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EAN : 9782277225188
347 pages
Éditeur : J'ai Lu (04/01/1999)
3.55/5   20 notes
Résumé :
George Dower mène une existence paisible, sans extravagance, partagé entre sa boutique d'horlogerie et sa passion des automates qu'il fabrique et façonne. Mais un beau jour, les rouages semblent se bloquer et le temps se figer ; un homme étrange, " l'homme en cuir noir ", pénètre dans son échoppe et le charge de réparer un bien curieux mécanisme. Même lui, pourtant spécialiste, n'avait jamais rien vu de tel. Et ce premier pas va l'entrainer dans un monde irrationnel... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Musardise_aka_CthulieLaMignonne
  20 novembre 2020
J'ai passé des années à chercher Machines infernales, que je me devais absolument de lire : il est au centre de la mythologie steampunk, puisque considéré comme l'un des trois romans fondateurs du genre dans les années quatre-vingt, avec Homunculus de James Blaylock (même s'il y confusion en ce qui concerne ce dernier roman, qui a été précédé par des nouvelles) et Les Voies d'Anubis de Tim Powers. Impossible de fiche la main dessus, j'ai tout essayé, écumé les toutes petites librairies comme les sites web d'occasion ; il y avait toujours quelque chose qui ne collait pas. Et enfin, enfin, je l'ai trouvé dans l'édition originale française (non, ce n'est pas un bel objet de valeur, rien qu'un vieux livre de poche qui a déjà bien vécu, donc inutile d'essayer de venir me cambrioler ; d'ailleurs je passe mon temps à faire le guet chez moi avec un lance-patate, tenez-vous le pour dit).

Je dois bien avouer que j'avais perdu un brin d'intérêt pour Machines infernales après avoir lu le Guide steampunk d'Étinenne Barillier et Arthur Morgan (que je recommande), tellement K.W. Jeter était insupportable de suffisance et de mépris dans son interview. Mais bon, quand l'occasion s'est offerte à moi d'acheter le roman pour pas grand-chose, cet argument fut balayé, parce qu'il-me-le-fallait. Il ne serait pas dit que j'avais fait les choses à moitié et laissé de côté 1/3 de la trilogie (qui n'en est pas du tout une) originelle steampunk. Il faudra tout de même m'expliquer pourquoi Bragelonne n'a pas réédité Machines infernales, alors que Homunculus et Les Voies d'Anubis l'ont été. Peut-être Jeter déteste-t-il son premier roman au point qu'il ne veuille plus en entendre parler, peut-être est-ce Bragelonne qui n'a pas une politique éditoriale très cohérente.

Venons-en au fait. Machines infernales, ou du moins la première partie du roman, est un hommage très réussi et truffé d'humour (qui eût cru que Jeter avait de l'humour ??? Pas moi !) à Lovecraft, notamment au Cauchemar d'Innsmouth - notez-bien qu'à l'époque, ça n'était pas à la mode comme maintenant, où on nous sort des yog-sototheries à toutes les sauces. Rien que l'incipit rappelle ceux de Lovecraft, avec son "Lecteur, si le nom de George Dower, résident de la commune londonienne de Clerkenwell, ne t'est pas familier, je t'adjure de ne pas lire plus avant." Et Jeter d'emmener avec lui son lecteur, qui forcément veut plonger derechef dans les méandres d'histoires sordides et scandaleuses, dans un monde étrange peuplé d'êtres mystérieux.

Le protagoniste se trouve être un parfait anti-héros, vivotant grâce à la boutique de son père (horloger et inventeur récemment décédé), et pas doué pour grand-chose - la fin révélera qu'il possède tout de même quelques talents cachés assez intéressants, dont il n'était pas conscient... Une rencontre avec un homme pas très ordinaire, une attaque et un cambriolage de la vieille boutique, une pièce de monnaie fort étrange, un dîner où il est question d'une poupée tout aussi étrange, et c'est parti pour une cascade de péripéties rocambolesques. Bas-fonds de Londres, village marécageux, Écosse peu accueillante, peuples de l'ombre, prostitution et autres types d'exploitation de pauvres gens, religion et hérésie, savants fous, auxquels vous ajouterez la présence d'un adorable chien (et encore, je ne vous dis pas tout) : tous les ingrédients d'un bon roman d'aventures sont réunis.

C'est drôle, c'est intriguant, c'est rythmé, et le plaisir qu'on a à suivre George Dower ne se dément guère, sauf, j'ai le regret de le dire, dans la dernière partie où les explications sur tel ou tel événement mettent un terme à la course-poursuite à laquelle est livré malgré lui le personnage principal. Jeter a manqué d'un peu de fantaisie quand Powers, lui, lâchait parfois un peu trop la bride de ce côté.

Au-delà de l'ambiance et des éléments propres au steampunk, c'est ce qui relève de l'hommage à Lovecraft qui est le plus réussi, avec toute l'instillation d'une ambiance glauque et extrêmement mystérieuse, mâtinée d'un humour propre à Jeter (car Lovecraft est rarement drôle, lui, c'est un fait).

Si vous avez la chance de tomber sur Machines infernales, n'hésitez donc pas : on passe un très bon moment à la suite de George Dower, à courir dans tous les sens pour échapper à moult dangers plus extravagants les uns que les autres (et là, je me rends compte que ça fait bien trop longtemps que je n'avais plus utilisé l'adjectif "extravagant", ce qui est en soi parfaitement extravagant).

Lien : https://musardises-en-depit-..
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aureliestrega
  11 juin 2018
Jeter a un style un peu plus sanglant que ses compères steampunk mais c'est très intéressant également. Un jeune homme ayant hérité de l'entreprise familiale d'horlogerie se retrouve bien vite menacé de toutes parts. Il rencontre un homme tout en noir qui ne meurt pas facilement, un peuple poisson, un double de lui-même, des crapules, des automates fous...On se perd un peu dans la narration mais c'est un monde vaste et un complot contre l'humanité toute entière que nous trouvons entre ces pages. Des personnages hauts en couleurs et une fin à mourir de rire.
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kyoeld
  25 janvier 2013
K.W Jeter pose ici et là plusieurs élément fondateur du steampunk à l'instar de ses amis Powers et Blaylock.
Même si la sauce victorienne fait mouche, Machines infernales s'essouffle pourtant assez vite et laisse place à de la lassitude voire de la frustration. L'originalité du genre nous fait cependant tenir jusqu'au dernières lignes, mais les choix brouillons et téléphonés de l'auteur nous laisse sur notre faim. Dommage.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Musardise_aka_CthulieLaMignonneMusardise_aka_CthulieLaMignonne   01 octobre 2020
Lecteur, si le nom de George Dower, résident de la commune londonienne de Clerkenwell, ne t'est pas familier, je t'adjure de ne pas lire plus avant. Peut-être un destin bienveillant - bienveillant pour l'esprit sensible du vénéré lecteur, et davantage encore pour la réputation de l'auteur - a-t-il accordé la grâce à quelques âmes de les laisser dans l'ignorance de la sordide histoire qui s'est attachée à mon nom. Je le sais, il y a bien peu de chance qu'il en soit ainsi, tant fut divulgué le récit de cette infamie. Les machines à imprimer ne cessent de vomir leurs papiers barbouillés d'encre, tandis que la vague de la rumeur publique, autrement plus éclaboussante, emplit alcôves et salons d'échos que la raison interdit de transcrire.
S'il s'avère toutefois que le lecteur fait partie de ces bienheureux qui ignorent tout des récents scandales, alors qu'il repose ce livre sans l'ouvrir. Il se peut que, prisonnier d'une chambre de malade, ou évadé vers les vastes horizons d'un voyage à l'étranger, loin du climat britannique et des morsures glacées, bien plus aiguës et pénétrantes, des commères anglaises, tu aies su, lecteur, préserver ton oreille de la rumeur. Probablement ne tirerais-tu que petit profit à écouter ce que disent les gens sur cette douteuse confrérie scientifique connue sous le nom d'Anti-Société Royale, et sur le rôle que je suis supposé avoir joué dans sa résurrection depuis ce passé brumeux où elle restait tapie à l'ombre mythique du Fiat Lux de Newton.

Première partie : À la recherche de Saint Monkfish
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kyoeldkyoeld   01 février 2013
Votre espèce n'a que faire des autres ! Vous leur apportez la mort, vous les tuez par votre stupidité et votre cupidité, et cela ne vous émeut même pas !

ed.j'ai lu. -p340-
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