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ISBN : 2330022611
Éditeur : Actes Sud (21/08/2013)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 2.93/5 (sur 236 notes)
Résumé :
Le roman de Raphaël Jerusalmy commence là où calent les livres d'histoire. François Villon, premier poète des temps modernes et brigand notoire, croupit dans les geôles de Louis XI en attendant son exécution. Quand il reçoit la visite d'un émissaire du roi, il est loin d'en espérer plus qu'un dernier repas. Rebelle, méfiant, il passe pourtant un marché avec l'évêque de Paris et accepte une mission secrète qui consiste d'abord à convaincre un libraire et imprimeur de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (70) Voir plus Ajouter une critique
Fandol
  12 septembre 2019
Livre étonnant que La confrérie des chasseurs de livres ? Pas tant que cela si l'on sait que Raphaël Jerusalmy, son auteur, né à Paris en 1954, s'est engagé dans les services de renseignements militaires de l'armée israélienne et surtout, qu'à la retraite, il s'est spécialisé dans les livres anciens.
En effet, La confrérie des chasseurs de livres est un hommage au livre et à sa diffusion souvent très difficile et très dangereuse, ainsi qu'à la Palestine historique que se disputent juifs, chrétiens, musulmans et à notre grand poète maudit : François Villon.
C'est lui que l'auteur fait revivre dans cette histoire une peu folle des idées contre les dogmes. Il rend la parole aux poètes, aux créateurs contre les profiteurs de tout poil, ceux qui détournent les plus belles idées à leur seul profit et exploitent leur prochain.
Quelle imagination ! Faire de François Villon un ambassadeur, un chercheur, un enquêteur, l'amant d'une jeune berbère et toujours un malicieux qui, accompagné de son complice Colin, un coquillard (1) comme lui, va jusqu'en Palestine. Là-bas, ils se retrouvent au coeur de toutes les hostilités possibles qui opposent juifs, mamelouks, prélats mais ils défendent les livres, les idées, la création contre l'Inquisition, la censure, les persécutions de toutes sortes.
C'est une belle fresque parfois un peu compliquée qui démarre dans un cachot parisien, sous le règne de Louis XI puis nous emmène donc au Moyen-Orient en passant par l'Italie où les Médicis et la papauté s'affrontent, faisant beaucoup de victimes collatérales.
Dans ce livre, j'ai particulièrement aimé faire plus ample connaissance avec François de Montcorbier, dit Villon. S'il est né en 1431, on sait seulement qu'il est mort après 1463 et j'ai tenté de suivre cette histoire un peu folle qui permet de comprendre tous les obstacles auxquels se sont heurtés les auteurs, les imprimeurs et les libraires. Les puissants que ces écrits dérangeaient, puisqu'ils instruisaient le peuple, n'hésitaient pas à censurer, incarcérer, torturer, exécuter sans oublier de brûler les livres, trésors inestimables perdus à tout jamais. Nous savons tous que de tels faits se sont produits et se produisent encore sous certaines dictatures.
Je ne sais pas si cette confrérie de chasseurs de livres a existé mais je pense qu'un peu partout en Europe, des passionnés ont pris d'énormes risques pour diffuser la pensée et j'ai apprécié que Raphaël Jerusalmy leur ait rendu hommage dans ce roman plein d'anecdotes et de rebondissements.
1. Coquillard : nom donné, au XVe siècle, aux mauvais garçons, voleurs, escrocs pouvant aller jusqu'à tuer pour parvenir à leurs fins. François Villon et Colin de Cayeux auraient fait partie d'une bande mais rien n'est vérifié.

Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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madameduberry
  26 août 2015
Mon premier est un titre aguicheur pour les bibliomanes que nous sommes
Mon deuxième est un immense poète, mauvais garçon, ayant vécu au temps de Louis XI, et dont on perd la trace après que la peine capitale prononcée à son encontre eut été commuée par le roi en bannissement.
Mon troisième est une maison d'édition tout ce qu'il y a de plus respectable
Mon quatrième est un auteur dont le CV, impressionnant, ressemble par certains côtés à celui de Villon.
Mon cinquième est une babeliote en vacances
Mon sixième est une libraire ordinairement de bon conseil
Mon tout est une sortie de lecture au bout de quelques dizaines de pages, en plusieurs soirées quand même..
Pourquoi, mais pourquoi, me désolais-je, ne puis-je trouver de qualités à ce livre, malgré tous les ingrédients savamment dosés dont il est l'aboutissement? Pourquoi de la bonne camelote assemblée par un homme du sérail laisse -t-elle pour finir une telle impression de fadeur? Pourquoi le moindre roman policier bien ficelé me tient-il éveillée alors que cette oeuvre a priori ambitieuse, para- universitaire, pimentée d'une certaine force évocatrice (ah le replâtrage des caries de Villon par un méchant barbier..)
me laisse de marbre ?J'ai cru trouver la raison, qui est je pense d'ordre stylistique. Ce livre n'est absolument pas passionnant, car les mots, tout savamment choisis qu'ils sont, ne disent rien d'autre que ce qu'ils disent.
On ne trouve cette platitude que sur les emballages alimentaires, les notes de service, les notices de médicaments, et certaines pierres tombales.
Ci-gît donc la littérature..
Quant à Francois Villon, il n'est pas tombé dans cette embuscade tendue par un auteur matois. Il court encore, suivi par nombre de lecteurs qui préfèrent la vraie poésie à la fausse.
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traversay
  08 décembre 2013
François Villon est un écrivain fascinant, plus encore que Arthur Rimbaud et pas seulement parce qu'on a perdu sa trace après sa sortie de prison et son bannissement de Paris, à 31 ans. Sans doute est-il banalement mort dans une rixe en une quelconque taverne mais ce mystère permet au romancier de pouvoir imaginer un autre destin au poète. Les premières pages de la confrérie des chasseurs de livres sont prometteuses. Au moins jusqu'à son arrivée à Jérusalem. Et puis, tout se dilue, dans un embrouillamini d'intrigues dans lesquelles Villon, manipulé, n'est plus que passif. Où est passé le héros effronté, querelleur et rebelle ? Avalé par les péripéties de plus en plus opaques d'un récit qui étouffe littéralement sous le poids de l'érudition. Louis XI, Laurent le Magnifique et même Jésus, entre autres, s'invitent dans ce roman qui nous plonge en terre sainte au milieu de complots dont on finit par se lasser, faute de clarté. Quant au style, à mi-chemin entre Eco et Zafon, il déçoit par son manque de fluidité. le roman d'aventures picaresque que l'on espérait n'est pas au rendez-vous.
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ivredelivres
  25 septembre 2013
Quand un premier roman est très réussi le lecteur est toujours à la fois impatient et prudent de voir sortir un nouveau texte.
Pour Raphaël Jerusalmy qui avait mit dans le mille avec Sauver Mozart, le gant n'était pas facile à relever.

Il aime bien l'Histoire Raphaël Jerulsamy et il nous propose cette fois de nous retrouver en 1463, le 5 janvier pour être précis. Ce jour là aurait du être fatal à François Villon, il risque la peine de mort mais en fait il s'en tire avec un bannissement car il a fait un marché avec le roi de France, marché qui va se révéler à la fois tentant, incroyable, trompeur, et dangereux au possible.
Le voilà partit en Terre Sainte pour remplir sa part du marché. Il s'agit pour le roi de France de se soustraire autant que faire se peut à l'hégémonie du Vatican grâce à cette nouvelle invention que l'on nomme imprimerie, Villon pour se faire part en quête d'ouvrages, de livres, de manuscrits qui pourraient y aider.
C'est loin la Terre Sainte et difficile d'accès, bandits, voleurs, mercenaires, tout une cour des miracles pour l'empêcher d'y parvenir.
Son voyage va se révéler surprenant, saviez-vous qu'il existait alors une confrérie secrète, mystérieuse, la Confrérie des chasseurs de livres, François Villon sous ses dehors de mauvais garçon est un lecteur passionné, un homme cultivé qui va devoir se frotter à cette confrérie qui a des liens avec toute l'Europe.
Les embûches sont nombreuses, les espions sont partout, les ennemis prennent bien des costumes et il va lui falloir toute son intelligence et sa filouterie pour résister à cela.
Vous l'avez compris on est dans le roman débridé, l'auteur ne craint aucun tour de passe passe, son imagination galope et cela pour notre plus grand plaisir.
Nomades, brigands, espionne, moines, noble érudit à la solde des Médicis, tout est bon pour que le récit bondisse, que les complots fleurissent.
Je n'ai pas éprouvé de fatigue et pourtant il y a loin Paris à Jérusalem, les péripéties sont multiples, les chemins sont tortueux mais que voulez vous le désert est toujours attrayant et François Villon est un compagnon de route tout à fait irrésistible.
Ne vous y trompez pas le roman est parfaitement documenté, aucun anachronisme, on est projeté sous les remparts de Saint Jean d'Acre, dans les ruelles de Jérusalem sans coup férir et si je reste un peu vague c'est pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte. Grâce soit rendue au roman historique quand il ressemble à celui là. L'amour des livres, le respect des érudits chercheurs est à la base même du livre.
Lien : http://asautsetagambades.hau..
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cmpf
  22 août 2015
Deux postulats, ce sont les poètes et non les penseurs qui font avancer le monde, et Villon qui s'adresse au peuple dont il partage la vie est particulièrement doué pour cela d'une part, et, les Juifs ont manipulé les peuples depuis toujours d'autre part. Si cela ne venait d'un auteur israélien, je me poserai des questions.
A partir de là, Jerusalmy, fait gracier par Louis XI, Villon qui attend la mort dans une prison, ce qui est historique, mais puisqu'on ne sait rien de son devenir l'auteur le fait participer à une vaste conspiration en vue de déstabiliser la chrétienté. Et cette conspiration est basée sur les livres et c'est là l'intérêt de ce récit : la puissance de la connaissance.
A ce complot participent bien sûr les Médicis, l'imprimeur Johann Fust, un marchand de livres florentin, un rabbin et des moines de la Terre Sainte et Villon.
Mais ce que j'ai moins apprécié, c'est la volonté de l'auteur de complexifier l'histoire, chacun manipule les autres qui en fait l'ont déjà manipulé, prévoyant sa volonté de les manipuler.
Dans l'ensemble j'ai aimé ce livre mais un peu décroché par moment. J'ai donc un avis mitigé, non pas qu'il soit inintéressant mais je ne peux pas le classer dans les grands romans, c'est à mon avis, mais ce n'est que mon avis, juste un bon divertissement.
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critiques presse (3)
Lhumanite   18 novembre 2013
Non pas une reconstruction historique mais une représentation de l’aube de la Renaissance à la lumière de la modernité. Tout simplement remarquable.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Lexpress   25 septembre 2013
Un fort roman d'aventures emballant, plein d'énergie, de malice, d'insolence et d'érudition.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   26 août 2013
"Ce sont les rimailleurs qui changent la donne, pas les docteurs et les métaphysiciens", note le narrateur. Jerusalmy en est une parfaite illustration avec ce thriller littéraire moyenâgeux des plus originaux, hymne au pouvoir de l'écrit et à la magnificence du livre.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
marijardinmarijardin   18 juin 2014
Le cri du capitaine résonne dans la tête de François: "Cap sur la Terre sainte, Terre sainte, Terre sainte..." Tout comme Colin, il imagine de grandes étendues d'ocre parsemées de palmiers, de plantes grasses à épines, d'oliviers centenaires. Un ciel bleu d'où jamais le soleil ne s'absente. Un ciel où ne volent que des colombes blanches, en silence. Et puis une terre rocailleuse aux reliefs nets et clairs, sans mousse ni gadoue. C'est une contrée merveilleuse, presque chimérique, qu'il n'a aucun mal à peupler de toutes sortes d'anges, de prophètes barbus, de mauvais génies et de madones mais dont il ne parvient aucunement à se figurer les habitants, les gens. Sont-ils courts sur pattes et très bruns ou bien grands et élancés ? Musclés ou maigrelets ? Ressemblent-ils aux Italiens, aux Maures, aux Grecs ? Les femmes sont-elles voilées ou leur chevelure bouclée vole-t-elle au vent ? Peu importe, cette terre est bien trop fabuleuse pour appartenir à quiconque. Et c'est parce qu'elle n'appartient à personne que tout le monde, chacun à son tour, s'en empare. Même les dieux se la disputent. les maîtres actuels sont mamelouks, anciens mercenaires et esclaves venus d'Egypte, tout comme les Hébreux. Ils ont supplanté les croisés qui ont supplanté les Byzantins qui ont supplanté les Romains, les Grecs, les Perses, les Babyloniens, les Assyriens. Et déjà, les Ottomans frappent aux portes de Jérusalem pour en chasser les mamelouks. Tous ne sont que des occupants. leur présence est vouée à y être précaire, transitoire, tout simplement parce qu'ils commettent tous la même bourde, les uns après les autres, depuis des siècles: ils se trompent sans cesse de question. A qui appartient donc la Terre Sainte ? A celui qui la possède ? A celui qui l'occupe ? A celui qui l'aime ? Si elle est vraiment aussi sainte qu'on le dit, une telle terre ne peut être conquise par les armes. Elle ne peut être possession, domaine ou encore territoire. Et, en ce cas, ne devrait-on pas inverser la question et demander: quel peuple lui appartient donc ? Pour de bon. Les mamelouks ?
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TaraxacumTaraxacum   21 novembre 2013
Il n'y a plus que les juifs et les poètes pour se tourner encore vers Jérusalem, tels les clients attardés d'un lupanar qui en saluent respectueusement la tenancière flétrie par les ans. La plupart n'ont d'ailleurs jamais vu cette ville dont ils chantent si âprement les louanges. Et elle, en bonne prostituée, se prête à tous les symboles, à toutes les rimes, à tous les espoirs, à tous les prêtres et à tous les soldats, empochant sans broncher son solde de malheur et de mouise. Et pourtant, ces quelques poètes persistent à la vénérer de leurs odes alambiquées et ces quelques juifs prédisent qu'elle renaitra de ses cendres. Car, pour eux, le destin de Jérusalem n'est point gravé dans les guerres mais dans les textes , les Écritures. C'est une ville non tant bâtie de pierres et de briques que maçonnée de palabres et de rêves.
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FandolFandol   13 septembre 2019
Ce territoire dont le gouverneur mamelouk a la charge n'est qu'un inextricable entremêlement de routes et de pistes, un vulgaire relais d'étape coincé là entre deux mondes, l'Orient et l'Occident.
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milaHmilaH   09 juin 2014
Je tombe sur ceci, à propos du poète François Villon, condamné à être pendu :
Le 5 janvier 1463, le Parlement casse le jugement et bannit Villon de Paris. Nul ne sait ce qu’il advint de lui par la suite.
Comment résister à une telle invite !
D’autant plus que Villon est le héros romanesque par excellence. Téméraire, attachant, tragique, rebelle. Mais aussi farceur, gredin, mystérieux. Parfait pour un récit d’aventures. Et puis Villon, c’est surtout un combat. Des comptes à régler avec le pouvoir, l’injustice, la souffrance humaine. Une épopée de l’esprit et de la lutte pour la liberté. Impossible de cantonner un tel personnage dans un seul lieu, un seul niveau de lecture, une seule intrigue. Enfin, il y a les livres. Autres héros de cette histoire. Et la poésie.
L’invite se transforme vite en défi.
C’est alors que je fais appel à la Confrérie des chasseurs de livres. Constituée d’érudits, de mercenaires, de mécènes, d’agents secrets, elle offre à Villon une mission à la mesure de son génie débridé. Et de son insolence. Mais comme c’est à l’esprit contestataire que mon roman rend hommage, Villon n’obéira pas aveuglément aux consignes et montera son propre coup d’éclat. En franc-tireur.
Ces mêmes chasseurs de livres possèdent un arsenal de manuscrits et éditions dont la diversité abracadabrante me donne toute licence pour inclure en un même volume un conte picaresque, un écrit subversif, un traité de bibliophilie, un roman d’espionnage, un essai de psychologie, quelques poésies et deux canulars. Seule façon de mettre en scène une destinée aussi riche et complexe que celle de Villon sans la priver de sa dimension de légende.
Mon précédent héros s’était mis dans l’idée de Sauver Mozart. Villon, lui, va sauver ce qu’il appelle la Parole. Et par là, tous deux sauvent leur âme, sinon la nôtre. On ne peut sauver la musique qu’en la jouant. Et la parole qu’en parlant. Ou en écrivant. Même des histoires. Surtout des histoires.
Ceci est l’une d’elles.
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FandolFandol   15 septembre 2019
Les Juifs maîtrisent des langues aussi diverses que le grec, le perse, le syriaque ou l’araméen, formés à l'étude des textes, faisaient d'excellents traqueurs de savoir.
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Videos de Raphaël Jerusalmy (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Raphaël Jerusalmy
Nelly de la librairie Martelle à Amiens vous présente 2 coups de c?ur : "L'échange des princesses" de Chantal Thomas et "La confrérie des chasseurs de livres" de Raphaël Jerusalmy
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