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Alain Grousset (Collaborateur)
ISBN : 2221095847
Éditeur : Robert Laffont (15/04/2002)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Quand Céline Ouroux monte à Paris en 1888, avec son tout jeune nourrisson, la capitale est ébullition. En effet, elle s'apprête à fêter l'aube du XX° siècle dans une profusion de constructions nouvelles, dont la plus controversée : la tour géante de M. Eiffel. Pour survivre à Paris, Céline vend son lait et deviend "nounou" dans une famille bourgeoise. Elle découvre un monde de pouvoir et d'argent pétri d'ambition et d'égoïsme. Elle doit apprendre à supporter tous le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  16 octobre 2015
Je viens de le relire dans la foulée après l'essai d'Elisabeth Badinter (L'amour en plus).
Ce n'est pas le même genre. le roman de Michel Jeury illustre l'essai d'Elisabeth Badinter. C'est un roman rempli d'humanité et de scènes vivantes et merveilleusement décrites.
Il nous fait vivre presque comme si on y était le drame, la souffrance de ces nourrices qui devaient laisser leur enfant chez des nourrices de seconde zone à la campagne. Là, on les laissait souvent mourir par manque de soins, d'affection et d'hygiène.
Tout ça pour nourrir les enfants des riches bourgeois et en tirer quelques sous pour envoyer à leur famille misérable.
C'est une deuxième lecture mais j'ai été touchée de la même façon.
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Ambere
  23 avril 2018
« Quand Céline Ouroux monte à Paris en 1888, avec son tout jeune nourrisson, la capitale est ébullition. En effet, elle s'apprête à fêter l'aube du XX° siècle dans une profusion de constructions nouvelles, dont la plus controversée : la tour géante de M. Eiffel. Pour survivre à Paris, Céline vend son lait et deviend "nounou" dans une famille bourgeoise. Elle découvre un monde de pouvoir et d'argent pétri d'ambition et d'égoïsme. Elle doit apprendre à supporter tous les caprices et les abus, les vexations et les humiliations, les mépris et la dépossession d'elle-même.
Pour survivre, elle rêve de Liberté.... »
Ce livre a été une grande claque au début de ma vie de lectrice. Sur les conseils (et le prêt) d'une amie, je me suis lancée dans l'histoire de cette nourrice, Céline, à la fin du XIXème siècle. le metier de Nounou a bien changé. Si maintenant c'est un métier moderne, obligatoire à l'heure où la plupart des femmes en âge de procréer travaille, c'etait autrefois un vrai déchirement pour ces femmes, obligées d'abandonner leur progéniture pour nourrir ( d'où Nourrice) au sein les enfants de la bourgeoisie.
Celine, qui a une vie vraiment difficile, m'a bouleversée. Jeune maman, j'ai été particulièrement touchée par son histoire, ses aventures, et ses drames.
J'ai particulièrement aimé me balader dans les rues de Paris à l'aube du XXème siècle, à l'âge de la construction de la Tour Eiffel et de l'exposition universelle.
Je vous recommande chaudement ce livre, que je compte relire (encore) dans les mois à venir !
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LiliGalipette
  09 mai 2010
Roman de Michel Jeury.
Céline arrive de son Morvan natal pour se placer comme nourrice à Paris. Elle doit pour cela laisser son propre fils Augustin aux soins d'une nourrice d'institution. Au Grand bureau des nourrices, on lui trouve une place dans la famille Langlais, riche et connue du Tout-Paris. Céline s'attache rapidement à Victor, le nourrisson qu'on lui a confié. La vie dans la capitale révèle la beauté et la finesse de la jeune provinciale. Très vite, elle séduit le fils de la famille et le précepteur des enfants Langlais. Mais Céline reste fidèle à son époux, un homme qui dépense le salaire de sa femme en boisson et qui se désintéresse de leur enfant. Céline, pure et fraîche comme aux premiers jours, découvre une vie bourgeoise faite de manigances, de fourberies et de dédain. Elle se prend aussi à rêver d'une autre vie.
Voilà un très joli récit, entre province et capitale. le personnage de Céline est charmant et élégamment présenté. Elle m'a rappelé Denise Baudu du Bonheur des Dames. Ingénue mais forte d'un bon sens campagnard, elle affronte aisément les pièges de la vie parisienne. Un peu Cendrillon des temps modernes, avec un prince tout aussi moderne, Céline incarne la réussite modeste des petites gens dont l'ambition n'est pas dévorante.
La condition des nourrices est bien écrite et, il me semble, abondamment documentée. L'examen médical que subit Céline est digne de la foire aux bestiaux. Céline, comme tant d'autres pauvres provinciaux, est contrainte de quitter son village pour se "vendre" à Paris. Les Auvergnats portent le charbon, les Alsaciens sont ramoneurs, etc. Chaque province envoie dans la grande et brillante capitale une belle partie de ses forces vives et de ses talents. Tous ces déracinés sont perdus dans un Paris qui a besoin d'eux, qui les tolère, mais qui les méprise. le rapport Paris/province est exclusivement fondé sur l'argent.
Dans le Paris de 1888, à la veille de l'Exposition Universelle, le lecteur rencontre Gustave Eiffel et son extraordinaire construction métallique. Les Langlais, riches entrepreneurs, côtoient les artistes et les intellectuels de l'époque. Alphonse Daudet fait partie des familiers. le Tout-Paris est dépeint avec ironie: il y a ceux qui y évoluent avec aisance, ceux qui voudraient faire de même, ceux qui rêvent d'y entrer et les autres.

Le texte oscille entre roman historique et fresque sociale. L'écriture est fine et entraînante. le roman se lit vite et laisse un agréable souvenir.
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Guardians
  13 mai 2019
1889, Paris se prépare pour l'exposition universelle et la présentation de la Tour Eiffel.
C'est dans ce contexte que Céline débarque, depuis le Morvan, à Paris dans l'espoir de trouver du travail et régler les dettes accumulées chez elle.
Étant jeune maman, elle va trouver une place de nounou, entendez pour l'époque : fournisseuse de lait maternel pour bébé bourgeois.
Certes la famille lui fait vivre une vie inespérée : vie bourgeoise, habitat sain, nourriture disponible, voyage à Deauville, dimanche à la campagne mais cette vie lui apportera aussi désillusions, drame et tristesse comme le décès de son fils.
Ainsi était la vie à l'époque, la mère laissait son petit à une nounou de basse extraction pour elle-même aller nourrir un petit mieux né encore.
Ce roman, à la fois fresque social et historique vous offrira un moment de détente, vous permettra de parcourir de façon romanesque le Paris de l'époque tout en vous narrant la condition des nourrices, le superficiel de la vie mondaine
Ah et, vous rencontrerez Gustave Eiffel. Si, si ! Avec les romans tout est possible ou presque ;-)
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myriampele
  15 octobre 2015
Ce roman m'a fait découvrir le sort de ces jeunes mères infortunées qui vendaient leur lait aux petits bébés des riches. Céline arrive du Morvan, avec son petit Augustin de 7 mois, qu'elle va devoir laisser repartir pour nourrir Victor, dont la famille habite Paris. Nous, femmes du XXIème siècle, avons vraiment beaucoup de mal à imaginer le sort de ces femmes, auxquelles on arrache l'enfant , pour les attacher à l'enfant d'une autre.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
myriampelemyriampele   15 octobre 2015
Ma voix faisait frétiller le petit monsieur de plaisir ou d'impatience; il tendait les bras vers moi, je lui donnais mon doigt à serrer. Je me posais souvent une question que j'aurais voulu enfouir en moi: Parce que je le nourrissais, me prenait-il pour sa mère? Pauvre petit enfant riche, comment aurait-il su que j'étais seulement sa nourrice?
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LiliGalipetteLiliGalipette   16 mai 2012
" Les messieurs faisaient les importants, en habit, cravate blanche et gants blancs, et se dépensaient en baisemains ; les dames se pavanaient dans leurs toilettes décolletées, longues robes de soie, de velours, de satin, garnies de broderies, de perles ou de dentelles, et leurs diamants scintillaient dans leurs cheveux... J'allais et venais comme une somnambule, sauf que je ne voyais pas l'avenir : il n'y avait plus d'avenir pour moi. "
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sld09sld09   29 juillet 2017
Depuis ma descente du train, je n'entendais que clameurs, charivaris et tumultes. On s'appelait de-ci, de-là, à grands cris et grands gestes. Les porteurs proposaient leurs services en hurlant tandis que les locomotives crachaient leurs jets de vapeurs comme de vieilles vaches leur dernier souffle. Les gens se heurtaient, donnant de l'épaule, agitant les bras, du moins ceux qui le pouvaient, car la plupart étaient chargés de sacs de toile ou de cuir.
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Videos de Michel Jeury (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Jeury
Michel Jeury en conférence aux Utopiales 2010 2/2
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