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Critiques sur Imaqa : Une aventure au Groenland (40)
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palamede
  06 octobre 2019
les Groenlandais de Nunaqarfik, un petit hameau au nord du cercle polaire, voient un jour débarquer Martin, un instituteur danois qui, venu enseigner sa langue et diriger l'école, ignore rapidement les recommandations de l'inspecteur général de l'Education nationale de son pays. Ainsi il apprend le groenlandais, fraternise avec une population au rythme de la nature, manifestement très heureuse dans l'instant présent. Une intégration si parfaite que Martin envisage sérieusement de finir ses jours dans ce lieu merveilleux...

C'est avec un humour et une ironie irrésistibles que Flemming Jensen dénonce les méfaits de la colonisation danoise au Groenland. Devenu depuis 1953 constitutif du Royaume du Danemark un pays, en dépit de l'autonomie renforcée accordée en 2009 par le parlement danois, dont les habitants se voient imposer d’apprendre le danois, en plus de l'installation de sociétés minières délétère pour leur mode de vie ancestrale et leur environnement. Toutes choses aux relents impérialistes exécrables mises en scène dans ce roman jubilatoire que transcendent les valeurs de tolérance et d'amour de l'autre.
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bilodoh
  04 mars 2014
Êtes-vous déjà allé au Groenland? Moi jamais, mais j'ai l'impression d'y avoir séjourné en lisant Imaqa. J'ai découvert la vie sur la deuxième plus grande île du monde, sans chichis, ni misérabilisme.

Un Danois en peine d'amour qui décide d'aller enseigner dans un village du Groenland. Ce qui de prime abord semble un peu rébarbatif est finalement une histoire pleine de drôlerie et d'humanité.

Ce n'est pas vraiment une destination touristique, mais le dépaysement est au rendez-vous avec la chasse, la pêche et les chiens de traîneaux. Avec l'humour du quotidien, on partage la vie de l'étranger qui essaie de s'intégrer, mais dont la maladresse naïve provoque l'hilarité des habitants de Nunaqarfik.

Belle occasion pour le lecteur de remettre en questions ses propres préjugés, en faisant connaissance de ces gens qui vivent dans le froid, avec des ressources naturelles limitées, mais avec une grande fraternité et un sens de la fête. Au-delà des différences, on constate les similitudes des sentiments et de l'identité humaine, des questionnements des jeunes face aux changements sociaux.

On réalise aussi la valeur ironique des objets qu'on prend pour acquis comme lorsque le village attend avec impatience le bateau printanier, car les habitants sont à court d'une marchandise indispensable : du papier-cul!

Un roman très intéressant, une belle découverte, pour ajouter un pays à notre carte du monde…
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joedi
  15 janvier 2014
Martin, instituteur danois célibataire et âgé de trente-huit ans, cherche un sens à sa vie, un peu d'aventure qui pourrait meubler son existence. Une idée s'impose à lui, demander sa mutation pour le Groenland. Dérogeant aux directives du Ministère, Martin va s'intégrer aux coutumes locales et apprendre le groenlandais.
La lecture de ÍMAQUA, c'est une porte ouverte sur les us et coutumes des Groenlandais, une histoire touchante, un hymne à la tolérance.
À lire !
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saphoo
  03 février 2016
Imaqa ! qu'est ce donc ? un petit mot qui résume quelques 400 pages d'un pur bonheur. C'est l'esprit de ce peuple que va découvrir Martin, l'instituteur qui est chargé d'enseigner le danois à des enfants Groenlandais. Peine perdue, Imaqa, qu'avec ruse et patience, y parviendra-t-il ?
Cette lecture nous plonge au coeur même d'un petit village, on lit et on vit au rythme des saisons, des traditions, on sourit parfois car l'humour n'est pas de trop parfois. Cette histoire nous fait prendre conscience mine de rien, l'essence d'une vie. Beaucoup de belles réflexions à la lecture de ce roman. Je ne pourrais pas hélas toutes les citer, mais tout ce que je sais : on ne ressort pas indemne après avoir fermé le livre. Beaucoup d'humanité aussi dans ce récit, des absurdités de notre société pointées du doigt, le brassage des cultures, l'importance des traditions et surtout la transmission d'un savoir-faire d'une génération à une autre. Puis alors là, les descriptions, peu nombreuses certes, mais suffisantes pour nous émerveiller d'un paysage qui n'existe que dans les rêves. C'est un livre magique, une lecture apaisante, je dirais même réconfortante et à la fois inquiétante quand on réfléchit et qu'on approfondit ce que l'auteur a voulu nous dévoiler par le biais de cette histoire. Vraiment un livre à lire et à relire.

J'ai souvent beaucoup de mal à transmettre les émotions à la lecture d'un tel livre, car c'est plus un phénomène de ressenti difficilement transposable par les mots.

Partez à la découverte de ce pays, de ce peuple, et Imaqa, vous en tomberez amoureux.
Leur joie de vivre, leur façon de concevoir la vie de toutes les jours, la simplicité au quotidien, mais voilà qu'une ombre se profile sur ce beau tableau : notre époque, avec cette mondialisation, ce besoin de polluer à tout va toute la planète de nos inutiles besoins de consommation, ce besoin de formater toute la population... Ravage, rage... c'est ce que dénonce Martin, aux prémices de cette gangrène.... Imaqa, que le rêve lui restera comme à la nuit des temps, pur et vrai, sans fioriture d'une modernité qui n'a pas sa place au pays immaculé.

imaqa : peut-être.... un jour....
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Rhodopsine
  24 août 2014
Martin est instituteur au Danemark. Il demande, et obtient un poste au Groenland:
il s'installe dans un comptoir qui compte 150 âmes et 500 chiens.
Les premiers chapitres font irrésistiblement penser aux racontars arctiques de Jorn Riel: nouvel arrivant naïf qui se fait rouler par des habitants plus rusés qu'il ne s'y attend, malentendus basés sur la langue, coutumes auxquelles il faut s'habituer... Mais le ton de farce qui domine les premières pages ne dure pas. La vie quotidienne apporte son lot de bagarres, l'alcool fait des ravages, le colonialisme danois fragilise la société traditionnelle.
Un roman en demi-teinte, burlesque et tragique, drôle et dramatique.
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jeandubus
  02 mars 2014
Imaqa
Martin s'en va apprendre le Danois dans un petit comptoir du Groenland à des Groenlandais qui parlent leur propre langue. C'est la politique du Ministère qui de cette façon souhaite coloniser la partie arctique du pays. « Surtout ne pas parler le groenlandais avec eux » est la recommandation essentielle de l'Administration et de son secrétaire général qui s'enrichit de la vente de ses manuels scolaires imbéciles.

Seulement Martin part en mission au bout du monde pour vivre sa vie, pas une simple aventure, sa vie même et Martin découvre un peuple édenté et joyeux qui n'a pas besoin de la civilisation libérale mais qui sait échanger, troquer et « rouler » avec chaleur (par -30°) et aimer les autres qu'ils soient du Danemark ou du Groenland.

L'instituteur est accueilli accepté, il est heureux et l'on suit son épopée, ses tentatives, on loue son courage et son audace et on voudrait rester un peu plus avec lui et sa compagne quand le livre se termine en apothéose.

Doublement heureux d'avoir lu ce chef d'oeuvre d'émotion et d'humour puisque ce livre m'a été offert par la personne qui me connait si bien, je le recommande chaudement et notamment aux lecteurs fidèles de Kenneth Cook qui sait tellement bien parler des « gens »

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peneloppe277
  16 septembre 2019
Imaqa est un roman plein d'humour qui permet d'avoir un aperçu de la vie au Groenland à l'arrivée de la "modernité". Les personnages sont très attachants et les situations improbables se succèdent.
le choc des cultures est rendu d'autant plus piquant que le narrateur est un danois exilé volontaire au Groenland.
Mais ce roman aborde également le sujet plus profond de la déstabilisation d'une culture vivrière à l'arrivée de la modernité et du progrès (changement de mode de vie, de relations entre les personnes, d'échelle de valeur...).
En résumé, ce roman très agréable à lire permet un équilibre (à mon goût) parfait entre la détente et la réflexion.
Et pour savoir ce qu'Imaqa signifie en inuit, il suffit de lire ce livre!!!!
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claraetlesmots
  23 juillet 2015
Nous sommes dans les années 1970. Martin presque quarantenaire enseignant danois demande sa mutation pour le Groenland. Il cherche l'aventure et son choix se pose sur un petit hameau (appelé un comptoir) du nom de Nunaqarfik. Interdiction formelle de parler la langue locale, utilisation obligatoire de manuels scolaires : les exigences du Ministère sont fermes. Arrivé sur place, il découvre l'immensité du paysage polaire et une communauté soudée, chaleureuse. Même si ses débuts sont un peu difficiles, sa gentillesse lui ouvre bien des portes. Les habitant vivent simplement mais sont heureux, les traditions ancestrales persistent et tout est souvent prétexte a faire la fête. Il se sent bien, il est en phase avec les habitants, la nature et c'est le hic. Car sa mission est d'implanter la langue danoise mais aussi une certaine modernité.

Le dépaysement est garanti car on est immergé dans cette communauté du Groenland et ses coutumes. Entre situations cocasses ou burlesques et des événements dramatiques, Flemming Jensen nous confronte à la vision d'un peuple qui s'étiole et qui risque de perdre son âme, ses racines car gangrené par un mode de vie inadéquat.
Des personnages attachants, de nombreux rebondissements, de l'humour mais aussi des pincements au coeur et surtout un réel humanisme : ce livre fait du bien. Mais il dénonce également les nombreux impacts de colonisation Groenland par le Danemark et soulève de nombreuses questions importantes.
Une lecture à ne pas bouder !
Lien : http://claraetlesmots.blogsp..
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letitbe
  26 août 2012
Martin, instituteur de 38 ans, demande sa mutation au Groënland.

Il va débarquer à Nunqarfik, comptoir de 150 habitants et 500 chiens.

L'adaptation au climat et aux moeurs locales ne sera pas aisée pour Martin. Mais sa gentillesse et sa bonne volonté le feront adopter par les autochtones.

Martin découvre un peuple chaleureux, solidaire mais aussi des failles, des blessures car l'intrusion de la civilisation moderne dans une société traditionnelle ne se fait pas sans heurts et brise parfois les êtres.

Comme le héros qui a eu du mal à s'adapter à sa nouvelle affectation, j'ai aussi eu quelques difficultés à rentrer dans l'histoire. Mais en progressant dans ma lecture, je me suis laissée porter par le récit et ses personnages si attachants.

Le roman alterne entre drame et comédie. Il dénonce aussi les méfaits de la colonisation du Groënland par le Danemark.

L'histoire se déroule en 1972. La situation a-t-elle évolué depuis lors? le gouvernement danois a-t-il modifié sa ligne de conduite? Les groënlandais sont-ils parvenus à concilier traditions et modernité?
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Paojito
  25 janvier 2016
C'est superbe ! Une plongée vertigineuse et glaciale dans le Groenland des années 70. On suit un instit' danois, Martin, venu trouver une nouvelle vie à Nunaqarfik, en plein pôle Nord, où le bonheur tient a peu de chose : la pêche du jour et le stock de papier toilette dans l'épicerie. Il découvre avec un enthousiasme débordant, une naiveté feinte, cette nouvelle vie qui s'offre à lui, mais aussi le destin des hommes et des femmes qui peuplent la banquise depuis des générations.
C'est à la fois tendre et violent, drôle et profondément tragique. On pense forcément aux livres de Jorn Riel, grace à qui j'ai exploré le Groenland il y a déjà quelques années.
Au delà de l'aventure humaine du roman, le propos est aussi anticolonialiste, il dénonce les dangers de la course à la "civilisation" qui se fait dans le mépris des traditions et cultures des peuples autochtones. (A ce titre, j'aimerais mentionner le film L'étreinte du serpent, 2015, qui avec beaucoup de poésie, fait échos à ces mêmes problèmes, mais en Amazonie). Et Flemming Jensen ne manque ni de poésie ni d'humour, pour partager cette rocambolesque histoire.
C'est rafraichissant, ça ne laisse pas indifférent et en plus on apprend des choses sur le Groenland ! Mais oui, il le faut lire, absolument !
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