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ISBN : 2723486591
Éditeur : Glénat (30/11/-1)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 60 notes)
Résumé :
Depuis leur débarquement en Amérique, Hernan Cortes et son armée sont considérés comme des divinités par l’empereur aztèque Moctezuma. Cela fait bien longtemps que Cortès œuvre davantage pour son compte que pour la lointaine couronne d’Espagne… Tandis qu’il part à la rencontre d’une expédition punitive montée pour lui rappeler son allégeance, Cortès missionne un groupe hétéroclite, mêlant soldats et mercenaires, afin de voler l’inestimable trésor de Moctezuma. Parmi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
ninosairosse
  07 juin 2017
Les gardiens du trésor à la bouche cousue
encore taisent , l'envoyé des dieux (Cortez) reconnu,
tout leur or, amulette et pouvoirs lui sont dévolus
Txlaka, sa place dans la lumière veut reprendre
divinité de l'ombre et de l'opprobre, renaît de la cendre
Teule est pris qui croyait prendre
Ceux qui embrassent une religion et son Folklore
Tels sont ces Cons KISS t'adorent
Cet album a le mérite de nous rappeler
les dates, les conquêtes du temps passé
en plus les pages sont très bien dessinées
Merci MRS J. Dufaux et P. Xavier

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Alfaric
  20 mai 2019
Depuis le temps on connaît bien la méthode Jean Dufaux qui entre histoire et mystères n’a pas son pareil pour concocter des pitch pleins de promesses. Après avoir officié pendant 8 tomes avec Philippe Xavier sur une croisade fantasmée pleine de démons et de merveilles, les deux compères récidivent en nos comptant les heurs et malheurs des Conquistadores. Tout est centré sur Hernando Del Royo un hidalgo en rupture de banc qui exécute les basses œuvres d’Hernán Cortés qui est clairement dans la merde : l’entourage de l’Empereur Moctezuma commence à douter de la prétendue divinité des nouveaux arrivants, et Charles Quint qui ne peut plus le saquer a envoyé Panfilo de Narvaez le remplacer… Sa dernière chance est de mettre la fin sur l’or aztèque dédié aux dieux pour calmer la colère de du roi très catholique. Son âme damnée est ainsi chargé d’engager un commando pour réaliser le casse du siècle : on passe ainsi des « Douze Salopards » aux « Sept Conquistadors », et nous suivons une phase de recrutement en faisant connaissance avec Catalina la mercenaire de choc et de charme, le brave Gomez, le colossal Burro, l’apothicaire La Sauterelle et l’étrange prêtre Cristobal qui a force de peyotl a réuni christianisme et paganisme… Nous somme donc dans une histoire de casse et de cavale, puisque les braqueurs ont laissé en vie le prêtre de Txlaka qui lâche sur eux les forces des ténèbres...
L'introduction rappelle d'autres titres comme "Aguirre la Colère de Dieu", "Apocalypto", "The Mission", "The Fountain" (je n'ai toujours pas compris pourquoi avec tout le matériel à disposition on avait réalisé un film métaphysique pompeux au lieu d'un film d'aventure sombre) et nous montre que l'histoire est doublement raconté en analepse : comment a-t-il survécu là où tous ses compagnons sont morts, et au bout du bout comment est-il devenu le monstre au sens figuré et au ses propre qu'il prétend être devenu… Il n'empêche que malgré le bon travail de Jean Dufaux, la qualité de l'ensemble tient essentiellement sur les graphismes de Philippe Xavier qui n'a cessé de s'améliorer en reprenant encore et encore ses héros classieux, ses bad boys bien musclés, ses belles gosses bien galbées, ses criminels et ses fanatiques détestables au possible… Ici le contraste entre le jour lumineux et la nuit ténébreuse rythme le récit, il donne une verticalité qui suscite à la fois le vertige et la claustrophobie donnant une aura divine au classieux Moctezuma qui la dirige et la domine, et qui crève l'écran tant sa noblesse contraste avec la vilenie sans borne des Occidentaux avides d'argent et de pouvoir facilement acquis au détriment d'autrui… Dans ce clair obscur on s'aventure dans une jungle verte ponctuée par le jaune des rêves dorés et le rouges des cauchemars ensanglantés !
Malheureusement il faut se superméfier du « Syndrome Jean Dufaux » : il va se fait plaisir et nous faire plaisir avec des scènes de cul et une ambiance fantastique de bon aloi, mais tant qu'on gagne on joue il va s'éparpiller au petit bonheur la chance en enchaînant les tomes ou les diptyques. A la fin on s'aperçoit tout le temps que les pièces du puzzle ne s'assemblent pas à force d'être parti dans tous les sens dans des voies divergentes voire contradictoires : à celui qui ne sait où il va, nul vent ne saurait être favorable...
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carre
  13 février 2013
Découvert grace à deux babeliophiles chers à mon Coeur, je ressors enchanté par cette BD de Dufaux, magnifiquement illustrée par Xavier. Un scénario qui réussit le tour de force de nous embarquer dès le début de l'aventure. Une fois encore, mesquinerie et trahison font le coeur de ces aventures chez les aztèques (saignant pour moi), avec des personnages étoffés et vraiment intéressants. On a qu'une frustration, celle d'attendre la suite des aventures de Cortès.
Comme chantait le génial Alain Bashung, Dufaux : “Tu m'as conquis j't'adore”.
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Dionysos89
  14 décembre 2012
Diptyque de toute beauté, Conquistador débute, dans ce premier tome, par un exposé rapide du contexte historique. Cortès, Tenochtitlan, 1520. La guerre, l'appât du gain et les rites ancestraux sont les trois principaux thèmes développés ici.
Jean Dufaux, adepte des sagas historiques, notamment avec Murena, développe ici un scénario qui peut sembler convenu, mais comme il mêle son talent prononcé pour raconter de belles histoires, cela se lit très facilement. Trop facilement peut-être d'ailleurs : quelques temps après cette lecture, aucun personnage ne s'impose à mon esprit ; c'est davantage l'ambiance qui nous est proposée qui envoûte plus qu'autre chose. Quant au dessinateur Philippe Xavier, il se trouve qu'il est encore peu connu, mais il apparaît de plus en souvent en tant que collaborateur de Jean Dufaux, et ici il nous livre, je pense, une composition quasi parfaite pour transcrire au mieux l'ambiance presque mystique qui lie la jungle ténébreuse aux majestueuses cités aztèques. D'un certain côté, la nature et l'architecture prennent peut-être, de temps en temps, le pas sur les personnages et les détails de leur carrure et de leur visage. Cet aspect-là ne se voit d'ailleurs pas du tout sur la couverture. Celle-ci est tout bonnement magnifique en tout point de vue et donne franchement envie de se lancer dans la lecture de ce premier tome de Conquistador, dont la suite promet déjà beaucoup. La couverture du diptyque a l'énorme avantage d'être construite selon un effet miroir entre un conquistador et un Aztèque.
Astucieux et franchement vendeur, ce premier tome vaut son pesant de cacahuètes et ne demande pas, par la suite, un investissement déraisonnable pour connaître la fin : rendez-vous au tome 2 le plus vite possible !
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boudicca
  10 août 2012
XVIe siècle. le Nouveau Monde. Cortès découvre la civilisation aztèque et noue des liens d'amitié avec l'empereur Moctezuma qui ne se méfie pas de ces étrangers qu'il prend pour des envoyés des dieux. Voilà, en quelques mots, le décor dans lequel se situe l'action de cette nouvelle bande dessinée signée Dufaux et Xavier. L'intrigue n'est peut-être pas des plus originale mais est traitée assez intelligemment pour rapidement susciter l'intérêt du lecteur qui, une fois lancé, aura du mal à décrocher. Difficile de ne pas se laisser happer par l'ambiance toute particulière propre à « Conquistador » qui mêle habilement histoire, aventure et fantastique. Tout juste pourrait-on regretter quelques facilités scénaristiques, notamment la figure du machiavélique et malveillant conseiller de l'empereur, adepte de sacrifices humains et de torture, légèrement stéréotypé.
L'auteur prend également bien le temps de poser ses personnages auxquels est dédié au moins un passage plus ou moins long dans lequel on en apprend davantage sur leur personnalité et leur passé. le protagoniste est peut-être finalement pour le moment le moins intéressant de tous mais d'autres tels que la farouche capitaine Catalina, le colosse Burro ou encore le jeune Sauterelle suscitent immédiatement l'intérêt. Un mot sur les graphismes, enfin, qui sont absolument magnifiques et nous offrent d'éblouissantes visions de la ville de Tenochtitlan ou encore de la jungle alentour. Les couleurs sont également très bien utilisées et nous font immédiatement ressentir cette aura de mystère et de dangers qui entoure l'environnement dans lequel évoluent nos protagonistes. Une bande dessinée de qualité dont il me tarde de lire la suite.
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critiques presse (2)
BDGest   09 mai 2012
De l'aventure, de l'exotisme et un magot, Conquistador ne bouleverse pas le genre et offre un moment de lecture divertissant.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   12 avril 2012
Le lecteur en prend plein les yeux du début à la fin.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   20 juin 2019
- Il y a Burro. Mais ils lui ont mis les fers aux pieds.
- Pourquoi ?
- Il a plongé la tête du cuistot dans la marmite. Le pauvre est mort ébouillanté.
- Le repas n’était pas correct ?
- Pas vraiment.
- Alors, Burro a eu raison.
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AlfaricAlfaric   13 juin 2019
Les astres vacillent aussi vite que les cœurs des hommes. Tout est mouvement. Rien ne reste éternellement à sa place. Des empires peuvent disparaître tandis que montent la bassesse et la corruption. Ainsi va notre monde.
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ninosairosseninosairosse   09 juin 2017
Soit Cortés revient vainqueur, il a réussi à défaire les troupes de Panfilo de Narvaez et c'est un triomphe, nous resterons des Teules, des immortels...
Soit de Narvaez remporte le combat, et il se peut que Cortés ne revienne pas à Tenochtitlan. Nous serons alors livrés à nous-mêmes. Au coeur d'une cité qui très vite, ne songera qu'à nous éliminer, nous effacer de sa mémoire...

p41
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AlfaricAlfaric   10 juin 2019
- Ah ! C’est donc vous Hernando Royo. On m’a beaucoup parlé de votre courage, de la folie qui semble vous animer au combat. Il paraît que vous tenez peu à la vie…
- Disons plutôt que c’est la vie qui tient peu à Hernando Royo.
- Très bien. Cela me convient. Car je compte placer votre vie dans la balance de mes ambitions. Vous n’y voyez pas d’objections ?
- Je ne crois pas à l’ambition. C’est un mouchoir qui s’agite à tous les vents. Mais je suis un soldat. J’obéis.
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AlfaricAlfaric   10 juin 2019
- Les autres… Sont-ce leurs ossements qui me recouvrent ?… Je ne sais plus… J’ai oublié… Il y a comme un grondement dans ma tête… Un grondement qui va s’amplifiant… Une grondement auquel je ne peux échapper ! C’est donc ici que tout se termine ! C’est ici que s’éteint à jamais le fils du noble Comte Del Royo. Un fils maudit par ses parents, indigne de porter leur nom… et c’est sur une chute que je disparais de leur mémoire. Car la chute était inscrite dans mon destin !
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Vidéo de  Jean Dufaux
Pour la rentrée 2019, Futuro prolonge le voyage ! Dans le temps avec Nez-de-Cuir, sublime adaptation graphique du roman de Jean de la Varende par Jean Dufaux et Jacques Terpant. Vers une inquiétante Argentine dans l'album signé Andreas et Isa Cochet. Ou vers le Japon, dans le Premier Rêve en japonais de Camille Royer. Bonne rentrée !
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