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Pierre-K. Rey (Traducteur)
EAN : 9782277227984
316 pages
J'ai lu (04/01/1999)
3.59/5   39 notes
Résumé :
Foutu métier ! Sur le monde vertical, les temps sont durs pour les indépendants... Arrimé sur sa Norton, Ny Axxter arpente les flancs du Cylindre, en quête d'un contrat avec un gang de guerriers ou d'une séquence vidéo qu'il pourra vendre à Info-Express. Si seulement il n'avait pas le vertige !
Et soudain, le coup de chance : une mystérieuse attaque sur le secteur horizontal. Et Ny sauve la vie de Lahft, l'ange de méthane femelle. Le scoop ! Mais l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Horizon vertical ? :
Oui ! : Ce roman ne manque pas d'horizon et de hauteur , l'univers possède un horizon géographique et un cachet impressionnant qui défie la gravité et le lecteur est très souvent obligé de l'imaginer et de le mettre en perspective. La direction qui conditionne la visualisation et la disposition principale de toutes choses dans cet univers est effectivement la verticalité .Donc de haut en bas et à l'exclusion de l'intérieur de l'édifice inconnu et à l'exclusion du sommet qui est une variante lointaine mais connue par les habitants des parois latérales .
Le texte évolue le long de la paroi d'une immense construction .On imagine une tour aux dimensions stratosphériques qui est divisée en territoires « tribaux ». Un certain alpinisme est la clef des déplacements , de brèves cordées et plus systématiquement des véhicules adaptés à ce territoire principalement vertical. Des sortes de motos-scooters très polyvalentes .Le roman est tout simplement effarent car l'univers est aussi rationnel que inimaginable au premier abord , comme milieu de vie , alors que au final cela fonctionne parfaitement .La couverture du roman est d'ailleurs absolument évocatrice de l'ambiance et de la vie des personnages qui habitent ces pages.
Par ailleurs c'est un monde où la précarité domine et ou la vie est aussi précaire que la main d'oeuvre est indépendante ,ultra qualifiée et hyper technicienne avec la possession individuelle d'un matériel de pointe et d'un agenda de contacts qui alimentent en clients et contrats . On est à l'aube d'un univers cyberpunk mais on n'est pas dans la tonalité classique de ce genre ,cependant certains attributs sont présents et cela confère une originalité conséquente à ce texte , un peu comme pour un autre roman dont le titre est : Rock Machine , qui est lui aussi un roman très singulier , également hybride et très original ,lui aussi en marge du cyberpunk naissant .
Le monde vertical est une sorte de jungle où évoluent des organisations maffieuses , médiatiques , économiques et politiques .Les gens partagent un réseau , une sorte de net , qui est au ventre de la vie de la plupart des gens , c'est un peu la télévision , internet et une sorte d'agora aussi.
C'est un texte d'une originalité massive qui ne laisse pas indiffèrent le lecteur, le rythme et les modes de vie impliquent et sollicitent …
Le personnage principal sera obligé de bouleverser ses habitudes et il devra se lancer dans l'intérieur de la construction qui est tabou et dangereux , mais qui est surtout un véritable mystère.
Le texte est globalement assez court , la perspective qui guide le lecteur est intense et séduisante puisque l'oeuvre est rédigée à la première personne fortement limitée . Mais avec l'intensité et l'originalité de l'univers cela peut déplaire à certains lecteurs qui butteraient sur un seuil.
Personnellement je ne reprocherais à ce roman , que de ne pas avoir cultivé une narration systématiquement plus exigeante car il arrive que le récit soit étonnamment faible par moment sur le fond et dans ses énoncés.
Mais c'est un grand classique de SF à mon humble avis.
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Quelque part, dans un lointain futur.
Au guidon de sa norton, Ny Axxter arpente le mur, vaste étendue verticale du cylindre, une sorte de gigantesque tour de Babel régie par des clans guerriers. Au sommet de cette monumentale architecture, sur le secteur horizontal, règne le plus puissant d'entre eux, le Cruel Amalgame, dont l'ennemi juré, le Pleuple de Dévastation, menace l'hégémonie...
Tandis qu'il est à la recherche d'un scoop destiné à Info-Express, Axxter voit sa chance tourner en sauvant la vie de Lahft, un ange de méthane femelle ; rien que ça !
Dès lors, cette rencontre va l'entraîner dans une succession de mésaventures les plus folles et furieuses. Et le chasseur d'images qui se voyait déjà riche à millions va devenir la proie du clan guerrier le plus redouté : le Peuple de Dévastation.
Pour sauver sa peau, Axxter devra compter sur l'aide précieuse d'alliés pour le moins singuliers et composer avec les différentes organisations peu scrupuleuses du réseau du cylindre.
Mais si la traque menée par le Peuple fera de lui une célébrité, elle le poussera dans ses derniers retranchements. Ny Axxter n'aura en effet d'autre choix que de se rendre à l'intérieur du cylindre, là où règnent les Noyaux Morts...
Et pour couronner le tout, il devra subir les assauts du mégassassin chargé de le tuer ; tout cela, sous le regard halluciné du monde vertical alors en pleine ébullition...

Si résumée ainsi, l'histoire a l'air plutôt alléchante, la lecture du livre révèle hélas quelques failles que je m'en vais approfondir, hum. Avant tout, je dois avouer que j'ai parcouru ce roman avec beaucoup de plaisir même si, dans un premier temps, je n'ai pas reconnu le style précis et percutant de son auteur, K. W. Jeter. Cela m'a un peu rebuté au début, puis les pages tournant, je m'y suis accommodé malgré quelques déconvenues en cours de lecture.

En dépit d'un postulat de départ des plus farfelus, Horizon vertical possède des qualités indéniables, à commencer par des idées de génie éparpillées aux quatre coins du récit, des idées folles et intriguantes qui n'ont de cesse de relancer l'intérêt du lecteur en donnant un petit coup de boost aux pérégrinations de Ny Axxter ; car très souvent le moteur de l'intrigue cahote, ce qui fait la force de l'histoire faisant aussi sa faiblesse.

Le principal problème, c'est le point de vue adopté par l'auteur. Vous ne vivrez l'histoire qu'à travers les seuls yeux de Ny Axxter. Et comme l'intégralité de son aventure se déroule loin de toutes civilisations, vous ne verrez jamais le monde d'Horizon vertical tel qu'il est, de façon concrète ; si ce n'est ce satané mur sans fin. Tout ce que vous apprendrez sur le cylindre, toute votre compréhension de son univers se fera par le biais d'allusions faîtes par une poignée de personnages croisant parfois la route d'Axxter - autrement dit, au cours de fastidieux dialogues -, ou bien encore au détour des pensées d'Axxter lui même.

Alors en soi, ce point de vue n'est pas déplaisant, simplement dépaysant. Il amplifie la solitude du personnage... et la notre. Il contribue à poser cette ambiance post-apocalyptique à la Mad Max et accroît notre sympathie à l'égard de Ny Axxter, personnage complètement à côté de ses pompes, totalement esseulé et désabusé. L'ennui, c'est que vous ne croiserez personne, à l'exception de quelques personnages aux portraits fort heureusement bien brossés. Qui plus est, vous n'apprendrez rien de plus sur le monde du cylindre que ce que vous avez pu apprendre par l'intermédiaire des rares intervenants. Qui, Quoi, Où, Quand, Comment et Pourquoi ? Vous pouvez vous enfoncer ces questions bien profond car vous n'aurez jamais les réponses, sachez-le. In fine, une fois le livre terminé, vous lancerez un cinglant : tout ça pour ça !

Second point contraignant et pas des moindres : le style. Mais qu'est-ce qui est passé par la tête de K. W. Jeter ? Certains passages, qu'il s'agisse de descriptifs ou de dialogues, laissent vraiment à désirer. Il m'ait souvent arrivé de ne pas comprendre ce que je lisais, perdu entre des phrases à rallonge aux tournures ampoulées et un verbiage qui donne presque mal au crâne. Et rien n'est plus agacant et frustrant que cette impression d'être abêti après de multiples retours en arrière pour relire deux ou trois fois une phrase voire un paragraphe entier qui ne rentre décidément pas dans notre champ de compréhension parce que la syntaxe est soit corrompue par la traduction, soit mal fichue dès son origine. P*t***, je déteste ça. C'est le problème de beaucoup d'auteurs de SF que de pondre des textes alambiqués, littéralement chiants - n'ayons pas peur des mots -, et de les greffer sur une idée géniale. Une spécialité des auteurs américains au passage (cf. le Cycle du Ā, L'Anneau-Monde, Nova, et tant d'autres encore). Bref. le livre se révèle par moment très plaisant, K. W. Jeter ayant une imagination fertile et un savoir-faire solide. A d'autres moments en revanche, c'est tout simplement irritant. Mais bon, comme dans l'ensemble, j'ai beaucoup aimé... Visez un peu ce bras de fer entre subjectivité et objectivité. Cela veut tout dire !

Pour finir, que retenir ?
Eh bien, déjà, le courage qu'il vous aura fallu pour lire cette looongue critique pleine de reproches. D'ailleurs, si le livre est si perfectible, pourquoi en ce cas mettre 4 étoiles ?
Tout simplement, parce qu'il y a un truc ; un truc que je n'arrive pas à m'expliquer et qui donne à ce roman une force, quelque chose de magnétique, qui m'électrise. Peut-être que c'est l'absence d'explication comme dans le film Cube de Vincenzo Natali. L'inutilité d'une chose, sa vacuité, peut nous pousser à une forme d'introspection, allez savoir. Peut-être que c'est cet univers vide, sans frontières, cet espace infini, ce terrain de liberté totale pour bikers révoltés qui, en cette période d'actualité écrasante, anxiogène, donne l'envie de s'évader, de fuir un monde devenu fou, de foutre le camp fissa en traçant sa route à pleine vitesse, la tête dans le vent, un rictus de fauve enfin libre greffé sur la face. La liberté, couper les amarres avec cette société qui part à la dérive. Vivre pour soi. Pas pour des dégénérés. Et c'est d'ailleurs cette réflexion qui pousse Ny Axxter sur les flancs de cette mystérieuse architecture qu'est le cylindre. Rien que le titre francais - au demeurant bien trouvé - Horizon vertical est un contresens absolu ; le titre anglais étant Farewell Horizontal, Adieu horizontale. Tout est dit. Pourquoi des hommes iraient-ils parcourir un mur, harnachés au-dessus du vide, sans cette volonté de rompre avec l'humanité, de renier tout ce qui les entoure pour se sentir à nouveau exister, quitte à se mettre en danger.
Que celui qui n'a jamais souhaité tout plaquer, ne serait-ce qu'un instant, me jette le premier mot.
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Dépaysant, réjouissant, bref rien à Jeter :-)

K. W. Jeter nous décrit un univers original, pas forcement très crédible mais ce n'est pas le plus important finalement.
Toute l'histoire est centrée sur le personnage d'Axxter, un indépendant; reporter et grafex qui cherche le scoop sur le monde vertical.
Tout le monde connu vit sur le cylindre, sorte d'immense tour construite en métal, et parcouru du câbles.
Certains vivent sur l'horizontal, soit au sommet du cylindre contrôlé par le clan du Cruel Amalgame, soit à des étages inférieurs mais seulement à la périphérie; l'intérieur du cylindre étant une zone taboue, hantée par les mystérieux et très dangereux « Noyaux morts ».
Les autres évoluent sur la face verticale du cylindre, ils possèdent des bottes qui lancent des crampons et leur permettent ainsi de marcher à la perpendiculaire.

Cet univers étrange se situe entre le cyberpunk et le steampunk. Les humains vivant étant connectés à un même réseau qui leur permet de communiquer, d'obtenir des informations, etc...
Axxter tente de gagner sa vie en filmant tout ce qui peut être vendable, en particulier les anges de méthane, créatures humanoïdes pourvu sur le dos d'une poche rempli d'un gaz qui leur permet de flotter dans l'air.
Et quand il ne fait pas le reporter, il vend ses services de grafex, un graphiste qui propose des animations se projetant sur les armures des guerriers qui composent les multiples clans en compétition pour prendre le pouvoir sur le sommet.
Mais quand Axxter finit par se mettre à dos l'autre clan dominant, « le peuple de la dévastation », il se voit contraint dans une fuite qui lui permettra de connaître un peu l'envers du décor...

Récit sans temps morts, Horizon Vertical se lit d'une traite.
Comme la plupart des livres de K. W. Jeter, celui-là n'est pas encore ré édité à ce jour et c'est bien dommage.
C'est réjouissant de suivre ce personnage un peu à la loose, mais très sympathique.
Un livre qui pourrait servir d'excellente base pour un jeu de rôle.
Si je devais donner une filiation cinématographique à ce livre, je citerai Mad Max, il y a certes bien des différences mais aussi pas mal de gènes en commun.
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Moins « gore » que certains de ces premiers titres de SF comme Dr Adder ou de ses titres fantastiques comme La Source furieuse ou le Ténébreux, Horizon Vertical est un thriller où un journaliste ayant filmé la mauvaise séquence et sauvé la vie du mauvais sujet, se retrouve traqué par deux gangs de motards. Il va devoir quitter la sécurité, toute relative, de la façade de l'immeuble où il travaillait pour regagner l'intérieur horizontal où l'ennui qu'il avait fuit a laissé la place à d'autres dangers, au fur et à mesure qu'il s'enfonce dans des zones qui ne sont plus habitées. Écrit en 1989, ce livre est très daté notamment dans son traitement de la femme, mais il se lit néanmoins très facilement et offre une réflexion intéressante sur le journalisme et la quête d'image à tout prix.
Lien : https://www.outrelivres.fr/d..
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Sur les nombreux romans et nouvelles de SF que j'ai pu lire, celui-ci est l'un des plus mauvais que j'ai eu entre les mains. Histoire sans aucun intérêt et personnage insipide (voir agaçant) qui ne se pose (un comble pour un reporter) aucune question sur ce cylindre, les anges, le monde d'en bas, les noyaux morts, etc. Des chapitres entiers d'un ennui sidéral. Je mets une étoile pour la seule idée que j'ai trouvée intéressante : les grafex animés.
Nullissime.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Les sentiments de bienveillance universelle se dissolvaient quand il se souvenait du solde de son compte bancaire.
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Le soleil s’était levé suffisamment pour que l’air soit devenu doré.
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Quand il s'éveilla, il vit des anges copuler dans le ciel. (p.5)
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