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Théo Varlet (Traducteur)André Topia (Éditeur scientifique)
ISBN : 2080705369
Éditeur : Flammarion (07/01/1993)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 283 notes)
Résumé :
Trois hommes dans un bateau (sans oublier le chien) est un roman comique de Jerome K. Jerome, publié en 1889. Il narre les aventures de George, Harris, Jérôme et Montmorency (le chien), entreprenant un voyage sur la Tamise.
Las de la vie qu'ils mènent à Londres, trois amis décident de prendre des vacances. Malgré les protestations du chien Montmorency, les voilà partis en bateau sur la Tamise, bien résolus à mener une vie saine, heureux de découvrir les charm... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
Cricri124
13 septembre 2017
Trois amis, passablement cabotins, un brin hypocondriaque, un poil paresseux, pas très doués non plus, et de surcroit un tantinet de mauvaise foi, accompagnés de leur cabochard de chien, décident pour s'aérer et décompresser un peu, de remonter la Tamise en canot. C'est leur périple que nous narre Jérôme, l'un des trois compères, des tribulations truffées de rencontres, d'anecdotes personnelles et touristiques.
Publié en 1889, ce livre, bien que fusillé par les critiques littéraires de l'époque, a connu un énorme succès auprès du public. Alors c'est vrai, ce n'est peut être pas de la grande littérature mais qu'est ce que c'est drôle! J'ai éclaté de rire à plusieurs reprises, surtout dans la première partie. Évidemment il faut apprécier ce type d'humour, principalement axé sur le comique de situation et relaté avec ce légendaire flegme britannique, ce ton pince sans rire et désinvolte. Une histoire absurde ? Sans aucun doute. Mais aussi un bon prétexte pour railler l'absurdité de certains comportements humains à l'époque victorienne, pas si différente de la notre finalement. C'est certainement cet aspect du livre que j'ai préféré. Par contre, à coté de ça, les anecdotes historico-touristico-comico qui s'enchainent au fil de l'eau tombent parfois comme un cheveu sur la soupe, des longueurs qui à mon avis auraient pu être évitées... Mais peu importe les petits défauts, nos trois gentlemen (et leur chien pas très 'gentledog'!) affrontent vaillamment la Tamise comme une tempête dans une tasse de thé! C'est drôle, c'est distrayant, c'est pile ce qu'il me fallait!
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Foxfire
15 mai 2017
C'est "sans parler du chien" de Connie Willis qui m'avait donné envie de lire "3 hommes dans un bateau". C'est, bien sûr, l'aspect science-fiction des voyages temporels qui m'avait séduite dans le roman de Willis, mais pas seulement. J'avais également été charmée par le côté comédie pétillante dans la société victorienne, aspect que j'espérais retrouver dans le roman de Jerome K. Jerome. C'est en partie le cas, en partie seulement.
Il m'est bien difficile de donner une note à "3 hommes dans un bateau". le récit alterne le meilleur et le pire. Certains passages m'ont fait rire à gorge déployée (pour de vrai), d'autres m'ont plongée dans un profond ennui. Si Jerome a un talent indéniable pour la comédie, il ne brille vraiment pas lorsqu'il s'essaie au lyrisme de descriptions poétiques ou à des considérations historiques.
Le livre a fait l'objet de plusieurs éditions dont certaines sabraient ces passages touristico-culturels et ne conservaient que le récit humoristique. Et bien, pour une fois, je me dis que la "censure" peut avoir du bon. Ces versions raccourcies doivent sans doute être meilleures que le texte intégral.
Quoi qu'il en soit, malgré ces réserves sur certains passages, j'ai globalement passé un bon moment. Les digressions historiques ou descriptives sont heureusement moins nombreuses que les passages humoristiques. Et Jerome est un auteur comique né. Il excelle à la fois dans l'absurde (l'épisode des fromages puants, les mensonges des pêcheurs), les scènes loufoques (le chanteur allemand qui provoque l'hilarité en interprétant une chanson dramatique, des touristes s'égarant dans un labyrinthe) mais aussi en faisant référence à des situations de la vie quotidienne (un homme qui accroche un tableau à un mur, le problème de la brosse à dents dans la valise).
Toutes ces saynètes savoureuses permettent à l'auteur de brocarder gentiment les travers humains, paresse, vanité, égoïsme...
Malgré quelques baisses de régime, j'ai donc passé un agréable moment de lecture avec ce roman frais et léger.
Challenge Multi-défis 2017 - 23 (item 39 - un roman dont le titre comporte un nombre ou un chiffre)
Challenge XIXème siècle 2017 - 4
Challenge ABC 2016-2017 - 21/26
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Luniver
21 juillet 2013
Trois amis, tous un peu hypocondriaque, décident de se refaire une santé en passant quelques jours en canot sur la Tamise. Au programme, piques-niques, couchers à la belle étoile, et autres petits moments agréables propres aux croisières.
Sur le papier en tout cas, puisque la réalité est toujours différente. Entre la liste des objets indispensables qui nécessiterait de louer une péniche, les cordes qui s'obstinent à s'enrouler n'importe comment, le climat qui laisse parfois à désirer et les amis insomniaques, le voyage n'est pas aussi reposant que prévu.
Ce voyage sur la Tamise nous donne plutôt une foule d'anecdotes sur la tyrannie des objets du quotidien, la mesquinerie du comportement humain et d'autres situations délicieusement absurdes qui font le charme de l'humour anglais. le livre avait reçu un très mauvais accueil des critiques à sa sortie, l'écriture restant encore en cette fin de XIXè siècle l'apanage des classes aisées : « vulgaire », « auteur de dixième ordre », « un exemple des tristes conséquences à attendre de l'excès d'éducation parmi les classes inférieures », « Combien ce livre apparaîtra démodé avant même la fin du siècle. » Et c'est tout l'inverse qui se produit, certains passages demeurent irrésistibles malgré les années. Ou même grâce à elles : le charme suranné des situations vient mettre une touche finale au récit.
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kathy
10 février 2012
Jerome K. Jerom est né en 1859. Tout en travaillant aux chemins de fer, puis en tant qu'acteur, journaliste, maître d'école, secrétaire chez un entrepreneur de travaux publics analphabète, puis dans un cabinet d'avocats, il écrit sans relâche, dans la rue, la plupart du temps, sa chambre lui paraissant trop sinistre. Peu à peu, les policiers, qui font leur ronde le soir, s'habituent à le voir s'arrêter sous chaque réverbère pour écrire quelques phrases dans son cahier. Il leur lit même sa production du jour, notamment à un brigadier plutôt revêche qu'il parvient à faire rire de temps en temps : il sait alors qu'il a fait du bon travail…
Considéré, par les critiques et la société victorienne, comme un « Auteur de dixième ordre » à « l'humour pauvre, limité et décidément vulgaire », il se verra refuser ses manuscrits à plusieurs reprises. C'est à l'âge de 30 ans, en 1889, que l'humoriste britannique connaîtra la gloire, non seulement en Europe mais dans le monde entier, avec Trois hommes dans un bateau.
Trois hommes dans un bateau, classique de l'humour anglais, raconte les aventures de George, Harris et Jérôme, sans oublier le chien Montmorency, quittant Londres pour un voyage en bateau sur la Tamise.
A travers ce livre, tout en nous faisant découvrir, de façon plaisante, l'histoire de la Tamise - histoire émaillée d'anecdotes comiques -, Jerome K. Jerome nous propose, aussi, de jeter un regard attentif à la surface des choses pour en saisir toute la substantifique moelle, à savoir l'essentiel. L'essentiel résidant pour lui dans une réflexion philosophique abordant, successivement, au détour d'un village, d'un cours d'eau ou d'une écluse, des thématiques telles que le travail, le destin, le matérialisme, l'ambition, l'arrogance, les illusions sur soi-même et sur les autres.
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bede08
11 novembre 2011
Présenté comme un joyau de l'humour anglais, ce livre écrit à la fin du XIXè siècle a rencontré un succès fulgurant lors de sa sortie, c'est ce qu'indique la quatrième de couverture et ce qui m'a décidée à le lire. D'une, je lis beaucoup plus de livres d'auteurs français, de deux, j'ignorais ce que pouvait recenser de particularités
l'humour britannique.Je suis servie.
Dès les premières lignes, on découvre Jérome, le narrateur, hypocondriaque, et qui éprouve "un dégoût pour le travail sous toutes ses formes". Sa perception du sujet nous est d'ailleurs développée plus tard de manière fort distrayante.
Jérome et ses amis Harris et Georges, SANS OUBLIER LE CHIEN, un soir de plus grande mélancolie, décident de partir deux semaines en bateau, histoire de changer d'air.
Comme cela est prévisible dans une initiative d'une telle envergure, les difficultés abondent quand il s'agit de s'entendre pour préparer, mener et emmener ce groupe d'apprentis canotiers dans une aventure durant laquelle ils ne cesseront de voir dressés les écueils du hasard et de la vie.Et ceux de la vie en communauté: de partager un lit, l'un au pied, l'autre à la tête, des oeufs brouillés, du thé à l'eau du fleuve ou l'irish stew revisité pour l'occasion, retrouver tous ces petits plaisirs du quotidien devient une véritable épreuve sinon une gageure quand on se retrouve hors du contexte du confort ordinaire.
Les esprits s'échauffent, sur la Tamise plus qu'ailleurs, la limonade et autres boissons d'école du soir sont la cause de la moitié des crimes commis en Angleterre aussi, pour Harris, le Whisky est préférable et d'un tout autre effet.
Les objets ont une âme de cabochon sous la plume d'un narrateur déboussolé par une toile de tente autant que par l'indétrônable théière dont même Montmorency, fera les frais.
Que dire des difficultés du canotage? Je découvre le plaisir et le déplaisir des rames, des cordes, des voiles et de tous les accessoires dont peuvent s'entourer les voyageurs d'eau.
Les manoeuvres tournent au gag, les esprits s'égarent quand nos voyageurs cherchent une écluse rayée de la carte ou sont cueillis par l'objectif d'un photographe.
Les rencontres sont nombreuses, sur l'eau comme sur la rive et les paysages sont absolument magnifiques.Le narrateur y ajoute quelques rappels du passé et nous explorons avec lui les bords de la Tamise et leur histoire.
Tout cela ne suffit pourtant pas à nos voyageurs, lesquels un soir de pluie et avant l'heure, quitteront le bateau pour retrouver avec bonheur le bien-être de la vie citadine.
Voyage initiatique, fable sur la routine et l'ennui, conte absurde? L'ensemble constitue en tout cas un mélange assez plaisant et une histoire dans laquelle il est difficile de s'ennuyer.
L'humour anglais, finalement, est agréable. Et l'esprit de JKJ me semble fort moderne pour l'époque considérée et fait de cet auteur un écrivain encore bien actuel.
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Citations & extraits (53) Voir plus Ajouter une citation
Cricri124Cricri12412 septembre 2017
Nous arrivâmes en vue de Reading vers les onze heures. La Tamise est ici morne et laide. On ne s’attarde guère dans le voisinage de Reading. La ville elle-même est une vieille cité célèbre, datant des jours lointains du roi Ethelred, lorsque les Danois ancraient leurs vaisseaux de guerre dans le Kennet avant de partir ravager le pays de Wessex. Ce fut ici qu’Ethelred et son frère Alfred les combattirent et les mirent en déroute. Ethelred priait pour la victoire pendant qu’Alfred conduisait la bataille.
Par la suite, Reading semble avoir été appréciée comme lieu de refuge, quand les affaires allaient mal dans Londres. Qu’il y eût la peste à Westminster, et le Parlement se précipitait à Reading. En 1625, la Justice suivit son exemple, et tous les tribunaux vinrent y siéger. Cela valait quand même la peine d’avoir de temps à autre une bonne petite peste londonienne, ne fût-ce que pour vous débarrasser d’un coup des magistrats et des politiciens.
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Cricri124Cricri12410 septembre 2017
Une énorme vague m’enlève et m’envoie valdinguer le plus brutalement du monde en plein sur un roc qu’on a mis là exprès pour moi. Et avant que j’aie pu pousser le moindre « Aïe ! Ouille ! » et faire le compte des membres qui me restent, voilà la vague qui se retire en m’emportant au large. Frénétiquement, je me mets à nager vers le rivage, me demandant si je reverrai jamais foyer et amis, regrettant de n’avoir pas été plus gentil avec ma sœur cadette quand j’étais petit. Et c’est à l’instant même où tout espoir me quitte qu’une autre vague, déferlant, me ramène brutalement sur le sable où elle me plaque comme une étoile de mer. Je me relève, m’ébroue, me retourne… et découvre que les profondeurs où je viens de lutter désespérément avec la mort, voisinaient les soixante centimètres. Je repatauge jusqu’à la plage, me rhabille et m’en retourne, piteux, vers l’hôtel. Et là, si d’aventure on me demande : « Alors, ce bain ? », je répondrai bien entendu : « Tout à fait délicieux ! »
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LuniverLuniver18 juillet 2013
Il semble qu'on tienne en réserve, à mon intention, un vent d'est particulièrement aigre, quand je vais me baigner de grand matin ; on trie tous les cailloux pointus pour les mettre par-dessus les autres, on aiguise les rochers et on dissimule leurs pointes sous une légère couche de sable, pour que je ne les voie pas, et on emmène la mer à trois kilomètres, de sorte que je suis obligé de serrer mes bras contre moi et de sautiller, tout grelottant, dans quinze centimètres d'eau. Et quand j'arrive à la mer, elle est glacée et tout à fait agitée et mufle avec moi.

Une énorme vague m'enlève et me plaque, de toutes ses forces, en plein sur un rocher qu'on a mis là pour moi. Et avant que j'aie pu crier : « Aïe ! Houlà ! » et me rendre compte des dégâts, la vague s'en retourne et m'emporte au large. Je me mets à nager frénétiquement vers le rivage, me demandant si je reverrai jamais mon chez moi et mes amis, et regrettant de n'avoir pas été plus affectueux envers ma petite sœur quand j'étais gamin. Je viens juste d'abandonner tout espoir, lorsqu'une vague, en se retirant, me laisse étalé sur le sable comme une étoile de mer, et en me relevant, je me retourne et découvre que je viens de nager comme un perdu dans soixante centimètres d'eau. Je regalope vers la place, me rhabille, et rentre la tête basse à l'hôtel, où il me faut faire semblant d'avoir pris un bon bain.
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LuniverLuniver20 juillet 2013
Il y avait [un baromètre] au mur dans un hôtel d'Oxford où je fis un séjour au printemps dernier. Lors de mon arrivée, il marquait « beau fixe ». Dehors, la pluie tombait tout bonnement à seaux, et elle n'avait pas cessé de tout le jour. Cette contradiction me parut singulière, et je tapotai le baromètre, qui fit un bond et marqua « très sec ». Le garçon de l'hôtel s'arrêta et me dit qu'à son idée le baromètre parlait du lendemain. Je demandai si par hasard il ne pensait pas plutôt à la semaine précédente : mais le garçon me répondit qu'il ne le croyait pas.

le lendemain matin, je tapotai de nouveau le baromètre, et il monta encore plus haut, tandis que la pluie tombait toujours plus dru. Le mercredi, j'allai de nouveau donner un coup. L'aiguille se mit à tourner vers « beau fixe », « très sec » et « forte chaleur », et elle ne s'arrêta qu'en rencontrant le butoir, qui l'empêcha d'aller plus loin. Il était plein de bonne volonté, cet instrument, mais il était construit de façon à ne pouvoir, sans ce briser, prédire un beau temps plus intensif encore. Son intention évidente était de continuer à monter et de pronostiquer sécheresse, disette d'eau, insolation, simoun, et autres fléaux analogues, mais le butoir l'en empêcha, et il dut se contenter d'indiquer ce banal « très sec ».

Pendant ce temps-là, la pluie tombait en un torrent continu, et la partie basse de la ville était déjà inondée par suite du débordement du fleuve.
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ArakasiArakasi28 octobre 2014
Quand il a commencé de vivre à mes crochets, je n’ai jamais pensé le garder bien longtemps. Souvent, je le regardais, assis sur le tapis, les yeux levés sur moi, et je me disais : « Ce chien ne vivra pas. Il rejoindra bientôt nuages et séraphins, emporté sur un char de feu, c’est fatal. »

Mais après que j’eus remboursé la douzaine de poulets qu’il avait égorgés, après que je l’eus tiré par la peau du cou – grognant et gigotant – de cent quatorze bagarres de rues, quand une mégère m’eut traité d’assassin en me brandissant sous le nez la dépouille de son pauvre chat, quand mon voisin m’eut poursuivi en justice pour laisser en liberté une bête féroce qui l’avait assiégé plus de deux heures durant par une nuit glaciale dans sa remise à outils (d’où il n’osait plus sortir), et quand j’eus appris que le jardinier avait, à mon insu, gagné trente shillings en l’engageant dans des concours à tuer des rats, alors je songeai que, tout bien pesé, Montmorency avait une espérance de vie des plus normales et que le ciel risquait d’attendre encore longtemps le retour de son ange.
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