AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2330022611
Éditeur : Actes Sud (21/08/2013)

Note moyenne : 2.92/5 (sur 217 notes)
Résumé :
4° de couverture :
(Edition source : Actes Sud, Domaine français - 08/2013)

Le point de vue des éditeurs :

Le roman de Raphaël Jerusalmy commence là où calent les livres d'histoire. François Villon, premier poète des temps modernes et brigand notoire, croupit dans les geôles de Louis XI en attendant son exécution. Quand il reçoit la visite d'un émissaire du roi, il est loin d'en espérer plus qu'un dernier repas. Rebelle, méfiant... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (67) Voir plus Ajouter une critique
traversay
  08 décembre 2013
François Villon est un écrivain fascinant, plus encore que Arthur Rimbaud et pas seulement parce qu'on a perdu sa trace après sa sortie de prison et son bannissement de Paris, à 31 ans. Sans doute est-il banalement mort dans une rixe en une quelconque taverne mais ce mystère permet au romancier de pouvoir imaginer un autre destin au poète. Les premières pages de la confrérie des chasseurs de livres sont prometteuses. Au moins jusqu'à son arrivée à Jérusalem. Et puis, tout se dilue, dans un embrouillamini d'intrigues dans lesquelles Villon, manipulé, n'est plus que passif. Où est passé le héros effronté, querelleur et rebelle ? Avalé par les péripéties de plus en plus opaques d'un récit qui étouffe littéralement sous le poids de l'érudition. Louis XI, Laurent le Magnifique et même Jésus, entre autres, s'invitent dans ce roman qui nous plonge en terre sainte au milieu de complots dont on finit par se lasser, faute de clarté. Quant au style, à mi-chemin entre Eco et Zafon, il déçoit par son manque de fluidité. le roman d'aventures picaresque que l'on espérait n'est pas au rendez-vous.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          311
madameduberry
  26 août 2015
Mon premier est un titre aguicheur pour les bibliomanes que nous sommes
Mon deuxième est un immense poète, mauvais garçon, ayant vécu au temps de Louis XI, et dont on perd la trace après que la peine capitale prononcée à son encontre eut été commuée par le roi en bannissement.
Mon troisième est une maison d'édition tout ce qu'il y a de plus respectable
Mon quatrième est un auteur dont le CV, impressionnant, ressemble par certains côtés à celui de Villon.
Mon cinquième est une babeliote en vacances
Mon sixième est une libraire ordinairement de bon conseil
Mon tout est une sortie de lecture au bout de quelques dizaines de pages, en plusieurs soirées quand même..
Pourquoi, mais pourquoi, me désolais-je, ne puis-je trouver de qualités à ce livre, malgré tous les ingrédients savamment dosés dont il est l'aboutissement? Pourquoi de la bonne camelote assemblée par un homme du sérail laisse -t-elle pour finir une telle impression de fadeur? Pourquoi le moindre roman policier bien ficelé me tient-il éveillée alors que cette oeuvre a priori ambitieuse, para- universitaire, pimentée d'une certaine force évocatrice (ah le replâtrage des caries de Villon par un méchant barbier..)
me laisse de marbre ?J'ai cru trouver la raison, qui est je pense d'ordre stylistique. Ce livre n'est absolument pas passionnant, car les mots, tout savamment choisis qu'ils sont, ne disent rien d'autre que ce qu'ils disent.
On ne trouve cette platitude que sur les emballages alimentaires, les notes de service, les notices de médicaments, et certaines pierres tombales.
Ci-gît donc la littérature..
Quant à Francois Villon, il n'est pas tombé dans cette embuscade tendue par un auteur matois. Il court encore, suivi par nombre de lecteurs qui préfèrent la vraie poésie à la fausse.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          2623
ivredelivres
  25 septembre 2013
Quand un premier roman est très réussi le lecteur est toujours à la fois impatient et prudent de voir sortir un nouveau texte.
Pour Raphaël Jerusalmy qui avait mit dans le mille avec Sauver Mozart, le gant n'était pas facile à relever.

Il aime bien l'Histoire Raphaël Jerulsamy et il nous propose cette fois de nous retrouver en 1463, le 5 janvier pour être précis. Ce jour là aurait du être fatal à François Villon, il risque la peine de mort mais en fait il s'en tire avec un bannissement car il a fait un marché avec le roi de France, marché qui va se révéler à la fois tentant, incroyable, trompeur, et dangereux au possible.
Le voilà partit en Terre Sainte pour remplir sa part du marché. Il s'agit pour le roi de France de se soustraire autant que faire se peut à l'hégémonie du Vatican grâce à cette nouvelle invention que l'on nomme imprimerie, Villon pour se faire part en quête d'ouvrages, de livres, de manuscrits qui pourraient y aider.
C'est loin la Terre Sainte et difficile d'accès, bandits, voleurs, mercenaires, tout une cour des miracles pour l'empêcher d'y parvenir.
Son voyage va se révéler surprenant, saviez-vous qu'il existait alors une confrérie secrète, mystérieuse, la Confrérie des chasseurs de livres, François Villon sous ses dehors de mauvais garçon est un lecteur passionné, un homme cultivé qui va devoir se frotter à cette confrérie qui a des liens avec toute l'Europe.
Les embûches sont nombreuses, les espions sont partout, les ennemis prennent bien des costumes et il va lui falloir toute son intelligence et sa filouterie pour résister à cela.
Vous l'avez compris on est dans le roman débridé, l'auteur ne craint aucun tour de passe passe, son imagination galope et cela pour notre plus grand plaisir.
Nomades, brigands, espionne, moines, noble érudit à la solde des Médicis, tout est bon pour que le récit bondisse, que les complots fleurissent.
Je n'ai pas éprouvé de fatigue et pourtant il y a loin Paris à Jérusalem, les péripéties sont multiples, les chemins sont tortueux mais que voulez vous le désert est toujours attrayant et François Villon est un compagnon de route tout à fait irrésistible.
Ne vous y trompez pas le roman est parfaitement documenté, aucun anachronisme, on est projeté sous les remparts de Saint Jean d'Acre, dans les ruelles de Jérusalem sans coup férir et si je reste un peu vague c'est pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte. Grâce soit rendue au roman historique quand il ressemble à celui là. L'amour des livres, le respect des érudits chercheurs est à la base même du livre.
Lien : http://asautsetagambades.hau..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
Torellion
  02 mai 2017
Actes Sud nous avait pourtant aguiché avec son quatrième de couverture, et puis c'est une maison d'édition qui a déjà fait ses preuves. Jusqu'à présent... Vous l'aurez compris, ce livre est une purge. Les premières pages sont agréables mais très vite l'intrigue se brouille et l'on perd le fil de l'histoire. le contexte géopolitique de l'époque est mal exploité, les personnages historiques (comme par exemple celui de Laurent de Médicis) n'apparaissent qu'en filigrane. le peu d'inventivité dans cette intrigue brouillonne n'est pas exploitée et rapidement évoquée ce qui a le don d'agacer le lecteur patient qui se dit là l'auteur tient quelque chose et puis...rien.
Je ne qualifierai pas ce roman d'historique car les erreurs sont nombreuses (mauvaise connaissance des us et coutumes religieuses, anachronismes patents...) Certes le propos se veut érudit mais nous sommes loin du Nom de la Rose d'Umberto Eco.
Les personnages sont hauts en couleurs et agréables, le lecteur s'attache vite au personnage central de François Villon. Cependant, certains protagonistes sont mal exploités et s'avèrent peu utile à l'intrigue - on pense notamment au personnage d'Aïcha.
L'écriture est fluide et agréable - ce qui m'a permis d'aller au bout du supplice. Néanmoins, je serai plus prudent si éventuellement un nouveau livre de Raphael Jerusalmy se présentait à moi, nul doute que je lirai les critiques de mes collègues babeliens avant de l'acheter !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          212
cmpf
  22 août 2015
Deux postulats, ce sont les poètes et non les penseurs qui font avancer le monde, et Villon qui s'adresse au peuple dont il partage la vie est particulièrement doué pour cela d'une part, et, les Juifs ont manipulé les peuples depuis toujours d'autre part. Si cela ne venait d'un auteur israélien, je me poserai des questions.
A partir de là, Jerusalmy, fait gracier par Louis XI, Villon qui attend la mort dans une prison, ce qui est historique, mais puisqu'on ne sait rien de son devenir l'auteur le fait participer à une vaste conspiration en vue de déstabiliser la chrétienté. Et cette conspiration est basée sur les livres et c'est là l'intérêt de ce récit : la puissance de la connaissance.
A ce complot participent bien sûr les Médicis, l'imprimeur Johann Fust, un marchand de livres florentin, un rabbin et des moines de la Terre Sainte et Villon.
Mais ce que j'ai moins apprécié, c'est la volonté de l'auteur de complexifier l'histoire, chacun manipule les autres qui en fait l'ont déjà manipulé, prévoyant sa volonté de les manipuler.
Dans l'ensemble j'ai aimé ce livre mais un peu décroché par moment. J'ai donc un avis mitigé, non pas qu'il soit inintéressant mais je ne peux pas le classer dans les grands romans, c'est à mon avis, mais ce n'est que mon avis, juste un bon divertissement.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210

critiques presse (3)
Lhumanite   18 novembre 2013
Non pas une reconstruction historique mais une représentation de l’aube de la Renaissance à la lumière de la modernité. Tout simplement remarquable.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Lexpress   25 septembre 2013
Un fort roman d'aventures emballant, plein d'énergie, de malice, d'insolence et d'érudition.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   26 août 2013
"Ce sont les rimailleurs qui changent la donne, pas les docteurs et les métaphysiciens", note le narrateur. Jerusalmy en est une parfaite illustration avec ce thriller littéraire moyenâgeux des plus originaux, hymne au pouvoir de l'écrit et à la magnificence du livre.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
marijardinmarijardin   18 juin 2014
Le cri du capitaine résonne dans la tête de François: "Cap sur la Terre sainte, Terre sainte, Terre sainte..." Tout comme Colin, il imagine de grandes étendues d'ocre parsemées de palmiers, de plantes grasses à épines, d'oliviers centenaires. Un ciel bleu d'où jamais le soleil ne s'absente. Un ciel où ne volent que des colombes blanches, en silence. Et puis une terre rocailleuse aux reliefs nets et clairs, sans mousse ni gadoue. C'est une contrée merveilleuse, presque chimérique, qu'il n'a aucun mal à peupler de toutes sortes d'anges, de prophètes barbus, de mauvais génies et de madones mais dont il ne parvient aucunement à se figurer les habitants, les gens. Sont-ils courts sur pattes et très bruns ou bien grands et élancés ? Musclés ou maigrelets ? Ressemblent-ils aux Italiens, aux Maures, aux Grecs ? Les femmes sont-elles voilées ou leur chevelure bouclée vole-t-elle au vent ? Peu importe, cette terre est bien trop fabuleuse pour appartenir à quiconque. Et c'est parce qu'elle n'appartient à personne que tout le monde, chacun à son tour, s'en empare. Même les dieux se la disputent. les maîtres actuels sont mamelouks, anciens mercenaires et esclaves venus d'Egypte, tout comme les Hébreux. Ils ont supplanté les croisés qui ont supplanté les Byzantins qui ont supplanté les Romains, les Grecs, les Perses, les Babyloniens, les Assyriens. Et déjà, les Ottomans frappent aux portes de Jérusalem pour en chasser les mamelouks. Tous ne sont que des occupants. leur présence est vouée à y être précaire, transitoire, tout simplement parce qu'ils commettent tous la même bourde, les uns après les autres, depuis des siècles: ils se trompent sans cesse de question. A qui appartient donc la Terre Sainte ? A celui qui la possède ? A celui qui l'occupe ? A celui qui l'aime ? Si elle est vraiment aussi sainte qu'on le dit, une telle terre ne peut être conquise par les armes. Elle ne peut être possession, domaine ou encore territoire. Et, en ce cas, ne devrait-on pas inverser la question et demander: quel peuple lui appartient donc ? Pour de bon. Les mamelouks ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
TaraxacumTaraxacum   21 novembre 2013
Il n'y a plus que les juifs et les poètes pour se tourner encore vers Jérusalem, tels les clients attardés d'un lupanar qui en saluent respectueusement la tenancière flétrie par les ans. La plupart n'ont d'ailleurs jamais vu cette ville dont ils chantent si âprement les louanges. Et elle, en bonne prostituée, se prête à tous les symboles, à toutes les rimes, à tous les espoirs, à tous les prêtres et à tous les soldats, empochant sans broncher son solde de malheur et de mouise. Et pourtant, ces quelques poètes persistent à la vénérer de leurs odes alambiquées et ces quelques juifs prédisent qu'elle renaitra de ses cendres. Car, pour eux, le destin de Jérusalem n'est point gravé dans les guerres mais dans les textes , les Écritures. C'est une ville non tant bâtie de pierres et de briques que maçonnée de palabres et de rêves.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
milaHmilaH   09 juin 2014
Je tombe sur ceci, à propos du poète François Villon, condamné à être pendu :
Le 5 janvier 1463, le Parlement casse le jugement et bannit Villon de Paris. Nul ne sait ce qu’il advint de lui par la suite.
Comment résister à une telle invite !
D’autant plus que Villon est le héros romanesque par excellence. Téméraire, attachant, tragique, rebelle. Mais aussi farceur, gredin, mystérieux. Parfait pour un récit d’aventures. Et puis Villon, c’est surtout un combat. Des comptes à régler avec le pouvoir, l’injustice, la souffrance humaine. Une épopée de l’esprit et de la lutte pour la liberté. Impossible de cantonner un tel personnage dans un seul lieu, un seul niveau de lecture, une seule intrigue. Enfin, il y a les livres. Autres héros de cette histoire. Et la poésie.
L’invite se transforme vite en défi.
C’est alors que je fais appel à la Confrérie des chasseurs de livres. Constituée d’érudits, de mercenaires, de mécènes, d’agents secrets, elle offre à Villon une mission à la mesure de son génie débridé. Et de son insolence. Mais comme c’est à l’esprit contestataire que mon roman rend hommage, Villon n’obéira pas aveuglément aux consignes et montera son propre coup d’éclat. En franc-tireur.
Ces mêmes chasseurs de livres possèdent un arsenal de manuscrits et éditions dont la diversité abracadabrante me donne toute licence pour inclure en un même volume un conte picaresque, un écrit subversif, un traité de bibliophilie, un roman d’espionnage, un essai de psychologie, quelques poésies et deux canulars. Seule façon de mettre en scène une destinée aussi riche et complexe que celle de Villon sans la priver de sa dimension de légende.
Mon précédent héros s’était mis dans l’idée de Sauver Mozart. Villon, lui, va sauver ce qu’il appelle la Parole. Et par là, tous deux sauvent leur âme, sinon la nôtre. On ne peut sauver la musique qu’en la jouant. Et la parole qu’en parlant. Ou en écrivant. Même des histoires. Surtout des histoires.
Ceci est l’une d’elles.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
kathelkathel   22 août 2013
Guillaume Chartier s’était attendu à un meilleur accueil, imaginant un auditeur subjugué, pendu à chaque syllabe. Le voilà assis en face d’un goinfre aux paluches rugueuses qui, l’échine penchée à même l’écuelle, se borne à mastiquer goulûment sa pitance. La tâche que Louis XI lui a confiée demande du doigté. Le moindre impair risque de déclencher une effroyable crise politique, voire un conflit armé. Or le prisonnier qu’il a devant lui n’est pas réputé pour sa docilité. C’est un rebelle. Mais c’est justement sur cet esprit d’insubordination que table l’évêque de Paris.
Alors que Villon happe une belle portion de fromage des montagnes, Chartier extrait un volume de dessous sa cape. La reliure en est grossière, une peau de truie dépourvue de tout ornement. Le titre est manuscrit au dos en caractères gras : ResPublica.
- Le Saint-Siège veut interdire cette publication à tout prix.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   19 février 2014
Une sorte de gaieté émane des reliures aux couleurs vives qui se pressent sur les rayons. À terre, des amphores minces et élancées, contenant des rouleaux de papyrus, côtoient de lourds coffrets cloutés. Il n’y a aucun banc, aucune table. C’est ici le royaume des livres. Mêlés ainsi les uns aux autres dans une sorte de danse muette et vide de sens, ils ne semblent pas être les œuvres de l’homme, ni pour lui, mais dotés d’une vie propre, dégagée des textes mêmes qu’ils renferment.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Videos de Raphaël Jerusalmy (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Raphaël Jerusalmy
Nelly de la librairie Martelle à Amiens vous présente 2 coups de c?ur : "L'échange des princesses" de Chantal Thomas et "La confrérie des chasseurs de livres" de Raphaël Jerusalmy
autres livres classés : françois villonVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Jésus qui est-il ?

Jésus était-il Juif ?

Oui
Non
il était Zen
Catholique

10 questions
1073 lecteurs ont répondu
Thèmes : christianisme , religion , bibleCréer un quiz sur ce livre
.. ..