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ISBN : 2081478978
Éditeur : Flammarion (28/08/2019)

Note moyenne : 2.82/5 (sur 22 notes)
Résumé :
« Oscar est mort parce que je l’ai regardé mourir, sans bouger. Il est mort étranglé par les cordes d’une balançoire. »

Ainsi commence ce court et intense roman qui nous raconte la dernière journée que passe Léonard, 17 ans, dans un camping des Landes écrasé de soleil. Cet acte irréparable, il ne se l’explique pas lui-même. Rester immobile, est-ce pareil que tuer ? Dans la panique, il enterre le corps sur la plage. Et c’est le lendemain, alors qu’il ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Patsales
  15 août 2019
On le sait au moins depuis Camus, la vie est absurde et Meursault meurt sous le soleil, définitivement étranger au monde qui l'entoure. Ce n'est pas gentil, me direz-vous, d'aller chercher des références aussi écrasantes pour un jeune auteur qui débute. Sauf que les références en question sont tellement surlignées tout au long du roman que ça en devient presque gênant.
Donc Léo, adolescent forcément mal dans sa peau qui méprise le monde entier en écoutant Wagner, regarde Oscar mourir. Bon, pourquoi pas? Oscar semble plus assuré dans la vie, ce qui est déjà une bonne raison de le laisser crever, en plus l'aider nécessiterait d'agir et il fait chaud et puis bien sûr laisser mourir est déjà un bon début pour se tuer soi-même. Être ado n'est pas de la tarte, tuer ou mourir sont des options qui s'envisagent; d'ailleurs Gide dans « Les Caves du Vatican » ou Eugenides avec « Virgin suicides » ont dit des trucs pas inintéressants sur le sujet.
Je suis donc toute prête à m'intéresser à ce meurtre par non-assistance à personne en danger -mais encore faudrait-il que j'y croie.
Sauf que ce n'est pas possible. Rien, absolument rien n'est crédible dans ce roman. Revue de détails et j'en oublie forcément.
Oscar s'étrangle avec des cordes de balançoire. Ok. « À un moment sa tête a basculé en avant, ce qui a dû donner un élan aux cordes, car elles sont reparties dans l'autre sens, se sont démêlées de plus en plus vite et l'ont libéré. » Pardon? En une phrase, Victor Jestin remet en cause les lois physiques les plus élémentaires et je sens page 12 que je vais avoir du mal à aller jusqu'au bout du livre.
La quatrième de couverture annonçait que Léonard décidait d'enterrer le corps « dans la panique ». Ce qui donne dans le texte: « Il m'a paru évident qu'Oscar devait disparaître. Je n'ai pas réfléchi davantage. » Bon. C'est une panique discrète.
Donc Léo traîne le cadavre jusqu'à la plage pour l'enterrer. Il traverse tout le camping qui dort, évidemment. D'ailleurs Oscar n'est pas lourd. « Le camping dormait. » « Il n'était pas si lourd ». J'admire ces phrases qui se croient suffisantes pour zapper toutes les contraintes du réel. Et une fois la plage atteinte, pouf pouf, Léonard enterre le corps. Il enterre le corps. À main nue. Dans du sable sec. Ce type est un mutant.
Puis il récupère le portable du mort. Depuis qu'il a disparu, sa mère n'a cherché à le joindre qu'UNE seule fois. Tiens, sa mère aussi est une mutante.
Le lendemain, son copain Louis lui annonce qu'il a connu sa première expérience sexuelle. Et que dit un ado à un autre ado quand il aborde ce chapitre essentiel ? Il lui raconte qu'il a eu du mal à être excité et qu'il en a pleuré. Ce camping est décidément peuplé d'extraterrestres.
D'ailleurs : un homme « avait installé sur le coffre de sa voiture une antenne qui lui permet d'avoir la télévision dans sa tente, ce que la majorité des campeurs trouvaient de mauvais goût. »
D'ailleurs:  quand Léo trouve une adulte relou, il lui dit:  « Vous m'oppressez ».
Etc.
Ce roman est hors-sol. Les mots et les choses y sont dits mais ne font surgir aucune matérialité, rien qui puisse donner un semblant d'existence à ce monde de papier brouillon. Je suis prête à parier que Jestin n'a jamais passé de vacances sous tente dans un camping populaire, ce qui n'est pas une tare, mais le milieu qu'il imagine pour ses personnages est une idée de camping, de même que son périple à traîner le cadavre paraît issu d'un jeu vidéo.
Sinon, le livre se termine comme on pouvait s'y attendre et Sysiphe est heureux.
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gavarneur
  15 août 2019
Dans un camping pléonastiquement écrasé de chaleur, un ado pléonastiquement mal à l'aise avec ses désirs, sa famille, le bonheur. Une forte citation de Büchner, puis un mort à la première page. Ce n'est pourtant pas un polar, juste une tranche de vie ; c'est l'écriture et l'analyse qui feront ou non l'intérêt du livre. Un écrivain de 25 ans (comment se fait-on connaître à 25 ans?) réussirait-il à me passionner ? J'avais un doute.
Pour moi, le défi est réussi. L'écriture est intéressante, avec des phrases souvent courtes, descriptives mais pas trop, une certaine variété de ton, quelques formules à la limite du néologisme, avec un simple détournement de sens, bien vues. Cela aurait suffi à mon plaisir. Ensuite, je ne suis pas un spécialiste de la psychologie de l'adolescent, mais le narrateur m'a paru vrai et m'a intéressé. Un peu moins révolté que Holden Caufield*, il ne nous livre pas ses pensées intimes, mais nous les laisse parfois deviner, avec – me semble-t-il – une certaine subtilité. Bien sûr, un mort à la première ligne introduit une certaine tension, et mon attention s'est maintenue sans nécessiter un rebondissement à la fin de chaque chapitre. Contrairement à ma première impression, ce n'est pas un récit abstrait enfermé dans un cerveau : on touche le sable, la peau, la sueur, et les rapports interpersonnels m'ont paru justes. Et malgré un mort sur le sable le narrateur ne ressemble pas à celui de l'Étranger.
Je remercie Flammarion d'avoir confié quelques volumes à des critiques amateurs et Babelio de m'en avoir fait profiter. Victor Jestin est un jeune auteur qui a réussi sa première publication, je lui souhaite de continuer sur ce début de chemin vers le succès.

*J'ai dû chercher son nom sur Babelio, il m'avait échappé. le situez-vous immédiatement?
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AgatheDumaurier
  18 août 2019
La chaleur...Elle vous oppresse et vous rend criminel par paralysie de l'esprit, du coeur, des membres...Léo n'aimait pas Oscar, ado trop sûr de lui, il le laisse s'étrangler à la balançoire du camping...Léo est un étranger dans ce camping, il ne se comprend pas, ne s'éprouve pas, n'aime pas les autres, voilà pour Camus.
Le camping, le tourisme de masse, la consommation des corps, la jouissance obligatoire, le dégoût de soi et des autres, les beaux et les pas gâtés par la nature, le marché de la séduction, la plage, la baignade, un chien sympa...Voilà pour la part houellebecquienne très appuyée du roman.
Léo est un garçon trop sérieux pour ses dix-sept ans, c'est pour Rimbaud.
Et d'autres qui me frappent moins sans doute...
Beaucoup de références lourdes à porter pour le jeune auteur.
Le camping, c'est l'horreur pour notre héros. Tous ces gens sont affreux, vulgaires, graisseux de crème solaire, ils font des quizz, prennent l'apéro, font de l'aquagym et roulent dans les vagues, se font des soirées à la musique atroce sur la piste de danse pendant que les jeunes font des feux sur la plage en buvant de la bière...Léo passe à côté, il ne veut pas se mêler. Il passe tellement à côté qu'il laisse Oscar, un jeune de son âge, mourir, puis va l'enterrer dans les dunes, tranquille. "On n'entre point dans les raisons de cette tuerie", comme dirait madame De Sévigné. C'est le grand défaut de l'histoire. Qu'il le regarde mourir fasciné en projetant sa propre mort sur Oscar, d'accord...A creuser. Mais qu'il le traîne (lui le tout menu un grand plus musclé) dans la dune et l'enterre ? Pourquoi diable ??? Ensuite, il attend en se languissant. Rencontre languissamment une fille...A chaud, enlève son tee-shirt pour la première fois...Saute dans la piscine !! Dans l'océan !! Que d'actions ! Arrêtez !
Ce n'est pas que ce soit sans qualités. Je pense que l'auteur fait exprès de ne rien dire. Léo est tellement mal dans sa peau que tout le dépasse. Mais il faudrait creuser dans la dune, si j'ose dire, dans ce rêve éveillé tellement flou que l'on se demande parfois si ce qui arrive est réel ou fantasmé par le héros.
En tout cas, je remercie Flammarion et Babelio pour ce roman bien de saison lu en pleine canicule.
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mfrance
  14 août 2019
"Oscar est mort parce que je l'ai regardé mourir, sans bouger" annonce Léonard, dit Léo, à son lecteur en incipit de ce bref roman, pour, 136 pages plus tard, lui asséner une conclusion surprenante, vu le déroulement des événements.
Entre les deux nous suivons les déambulations de Léo, adolescent de dix-sept ans, qui traîne son ennui dans les allées poussiéreuses de ce camping surchauffé sous l'implacable soleil d'août.
C'est sa dernière journée de vacances. Ouf, il est ravi Léo. Car il ne supporte pas cette touffeur irrespirable. Les nerfs craquent, les tensions s'exacerbent, et il faut absolument pour les ados en surchauffe du camping profiter des dernières soirées de liberté à faire la fête sur la plage.
(S'amuser, jouir, profiter à tout prix des facilités offertes par le lieu. Après tout, on a payé pour ça, pas vrai !)
Sa dernière journée de vacances, Léo la passe à errer dans ce camping qu'il déteste, car tout cela est d'un vulgaire ! Il se sent hors du coup, Léo, carrément hors monde, même, non pas seulement indifférent, mais ulcéré par ce qui l'entoure et il jette autour de lui un coup d'oeil, non pas blasé, mais écoeuré par la petitesse de cet environnement, l'odeur des autres, leur haleine puant la bière ou la clope, leur graisse, leur bronzage impeccable, les filles faciles, les garçons hâbleurs, et le stupide lapin rose chargé d'organiser les réjouissances ! voilà, c'est presque tout .... ah, non, j'oublie ... il prend peu à peu conscience de la mort d'Oscar et de sa responsabilité....... mais sans pour autant analyser son comportement et chercher à comprendre pourquoi il a commis ce geste insensé.
Et c'est là que le bât blesse !
On ne saura pas ce qui est arrivé à Oscar. Suicide, accident ? et Léo ne saura pas davantage et ne comprendra pas pourquoi il n'est pas intervenu pour empêcher la mort du garçon.
Et nous non plus ! nous en serons réduits à toutes sortes de spéculations oiseuses ... alors que c'était à l'auteur en personne de creuser le sujet et de nous présenter un portrait un peu plus complexe de ce jeune homme dont on ne perçoit que l'apathie !
Mais pourquoi diable Victor Jestin n'a-t-il pas tenté de décrypter Léonard ? Laisser mourir quelqu'un est un acte qui engage entièrement celui qui le commet, non ? Or, rien de tel n'apparaît ici ! L'ennui, encore l'ennui, toujours l'ennui, que Léo traîne à ses pieds comme un boulet ..... c'est d'un ennui !
Enfin, à dix-sept ans, on vit, on bouge, on rit, on pleure, on se fâche, on gueule, on exulte, on se dépasse, on se rêve, on se pose beaucoup de questions....
Chez Léo, rien de tout cela, rien que l'inertie. Qu'y a t-il donc derrière ?
Mais bouge-toi donc Léo, que diable !
Quant à vous Victor Jestin, afin de dépasser le stade du premier roman imparfait, il vous faut méditer le judicieux conseil que le laboureur donne à ses enfants par la voix de ce bon La Fontaine :
"Travaillez, prenez de la peine .......
Creusez, fouillez, bêchez ; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse."
Ouvrage de la rentrée littéraire, reçu en avant-première dans le cadre d'une masse critique, pour lequel je remercie avec chaleur Babelio et les éditions Flammarion.
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BuffaloVoice
  20 juillet 2019

Choisi pour son titre, La Chaleur (après tout, oui, allons-y), l'auteur (dont on ne sait rien, sauf que c'est son premier roman, qu'il a 25 ans, vient de Nantes et vit à Paris), et la promesse du postulat : un "adolescent étranger au monde qui l'entoure, qui ne sait pas jouer le jeu, et s'oppose à cette injonction au bonheur déversée par les haut-parleurs" assiste à la mort d'un autre sans intervenir, dans un camping des Landes où il est en vacances avec sa famille. Que va-t-il se passer à partir de là ?
*SPOILER* : Rien, absolument rien, c'est moins clivant.
Tout, absolument tout ici, en 160 pages lues en 1h30 en traînant (pour la modique somme de 15€ pour le dernier bienfaiteur de la chaîne du livre qui l'achètera), est littéral. "Oscar est mort parce que je l'ai regardé mourir sans bouger. il est mort étranglé par les cordes d'une balançoire" nous prévient-il dès l'entrée. Bien, merci.
Il n'aime pas le camping, trouve les gens grotesques, comme l'animateur déguisé en lapin rose. C'est en cela qu'il est "étranger au monde qui l'entoure", rien de plus.
Il rencontre une fille facile mais qui ne veut pas de lui, repousse les avances homos de son pote qui se sent mal dans sa peau malgré son aise, et cherche son chien perdu qu'il aurait de la peine à ne plus voir tous les jours. Là se trouvent les ressorts dramatiques de ces deux derniers jours de camping où pourtant, il vient d'enterrer, en un paragraphe de phrases sans saveur, certes, le corps de ce jeune Oscar qui s'est pendu pour ressentir quelque chose (encore que ce serait ici trop profond de le suggérer clairement).
On apprend qu'une canicule meurtrière ravage le pays, dans le même temps, en une phrase du même acabit, placée vers la fin, et c'est tout. Léo (et Oscar, Luce, Louis, Zoé et tous ses compagnons affublés d'autant de noms de poissons rouges) s'imagine vaguement qu'il faudrait qu'il dise à quelqu'un qu'un cadavre est enterré sur la plage, mais il ne le fait pas et ne sait pas pourquoi, en est bien embêté. Et nous, lecteurs, ne le sauront pas non plus. Parce qu'à cette heure, lassé de ce personnage insipide qui ne veut rien et ne sait rien, on s'en va papoter avec ceux qui cherchent mieux. J'ai tout de même terminé ce livre, ce qui signifie qu'il est suffisamment bien écrit pour ne pas se faire envoyer contre le mur. Mais c'est bien, bien loin d'être suffisant.
Parce que quel gâchis, l'idée était magnifique... tout ce qui aurait pu se dire, se déployer dans cette promesse : un ado regarde mourir un autre sans intervenir, cache son corps et poursuit le calvaire de deux jours de camping interminables, angoisse au front, viscères vrillées d'être découvert et de se perdre dans le vertige de son absence totale de position face au monde, pendant qu'une canicule exécute le reste du pays. Un grand roman de l'apathie, de l'écrasement français, dans un style dépouillé de scrupules, voilà à côté de quoi nous passons.
Et bien mon cher Victor, quand on a 25 ans et qu'on n'ouvre pas la fosse à purin quand on écrit un premier roman, à défaut d'avoir le réservoir d'eau filtrée, décantée, qu'aurait un individu plus expérimenté, on perd une belle occasion d'entrer avec fracas à côté des postures frileuses qu'on n'endosse normalement que la mort dans l'âme, quand 3 romans sont refusés partout, encore que.
N'est pas Arnaud Dudek qui veut, qui, en quelques poignées de pages dans "Tant bien que mal", nous cisaille la prunelle d'étincelles réellement pures, où rien n'est de trop mais tout est chargé.
N'est pas Marc Villemain qui veut non plus, qui sait, avec un mystère difficile à élucider qui est bien l'ingrédient le plus excitant lorsqu'on découvre un bon livre, qui sait, donc, ce qu'il en coûte d'être "étranger au monde" lorsqu'on a 17 ans et s'en va te le dire d'une manière bien plus fondamentale et pérenne dans "Mado".
Pour ne citer que deux romans sur la jeunesse, récents.
Enfin peut-être vaudrait-il mieux, à 25 ans, écrire des livres d'adultes, anticiper plutôt que de se retourner sur de trop proches 17 ans qui ne nous ont encore rien appris de consistant.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
GerstelGerstel   18 août 2019
P 31
« Je n’ai pas pu répondre. J’étais venu pour tout dire mais je ne savais pas comment commencer, rien qu’ouvrir la bouche m’était difficile »
P 44
« Je ne l’écoutais qu’à moitié. Je sombrais dans un état second, une sieste morbide »
P 87
« …Et comme elle écoutait j’ai suivi la musique en souvenir, se développer sur son visage et sur la plage…J’ai entendu les cordes tressaillir, n’en plus pouvoir de se retenir, comme une aube impatiente. Des larmes chaudes ont voilé mes yeux. La joie a culminé – tout a glissé ensuite vers le calme, le silence. »
P 104
« Ils irradiaient quelque chose de chaud, d’incandescent tout en surface qui suffisait à éclairer les yeux des autres, bien qu’à l’intérieur tout soit vide et froid, sans aucune musique »
P 137
« J’ai senti que ma mère me regardait toujours dans le rétroviseur. C’était ce même regard. Je l’ai soutenu. C’est peut-être là qu’elle a tout su, définitivement »
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mfrancemfrance   14 août 2019
Il n'y avait plus qu'Oscar. Il cadavrait comme une eau stagne tout contre moi. Il me collait à la peau. Par moments, je ne savais plus depuis combien de temps il était mort, depuis combien de jours je le traînais avec moi dans les allées. Et puis, n'étais-je pas déjà coupable bien avant l'instant de sa mort ? N'avais-je déjà pressenti dès l'enfance que tout m'emmenait vers cette histoire. Rien n'était nouveau.
P 95
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LesaloesLesaloes   12 août 2019
J'ai senti ma lèvre trembler et les larmes revenir du fond de la nuit dernière, rattraper leur retard. Peu de bêtises en dix-sept ans. Aucune véritable grosse bêtise. Je n'avais jamais triché, volé, frappé. Insulté rarement. La haine et la colère, je les avais accumulées sagement. Ce n'était pas un accident. J'avais laissé mourir Oscar. J'aurais pu le sauver et je ne l'avais pas fait. Ensuite, j'avais caché son corps. Je ne me rappelais plus pourquoi. J'aurais pu m'en aller. On l'aurait découvert au même endroit. On aurait vu les marques sur son cou et l'alcool dans son sang, on aurait noté l'heure du décès.
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tristantristantristantristan   11 août 2019
Le taboulé, resté dans son emballage, était bordé de chips à la moutarde. Disposées sur des feuilles de salade, des tomates cerises dessinaient un visage souriant. Mon père s'est penché vers moi.
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tristantristantristantristan   11 août 2019
- Putain de chaleur de sa mère la chienne. Ca va, mec?
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Videos de Victor Jestin (2) Voir plusAjouter une vidéo
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Rentrée littéraire 2019 : Interview de Victor Jestin - La chaleur
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