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Roxane Lecomte (Illustrateur)
Éditeur : publie.net (18/08/2012)

Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Résumé :
(édition numérique)


D'abord une écriture à contrainte : mais pour qui est familier du travail de Christine Jeanney, on sait que pour nous le bonheur, la liberté et l'invention peuvent dépendre de ces obstacles qu'on s'impose. Et ici c'est le miracle : le saut dans le passé tout vivant, l'impression que le film s'anime dans le texte, et cette façon d'entrer au cœur de l'autobiographie mais sans s'appesantir, sans rien retenir, qui anéantirait l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
brigetoun
  27 août 2012
Si on en était capable, on n'écrirait qu'en se fixant une contrainte comme le fait, une fois encore, Christine Jeanney, oui mais il n'est pas donné à tout le monde d'y trouver appui pour fantaisie, gravité masquée ou, comme ici, profondeur. Contrainte donc, qui enchâsse l'émotion, la met à distance tout en lui donnant forme, intensité.
À partir d'un feuilleton ancien, presque mythique, assez célèbre pour que même les gens qui, comme moi, n'ont jamais eu de télévision, et n'en parlaient pas, connaissent son existence : «le Prisonnier», qui se déroule dans un monde qui baigne dans l'étrangeté, l'effacement de l'identité, le formatage sous un aspect de normalité, elle tisse le souvenir de son enfance, regardant, assise sur les genoux vêtus de velours de son père.. et le monde de cette enfance, les rapports père fille.
Notre façon d'être dans le monde aussi, en appui sur ceux qui nous précèdent, le besoin de liberté, de justice, de liens.
Elle suit le déroulement du feuilleton, découpé en chapitres, qui l'amènent à la mort du père, à la vie sans lui, et l'on passe dans le texte de la fiction à ces souvenirs, d'un temps à un autre, dans le feuilleton et dans son univers propre, avec toujours cette langue sensible et inventive.
C'est très beau.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
brigetounbrigetoun   27 août 2012
Yeux de seiche ou yeux de cigogne, et si nous n’étions que formes géométriques cherchant vainement à s’assembler quand nous croyons raisonnables nos penchants, et humains. Oui nous serions humains comme le grand requin blanc qui, lui fait demi-tour, fuit devant les alarmes, noirs et blancs arrondis, peau d’une femelle orque en chasse, peinture sur leurre.
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brigetounbrigetoun   27 août 2012
C'est du flottement — flottement qui aurait muté, serait promu matière, substance — de chaque forme, espace, objet, personne, tout chose devenue mollusque, malléable, privée des limites de son identité, juste assemblage de couleurs bois de l'escalier visages café voitures manteaux bancs et routes trottoirs se mêlent en brume sans aspérités, le flottement vague a remplacé toute chose sur terre.
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brigetounbrigetoun   27 août 2012
Le Prisonnier ne s’en va pas. Et même la fin annonce qu’il reste, regarde en face, minute 13. Dictature, fragilité, laminage, boîte, pantalon de velours, chiffon passé sur une carcasse, qu’elle reluise dans les salons, Lotus Seven Convention, chiffon sur urne noire mise sous plaque, boîte, laminage, repassage tranquille de la mère qui ferme les yeux résolument.
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brigetounbrigetoun   27 août 2012
Des lamelles de passé perdu en strates archéologiques, qui pour voir l’épaississement discret qui nous porte, lourd à tous les étages, je marche sur l’anéanti précédent le mien celui des autres, peut-être qu’il faudrait rendre cela, les phrases les paragraphes s’étagent et quelqu’un marche tout en haut pendant un laps de temps très court.
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brigetounbrigetoun   27 août 2012
Toujours les veilleuses en bas et les portes fermées toujours mais dans l’autre sens, mais plus vraiment le rêve sombre puisqu’elle était maintenant derrière moi, derrière moi. Elle est entrée dans la chambre, s’est approchée du lit et a sorti son stéthoscope, quand elle secoue la tête mon torse pris dans un poumon d’acier se desserre.
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