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ISBN : 233000737X
Éditeur : Actes Sud (04/04/2012)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 111 notes)
Résumé :
Martin, instituteur danois de trente-huit ans qui ressent un vide dans son existence, demande sa mutation dans la province la plus septentrionale du Danemark, le Groenland. Il prend ses fonctions dans un hameau de cent cinquante âmes: Nunaqarfik, à plus de cinq cents kilomètres au nord du cercle polaire.
Armé de ses bonnes intentions, encombré de sa mauvaise conscience coloniale et de ses idées préconçues, Martin découvre une communauté solidaire, dont la vie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  04 mars 2014
Êtes-vous déjà allé au Groenland? Moi jamais, mais j'ai l'impression d'y avoir séjourné en lisant Imaqa. J'ai découvert la vie sur la deuxième plus grande île du monde, sans chichis, ni misérabilisme.

Un Danois en peine d'amour qui décide d'aller enseigner dans un village du Groenland. Ce qui de prime abord semble un peu rébarbatif est finalement une histoire pleine de drôlerie et d'humanité.

Ce n'est pas vraiment une destination touristique, mais le dépaysement est au rendez-vous avec la chasse, la pêche et les chiens de traîneaux. Avec l'humour du quotidien, on partage la vie de l'étranger qui essaie de s'intégrer, mais dont la maladresse naïve provoque l'hilarité des habitants de Nunaqarfik.

Belle occasion pour le lecteur de remettre en questions ses propres préjugés, en faisant connaissance de ces gens qui vivent dans le froid, avec des ressources naturelles limitées, mais avec une grande fraternité et un sens de la fête. Au-delà des différences, on constate les similitudes des sentiments et de l'identité humaine, des questionnements des jeunes face aux changements sociaux.

On réalise aussi la valeur ironique des objets qu'on prend pour acquis comme lorsque le village attend avec impatience le bateau printanier, car les habitants sont à court d'une marchandise indispensable : du papier-cul!

Un roman très intéressant, une belle découverte, pour ajouter un pays à notre carte du monde…
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joedi
  15 janvier 2014
Martin, instituteur danois célibataire et âgé de trente-huit ans, cherche un sens à sa vie, un peu d'aventure qui pourrait meubler son existence. Une idée s'impose à lui, demander sa mutation pour le Groenland. Dérogeant aux directives du Ministère, Martin va s'intégrer aux coutumes locales et apprendre le groenlandais.
La lecture de ÍMAQUA, c'est une porte ouverte sur les us et coutumes des Groenlandais, une histoire touchante, un hymne à la tolérance.
À lire !
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saphoo
  03 février 2016
Imaqa ! qu'est ce donc ? un petit mot qui résume quelques 400 pages d'un pur bonheur. C'est l'esprit de ce peuple que va découvrir Martin, l'instituteur qui est chargé d'enseigner le danois à des enfants Groenlandais. Peine perdue, Imaqa, qu'avec ruse et patience, y parviendra-t-il ?
Cette lecture nous plonge au coeur même d'un petit village, on lit et on vit au rythme des saisons, des traditions, on sourit parfois car l'humour n'est pas de trop parfois. Cette histoire nous fait prendre conscience mine de rien, l'essence d'une vie. Beaucoup de belles réflexions à la lecture de ce roman. Je ne pourrais pas hélas toutes les citer, mais tout ce que je sais : on ne ressort pas indemne après avoir fermé le livre. Beaucoup d'humanité aussi dans ce récit, des absurdités de notre société pointées du doigt, le brassage des cultures, l'importance des traditions et surtout la transmission d'un savoir-faire d'une génération à une autre. Puis alors là, les descriptions, peu nombreuses certes, mais suffisantes pour nous émerveiller d'un paysage qui n'existe que dans les rêves. C'est un livre magique, une lecture apaisante, je dirais même réconfortante et à la fois inquiétante quand on réfléchit et qu'on approfondit ce que l'auteur a voulu nous dévoiler par le biais de cette histoire. Vraiment un livre à lire et à relire.
J'ai souvent beaucoup de mal à transmettre les émotions à la lecture d'un tel livre, car c'est plus un phénomène de ressenti difficilement transposable par les mots.
Partez à la découverte de ce pays, de ce peuple, et Imaqa, vous en tomberez amoureux.
Leur joie de vivre, leur façon de concevoir la vie de toutes les jours, la simplicité au quotidien, mais voilà qu'une ombre se profile sur ce beau tableau : notre époque, avec cette mondialisation, ce besoin de polluer à tout va toute la planète de nos inutiles besoins de consommation, ce besoin de formater toute la population... Ravage, rage... c'est ce que dénonce Martin, aux prémices de cette gangrène.... Imaqa, que le rêve lui restera comme à la nuit des temps, pur et vrai, sans fioriture d'une modernité qui n'a pas sa place au pays immaculé.
imaqa : peut-être.... un jour....
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jeandubus
  02 mars 2014
Imaqa
Martin s'en va apprendre le Danois dans un petit comptoir du Groenland à des Groenlandais qui parlent leur propre langue. C'est la politique du Ministère qui de cette façon souhaite coloniser la partie arctique du pays. « Surtout ne pas parler le groenlandais avec eux » est la recommandation essentielle de l'Administration et de son secrétaire général qui s'enrichit de la vente de ses manuels scolaires imbéciles.
Seulement Martin part en mission au bout du monde pour vivre sa vie, pas une simple aventure, sa vie même et Martin découvre un peuple édenté et joyeux qui n'a pas besoin de la civilisation libérale mais qui sait échanger, troquer et « rouler » avec chaleur (par -30°) et aimer les autres qu'ils soient du Danemark ou du Groenland.
L'instituteur est accueilli accepté, il est heureux et l'on suit son épopée, ses tentatives, on loue son courage et son audace et on voudrait rester un peu plus avec lui et sa compagne quand le livre se termine en apothéose.
Doublement heureux d'avoir lu ce chef d'oeuvre d'émotion et d'humour puisque ce livre m'a été offert par la personne qui me connait si bien, je le recommande chaudement et notamment aux lecteurs fidèles de Kenneth Cook qui sait tellement bien parler des « gens »
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Rhodopsine
  24 août 2014
Martin est instituteur au Danemark. Il demande, et obtient un poste au Groenland:
il s'installe dans un comptoir qui compte 150 âmes et 500 chiens.
Les premiers chapitres font irrésistiblement penser aux racontars arctiques de Jorn Riel: nouvel arrivant naïf qui se fait rouler par des habitants plus rusés qu'il ne s'y attend, malentendus basés sur la langue, coutumes auxquelles il faut s'habituer... Mais le ton de farce qui domine les premières pages ne dure pas. La vie quotidienne apporte son lot de bagarres, l'alcool fait des ravages, le colonialisme danois fragilise la société traditionnelle.
Un roman en demi-teinte, burlesque et tragique, drôle et dramatique.
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Citations et extraits (75) Voir plus Ajouter une citation
litolfflitolff   06 août 2013
L'organisation pour la protection de l'environnement Greenpeace, ainsi qu'une blondine f'rançaise vieillissante, avait mobilisé toute la coterie branchée et "tendance" en jouant sur un sentimentalisme totalement déconnecté des faits réels et, à la suite d'une émission de télévision où l'on avait filmé d'indéniables cruautés commises sur des bébés phoques par un groupe de Norvégiens près de Terre-Neuve, avaient appelé du jour au lendemain au boycott des peaux de phoque. Gratte-papiers, vendeuses en parfumeries et représentants d'autres secteurs significatifs défilaient à présent en longs cortèges pendant leur temps libre avec des banderoles et des tracts, dans le but de rayer de la carte un métier aussi vieux que l'existence de l'homme.
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joedijoedi   14 janvier 2014
... ils bavardèrent, bien agréablement de surcroît. Leurs mondes étaient différents, beaucoup de leurs opinions aussi, mais il est curieux de voir à quel point le rayonnement individuel des gens fait que leurs différences se développent en points de vue irréconciliables – voire en conflits – ou bien se résorbent dans l'acceptation généreuse qu'il faut de tout pour faire un monde.
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joedijoedi   12 janvier 2014
Lorsque l'eau, l'air et tout ce qui vous entoure sont propres, l'hygiène personnelle est moins importante. Martin avait remarqué avec étonnement qu'il pouvait porter la même chemise pendant des jours : sa sueur était inodore. On n'était pas imprégné d'autant de saletés que dans la région européenne de la Ruhr où l'on lavait, frottait et rinçait pour se débarrasser des symptômes des impuretés de l'existence. C'est surprenant comme on a peu besoin de savon quand rien ne pollue.
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ratdeschampsratdeschamps   09 février 2017
- Des machines à laver? demanda Martin. Mais est-ce qu'il y a assez d'eau pour des machines à laver?
- C'est justement le problème! répondit le médecin avec un geste désespéré. Il est dingue! Il a fait calculer par un de ces crétins de l'Organisation des Techniciens groenlandais que si tout le monde se procurait une machine à laver et une douche à Umànaq, il n'y aurait plus une goutte d'eau dans le lac au bout de dix ans!
- Et après ces dix ans? ou même quinze? voulut savoir Martin.
- C'est exactement ce que j'ai demandé! Mais alors ce crétin m'a répondu que dix ou quinze ans, c'était long, et que d'ici là quelqu'un aurait sûrement inventé quelque chose!
Jorgen Andersen se frappa le front.
- C'est quand même un endroit spécial, ici !
- Mais c'est la même chose, pensa Martin. La même chose que partout dans notre monde. Ici, c'est seulement condensé, ce qui rend plus criantes la bêtise et les vues à court terme.
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patatarte2001patatarte2001   14 juin 2018
Martin avait un jour montré le calendrier de l'école au grand chasseur, le vieux Juanse. Il lui avait expliqué comment un calendrier comme celui-là permettrait d'évaluer d'un seul coup d'œil le temps dont on disposait. Juanse avait trouvé que le calendrier était très beau - celui-ci était illustré d'un ennuyeux monument de Copenhague - mais personnellement il se refusait à en posséder un . Pour lui, pareil objet mettait justement l'accent sur le temps qu'il manquait. Et ça, il n'en avait pas besoin. C'était même une drôle d'idée de tenir la comptabilité de ce genre de choses
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