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ISBN : 2369902531
Éditeur : Editions Ca et Là (08/06/2018)

Note moyenne : 2.94/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Mon, un jeune ado thaïlandais, fait sa rentrée des classes dans un nouveau lycée professionnel où il ne connaît encore personne mais où il est fermement décidé à trouver une petite copine. En lieu et place d’une petite amie, il fait rapidement la connaissance de Tim, forte tête du lycée et guitariste fan des Ramones. Mon va se lier d’amitié avec Tim et il réussi petit à petit à s’intégrer dans son groupe d’amis. Désœuvrés et très peu motivés par leurs études, les la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Andrea2
  10 juin 2018
Ce n'est pas tous les jours que nous avons du 9ème art thaïlandais, alors profitons-en ! Art Jeeno est un fabuleux illustrateur qui maîtrise l'aquarelle. On le connait notamment pour Now, une étonnante histoire dont la narration est assurée uniquement par l'image.
L'artiste gère le mouvement et l'expressivité de ses personnages avec un talent indéniable.
Dans ce premier volume de Juice, la palette de couleurs est délicate, plutôt dans les tons froids, mais parfaitement adaptée à la moiteur qui semble se dégager du cadre, ainsi que de l'enfermement symbolique dans lequel se retrouvent les protagonistes. Les couleurs chaudes sont utilisées avec parcimonie, mettant d'autant plus de relief sur les émotions des personnages et les éléments qui tranchent dans la routine du quotidien.
En effet, l'auteur traduit délibérément l'ennui d'un groupe de jeunes lycéens qui ne se projettent pas vraiment dans l'avenir. le contexte est réaliste. Ils s'ennuient, font quelques bêtises en désespoir de cause, pour tuer le temps et pour s'assurer une certaine forme de crédibilité dans le schéma qu'ils ont choisi. Ils n'attendent pas de validation sociale. Ils ne font rien en cours. Rien n'a vraiment de sens pour eux dans ce climat lycéen, encadré par des activités formalisées pour remplir un projet d'établissement somme toute bien bateau. On sent que tout le monde étouffe, même les enseignants. Jusqu'à la bienveillante prof d'anglais, seule à sortir du lot en portant de la couleur et en proposant des supports vraiment originaux, mais qui finalement n'est la prof que ce ceux qui daignent l'écouter.
Le genre de cette histoire n'est donc pas celui d'un manga furyo mais d'une tranche de vie qui va implicitement exprimer beaucoup sur le fond. Ses professeurs sont crédibles, ses ados sont impulsifs mais ne sont pas mis en scène pas dans un festival de péripéties liées à la petite délinquance. Leur préoccupation, "entre les murs", c'est plutôt d'échapper au festival du lycée finalement. ... festival qui ne propose rien de bien enthousiasmant pour eux (parade, course, cheerleading...).
Le corps voudraient bien exulter, mais pas comme les activités pédagogiques le prévoient. Alors, ils fument, au moins ça calme. Ils papotent, de rien, de tout. Mais surtout de rien. La chaleur qui règne sur la ville contribue à ramollir la volonté. Jusqu'au jour où une perspective plus enthousiasmante pourrait les sortir de leur apathie.
Le personnage de Mon est d'ailleurs assez symbolique de ce schéma. Caractérisé dès le départ comme un jeune désabusé qui se sent médiocre et qui a fait le choix de rester impassible devant le manque de perspective et pour se prémunir de la violence qui peut émaner des rapports sociaux, il est assez résigné pour affirmer que "Vivre sans enthousiasme, on n'en meurt pas". Et puis, sur trois accords des Ramones et en braillant "Hey! Ho! Let's Go!", Tim fait une entrée fracassante dans sa vie. Un premier réveil s'opère. Tim continuera à lui en mettre plein la vue, au propre comme au figuré (je pense à une scène très symbolique où Tim joue comme un gamin avec un miroir pour envoyer des rayons de soleil dans ses yeux). Via Tim, Mon va donc changer. Mentalement, mais aussi physiquement. On a d'ailleurs là un phénomène assez classique de mise en conformité pour s'insérer dans un groupe.
Tim quant à lui, n'est pas qu'un élève qui fait de la perturbation gratuite pour tromper son ennui. Il est immature, c'est vrai, mais Art Jeeno s'applique à en faire un personnage plus complexe et plus fin, par touches délicates et distillées avec soin. La musique permet bien sûr de dévoiler plus explicitement la complexité de sa personnalité. Pour lui qui apprend la guitare en autodidacte devant YouTube, la musique est la fois le moyen d'exprimer sa révolte et sa singularité dans le carcan lycéen, mais aussi, le pis-aller contre le mal-être et le manque de communication avec son père. Finalement, Tim est profondément seul. le chemin qu'il a encore à parcourir se dévoilera devant lui à la fin du volume et cette perspective est vraiment prometteuse son personnage ainsi que pour le lecteur qui s'est attaché à lui.
La musique est d'ailleurs distillée dans tout le volume. Dès la cérémonie de rentrée, puis par le biais de la prof d'anglais qui fait étudier la langue via des paroles de chansons, par un projet de monter un groupe lycéen, par la perspective d'aller voir un concert. On pressent qu'elle sera la véritable école pour ces jeunes. le "Juice" dont il ont besoin pour aller au delà de la "street credibility" d'une bande de jeunes aux désirs somme toute bien normaux.
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Myriam3
  22 décembre 2018
Mauvaise pioche pour moi... la couverture et le titre m'avait attirée, mais je n'ai ni apprécié la violence qui ressort des dessins ni le récit en lui-même, que j'ai trouvé décousu et pas très intéressant. En fait, je n'ai pas réussi à différencier les différents personnages, ce qui est un sacré handicap pour suivre la narration.
L'auteur, Art Jeeno étant apparemment un grand nom du manga thaïlandais, il y a sans doute quelque chose à reconnaître comme talentueux dans la composition des cases et à l'intérieur des cases, ce que je ne nie pas, mais personnellement je n'ai pas accrochée.
Je remercie toutefois et comme toujours Babelio et les éditions Ca et Là pour avoir eu la possibilité de le lire.
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Norlane
  15 décembre 2018
Un peu perdue dans les personnages garçons - qui est qui ? qui parle ? - mais peut-être est-ce seulement par manque d'habitude de ce genre de BD "manga" (c'est l'effet Challenge Globe-trotteurs + Masse Critique qui me fait avoir ce livre entre les mains !)
J'ai cependant beaucoup aimé le propos : l'adolescence côté garçons mais pas si genrée que ça, de même qu'il s'agit d'une histoire thaïlandaise mais avec une résonance plus large : l'ennui, la timidité, l'envie de vivre autre chose que ce qui nous est proposé... ça fonctionne probablement dans toutes les adolescences.
Et j'ai aimé l'expressivité des dessins qui disent bien les diverses émotions et l'intelligence de la narration à la fois rythmée et détaillée qui joue bien avec le noir et blanc / couleur, gros plans / plans plus large.
Enfin, le plus important pour le tome 1 d'une trilogie : j'ai envie de connaitre la suite !
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Colibrille
  21 décembre 2018
Avant de lire "Juice", je ne connaissais pas Art Jeeno. C'est par hasard que j'ai découvert sa série, attirée par la belle couverture de ce premier tome. Celle-ci m'a frappée par sa modernité, autant que par son expressivité. le trait est fin, acéré et aussi expressif que des mots. Bref, cette couverture terriblelent cool, m'a donné envie de découvrir l'histoire de cet ado au chewing-gum!
J'ai ai départ été un peu déstabilisée par la colorisation des dessins. Je trouvais que cela gâchait un peu la finesse du trait de l'auteur. Puis j'ai fini par m'y habituer et en apprécier les nuances. Pour ce qui est de l'intrigue, je ne suis pas vraiment rentrée dedans, je suis un peu restée sur faim. J'attends donc de lire la suite pour le faire une opinion plus nette. Quoi qu'il en soit, je remercie Babelio et les éditions Ça et Là qui, grâce à l'envoi de ce livre, m'ont permis de découvrir ma première bande dessinée thaïlandaise.
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kadeline
  16 décembre 2018
- pas compris, pas pour moi
- je n'ai pas accroché au dessin trop de contraste entre les couleurs pastels et les traits noirs très agressif
- l'histoire aurait pu marché mais c'est tellement saccadé que dès que j'entrais dans l'histoire une fracture m'en ressortait
- le groupe de mecs m'a laissé de marbre, ils ne m'ont pas intéressés
- sinon l'idée d'une adolescence en thaïlande, avec les préoccupations communes à tous les adolescents et certaines qui sont propres à leur culture et leur modèle éducatif est intéressant
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critiques presse (2)
ActuaBD   26 juin 2018
Même si le rythme global semble un peu lent et le projet davantage relever d’une volonté de saisir une atmosphère, celle d’un âge, que de la construction d’une réelle intrigue, ce titre propose un joli moment de lecture.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDGest   19 juin 2018
Dessinateur virtuose, Art Jeeno donne énormément de dynamisme à ses personnages volubiles et hyper expressifs, le trait vif et le découpage énergique étant au diapason de la véhémence de ces ados impulsifs.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
ColibrilleColibrille   21 décembre 2018
-C'est quoi, pour toi, la musique ? Il y a toutes sortes d'instruments de musique dans le monde, et toutes sortes de chansons et de styles. Tu ne peux pas limiter la musique aux chansons que tu entends souvent. Parce que ce que tu entends, c'est juste une infime partie. Tu es jeune, tu as encore beaucoup à apprendre. Ne t'enferme pas dans ton petit monde exigu.
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ColibrilleColibrille   21 décembre 2018
- Houf! Qu'est-ce que je viens foutre ici ? Houf! 3000 mètres, je vais crever. Houf! En plus, il fait une chaleur d'enfer. Houf! Et si je changeais pour être cheerleader? En plus, il fait une chaleur d'enfer ! J'en peux plus, j'abandonne.
- Quoi? Continue de courir. T'as fait qu'un tour.
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laurannslauranns   26 octobre 2018
Mais après tout, rester impassible, c'est aussi bien.
On ne risque pas d'avoir mal.
C'est plus sûr.
Vivre sans enthousiasme, on n'en meurt pas.
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