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EAN : 9782809700831
302 pages
Éditeur : Editions Philippe Picquier (22/01/2009)

Note moyenne : 3/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Un cuisinier italien établi à Genève, qui accomplit des prodiges d'art culinaire, sent monter autour de lui un climat de défiance, voire d'hostilité, au sein même de sa famille.
Une jeune fille, éblouie par une camarade de classe, la regarde profaner sa beauté en posant pour un photographe. Un fonctionnaire tatillon, envoyé en mission au fin fond de la campagne indienne, découvre un village hagard, miné par des conflits entre hindous et chrétiens, et fait la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Musardise
  17 avril 2016
Trois nouvelles, sans aucun rapport entre elles, si ce n'est l'inexpérience, voire le manque de talent de l'auteure. Trois nouvelles dont le but reste assez obscur. Radhika Jha savait-elle seulement ce qu'elle voulait en faire ???
La première met en scène un cuisinier qui semble basculer vers la folie. Hors ; le sujet a été suffisamment exploré par des écrivains de talent, voire de génie, pour qu'on l'aborde avec circonspection et qu'on se donne un tant soit peu de mal pour en donner une variante un rien intéressante. On pense assez rapidement à un roman comme La moustache d'Emmanuel Carrère. Or, ici, c'est ennuyeux à mourir. le personnage principal multiplie les bizarreries, symptômes d'une paranoïa grotesque, entraînant le lecteur dans un enchaînement de petits événements inintéressants au possible. Aucune étude psychologique à l'horizon, aucun signe d'une quelconque tentative d'incursion dans le genre fantastique. D'ailleurs, contre toute attente, on découvre que le personnage ne devient pas fou, mais qu'il a seulement un petit passage à vide (sans qu'on puisse deviner pourquoi) et puis c'est tout. Une nouvelle d'une rare médiocrité, qui m'a donné envie de laisser tomber la suite du recueil.
Bon, j'ai tout de même persisté (après un bonne pause). La seconde nouvelle met en scène une jeune fille extrêmement sensible à toutes les formes de beauté (j'ai cru déceler une sorte d'autoportrait complaisant de l'auteure), qui rencontre une autre jeune fille, forcément d'une beauté époustouflante. La première considère que la beauté de la seconde relève du sacré (on tombe quelque peu dans les bondieuseries), la seconde ne songe qu'à faire des photos de mode pour devenir célèbre. Sujet éculé, travaillé sans finesse, mais nouvelle au moins plus cohérente que la première. Allais-je pour autant terminer le recueil, qui ne promettait guère de se transformer subitement en chef-d'oeuvre ?
Longue, très longue pause à nouveau, puis lecture de la troisième nouvelle. A priori, la plus intéressante des trois. Et puis finalement non. Cette histoire d'un fonctionnaire qui tombe dans un village où les dissensions entre Chrétiens et Hindous prennent des proportions énormes et franchement bizarres n'est pourvue d'aucune cohésion. Là encore, on se demande ce qu'a voulu faire l'auteure. On tendrait au départ pour une nouvelle basculant dans le fantastique. Non. Serait-ce une dénonciation de problèmes religieux qui empoisonneraient l'Inde ? Sûrement, mais c'est tellement mal mis en scène que c'en est parfaitement inintéressant. La fin pourrait nous entraîner du côté du récit gore, sauf que Radhika Jha n'a pas su exploiter le filon. La structure de cette nouvelle est d'un incohérence totale, au point que tout sujet s'efface et qu'il ne nous reste sur les bras qu'un amalgame d'idées non exploitées.
J'en conclue que Radhika Jha, qui travaille pour des organisations internationales prestigieuses mais qui est incapable de construire un récit, et donc d'écrire correctement, dispose d'un réseau fort intéressant qui comprend des gens bien placés dans le monde de l'édition.
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Atasi
  25 septembre 2014
Le Cuisinier, la Belle et les Dormeurs sont trois nouvelles, une se déroulant à Genève et les deux autres en Inde.
Le cuisinier est l'histoire d'un très grand chef de cuisine renommé comme son établissement. Mais ils surprends deux conversations qui vont le tourmenter. L'une d'elle lui apprends que son restaurant a des ennemis et la seconde qu'un plan est monté contre lui par son épouse et sa fille. le lecteur suivra le cuisinier à ses fourneaux, mais son changement de comportement sautera aux yeux pour ne pas dire que ses propos deviendront complètement fous. le lecteur comprendra alors la raison de ce complot contre lui.
La belle est l'histoire d'une jolie jeune fille originaire de Dubai qui rejoint en cours d'année un nouvel établissement scolaire. Elle est subliment belle et deviendra l'ami de notre conteuse. Même en possédant la beauté la plus parfaite, il faut savoir ne pas tomber dans les pièces et notamment celui de se souiller.
Les Dormeurs est l'histoire d'un fonctionnaire qui se rend dans un village où les habitants se comportent de manière très bizarre et où personne n'accueillera notre sahib comme il se doit. Notre fonctionnaire découvrira les problèmes de ses habitants, sous fond de conflits entre hindouistes et chrétiens.
Même si les nouvelles sont très bien écrites et que l'auteure a fait part d'une imagination débordante, je n'ai pas trop accroché à celles-ci. Elles peuvent ravir d'autres personnes.
Lien : http://atasi.over-blog.com/2..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
AtasiAtasi   25 septembre 2014
C'est alors, que raconta mon père, qu'il se convainquit que Dieu devait être une espèce de charpentier. Tout le jour, il s'affairait à réparer, reconstruire, arranger, protéger ce monde turbulent qui est le nôtre. Mais parfois, il lui arrivait de se reposer et de faire quelque chose pour le plaisir, de créer quelque chose d'inutile. Du moins pour le monde qui est le nôtre. Quelque chose de Lui qui procurerait de la joie. Comme cet écureuil. Qui devait être différent de sa femelle. Et aussi impressionner, attirer l'attention de sa belle. Mais cela ne nécessitait pas forcément une beauté si incroyable, une beauté à couper le souffle. Ce petit plus, c'est le bon vouloir de Dieu, un signe pour nous rappeler que Lui existe, et qu'il est de notre devoir de préserver et de protéger ce qu'il a construit pour nous et avec nous.
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AtasiAtasi   25 septembre 2014
La seconde étape pour extraire la saveur de la chair, c'était la marinade. Marcello croyait fermement à l'importance de la marinade, même si certains cuisiniers y avaient renoncé. Maintenant il comprenait la raison. La marinade invitait les sucs intimes du poulet à se diffuser. Tout guilleret, il prépare une simple marinade d'huile, vin, aromates, ail et zestes d'oranges, dont il recouvrit les poulets. L'orange et l'ail allaient, chacun pour sa part, faire ressortir la suavité et la passion de la volaille, tandis que le vin purifierait les saveurs. L'huile était le grand sympathisant, lui qui réconciliait l'âme de l'oiseau avec ses nouveaux partenaires.
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