : la mort de son frère, Ségovèse. Bien que son oncle soit responsable de la mort de leur père, les deux frères ont fait le choix de son parti, et Ambigat leur oncle et Haut Roi celui de les accepter auprès de lui. Les autres Héros semblent également les compter parmi les leurs au fur et à mesure de leurs aventures. Cela dit, Ambigat devient impopulaire et ne semble plus avoir le concours des Dieux. le peuple se détourne alors de lui et les guerres éclatent.
Je ne suis pas du tout satisfaite de mon résumé, ou plutôt, ma mise-en-bouche mais c'est un exercice que je n'aime pas faire, d'autant plus lorsque le roman est une si grande épopée. Il est toujours difficile de vouloir raconter sans rien omettre, mais sans rien raconter non plus d'importants pour inciter à le lire, un roman qui s'étale sur autant de pages et de tomes. C'est un peu comme vouloir résumer le Seigneur des Anneaux, on pourrait se limiter à : "C'est l'histoire d'un Monde où se côtoient différentes races comme les Elfes, les Hommes, les Nains, les Hobbits, les Dragons, les Orcs, les Ents, etc. et où un jour, certains se liguent pour ne pas que l'être du Mal ne détienne le Pouvoir sur tous, concentré dans un anneau."
Un peu bizarre non ? Mais je m'éloigne du sujet.
Ce roman est donc une suite, qui nous plonge à nouveau dans l'univers des Celtes, mais non pas celui que l'on apprend succinctement en classe, mais dans un monde plus réaliste, auquel on adhère bien plus facilement, aux personnages que l'on croirait (et qui le sont peut-être) historiques, nous racontant leur histoire qui, finalement, est un peu la nôtre. Quel plaisir de pouvoir ainsi lire une histoire sur des Celtes, si peu connus, avec leurs croyances, leurs rites, et leurs incroyables batailles. On s'y croirait, on est à leur côté alors qu'ils sont transpercés d'épées, alors qu'une montagne leur démolit la tête, alors qu'ils hurlent en courant vers l'ennemi qui, hier, était encore l'ami avec lequel il trinquait. Les druides, aux pouvoirs presque surnaturels, les êtres à la lisière du réel et du rêve, mythologiques, qui interfèrent sur la vie des hommes, apportent quant à eux la petite touche fantastique qui n'est qu'un léger voile dans cette histoire réaliste. le seul bémol que l'on pourrait donner à ce récit, mais peut-être parce que je suis une lectrice, est la quasi absence des femmes qui, pour le coup, n'ont que peu d'influences sur les hommes qui tuent, conquièrent, trompent, aiment, et font vivre leur petit monde lorsque les femmes restent à la maison.
Malgré cela, les tableaux que nous offrent l'auteur sont peint avec vigueur, couleurs, on les imagine aisément, on ressent presque les odeurs, les sensations physiques, on y entend une certaine musique. Lorsqu'ils sont partis chasser le Grand Cerf, et se perdent dans la forêt, Bellovèse et ses compagnons y découvrent une vision d'horreur, et bien on a presque la chair de poule à leurs côtés… Au cours de la fête de Beltane, ils se retrouvent en dehors de la cité et constatent une trahison, et là on a le coeur qui bat, on cherche à savoir… La grande bataille qui oppose Ambigat et sa troupe à ceux qui cherchent à le détrôner est particulièrement brutale et si réaliste, on a presque nous-même des blessures… Et sa rencontre avec le dieu de la Forêt, qui doit être Cernunnos et qui montre bien comment les dieux considèrent les hommes…
Je m'arrête là, je pourrais en citer bien d'autres, tous de magnifiques tableaux, des scènes qui se gravent dans notre esprit et qu'on voudrait rejouer à loisirs.
Quant aux personnages, ils ne sont bien évidemment pas en restes, sans leur consistance ces tableaux seraient bien vides et inanimés. Ils sont tous attachants, à leur manière, énervants aussi parfois, bref, vivants. Et on aimerait aussi en savoir davantage sur les dieux qui habitent aussi ce monde. On ressent d'ailleurs presque une petite frustration car leur apparition à le goût de trop peu. Mais c'est aussi pour cela qu'on aime ce roman, pour sa retenue et son bon dosage de chaque élément.
Quant à l'écriture, elle est là pour nous enchanter, comme d'habitude, et nous empêcher de détourner le regard des pages qui s'enchaînent sans que l'on crie gare.
Aller, au tome II !
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critiques presse (2)
Elbakin.net   14 août 2017
Si il n’a pas la force d’impact de ses prédécesseurs, ce tome n’en est pas moins une réussite, une belle invitation au rêve, et surtout à lire la suite de ce qui s’impose déjà comme un classique de la fantasy française.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Elbakin.net   12 mai 2015
Il s’agit d’une suite à la hauteur de tout le bien que l’on pensait déjà du tome précédent.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
lucie_bibliothequelucie_bibliotheque   30 juin 2022
Alors, sans plus réfléchir, nous retrouvons un réflexe d'orphelins. Poussant nos chevaux flanc à flanc, nous nous étreignons. Je souille le tartan de Ségovèse de sang, de boue et de cendre. Sa chaleur, la force de ses bras, l'odeur de corma, de laine douce et de métal dont il m'enveloppe m'apportent un soulagement brutal. À son contact, je renoue avec la vie. Le chagrin et la consolation l'emportent enfin, chez moi, sur la colère et l'orgueil. Je me laisse aller. En enfant perdu, je serre mon frère à l'étouffer. Je sens son cœur battre contre le mien, son souffle caresser mon oreille. Je tremble. Je tremble à la seule idée de le lâcher.
C'est ainsi, devant Autricon et toute l'armée ennemie, que je finis par rendre les armes.
+ Lire la suite
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lucie_bibliothequelucie_bibliotheque   30 juin 2022
"Par mes os, petit roi, tu ne me reconnais pas ?"
(...)
"Tu as pourtant passé une bonne partie de la journée à m'appeler, ricane-t-il.
- Je ne sais même pas ton nom.
- Baste ! Les noms, qu'est ce que ça signifie ? Ça va, ça vient, ça change, ça s'oublie, ça se renie... Crois-tu que les bêtes sauvages en ont, des noms ? Dans une harde, dans une meute, ça ne les empêche pas de se reconnaître, de savoir qui est qui. Renifle moi ! Tu ne sens pas ? Je suis pourtant venu en voisin. En plus, ce n'est pas la première fois qu'on se cause ; tu as vraiment la mémoire courte, gamin. Moi, je ne t'ai pas oublié."
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lucie_bibliothequelucie_bibliotheque   30 juin 2022
Pourtant, plus encore que la peur, c'est une terrible envie de pouffer que je dois étouffer. Avec mon lest de cailloux et le vilain tour que j'ai en tête, j'ai l'impression de retomber en enfance. Je renoue avec le garnement qui allait voler du bétail dans les fermes voisines ou tendait des embuscades aux gamins Neriomagos. Ce que je vais tenter est si culotté, si risqué - si stupide, pour tout dire - que je ne parviens pas à débrouiller si j'en tremble d'appréhension ou de rire. S'il n'avait pas pris fait et cause pour l'autre camp, je suis sûr que mon frère aurait trépigné d'en être.
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lucie_bibliothequelucie_bibliotheque   30 juin 2022
"Et pourtant, tu le feras. Je te le jure. Tu le feras."
En se penchant au-dessous du feu, il murmure :
"Tu le feras pour trois raisons. Tu le feras pour cette femme qui est l'épouse d'un autre, et que tu ne peux abandonner. Tu le feras pour cette quête d'enfance inachevée, celle de la petite Enata forcée par le seigneur des Forts. Et, par-dessus tout, tu le feras pour Sumarios, parce que dans ton cœur, il occupe la place du père, et qu'un fils est toujours tenu de venger le père."
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lucie_bibliothequelucie_bibliotheque   26 juin 2022
Toutefois, c'est ce que je distingue chez Segomar qui m'estomaque. Le gaillard semble indemne, mais adopte une posture bizarre, serrant contre sa poitrine une espèce de balluchon. Comme le crépuscule cède au jour, je réalise ma méprise, et je comprends pourquoi il parle à mi-voix. Roulé dans un manteau de laine douce, c'est une enfant qu'il porte dans ses bras. Je vois maintenant la jolie tête blonde, posée au creu de son cou ; une petite fille qui dort en suçant son pouce, l'index enroulé sur le bout du nez. Elle s'est abandonné à l'épuisement, sur l'épaule d'un des pires tueurs du roi.
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Jean-Philippe Jaworski vous présente son ouvrage "Rois du monde : deuxième branche. Chasse royale. Vol. 3. Curée chaude" aux éditions Gallimard.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2524095/jean-philippe-jaworski-rois-du-monde-deuxieme-branche-chasse-royale-vol-3-curee-chaude
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