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EAN : 9782227498143
150 pages
Éditeur : BAYARD CULTURE (11/12/2019)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Texte inédit en français de Franz Jägerstätter, autrichien objecteur de conscience qui seul contre tous refusa de combattre pour le Troisième Reich.
Ce livre regroupe trois documents émouvants que Franz Jägerstätter adresse à son épouse Francisa, au moment où il est emprisonné à Berlin : * une réflexion sur son objection de conscience : "Être catholique ou nazi" * des notes sur son opposition nazisme * sa dernière lettre à Francisa, quelques heures avant qu'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Etoilesonore
  24 juin 2020
En lisant ce livre, c'est une chanson de Jean-Jacques Goldman qui me revenait sans cesse à l'esprit : Né en 17 à Leidenstadt. Elle dit ceci : Si j'étais né en 17 à Leidenstadt, sur les ruines d'un champ de bataille. Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens si j'avais été Allemand ? Et de poursuivre un peu plus loin : Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les brebis d'un troupeau, s'il fallait plus que des mots ?
Ce livre est constitué des lettres envoyées par Franz Jägerstätter à son épouse alors qu'il est incarcéré d'abord à Linz puis à Berlin. En 1938, il est le seul de son village à voter contre l'Anschluss et refuse ensuite catégoriquement de combattre pour le troisième Reich. Il devient objecteur de conscience et sera exécuté en 1943. A noter qu'il est père de trois petites filles dont l'aînée a six ans. Il sera béatifié par le pape Benoît XVI en 2007 comme martyr.
Un film lui a été consacré qui est sorti tout récemment : une vie cachée. Ce livre, vous l'aurez compris n'est pas un récit narratif. Ce sont les lettres de l'intéressé à son épouse où il explique ce qu'il vit et au nom de quoi ou plutôt de qui il pose ces actes. C'est donc dépouillé, il n'y a pas d'artifice, mais quand on pense qu'un des plus grands philosophes de son temps, Martin Heidegger s'est laissé séduire par le nazisme, on ne peut que s'émerveiller à propos de ce simple paysan du Tyrol qui sent au plus profond de lui que le nazisme est une doctrine contraire à l'amour de Dieu.
Pour reprendre les paroles de Goldman : Serons-nous de ces improbables consciences ? Cette faible lumière qui brille au plus profond des ténèbres…
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chadik
  18 avril 2020
Ce texte constitue la réflexion personnelle, philosophique et théologique d'un jeune Allemand confronté au nazisme et à la politique du Reich. Il confronte à l'idéologie nazie ses croyances religieuses et les dogmes de l'église. Pour lui, catholicisme et nazisme ne peuvent aller de paire et il refuse de prendre part au mouvement national. Ce texte est assez pointu et sérieux, il s'agit de réflexions théologiques, il est difficile de rentrer dans le texte si il vous manque un bon bagage religieux. J'espérais trouver des notes plus personnelles, la biographie, les photos et les lettres écrites au neveux de l'auteur y contribuent mais le texte n'en reste pas moins presque exclusivement théologique.
J'ai été assez déçue par l'adaptation cinématographique, je le suis également de cet ouvrage. Je ne suis tout simplement pas la cible de ce texte, ce livre est à destiner à un professionnel ou un passionné d'histoire et de théologie.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
lrntvlrntv   17 juillet 2020
Nous qui vivons dans le péché, nous voudrions avoir une vie sans souffrance et sans combats, une mort douce, et, par-dessus le marché, la béatitude éternelle. Christ lui-même, le plus innocent, est celui qui, de tous les hommes, a enduré les pires supplices ; par ses souffrances et sa mort, il nous a acheté le Ciel, et nous, nous refuserions de souffrir pour Lui ? Si nous observons l'histoire en nous penchant sur les derniers siècles, il ne faut pas nous étonner d'en être arrivés là : la foi profonde et pieuse n'a cessé de reculer, et le nouveau paganisme de gagner du terrain.
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CornelioCornelio   07 juin 2020
A l'époque actuelle, on entend bien souvent ces mots : "On peut le faire, on en a bien le droit après tout, ce sont les autres qui sont responsables." Voilà comment on rejette la responsabilité sur autrui : personne ne veut endosser quoi que ce soit. Par conséquent, selon le jugement humain, seules une ou deux personnes devraient se repentir de tous les crimes et les horreurs qu'on commet en suffisance, par les temps qui courent ? Est-ce que je manifeste un amour chrétien de mon prochain en commettant un acte que je trouve mauvais et parfaitement injuste, mais que je commets tout de même pour éviter de causer des dommages à mon propre corps ou à mon exploitation ?
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CornelioCornelio   07 juin 2020
Ne nous a-t-on pas assez dit ce qu'on ferait des gens qui refusent d'adhérer au national-socialisme ? Messieurs les camarades du parti seraient certes bien contents si nous les aidions encore à remporter quelques victoires. Je ne peux pas croire, et je ne croirai jamais que nous, les catholiques, devrions nous faire l'instrument du pire et du plus dangereux pouvoir antichrétien qui ait jamais existé, et nous mettre à sa disposition.
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CornelioCornelio   07 juin 2020
Depuis des décennies, et pour certains depuis des siècles, les bons historiens croyants nous ont prédit la calamité qui va s'abattre sur les hommes s'ils ne s'amendent pas. Il suffit de regarder un peu la Russie et ce que les gens doivent y endurer : quand leur détresse sera-t-elle soulagée ? Et on voudrait que tout se fasse sans douleur, chez nous, comme beaucoup le pensent peut-être.
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CornelioCornelio   07 juin 2020
C'est ce funeste 10 avril 1938 qui a été notre Jeudi saint à nous, les Autrichiens, lorsqu'on a fait prisonnière l'Eglise d'Autriche qui, depuis lors, est dans les fers ; tant que nous n'aurons pas répondu par un "non" vigoureux à ce "oui" prononcé par bien des catholiques avec une timidité si craintive, il n'y aura pas de Vendredi saint pour nous.
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Videos de Franz Jägerstätter (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Franz Jägerstätter
Être catholique ou nazi : lettres d'un objecteur de conscience Franz Jägerstätter https://www.laprocure.com/etre-catholique-nazi-lettres-objecteur-conscience-franz-jagerstatter/9782227498143.html
Trois documents rédigés par l'objecteur de conscience autrichien, exécuté en 1943 pour son opposition au IIIe Reich. Dans le premier, il présente ses réflexions sur sa foi catholique radicalement opposée à l'idéologie nazie. le deuxième rassemble des notes sur son opposition au nazisme. le troisième est une lettre adressée à son épouse Franziska quelques heures avant sa mort. ©Electre 2020 #FranzJägerstätter #UneVieCachée #TerrenceMalick
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