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Rois du monde tome 2 sur 5
EAN : 9782073031532
480 pages
Gallimard (14/09/2023)
4.42/5   483 notes
Résumé :
Voici neuf ans que le haut roi Ambigat m'a admis à la cour du Gué d'Avara. Voici neuf ans que j'ai trouvé ma place parmi les héros bituriges. Toutefois, quoiqu'il demeure redoutable, le souverain vieillit. Sa force vitale s'épuise et les royaumes de la Celtique déclinent. Nos troupeaux sont malades. Nos blés pourrissent sur pied. Les jeunes fils du souverain meurent... La disette et le mécontentement grondent au sein des tribus. Si les dieux se sont détournés du hau... >Voir plus
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Sénéchal, tome 1 par Da Rosa

Sénéchal

Grégory Da Rosa

4.51★ (486)

3 tomes

Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
4,42

sur 483 notes
"De meute à mort" est la suite de "Même pas mort" où nous retrouvons Bellovèse neuf ans après les événements du premier tome, il fait désormais partie de la suite du Haut roi en tant que champion et guerrier accompli.
Le contexte historique mettant en scène les querelles entre peuples de la Gaule est assez fascinant, Eduens, Biturriges, Senons ou autres Sequanes nous plongent dans une part de notre histoire que nous ne connaissons finalement que fort peu car antérieure à la guerre des Gaules menée par César.
Une Gaule druidique, qui connaissait déjà des différends religieux longtemps avant les guerres de religion.
Je fais tout de suite une digression pour dire que je retrouve beaucoup de l'atmosphère de la "Saga du roi Arthur" de Bernard Cornwell qui se trouve sur mon île, y compris en terme d'intensité.
Si le récit du premier tome se déroulait sur une période de quelques semaines, ce tome deux va quant à lui se focaliser sur deux journées, et ce seront deux jours d'une grande intensité car il va vraiment se passer beaucoup de choses.
La fête de l'été est un événement incontournable auquel le Haut roi se doit d'assister avec sa suite. Après deux années de disette le mécontentement gronde et les augures se doivent d'être bons, sur le chemin les jeunes seigneurs de la suite "lèvent" un dix cors, une bête d'exception qu'il est impensable de ne pas poursuivre, la chasse s'organise, prélude à deux jours de folie, d'intrigues, de trahisons et de combats homériques.
Jaworski nous propose ici quelque chose de résolument différent de "Gagner la guerre" quant au style, et c'est tout aussi bon en terme d'intensité et de créativité, c'est... Enorme !
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Désoeuvrée, la dernière page tournée, je mesure la chance que j'ai eu de lire les deux premiers tomes l'un à la suite de l'autre. Car, à partir de maintenant, je vais devoir attendre ! le sablier a commencé son lent écoulement et ma patience, sa désespérance. Les relire en attendant. Et à l'instant, vous faire part de mes impressions à l'achèvement de la lecture de la première partie de cette deuxième branche des rois du monde.

Rappelez-vous ! Bellovèse a entrepris de raconter sa vie à un ami ionien, marchand de passage, à qui il offre l'hospitalité. En échange, il se doit d'accepter d'être « le légataire du récit de sa vie ». La première nuit a donc vu défiler les aventures de sa jeunesse et son retour d'entre les morts.

Aux abords de la deuxième nuit, Bellovèse reprend le fil de son discours : Neuf années se sont passées. Il est au service du roi Ambigat, qui l'a admis à la cour. Réaliste, il sait qu'il ne récupèrera jamais son trône et à défaut d'une fidélité aveugle au roi des celtes, il comprend où est son intérêt et se contente d'une vie de héros, serviteur du haut roi.
Seulement, rien ne va à l'intérieur du royaume : les dieux abandonnent les hommes et les cultures, laissent les bêtes et les hommes mourir de faim et de maladie, et n'épargnent personne, fils de gueux ou de seigneurs, tous meurent et la colère des grands comme des petits, gronde...

Chasse Royale s'ouvre avec cette phrase assassine :
Le ton est donné et l'on devine que tout ce qui va suivre ne fera que nous mener à cette issue fatale. « De meute à mort », on suit le déroulement sans faille des heurts et des batailles, des conflits et des guerres intestines. Bellovèse au milieu de tout cela, se trouve confronté à un dilemme qu'une Antigone n'aurait pas renié !
Je m'arrête là ! Et n'en dévoilerait pas plus... Juste vous parler encore des batailles, de ces poursuites à perdre haleine, de cette forêt obsédante, empêtrés que nous sommes dans ses sous-bois et les méandres de ses maléfices... et des combats dont la seule issue dont on soit sûre, est que Bellovèse en ressort vivant, puisqu'il est là, auprès de nous, cette nuit, à nous conter son histoire...

Jean-Philippe Jaworski nous livre une fois de plus une écriture sublime sans être pédante, qui colle au récit et ne le lâche plus ! J'ai fait de multiples retours en arrière pour avoir le plaisir de profiter des sonorités et des images naissant de ce si beau langage. Et quel bonheur de retrouver de-ci de-là, quelques dialogues bien fleuris, qui n'auraient pas dépareillés dans « gagner la guerre » à côté des pépites du genre sorties tout droit de la bouche de Benvenuto...
Il nous embarque tellement dans sa vision du monde celte, dans cette magie qui suinte de toute chose, naturelle comme une évidence, de tous ses personnages qu'il façonne en orfèvre (hommes, animaux et éléments naturels tels cette forêt, dont je ne me lasse pas)... que je suis restée démunie à la lecture des derniers mots...
Sur une liseuse, on oublie les pages, on oublie le volume constitué par celles déjà lues, et on est sans ressource quand l'écran se fixe.
Il n'y a plus rien !

J'ai hâte que vous l'ayez lu. J'ai hâte de lire vos critiques, de savoir ce que vous en avez pensé. Je sais que vous ne serez pas déçus, car comment pourrait-on l'être si l'on a apprécié la première partie du récit de la vie de Bellovèse ?
Et je me réjouis à l'idée de découvrir ce qui vous aura le plus touché, emballé, bluffé... quels extraits vous allez choisir de diffuser sur Babelio et quelles images ils feront de nouveau naître en moi...
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Jaworski, ça se mérite !

Alors que tu peines à suivre une tribu celte dans une chasse effrénée au grand cerf - Un dix cors, c'est quelque chose ! -, que tu ne comprends pas bien où tout cela va te mener, que finalement tu te retrouves à entreprendre une course avec une autre tribu – tu cours, tu cours, sans bien savoir où tu vas – pour finalement te retrouver au rendez-vous avec tout un tas de tribus arrivées avant toi...T'as presque envie de lâcher prise. Tous ces noms de Celtes à coucher dehors, toute cette flopée de guerriers, tous ces chefs et fils de chefs qui t'apostrophent et te toisent.
Y a pas à dire, t'es bien tombé au beau milieu d'un grand bordel auquel t'entraves pas grand chose. Si ce n'était la plume séduisante du Grand Druide Jaworski, t'aurais déjà replié ton tartan et remballé ta lance.


Et puis, d'un seul coup, coup de tonnerre. La lumière jaillit et tu te retrouves au beau milieu de la mêlée. Mais, là, tu ne lâches plus rien. Tu mènes la course en tête, tu te débats avec Bellovèse, tu le suis quoiqu'il arrive, même si tu n'es pas bien sûr du camp qu'il a choisi.
- Ehh Bel ! Ton frère, ta mère sont dans le camp adverse...t'es sûr de toi là ?
Tu restes avec celui qui a tué ton père ?
Des salauds, y en a partout...Oui, je comprends bien...Mais tout de même !


Bref, Bellovèse, c'est ton héros, alors peu importe, c'est lui que tu suis, jusqu'au bout...Deux jours, trois jours...les nuits deviennent des jours, les jours deviennent des nuits. le temps n'existe plus. de tous ces combats, tu ne pourras pas rester vivant bien longtemps. Il y aura bien un moment où une javeline se fichera en plein coeur.


- Ouai, mais, Même pas mort !

Ah oui, c'est vrai...

Tu nous emmènes jusqu'à perdre haleine vers la fin.
Et quelle fin !!!

Si tant est qu'il y ait une fin...
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Je poursuis ma lecture de la saga Les Rois du Monde de Jaworsky avec ce deuxième tome découpé en plusieurs parties.
Bercée par l'indéniable talent de conteur de Jean-Philippe Jaworski, je suis retournée dans le royaume de la Celtique où j'ai immédiatement participé à une chasse aux cerfs dans des bois sacrés. Au détour d'une clairière j'ai vu les restes d'un sacrifice à une déité de la forêt. Plus tard, assise auprès d'un feu, j'ai écouté un roi narrer les aventures du père de Bellovèse lors de la Guerre des Sangliers avant d'être moi-même plongée dans une sanglante mêlée guerrière pour finir enfin par rejoindre le choeur de la Meute dont les accents assourdissants de violence naissent dans les dettes de sang.

Cette première partie est très riche en actions et batailles de toutes sortes.
Le récit se veut critique sur la guerre et ses conséquences humaines et morales. Il est beaucoup question de l'exaltation de la jeunesse et de son regard enflammé à l'idée de la guerre. Ceux-ci finissent par se dissoudre et seule reste la désillusion de la victoire. Perte d'amis, absurdité, séquelles, tous les affres et les travers de la guerre sont bien retranscris jusqu'à la désillusion de la victoire, celle-ci laissant un goût amer aux vainqueurs.
Bellovèse n'est pas un héros très sympathique, il trompe sa femme et laisse de côté sa vengeance pour avoir femme et richesses
Son sens de la loyauté est ambigu entre la vengeance de son père et son allégeance au roi. Pourtant, on ne peut que comprendre ses choix même s'ils nous laissent parfois perplexes.
Un tome riche en rebondissements et en actions. Trahison, complots, batailles épiques et religion druidiques forment le coeur de cette épopée.
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Bellovèse reprend le récit de sa vie auprès de son hôte ionien.
9 ans se sont écoulés depuis les évènements du tome 1 qui ont vu Bellovèse rejoindre la cour du Haut roi Ambigat. Il rejoint ainsi son frère, Ségovèse, au gué d'Avara, se range en quelque sorte, rompant par le fait avec sa mère.
On le retrouve alors qu'Ambigat et sa troupe se rendent à Autricon où tous les peuples gaulois se rassemblent pour célébrer l'arrivée de l'été.
Le rendez-vous est important, d'autant plus cette année-là. En effet, il va peut-être permettre de se concilier à nouveau les dieux qui infligent aux hommes une série de calamités : météo épouvantable entrainant famines et maladies des troupeaux….
Et si Ambigat par ses excès s'était attiré la défaveur des dieux ? Et si, lors de la guerre des Sangliers, le camp des vainqueurs, soit le camp d'Ambigat, n'avait pas désigné le Grand Druide légitime ?
Le récit couvre ces deux folles journées et folles nuits qui vont sceller le basculement des alliances.
Chevauchée au coeur de la forêt à la poursuite d'un improbable 10 cors, retrouvailles des peuples à la fois alliés et rivaux, trahisons, combats, magie, accord avec les dieux. le lecteur n'a pas le temps de reprendre son souffle car il veut savoir quel choix fera Bellovèse, et ce choix est cornélien.
Je me suis à nouveau laissée embarquer à la suite de Bellovèse à la rencontre de ces peuples gaulois si mal connus. Querelles, coups de gueule, rancunes, calculs, croyances et crainte de dieux cruels qui se mêlent des histoires des hommes tout en suivant leur propre dessein…
J'ai adoré la plume de Jaworski, son sens du récit qui ici adopte un rythme haletant, avec un vocabulaire à la fois désuet et précis qui permet une immersion parfaite dans un univers historique que nous connaissons si mal bien que nous nous réclamions régulièrement de nos racines gauloises.
La suite, vite !
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critiques presse (2)
Elbakin.net
14 août 2017
Si il n’a pas la force d’impact de ses prédécesseurs, ce tome n’en est pas moins une réussite, une belle invitation au rêve, et surtout à lire la suite de ce qui s’impose déjà comme un classique de la fantasy française.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Elbakin.net
12 mai 2015
Il s’agit d’une suite à la hauteur de tout le bien que l’on pensait déjà du tome précédent.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
Et pourtant, au milieu de tous ces héros, il demeure un absent. Chaque année, au cours de cette fête, j’espère et je redoute sa venue. Je lui réserve cette place, à ma droite, la seule qui soit digne de lui. S’il vient à se profiler au milieu de la foule, je crains que mon cœur n’éclate. J’imagine que je reconnaîtrai au premier coup d’œil son allure, sa stature vigoureuse, son sourire hardi. Je pourrai alors le pleurer, et boire avec lui à nos retrouvailles.
Mais chaque année, mes attentes sont déçues. Alors je me saoule avec nos vieux compagnons de jeunesse, en espérant que l’ivresse aidera l’absent à trouver son chemin. Rien n’y fait. Sa place demeure vacante, jusqu’à l’aube de la troisième nuit. Ségovèse ne vient pas. Il est parti si loin que même l’ouverture des portes du monde ne me le rend pas.
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Les dieux s'obstinaient dans leur rancune. Incapables d'offrir les oblations qu'ils consacraient naguère, les gens ordinaires cherchaient la souillure ou le sacrilège qui avait offensé la Tribu de la Déesse. Il y avait forcément un coupable. La plupart avaient bien une idée en tête ; mais quand tu es un cul-terreux, un ferronnier ou un bouvier, essaie donc d'aller regarder en face le haut roi, flanqué de ses champions les plus féroces, et de lui dire que tu le tiens pour responsable de tes malheurs...
Le peuple n'avait plu foi en son souverain, le souverain se défiait de son peuple : tout le monde maudissait les dieux qui nous le rendaient bien.
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Voici donc Comrunos, fils de Runelos, grand druide de la Celtique. Voici donc le sage qui a conseillé mon grand-père puis mon oncle, alors qu'il était déjà un ancien vénérable. Voici donc le magicien ombrageux qui a affronté le gutuater et mon père, et qui les a vaincus grâce au soutien du haut roi il y a cela quatre lustres. Voici l'augure qui a jeté l'interdit sur ma personne, et dont je n'ai pu rompre le sortilège qu'en quittant ce monde, pour verser un prix inconcevable. Or qui est-il ?
Moins qu'une ombre : un vestige amaigri et perclus, un pauvre vieux que seule sa charge porte encore.
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Le temps se fait court à présent. C’est pourquoi il faut que je te raconte la suite de mon histoire. C’est déjà la deuxième nuit ; certes, le soir vient à peine de gagner la plaine, mais il me reste un immense récit à dérouler, et nous n’aurons pas trop de ce festin, ni du suivant, pour que je t’entretienne de mes exploits, de mes peines et de mes périples. Prends tes aises ; mange, car ce sont des bêtes de trois ans, dans toute la succulence de la jeunesse, que j’ai fait abattre ; bois avec moi, bois sans retenue, mais à la mode de ton peuple, en coupant ton vin d’eau, car je veux que tu te souviennes de mes paroles.
Eh bien quoi ? Qu’as-tu donc, malgré tout, à faire grise mine ? Aurais-tu peur ? En ma présence, ce serait faire preuve de sagesse, mais je vois bien que ce n’est pas moi qui t’effraie. Tu regardes autour de toi ? Ce sont ces places vides, à tes côtés, qui te chagrinent ? Et ces banquettes autour de mon feu, hier occupées par mes compagnons, aujourd’hui désertées ? Serais-tu mal à l’aise de te retrouver en tête à tête avec moi, tandis que toute la halle, autour de nous, retentira bientôt du banquet ? Rassure-toi. Seuls, nous ne le resterons guère. De vieux héros vont se joindre à nous. Je te demande juste un peu de patience, ils arrivent de fort loin. Il leur faudra quelque temps pour gagner Mediolanon, mais ils ne nous feront pas défaut. Chaque année, ils reviennent me visiter, ils font honneur à mon hospitalité. Quand tu sentiras un courant d’or froid couler depuis le seuil ; quand la lueur des feux tremblera en mon palais ; quand les chiens se dresseront sur leurs pattes et se mettront à gémir, alors, ils seront parmi nous. Mon portier ne les annoncera pas : c’est inutile, pour eux, je tiens table ouverte. Afin de te faire honneur, ces places à tes côtés, je les ai réservées à des visiteurs qui me sont chers. À ta droite, Albios le Champion, et j’espère bien qu’il touchera nos cœurs avec sa musique, bien qu’il ne chante plus que l’air de la tristesse ; à ta gauche, Sumarios, mon second père, et avec lui Cutio, son fidèle cocher, qui l’a accompagné par tous les chemins. Mais d’autres héros viendront compléter le cercle ! Bouos dévorera mes viandes à belles dents, et il brandira ses poings énormes devant quiconque lui disputera le morceau du héros. Assis en tailleur, Comargos boira, impassible, tout en force rentrée. Pour la dixième fois, Taruac nous racontera ses guerres contre la tribu de Mezukenn, en se prêtant des exploits déraisonnables. Tu te méfieras de Ségomar : il te considèrera avec morgue, il te provoquera car il aime faire couler le sang. Aussi brutaux, mais plus débonnaires, Orgete et Bebrux s’affronteront à la lutte. Ces deux-là remettent le combat chaque année. Et d’autres convives encore viendront se serrer avec nous ; Archaias le proscrit, qui naquit dans ta ville natale et en fut chassé pour ses crimes ; Labrios le bavard, dont le verbiage, après m’avoir tellement indisposé, a fini par me manquer quand il m’a quitté ; Comnertos le Sénon, le grand-père de mes filles, qui me détestait et qui m’a pourtant sauvé ; l’irrésistible Ciclovanos, qui aurait pu devenir roi à ma place ; Drucco le lancier, le meilleur compagnon d’armes et le pire homme qui fût… Tu verras aussi Oico, fils de Carerdo ; parce qu’il m’a retrouvé dans mon enfance, il se plaît à revenir me voir dès qu’il en a l’occasion. Et là-bas, dans l’ombre des poteaux, à la place réservée sous le massacre de cerf, tu devineras peut-être un grand sanglier ; à moins qu’il ne s’agisse d’un enfant tonsuré comme un druide, ou d’un vieillard plein de malice. Tu rencontreras alors le gutuater : lui aussi, il vient m’honorer de sa présence, parce que je suis le fils aîné de son ami Sacrovèse, roi des Turons.
Je te les présenterai et je te rapporterai leur histoire, car il s’agit aussi de la mienne.
Commenter  J’apprécie          10
Et la guerre s'embrase quand le haut roi, désignant le palais d'un geste circulaire, ordonne :
"Brûlez-moi tout ça."
On se répartit les torches, que l'on plonge dans les deux foyers.
"Par les dieux ! s'écrie Camulognata. Qu'est-ce que tu fais ?
- Ce que j'ai dit, gronde Ambigat. Je vide ma querelle.
- Tu es fou ! Tu détruis ton dernier rempart !
- Je me condamne à vaincre."
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Vidéo de Jean-Philippe Jaworski
Le fil rouge de ce nouvel épisode ? L'amour.
Sept conseils de lectures, proposés par sept libraires de Dialogues, des livres pour tous les âges, pour tous les goûts, pour toutes les sensibilités, et qui, chacun, nous parle d'amour à sa façon.
Voici les livres cités dans cet épisode :
Normal People, de Sally Rooney (éd. de l'Olivier) : https://www.librairiedialogues.fr/livre/18431293-normal-people-sally-rooney-editions-de-l-olivier ;
Ada et Graff, de Dany Héricourt (éd. Liana Levi) : https://www.librairiedialogues.fr/livre/23009211-ada-et-graff-dany-hericourt-liana-levi ;
J'ai péché, péché dans le plaisir, d'Abnousse Shalmani (éd. Grasset) : https://www.librairiedialogues.fr/livre/23136090-j-ai-peche-peche-dans-le-plaisir-abnousse-shalmani-grasset ;
Forough Farrokhzad, oeuvre poétique complète (éd. Lettres persanes) : https://www.librairiedialogues.fr/livre/13210169-forough-farrokhzad-oeuvre-poetique-complete-forug-farroh-zad-persanes ;
Je serai le feu, de Diglee (éd. La ville brûle) : https://www.librairiedialogues.fr/livre/19776423-je-serai-le-feu-diglee-la-ville-brule ;
Les Choses de l'amour, de Dorothée de Monfreid (éd. Misma) : https://www.librairiedialogues.fr/livre/16724027-les-choses-de-l-amour-dorothee-de-monfreid-misma ;
Le Chevalier aux épines, tomes 1, 2 et 3, de Jean-Philippe Jaworski (éd. Les Moutons électriques) : https://www.librairiedialogues.fr/recherche/?q=le+chevalier+aux+%C3%A9pines ;
Sans crier gare, de Gary D. Schmidt (éd. École des Loisirs) : https://www.librairiedialogues.fr/livre/23027151-sans-crier-gare-gary-d-schmidt-ecole-des-loisirs ;
Plein ciel, de Siècle Vaëlban (éd. Castelmore) : https://www.librairiedialogues.fr/livre/23128671-plein-ciel-edition-reliee--siecle-vaelban-bragelonne.
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