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ISBN : 2847202277
Éditeur : Gaïa (04/04/2012)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 57 notes)
Résumé :
Max est un homme politique de haut vol. Max est un génie, il est malin et s’en sort toujours. Il est le spin doctor du personnage le plus important du Danemark. Seulement cette fois, Max a assassiné son meilleur ami, qui est aussi, accessoirement, le Premier ministre.
Par quel plan génial pourra-t-il se tirer d’affaire ?
Flemming Jensen nous offre un roman décalé dont la construction burlesque et le ton hilarant, accompagnent le suspens et les rebondis... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
GeorgesSmiley
  19 février 2019
Le Danemark est un curieux pays, bien différent du nôtre. Pourquoi je vous dis ça ? Imaginez que l'épouse du Premier ministre, après avoir été quelque peu moquée par la presse, éprouve le besoin de se changer les idées en renouvelant son mobilier. On peut la comprendre :
« La photo était en couleur et malheureusement assez nette. On y voyait deux femmes, dans la Tour dorée de Tivoly. Chacune sur son siège, l'une à côté de l'autre, solidement attachées. L'une hurlait de joie, l'autre de terreur. Et de rage ! Ca ne faisait aucun doute. La vitesse de déplacement remplissait leurs robes d'air et… Enfin voilà, on y voyait des choses qu'habituellement on n'aère pas en public. Surtout pas les femmes mariées à des chefs d'Etat, en dehors de la juridiction française*. de nos jours, l'attrait pour ce genre de sensation est somme toute assez limité, mais il y avait un petit détail qui changeait la donne : aucune des deux dames n'était franchement anorexique et les sommes utilisées par la première dame lettone pour sa sustentation avait sans doute été économisées sur le budget culotte…»
Ici, on est organisé, hiérarchisé, on a du personnel et aucun problème de budget. On appellerait sans doute à l'aide antiquaires, conservateurs du patrimoine et le gotha des architectes d'intérieur mais là-bas, à Copenhague, il apparaît comme vraisemblable que la dame en question se rende elle-même chez Ilva pour en repartir illico-presto avec un nouveau canapé et quatre porteurs qui sont en réalité des policiers habituellement affectés à la surveillance d'une ambassade, laquelle ambassade se retrouve après un match de football houleux prise d'assaut par une horde de vikings furieux. Imaginez la presse déchaînée, les danois en colère et la démission imminente du premier ministre. Je sais qu'ici, c'est inconcevable depuis qu'après avoir coupé la tête du malheureux Louis XVI, on a décidé de ne plus couper les cheveux en quatre de nos monarques élus en les laissant mener le grand train qu'ils souhaitent et qui, pensent-ils, participe de leur majesté. C'est aussi un des plaisirs de la lecture de romans étrangers que de découvrir d'autres contrées et d'autres moeurs. Bref, je m'égare, revenons à ce Blues du Braqueur de Banque que j'ai trouvé particulièrement réussi en dépit du titre (je sens que je vais encore m'égarer) qui me renvoie le souvenir ancien mais néanmoins vivace de m'être, un beau (pas tant que ça finalement) matin, retrouvé à genoux, dans un hall d'agence bancaire avec un pistolet braqué sur ma nuque que je n'imaginais pas si fragile, en attendant avec une impatience certaine que les opérations de retrait en espèces réclamées assez bruyamment, je dois dire, et sans attendre son tour, par notre braqueur de banque ne se terminent. Pour tout vous dire, l'ambiance était beaucoup plus tendue que dans la savoureuse anecdote racontée par le braqueur danois à laquelle je ne résiste pas :
« le rire est un formidable adoucissant. Une fois nous avions été forcés de pacifier le personnel d'une banque avec du ruban adhésif gaffer. Ca rend toujours l'ambiance pesante quand on ne peut pas travailler en paix, quand il y a trop de bruit et de mouvement. La dame du guichet était dotée d'une relative corpulence – et je suis sympa. Quand mon collègue voulut lui attacher les bras dans le dos, l'avant de son tailleur explosa littéralement. La tension fut alors trop forte. le directeur de la filiale éclata de rire, un véritable fou rire communicatif. Comme une digue qui cède, le fou rire gagna la moitié du personnel. Bientôt, la pièce entière résonnait des rires d'une bande de fonctionnaires attachés les mains dans le dos. Et voyez : l'ambiance fut tout de suite plus légère ! C'était presque jovial, la forte dame du guichet était la seule à rester un peu maussade. L'hostilité qui existait depuis le début commença alors à se fissurer, nous étions devenus des gens qui avaient une histoire commune à raconter. Ce changement miraculeux, nous le devions au rire. Bien sûr, dans ce cas précis, cela eut pour effet de faire prendre un peu de retard au travail en cours et ce retard additionné à une peine avec sursis que je me traînais depuis quelques années, ne resta pas sans conséquence. Mais oublions ça, ce jour-là, le rire avait adouci l'atmosphère. »
Mettez au milieu de la nuit, dans un hangar à bateaux, un Premier ministre, son ami mentor et conseiller, et une jeune chef scout, donnez la parole à un braqueur de banque admiratif et conscient de ses insuffisances intellectuelles, mélangez bien et vous obtenez une comédie malicieuse et politiquement incorrecte dont la légèreté n'exclut pas des réflexions profondes sur nos sociétés démocratiques et leurs perversions ainsi que quelques assertions des plus piquantes voire irrévérencieuses :
« Il en va des ministres comme des couches jetables : il faut les changer souvent.
Et pour la même raison. »
Ce petit roman se lit très vite avec beaucoup de plaisir et la chute qu'on sent venir mais dont on ne peut deviner les modalités est amusante. A malin, malin et demi !
*Ah, les stéréotypes !
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PetiteBalabolka
  17 juillet 2015
L'avantage, avec un libraire qui vous connaît bien, c'est qu'il est capable de déterminer quel genre de lecture vous agrée de manière générale (voire vous enthousiasme), mais aussi selon votre humeur du moment. Je me suis donc adressée à mes libraires avec une consigne volontairement peu subtile (j'aime bien les mettre au défi), celle de me trouver des livres sans prise-de-tête, limite « Oui-Oui ». Après un sourire melliflue de leur part me signifiant qu'ils avaient déjà saisi la part d'exagération dans mon propos, je me suis retrouvée avec un livre à la couverture que je qualifierai d'efficace. L'auteur est danois, je ne le connaissais pas mais en général, j'aime assez la littérature d'Europe du Nord, pour son côté désopilant notamment. Je n'ai pas été déçue.
L'histoire est racontée par un braqueur de banque avec une forme d'application un peu maladroite qui donne d'emblée une certaine légèreté de ton (bien que les thèmes abordés ne le soient pas). le narrateur s'emploie à expliquer sa démarche : il emprunte la forme d'un sketch célèbre au Danemark s'organisant en trois parties : l'exposition (sorte de longue introduction), la description des personnages et le dénouement. Il agrémente chaque chapitre d'une sorte de chapeau que j'ai trouvé parfois un peu lourd dans l'effet comique recherché et qui a l'inconvénient de dévoiler une partie de l'intrigue.
Si notre narrateur s'applique autant, c'est qu'il est pantois d'admiration devant l'intelligence de son personnage principal, Max. Intelligence largement sollicitée car Max s'est mis dans une situation apparemment inextricable. Il a assassiné le Premier ministre du Danemark, Tom, son meilleur ami. Max est son "Spin Doctor", son conseiller de l'ombre depuis des années, celui qui excelle à manipuler l'opinion, à louvoyer dans les plus hautes sphères politiques mais qui laisse sur le devant de la scène, son ami, son pantin aussi, plus charismatique. Mais voilà que Tom a voulu remettre en question cet accord...Il faut dire que la situation est tendue car un énorme poil à gratter des relations entre le Danemark et les Etats-Unis est à nouveau sur la sellette : la base de Thulé au Groenland. Au coeur de cet enjeu géopolitique hérité de la Guerre froide, la question du devenir d'une poignée d'Inuits devient embarrassante dès lors qu'elle trouve écho parmi l'opinion publique danoise dans son ensemble (on apprend sur la quatrième de couverture que Flemming Jensen est un défenseur de la cause groenlandaise). Pourtant Max, rompu à toutes les magouilles, a déjà trouvé la parade. Mais voilà que les choses se compliquent encore : un match de football injustement perdu par l'équipe nationale face au voisin suédois qui tourne à l'émeute, les caprices d'une femme de Premier ministre qui dégarnit les rangs des services d'ordre et c'est la gaffe, impossible à rattraper.
Jensen s'amuse à placer des événements apparemment sans lien entre eux, d'importance variable, les uns probables, les autres complètement loufoques, certains relevant de la sphère publique, d'autres du domaine privé, pour créer une sorte de tourbillon frénétique autour de ces personnages. L'ensemble est assez alerte et distille pas mal de messages, notamment sur la démocratie, la manipulation de l'opinion publique, les opportunismes de tout genre, tout ça sans avoir l'air de paraître trop sérieux. le personnage de la jeune scoute, témoin presque direct de l'assassinat est le contrepoint naïf au cynisme de Max.
Pourtant, il faut peut-être apprendre à se méfier des oies blanches, comme de tous les pantins d'ailleurs.

Lien : http://leschroniquesdepetite..
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Pirouette0001
  04 janvier 2015
C'est drôle d'un bout à l'autre, vraiment désopilant. Plutôt dans le genre "nonsense". Mais j'ai beaucoup aimé.
Un braqueur de banque raconte l'histoire de Max, égérie au masculin du premier ministre danois, qu'il vient de tuer. Mais non loin de là, se trouve un camp scout et une cheftaine fait irruption dans le hangar où se trouvent Max et le cadavre. Comment Max va-t-il s'en sortir, lui qui est habitué de sortir le gouvernement de toutes les impasses dans lesquelles la politique les fourvoie ?
Un excellent moment de détente. Bravo !
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LN
  16 avril 2012
Max est un homme ingénieux, capable de mettre au point les plans les plus rocambolesques pour se sortir d'une situation difficile, et cette capacité à s'adapter fait sa force. Mais cette fois-ci, le hasard lui complique quelque peu la mise :

« Pourquoi je raconte tout ça ?
Parce que ça peut être une consolation pour beaucoup.
Un exemple du fait que ça peut mal se passer même pour le meilleur d'entre nous. Il n'y avait pas de problème avec ce plan – il y a seulement eu un accident, dont on ne peut pas se préserver.
On peut acheter un parapluie si le temps est à la pluie, mais rester sans défense devant une bouche d'incendie qui explose sur le trottoir. Ça ne fait pas du parapluie une mauvaise idée. » (p. 173)

En rencontrant la jeune Signe, une jeune scout qui s'est trouvée au mauvais endroit au mauvais
moment, sa vie va basculer irrémédiablement.

« N'oublions pas que cet homme si plein de pouvoir, habitué à jongler avec le destin des gens, n'était rien de plus qu'une personne tout à fait normale. Une personne habitée par l'angoisse, la joie, la tristesse, le bonheur et une nette tendance à la tendresse, comme chacun d'entre nous.
Au fond, max avait désespérément besoin que quelqu'un s'occupe de lui.» (p. 190)

Le blues du braqueur de banque est un texte drôle qui ne se prend pas au sérieux et joue de son originalité. le lecteur est adroitement manipulé par les personnages, et court de surprises en surprises…

Mais derrière cette apparente légèreté, se cachent des ressources philosophiques, politiques, et psychologiques d'une richesse.

« C'est pourtant toujours comme ça qu'on résout les problèmes et qu'on évite les ennuis. Pas en supprimant le problème ou l'ennui, mais simplement en reformulant avec intelligence. » (p. 62)
Lien : http://www.lecturissime.com/..
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christinebeausson
  15 octobre 2013
Pour qui connaît l'autre livre de cet auteur publié en français, "imaqa", (livre dont je ne peux qu'encourager la découverte), le style, l'intrigue et les personnages sont d'un autre monde.
Le blues du braqueur de banque est une farce, un sketche qui pourrait figurer dans un des spectacles de Flemming Jensen.
L'humour, très souvent noir, dénonce beaucoup d'aberrations de nos sociétés.
Le fric, le pouvoir, la manipulation. Mais sommes nous vraiment dupes de ce qu'on cherche à nous montrer !
Le monde de la politique ?
Je serai là beaucoup plus sceptique et attentive à ne pas me laisser aller à une dérive du tous pourris !
Facile de dénoncer la perversion des hommes qui nous gouvernent et de leurs assistants.... Je préfère voir une meilleure illustration de ce monde par l'intermédiaire de la série Borgen, série danoise qui a le mérite de décrypter à la fois les arcanes du pouvoir et les moyens utilisés pour se l'approprier et éventuellement le garder!
N'oublions jamais que si nous portons un individu au pouvoir, c'est lui qui après décidera et non pas celui qui l'a aidé à acquérir ce pouvoir.
Quant à la manipulation entre individu, quelle est la part de la naïveté, du calcul, de la préméditation .....
C'est peut être simplement la vie... Parfois simplement bête et méchante!
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
GwordiaGwordia   03 avril 2012
"Les gens se battent pour la démocratie, mon vieux ! On se vante de notre démocratie ! On fait des guerres partout sur Terre pour exporter la démocratie !"

Elle se maîtrisa. Parfois, la langue s'emballe, et on commence à dire des bêtises.

"Enfin, non." Elle se corrigea toute seule, irritée. "On le fait pas pour la démocratie. Mais après coup, on dit que c'était pour ça... vous le dites !"

Elle l'accusait du regard.

Grand Dieu ! Max n'en pouvait plus. La nuit était bien avancée, et il n'avait pas dormi. C'était évident : Max était fatigué.

Mais il n'y avait pas de détour possible. Il fallait y retourner.

"Je vais essayer de t'expliquer quelque chose à propos de la démocratie, Signe. Quelque chose qui peut être un petit peu difficile à comprendre...

- Fais gaffe, si c'est trop difficile à comprendre, je risque de devenir méfiante !"

Il n'y avait évidemment rien de révolutionnaire dans les propos de Max sur la démocratie, mais Signe était très jeune, il n'avait donc aucun intérêt à sauter une étape.

Pour le lecteur aussi tout ça pourrait avoir des airs d'évidence, mais laissez-moi résumer brièvement, question de cohérence.

Commençons avec les grands défis de l'humanité - juste quelques-unes, on n'est pas au Consensus de Copenhague.

La Terre va mal, c'est comme ça. On le sait bien : le CO² dans l'air, les substances toxiques dans l'eau, la radioactivité... Tout ça, on nous en rabat les oreilles. Le fait est que l'homme est le seul animal à avoir choisi son extermination en chiant dans son propre terrier.

On peut penser ce qu'on veut, mais c'est comme ça.

Quel rapport avec la démocratie ?

Tout le monde sait ce qui ne va pas - tout le monde sait ce qu'il faut faire. Personne ne le fait ! La Terre approche la limite de la surpopulation, pendant que nous les riches devenons plus riches, les pauvres plus pauvres, les assoiffés plus assoiffés, les affamés plus affamés - et l'impuissance se mue en une rage mondiale, qui un jour ou l'autre explosera forcément en Ragnarök.

On peut trouver ça bien ou pas, mais on est bien obligés de s'y faire, parce que c'est comme ça.

Peut-on y faire quelque chose ?

Oui, on peut - on peut l'empêcher !

On ne le fera pas.

Qui doit le faire - est-ce que nous pouvons l'empêcher ?

Oui, il se trouve qu'on le peut !

Est-ce qu'on va le faire ?

Non, on ne le fera ps.

Pourquoi ?

A cause de la dé-mo-cra-tie !

Nous y voilà : la démocratie causera la ruine de la Terre !

Tous les gouvernements du monde savent quoi faire, mais personne ne fait rien.

Parce que ce qu'il faut faire serait si radicalement impopulaire que personne ne veut mettre la tête sous la guillotine.

Parce qu'il y a toujours des élections dans quelques années.

L'indicible vérité est : la seule chose qui pourrait sauver la Terre, c'est un régime totalitaire.

Mais ça, on n'en veut surtout pas ! Oulala !

Plutôt laisser crever la Terre.

Pour la démocratie !
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AcounAcoun   07 janvier 2018
Prenez les dix commandements - juste ça !
Moïse descend d'une montagne -le mont Sinaï, pour être exact. Et là, qu'est-ce que vous me dites ? Dieu est installé au sommet d'une montagne ! Ça aurait aussi bien pu être Edmund Hillary.
Bref, Moïse se pointe avec une paire de plaques de pierre. Puis il se retourne vers Dieu, qui vient de poser son burin et époussette sa tunique, ou sa combinaison de ski ou ce qui pouvait bien être tendance chez les divinités à l'époque et hurle :
"OK, OK, Dieu ! Je te suis complètement rapport aux commandements et tout. Mais il faut juste que tu me répètes pour l'autre deal : les Arabes reçoivent tout le pétrole et en contrepartie, les nôtres auront le droit de se faire couper le bout du... quoi ??? "
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   21 février 2019
Le rire est un formidable adoucissant. Une fois nous avions été forcés de pacifier le personnel d'une banque avec du ruban adhésif. Ca rend toujours l'ambiance pesante quand on ne peut pas travailler en paix, quand il y a trop de bruit et de mouvement. La dame du guichet était dotée d'une relative corpulence – et je suis sympa. Quand mon collègue voulut lui attacher les bras dans le dos, l'avant de son tailleur explosa littéralement. La tension fut alors trop forte. le directeur de la filiale éclata de rire, un véritable fou rire communicatif. Comme une digue qui cède, le fou rire gagna la moitié du personnel. Bientôt, la pièce entière résonnait des rires d'une bande de fonctionnaires attachés les mains dans le dos. Et voyez : l'ambiance fut tout de suite plus légère ! C'était presque jovial, la forte dame du guichet était la seule à rester un peu maussade. L'hostilité qui existait depuis le début commença alors à se fissurer, nous étions devenus des gens qui avaient une histoire commune à raconter. Ce changement miraculeux, nous le devions au rire. Bien sûr, dans ce cas précis, cela eut pour effet de faire prendre un peu de retard au travail en cours et ce retard additionné à une peine avec sursis que je me traînais depuis quelques années, ne resta pas sans conséquence. Mais oublions ça, ce jour-là, le rire avait adouci l'atmosphère.
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GwordiaGwordia   03 avril 2012
Les politiciens sont des amateurs.

Et ça ne pose absolument aucun problème. C'est même le principe de la démocratie : nous devons tous avoir notre mot à dire, puisque nous sommes tous à égalité - tout simplement.

L'idée vient de la Grèce antique, elle est née d'un profond idéalisme et d'une désespérante ignorance de la nature humaine.

Nous avons nous-mêmes décidé que les choses devaient être comme elles sont. Mais le résultat est dont que les pays démocratiques à travers le monde sont menés par une bande d'amateurs à moitié dingues. On peut devenir ministre de l'Environnement uniquement parce qu'on possède un tracteur ! Il en va des ministres comme des couches jetables : il faut en changer souvent.

Et pour la même raison.
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Pirouette0001Pirouette0001   04 janvier 2015
(...) l'image des braqueurs dans la société reste peu valorisée.

Aux grandes premières de théâtre par exemple, on invite toujours beaucoup plus de directeurs de banque que de braqueurs de banques. Les directeurs de banque semblent en effet nettement plus honorables, bien que je puisse garantir que si l'on fait les comptes, les directeurs coûtent aux banques bien plus cher que les braqueurs.

Quand un directeur a coulé une banque de plusieurs centaines de millions, on lui donne quelques millions de plus pour l'inviter à prendre la porte - nous autres en revanche, on peut s'estimer heureux si l'on s'en sort avec de quoi payer un taxi pour rentrer à la maison.
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