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EAN : 9782226330086
304 pages
Albin Michel (20/08/2014)
3.42/5   52 notes
Résumé :
Dans une petite ville du Texas, une jeune enseignante, mère de trois enfants, attend en silence le verdict de son procès.
Qu’a-t-elle fait pour être traînée en justice, et risquer cinq ans de prison ferme?
Elle a entretenu des rapports sexuels avec quatre de ses élèves, tous majeurs. Un crime passible d’emprisonnement au Texas, depuis 2003.
Mais pourquoi l’accusée, Deborah Aunus, s’obstine-t-elle à se taire? Pourquoi son mari, combattant en Afgh... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
3,42

sur 52 notes
Cinq hommes, sept femmes, assis côte à côte dans ce tribunal de K., au Texas. Ils sont tous là dans le même but: juger Debbie Aunus, jeune professeure de mathématiques mariée à un militaire souvent parti en mission, et maman de 3 enfants, mise sur le banc des accusés. Son crime: avoir entretenu des rapports sexuels avec 4 de ses élèves. Pourtant majeurs et consentants, la loi ne fait pas dans la démesure dans cet état, elle s'est rendue coupable de faits réprimés par la loi. Attirée par un de ses élèves, ce qui fut d'abord une relation platonique devient très vite un jeu sexuel auquel d'autres élèves participeront. C'était sans compter sur le scandale qui allait en découler...

Se basant sur l'affaire Brittni Colleps, affaire scandaleuse qui a secoué l'Amérique puritaine en 2012, Oriane Jeancourt Galignani pose les faits mais ne juge pas. L'on suit, impassible, ces quatre jours d'audience et l'on écoute les témoins défiler, les uns après les autres. Les quatre élèves, bien sûr, qui ne nieront nullement les faits établis et encore moins leur consentement. Ce qui fut un jeu entre Debbie et eux ne semble pas amuser la société dans laquelle un professeur peut aller en prison s'il entretient des relations sexuelles avec son élève. Invoquant le 5ième amendement, Debbie restera muette tout le long du procès. Femme froide, manipulatrice, prédatrice aux yeux des jurés, son silence renforcera l'image qu'ils auront d'elle. L'auteur décrit non seulement cette femme mais aussi ce qui l'entoure: la relation entre le juge et la procureure, les jurés que Debbie a immanquablement croisés au coin de la rue ou encore le tapage médiatique en la personne de cette ex-Miss météo. Ce roman dépeint les faits sans porter de jugement, l'écriture sèche et directe accentuant d'autant plus cette distance que l'auteur met entre elle et Debbie. A nous de nous poser les bonnes questions: y a-t-il eu vraiment crime? Sommes-nous en droit de juger une relation consentante entre deux adultes, aussi choquante soit-elle? Que fait-on de la liberté sexuelle?
Un roman efficace, d'aucuns jugeront dérangeant...

L'audience... à vous de juger...
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Nous sommes dans une petite ville du Texas, où va commencer à se dérouler le procès de Deborah AUNUS, jeune enseignante, mise en accusation pour avoir eu des relations sexuelles avec quatre des ses élèves, majeurs au moment des faits.
Le jury vient d'être constitué et les faits exposés par le juge. Nous allons donc assister au déroulement du procès.
Déborah est une enseignante qui vit normalement, dans un établissement sans problème particulier, des relations avec les collègues dans la norme. Elle est mariée à un GI et mère de trois enfants. Ils vivent tout à fait normalement dans leur maison comme n'importe quel Américain moyen.
Mais, comment le scandale a-t-il pu arrier ? Déborah est tombée sous le charme d'un de ses élèves, et peu à peu, leur relation a dérivé vers une liaison sexuelle, qui est une révélation pour Déborah car elle goûte à des jeux interdits, plus ou moins malsains auxquels elle prend de plaisir tout comme son jeune partenaire qu'elle ne viole pas puisqu'il est entièrement consentant.
Peu à peu, la relation évolue et Déborah va se livrer à des jeux sexuels avec un ami de son jeune amant, puis un autre et c'est l'entrée en scène de quatrième élève qui va déclencher le scandale.




Ce que j'en pense :

Nous sommes dans une histoire sexuelle qui n'aurait jamais dû dériver car elle se déroule entre individus majeurs, et par conséquent, Déborah ne transgresse véritablement aucune loi, mais nous sommes dans un état puritain, hypocrite et le procureur veut se faire un nom en légiférant et en rendant un verdict exemplaire.
Cette jeune femme se retrouve dans une situation où elle risque cinq ans de prison, car elle a contrevenu aux lois de l'état.
Le procès s'étend sur quatre jours (un chapitre par journée d'audience où on assiste aux témoignages, aux débats, aux caméras de télévision qui fourrent leur nez partout pour salir, et en même temps chaque soir Déborah rentre chez elle s'occuper des courses, des repas de la vie de sa famille.
Ce qui est très perturbant dans le livre, c'est le comportement de Deborah : elle choisit de rien dire, elle écoute parler les autres protagonistes mais se comporte comme s'il s'agissait de quelqu'un d'autre. Ce que tout le monde va prendre pour de la fierté mal, placée, de l'arrogance. On a du mal à la trouver sympathique. On essaie d'avoir de l'empathie pour elle, mais ce n'est pas facile.
Les points faibles, et oui il y en a : tout d'abord on peut se demander comment une enseignante a pu se laisser aller à un tel comportement : il y a eu une transgression, elle peut avoir des relations sexuelles avec des élèves adultes mais de là à se laisser filmer et à dégénérer en partouze, accepter ses élèves en amis sur Facebook, (où elle avait déposé des photos d'elle, nue, pour faire plaisir à son mari certes mais visibles par tout le monde)
On se retrouve dans l'exhibitionnisme, il y a des limites qui ont été franchies par une personne censée être respectée et respectable pour ses élèves. Comment a-t-elle fait pour se laisser entraîner ainsi ? On la trouve de plus en plus attachante car fragile mais aussi de plus en plus inconsciente des conséquences de ses actes. Personne ne lui fera de cadeaux en évoquant une addiction sexuelle, ou une nymphomanie à mots couverts bien-sûr
Que dire aussi de ces élèves, qui se partagent le corps d'une femme comme un objet, comme si c'était normal, parce qu'entre amis on partage tout. Comment ne pas être choqué par le fait que le quatrième larron filme la scène uniquement pour la publier, lui n'est pas là pour passer un bon moment, ce qu'il veut c'est faire du mal et être celui par lequel le scandale arrive car on va parler de lui.
Autre point faible : l'attitude du mari qui est pratiquement un héros de guerre sur le papier mais qui est extrêmement pâlichon comme personnage. Il a combattu en Afghanistan et bizarrement il se tait. Son syndrome de stress post traumatique n'est pas assez expliqué, on n'y croit pas vraiment. Et on se dit que Deborah est mariée avec un homme qui n'est pas très adulte ou qui souffre beaucoup mais s'enferme dans un mutisme dangereux.
Un bon livre, car l'auteure a bien analysé, autopsié même, tant la société texane que les comportements humains. Elle ne nous fait grâce d'aucun détail, tel un juge, sans montrer son ressenti. Elle reste à distance comme Debbie son héroïne reste muette, assistant à son lynchage. C'est l'histoire en elle-même qui l'intéresse comme une journaliste. C'est ce qui manque au récit: fouiller davantage la personnalité de chacun.

Note : 7,5/10
Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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Procès de Deborah, mère trentenaire de trois jeunes enfants, épouse d'un soldat combattant en Afghanistan.
Qu'a-t-elle fait pour en arriver là ? Elle a eu quatre amants en même temps.
Oui et alors ? ils étaient majeurs, consentants et plus car affinités, et elle n'était guère plus âgée qu'eux. Oui mais : elle était leur prof de lycée à l'époque des faits, et au Texas ce genre de relations est puni par la loi depuis 2003. En plus cette cochonne s'exhibait sur FB, dans des postures coquines. Une enseignante est censée avoir plus de réserve, et au moins ne pas « ouvrir son cercle » à ses élèves.

On peut être surpris et gêné par la profusion de détails sexuels dans les premiers chapitres, s'interroger sur les intentions de l'auteur, avoir envie d'abandonner cet ouvrage à première vue purement racoleur. Cet aspect s'estompe au profit de flashbacks sur l'accusée, sur la façon dont elle a vécu ces événements, sur son passé et ses blessures. On découvre alors une femme touchante, immature, assurément en souffrance, dont la nymphomanie est un symptôme, pour qui le sexe est plaisir et fuite : « Y a d'autres choses que le plaisir, dans le sexe (…) L'absence. (…) D'un peu tout. Des gens, de leurs questions, des journées qu'ils t'imposent. » Son portrait se précise, elle n'est pas une salope manipulatrice qui abuserait de son pouvoir de prof, pas une prédatrice comme on aime à la présenter. « Prédatrice ? Plutôt dévoratrice d'elle-même ». On alterne entre sympathie, pitié, dégoût et incompréhension à son égard.

L'auteur plonge son lecteur dans l'atmosphère du tribunal, oppressante, étouffante. Il fait chaud dans la salle d'audience, la climatisation est en panne. Moiteur, sueur et odeurs corporelles, impudiques et gênantes, se mêlant aux scènes de sexe décrites en détail au cours du procès, les rendant encore plus explicites.

Récit très fort, révoltant et émouvant : on s'indigne du puritanisme et de la démagogie de certaines lois, du fonctionnement de la justice aux USA, de ces juristes dont les perspectives de carrière priment sur l'intérêt des accusés, de l'indécence des procureurs, de la presse et des journalistes en mal de gloire, de la foule avide de sensationnalisme, du danger des réseaux sociaux où l'intime dévoilé - volontairement ou à son insu - est vite relayé, moqué, utilisé comme arme. On s'indigne de voir l'accusée exhibée, piétinée, présentée comme une chienne. On s'agace de son manque de jugeote et de son inertie lors du procès, tout en admirant la dignité de son mutisme.

Un roman qui m'a longtemps rebutée parce que je jugeais sa crudité gratuite, hors de propos, racoleuse. J'ai failli en abandonner plusieurs fois la lecture. Je l'ai finalement apprivoisé, très lentement, son intensité m'est apparue progressivement et elle continue à se révéler une fois l'ouvrage terminé.
Une lecture marquante, je n'abandonne pas Deborah après avoir refermé le livre, je cherche encore à comprendre cette femme inaccessible et paradoxale, à la fois gourmande et glacée, tellement ouverte au plaisir et à ce point emmurée dans ses souffrances.
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C'est un livre passionnant inspiré d'un cas réel, celui de Christine Brittini Colleps, affaire judicaire de 2012, qui a été jugée au Texas pour avoir eu des relations sexuelles avec plusieurs de ses élèves majeurs au moment des faits.
Dans le livre l'héroïne est Deborah Aunus, âgée d'une trentaine d'années.
Elle vit seule avec ses trois enfants et est revenue dans la ville de son enfance pour soutenir sa mère. Son mari est militaire et est en mission en Afghanistan.
L'action du livre se déroule sur toute la durée de l'audience.
Les étudiants sont interrogés un par un et ne semblent avoir aucun regret ni aucun ressentiment vis à vis de ce qui s'est passé;
Certes le comportement très "libre" de l'héroïne, qui ne fait pas de barrage entre sa vie professionnelle et sa vie privée, qui publie des photos osées sur facebook et qui dialogue avec certains de ses étudiants très librement, va lui attirer des reproches, et au-delà, les foudres du juge et de la procureure, qui ne sont pas vraiment "tout blancs" puisqu'on apprend au fil du récit, qu'il y a eu une liaison adultère entre eux.
C'est donc en fait le procès d'une certaine Amérique conservatrice qui est fait ici, même si ces tenants de l'ordre moral semblent inébranlables dans leurs convictions et leur position de force.
Quatre journées d'audience, quatre parties dans le livre.
Au travers des témoignages des "victimes" c'est l'Amérique profonde qui apparaît: un des lycéens est fils de commerçant, un autre habite les beaux quartiers, un autre est latino..
C'est un monde très replié sur lui-même, qui fait penser à la bourgeoisie qui apparaît dans les films de Chabrol.
L'avocat qui invoque ses origines juives hongroises va s'attirer la méfiance du public, la journaliste veut faire un coup et insiste sur le côté sordide de l'affaire.
Tout le monde joue son rôle, qui n'est pas forcément glorieux.
Tout le côté puritain de cette société texane hyper conservatrice est passé au scalpel.
C'est du beau travail et le livre se lit d'une traite.
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Au début j'ai douté : soit je boudais comme un sale gamin qui n'a pas eu le jouet souhaité, soit je me contentais de ce qu'on me donnait.
Je m'explique : ce style lapidaire, hachuré, très scénaristique – donc très visuel – me rebutait ; technique éculée d'écriture devenue presque une norme obligatoire pour avoir un style.
Puis, le contexte aidant, j'ai rapidement compris qu'il ne pouvait ici-même en être autrement : comment retranscrire en effet la pesanteur suffocante de cette ville texane de K. – lettre kafkaïenne par excellence, identifiant un homme perdu dans l'absurdité d'un autre Procès ! –, théâtre d'une « débauche » sexuelle inédite, spectaculaire, exhibitionniste, orchestrée par une enseignante de mathématiques avec quelques-uns de ses élèves ? Ce que la loi de l'état prohibe.
Comment écrire, sinon en un spasme, l'exultation du corps de cette femme qui veut se soulager de l'étouffante atmosphère d'un Texas puritain, à la lisière de l'intégrisme ; et raconter le châtiment qui lui succédera, dans une salle de tribunal où tout suinte, depuis les murs jusqu'aux hommes ?
Habilement, Oriane Jeancourt Galignani oscille entre le présent – une audience – et le passé – la quête du plaisir de Deborah Aunus avec de jeunes éphèbes, pendant que, « horreur ! », son militaire de mari se bat pour la patrie reconnaissante en Afghanistan.
Deborah, sous le poids de son crime – son péché mortel ?! –, devient la paria de la communauté en même temps que la bête de foire : enfin il se passe quelque chose à K. ! Face à elle, une horde moraliste, et non-moins voyeuriste, la condamne d'emblée, tout en s'excitant à écouter le récit de ses frasques sexuelles, et peut-être les vivre par procuration, qui sait ?
La voici donc cette Amérique « vertueuse », capable de s'émouvoir des « déviances » charnelles d'une adulte, mais incapable de mettre un terme aux tueries chaque année répétées sur son sol « grâce » à la vente libre d'armes. Obsession du sexe jusqu'à la nausée, tels ces inquisiteurs qui voyaient souvent le Malin entre les cuisses des femmes.
Car, au-delà des condamnations hypocrites de la paisible ville de K., c'est une société dans son ensemble qui est autopsiée. Deborah Aunus risque la prison pour avoir couché avec des élèves pourtant majeurs, ce qui, sans être inspiré par le bon sens, ne relève pas d'un crime.
Le récit montre, avec une ironie amère, l'absurdité de ce puritanisme outrancier : on apprend, par exemple, qu'une journaliste couvrant le procès a beaucoup « donné de sa personne » pour gravir les échelons, ou, mieux, que le juge marié succombe aux charmes de la procureure qui veut la tête de Deborah. Devant cette tartufferie – ce spectacle qui abreuve les foules avides, via les caméras –, on ne peut que songer aux vers de Molière :
« Couvrez ce sein que je ne saurais voir.
Par de pareils objets, les âmes sont blessées
Et cela fait venir de coupables pensées. »
Dit autrement : fautons en cachette et tout ira bien ! Hélas, Deborah ne s'est pas protégée derrière le vernis dissimulateur des apparences.
Pourquoi cette fuite en avant, cette imprudence ? Parce que L'audience incarne l'affirmation baudelairienne que le plus terrible des vices est bien ce « monstre délicat » qu'on appelle l'ennui. C'est l'ennui, selon moi, qui a précipité Deborah dans cette recherche instinctive du plaisir, comme rempart à la flétrissure du temps qui passe sans surprise.
Mais ce sont là des états d'âme, et les états d'âme n'ont pas leur place à Pleasantville où tout doit être aussi lisse qu'un emballage d'aspirateur…

(PS : Je tiens à remercier Babelio, via Masse critique, ainsi qu'Albin-Michel, pour m'avoir gracieusement offert ce livre)
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Elle se souvient d’un tableau qu’elle a vu dans une pub pour une assurance, tard dans la nuit : une crucifixion médiévale d’un peintre lointain, européen. Une scène sans ombres. Des faces vivantes et, au centre, un meurtre. L’homme en croix représenté en pleine souffrance. Sang et nerfs s’expurgeaient le long des pectoraux du Christ. Le corps se vidait en direct. Elle aimerait donner cette image-là à la Lettown, au jury, au public de la télévision ; vomir l’image d’elle livrée dans le prétoire. Ils la libéreront à coup sûr si elle y parvient. Mais les jurés l’ignorent, ils écoutent la procureure avec la religiosité d’un public de cirque. P 74
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Elle affiche cette quiétude de jeune mère toute à son bébé, aux vêtements tachés de lait et de chocolat : on jurerait cette femme rétive à la séduction. On ne pourrait croire qu'elle a détruit leur existence commune, d'un coup de hanches. Elle l'a fait pourtant. La vidéo l'atteste : elle a ravagé leur histoire. Parmi les premières rides qu'il lui découvre, quel est le repli qui l'a décidée ? Les crimes naissent si souvent d'un creux surgi dans un visage jusque-là intact, de l'urgence d'arracher l'extase à la machine à broyer.
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Debbie ne regarde plus la partie, mais Quentin figure enragée, poing au ventre. Il n’a plus rien de l’élève à la docilité fourbe. Des rides de férocité se tracent de chaque côté de ses lèvres, sillonnent le tendre blanc de son menton. P60
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- [...] Mais y a d'autres choses que le plaisir, dans le sexe.
- Ah oui ?
- Oui. L'absence.
- L'absence de quoi ?
- D'un peu tout. Des gens, de leurs questions, des journées qu'ils t'imposent. T'as jamais cette envie-là, toi, de blanc ?
(p. 137)
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Les membres du jury pourront apprécier d’eux-mêmes, l’exhibitionnisme de Mme Aunus, j’ai imprimé son mur Facebook et son historique, il s’agit de ma première pièce à conviction. P 42
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Videos de Oriane Jeancourt Galignani (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Oriane Jeancourt Galignani
Les arbres tombent-ils vraiment dans le grand parc de la propriété du Val de Loire auquel Paul a prodigué tous ses soins ? le vieil homme qui vit là, seul, depuis qu'il a quitté Paris et la vie active, alerte sa fille et lui demande de l'aider. Zélie le rejoint, comprenant que ce père, jadis si puissant, lui lance un ultime appel au secours. L'amour d'un père et d'une fille est un sentiment pudique et délicat : les voici qui tentent de se parler sous les frondaisons, soignant ensemble les bois dans lesquels, quinze ans plus tôt, ils n'ont pas su empêcher leur fils et frère de se donner la mort. Survient Luc, qui trouble leurs retrouvailles en les obligeant à se confronter à leurs secrets. Un roman d'une beauté simple et tragique, qui révèle toute la maturité littéraire de l'auteur.
Oriane Jeancourt Galignani a publie plusieurs romans, dont Hadamar (Grasset, 2017, prix de la Closerie des Lilas) et La Femme-écrevisse (Grasset, 2020). Elle est critique litteraire et theatrale et redactrice en chef de la revue culturelle Transfuge.
En savoir plus : https://bit.ly/3uoRKyO
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