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ISBN : 233000737X
Éditeur : Actes Sud (04/04/2012)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 134 notes)
Résumé :
Martin, instituteur danois de trente-huit ans qui ressent un vide dans son existence, demande sa mutation dans la province la plus septentrionale du Danemark, le Groenland. Il prend ses fonctions dans un hameau de cent cinquante âmes: Nunaqarfik, à plus de cinq cents kilomètres au nord du cercle polaire.
Armé de ses bonnes intentions, encombré de sa mauvaise conscience coloniale et de ses idées préconçues, Martin découvre une communauté solidaire, dont la vie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  06 octobre 2019
les Groenlandais de Nunaqarfik, un petit hameau au nord du cercle polaire, voient un jour débarquer Martin, un instituteur danois qui, venu enseigner sa langue et diriger l'école, ignore rapidement les recommandations de l'inspecteur général de l'Education nationale de son pays. Ainsi il apprend le groenlandais, fraternise avec une population au rythme de la nature, manifestement très heureuse dans l'instant présent. Une intégration si parfaite que Martin envisage sérieusement de finir ses jours dans ce lieu merveilleux...
C'est avec un humour et une ironie irrésistibles que Flemming Jensen dénonce les méfaits de la colonisation danoise au Groenland. Devenu depuis 1953 constitutif du Royaume du Danemark un pays, en dépit de l'autonomie renforcée accordée en 2009 par le parlement danois, dont les habitants se voient imposer d’apprendre le danois, en plus de l'installation de sociétés minières délétère pour leur mode de vie ancestrale et leur environnement. Toutes choses aux relents impérialistes exécrables mises en scène dans ce roman jubilatoire que transcendent les valeurs de tolérance et d'amour de l'autre.
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bilodoh
  04 mars 2014
Êtes-vous déjà allé au Groenland? Moi jamais, mais j'ai l'impression d'y avoir séjourné en lisant Imaqa. J'ai découvert la vie sur la deuxième plus grande île du monde, sans chichis, ni misérabilisme.

Un Danois en peine d'amour qui décide d'aller enseigner dans un village du Groenland. Ce qui de prime abord semble un peu rébarbatif est finalement une histoire pleine de drôlerie et d'humanité.

Ce n'est pas vraiment une destination touristique, mais le dépaysement est au rendez-vous avec la chasse, la pêche et les chiens de traîneaux. Avec l'humour du quotidien, on partage la vie de l'étranger qui essaie de s'intégrer, mais dont la maladresse naïve provoque l'hilarité des habitants de Nunaqarfik.

Belle occasion pour le lecteur de remettre en questions ses propres préjugés, en faisant connaissance de ces gens qui vivent dans le froid, avec des ressources naturelles limitées, mais avec une grande fraternité et un sens de la fête. Au-delà des différences, on constate les similitudes des sentiments et de l'identité humaine, des questionnements des jeunes face aux changements sociaux.

On réalise aussi la valeur ironique des objets qu'on prend pour acquis comme lorsque le village attend avec impatience le bateau printanier, car les habitants sont à court d'une marchandise indispensable : du papier-cul!

Un roman très intéressant, une belle découverte, pour ajouter un pays à notre carte du monde…
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joedi
  15 janvier 2014
Martin, instituteur danois célibataire et âgé de trente-huit ans, cherche un sens à sa vie, un peu d'aventure qui pourrait meubler son existence. Une idée s'impose à lui, demander sa mutation pour le Groenland. Dérogeant aux directives du Ministère, Martin va s'intégrer aux coutumes locales et apprendre le groenlandais.
La lecture de ÍMAQUA, c'est une porte ouverte sur les us et coutumes des Groenlandais, une histoire touchante, un hymne à la tolérance.
À lire !
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saphoo
  03 février 2016
Imaqa ! qu'est ce donc ? un petit mot qui résume quelques 400 pages d'un pur bonheur. C'est l'esprit de ce peuple que va découvrir Martin, l'instituteur qui est chargé d'enseigner le danois à des enfants Groenlandais. Peine perdue, Imaqa, qu'avec ruse et patience, y parviendra-t-il ?
Cette lecture nous plonge au coeur même d'un petit village, on lit et on vit au rythme des saisons, des traditions, on sourit parfois car l'humour n'est pas de trop parfois. Cette histoire nous fait prendre conscience mine de rien, l'essence d'une vie. Beaucoup de belles réflexions à la lecture de ce roman. Je ne pourrais pas hélas toutes les citer, mais tout ce que je sais : on ne ressort pas indemne après avoir fermé le livre. Beaucoup d'humanité aussi dans ce récit, des absurdités de notre société pointées du doigt, le brassage des cultures, l'importance des traditions et surtout la transmission d'un savoir-faire d'une génération à une autre. Puis alors là, les descriptions, peu nombreuses certes, mais suffisantes pour nous émerveiller d'un paysage qui n'existe que dans les rêves. C'est un livre magique, une lecture apaisante, je dirais même réconfortante et à la fois inquiétante quand on réfléchit et qu'on approfondit ce que l'auteur a voulu nous dévoiler par le biais de cette histoire. Vraiment un livre à lire et à relire.
J'ai souvent beaucoup de mal à transmettre les émotions à la lecture d'un tel livre, car c'est plus un phénomène de ressenti difficilement transposable par les mots.
Partez à la découverte de ce pays, de ce peuple, et Imaqa, vous en tomberez amoureux.
Leur joie de vivre, leur façon de concevoir la vie de toutes les jours, la simplicité au quotidien, mais voilà qu'une ombre se profile sur ce beau tableau : notre époque, avec cette mondialisation, ce besoin de polluer à tout va toute la planète de nos inutiles besoins de consommation, ce besoin de formater toute la population... Ravage, rage... c'est ce que dénonce Martin, aux prémices de cette gangrène.... Imaqa, que le rêve lui restera comme à la nuit des temps, pur et vrai, sans fioriture d'une modernité qui n'a pas sa place au pays immaculé.
imaqa : peut-être.... un jour....
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jeandubus
  02 mars 2014
Imaqa
Martin s'en va apprendre le Danois dans un petit comptoir du Groenland à des Groenlandais qui parlent leur propre langue. C'est la politique du Ministère qui de cette façon souhaite coloniser la partie arctique du pays. « Surtout ne pas parler le groenlandais avec eux » est la recommandation essentielle de l'Administration et de son secrétaire général qui s'enrichit de la vente de ses manuels scolaires imbéciles.
Seulement Martin part en mission au bout du monde pour vivre sa vie, pas une simple aventure, sa vie même et Martin découvre un peuple édenté et joyeux qui n'a pas besoin de la civilisation libérale mais qui sait échanger, troquer et « rouler » avec chaleur (par -30°) et aimer les autres qu'ils soient du Danemark ou du Groenland.
L'instituteur est accueilli accepté, il est heureux et l'on suit son épopée, ses tentatives, on loue son courage et son audace et on voudrait rester un peu plus avec lui et sa compagne quand le livre se termine en apothéose.
Doublement heureux d'avoir lu ce chef d'oeuvre d'émotion et d'humour puisque ce livre m'a été offert par la personne qui me connait si bien, je le recommande chaudement et notamment aux lecteurs fidèles de Kenneth Cook qui sait tellement bien parler des « gens »
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Citations et extraits (81) Voir plus Ajouter une citation
palamedepalamede   07 octobre 2019
Le concert fut un grand succès ... en cette fin d’automne arctique... dans ce hameau qui s’obstine à être une part de la grande nature, où le ciel n’est pas comme une nuit d’octobre au Danemark un édredon moelleux mais pesant, enveloppant le monde, mais une voûte vertigineuse déployée à l’infini, où les étoiles et le croissant de lune de service brillent avec un éclat et une puissance qui vous font prendre conscience de la distance prodigieuse où elles se trouvent ...
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litolfflitolff   06 août 2013
L'organisation pour la protection de l'environnement Greenpeace, ainsi qu'une blondine f'rançaise vieillissante, avait mobilisé toute la coterie branchée et "tendance" en jouant sur un sentimentalisme totalement déconnecté des faits réels et, à la suite d'une émission de télévision où l'on avait filmé d'indéniables cruautés commises sur des bébés phoques par un groupe de Norvégiens près de Terre-Neuve, avaient appelé du jour au lendemain au boycott des peaux de phoque. Gratte-papiers, vendeuses en parfumeries et représentants d'autres secteurs significatifs défilaient à présent en longs cortèges pendant leur temps libre avec des banderoles et des tracts, dans le but de rayer de la carte un métier aussi vieux que l'existence de l'homme.
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joedijoedi   14 janvier 2014
... ils bavardèrent, bien agréablement de surcroît. Leurs mondes étaient différents, beaucoup de leurs opinions aussi, mais il est curieux de voir à quel point le rayonnement individuel des gens fait que leurs différences se développent en points de vue irréconciliables – voire en conflits – ou bien se résorbent dans l'acceptation généreuse qu'il faut de tout pour faire un monde.
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joedijoedi   12 janvier 2014
Lorsque l'eau, l'air et tout ce qui vous entoure sont propres, l'hygiène personnelle est moins importante. Martin avait remarqué avec étonnement qu'il pouvait porter la même chemise pendant des jours : sa sueur était inodore. On n'était pas imprégné d'autant de saletés que dans la région européenne de la Ruhr où l'on lavait, frottait et rinçait pour se débarrasser des symptômes des impuretés de l'existence. C'est surprenant comme on a peu besoin de savon quand rien ne pollue.
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palamedepalamede   03 octobre 2019
Au fond de l’église, les enfants jouaient à cache-cache autour du poêle et personne n’essayait de les faire taire. Les enfants étaient des enfants, ils étaient tels qu’ils étaient. Et ici il n’y avait personne qui réclamât avec irritation un peu de calme pour pouvoir se concentrer sur les mots de celui qui avait dit un jour : « Laissez venir à moi les petits enfants. »
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