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Dans la voiture qui les ramène de Cadaquès, alors que Romy est au volant, Benjamin peine à détacher ses yeux d'une photo prise au hasard sur la plage. Dessus, une jeune femme, dont on ne voit pas le visage, allongée sur la plage, la cheville gauche suspendue en l'air. Tandis qu'il se pose mille questions la concernant, c'est la violence du crissement d'un pneu qui lui fait relever la tête et découvrir, horrifié, une voiture qui bascule sur eux... Si lui s'en est plutôt bien sorti physiquement, avec juste quelques blessures, le cas de Romy est bien plus inquiétant. le choc a été violent et la jeune femme souffre d'un traumatisme crânien sévère avec oedème cérébral et est plongée dans le coma. Benjamin est abattu et s'imagine mal vivre ces prochains jours sans elle. Qui plus est dans l'incertitude... Pour autant, il cache à son entourage l'accident et l'état de Romy d'autant qu'une exposition de ses sculptures est prévue à Paris. S'il essaie de se consacrer à son travail, il repense à cette photo prise sur la plage et cette belle inconnue...

Après un terrible accident, alors que sa compagne est dans le coma et que son avenir reste incertain, Benjamin, pour garder en lui cette étincelle de vie qui le guide vers le futur, se met en tête de retrouver une inconnue prise en photo au hasard sur une plage de Cadaquès. Et ce, malgré les remords et la culpabilité de se tourner déjà vers un ailleurs... Jim, auteur le plus souvent complet, connu pour ses albums la plupart romantiques, nous offre, avec L'étreinte, une parenthèse douce-amère et sensible abordant, avec beaucoup d'émotions, les thèmes du deuil, de l'amour mais aussi de l'art, celui qui redonne vie. le personnage de Benjamin est particulièrement touchant, tiraillé dans ses sentiments et ressentis. Les rencontres qu'il fera au gré de sa quête l'aideront à aller de l'avant. Pour cet album, les deux auteurs ont oeuvré à contresens : Jim a, en effet, écrit le scénario au fil des dessins que lui remettait Laurent Bonneau, ce dernier voulant mettre en scène son ami et sculpteur Olivier Delobel. Ces planches sont d'ailleurs remarquables : saisissantes de réalisme, profondes, expressives et lourdes de sens.

Un récit émouvant...

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Assurément, les dessins sont très beaux, particulièrement à mon goût, tous ceux qui illustrent Cadaqués, Narbonne, la mer. le choix des couleurs est judicieux et adapté aux situations qu'il s'agisse de l'atelier, de l'hôpital, de l'exposition avec des nuances de rouge qui portent en quelque sorte au paroxysme la quête réalisée par Benjamin d'une femme hypothétique, à peine entrevue dans l'objectif de son téléphone, au point que cette photo l'obsède, tout en restant conscient qu'aucune ne remplacera celle qu'il aime et qui s'en va doucement dans le coma suite à un accident de la route.

J'ai été intéressé par cette quête inutile de Benjamin, un homme perdu dans le chagrin, pas du tout près à passer à une autre partenaire, la sienne demeurant la femme de sa vie malgré la séparation par la mort qui se profile.

Pourtant, il va rencontrer des femmes, toujours en cherchant à identifier celle figurant sur la photo, et même une espagnole sympathique qui fait l'effort d'apprendre le français pour lui, mais c'est trop tôt, son deuil n'est même pas commencé.

Un scénario original qui met en forme une histoire pourtant banale en lui donnant une dimension assez forte, surtout par la qualité des coups de crayon et l'imaginaire des protagonistes dans lequel j'ai aimé l'engloutissement progressif où peut se laisser aller le lecteur.

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Lors d'un weekend à Cadaqués, Romy et Benjamin ont un terrible accident de voiture. Si Benjamin s'en sort indemne, Romy est plongée dans un coma profond. Pendant qu'elle est à l'hôpital, Benjamin va se lancer à la recherche d'une inconnue qu'il a prise en photo par hasard sur une plage de Cadaqués. ● Si j'ai apprécié quelque chose dans cet album inégal ce sont les dessins, que j'ai trouvés absolument somptueux. L'expressivité des visages, l'ambiance, les ombres, c'est vraiment magnifique, un enchantement. ● J'ai en revanche été beaucoup moins conquis par le scénario, qui traîne en longueur (plus de trois cents pages pour une situation simplissime qui connaît peu de développements), qui aligne à la fois les clichés (la vie, c'est court) et les situations complètement invraisemblables (faire des pieds et de mains pour retrouver une parfaite inconnue prise en photo pendant que sa femme se meurt sur un lit d'hôpital…). ● J'ai trouvé que c'était un scénario pour bobo, un peu dans le genre des romans de Sylvain Prudhomme que je déteste. Curieux mélange de chiqué qui se veut naturel et de niaiserie qui plaît à un certain public.

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"Mes nuits, je les passe à rêver

Je rêve que je te sculpte

Il n'y a que moi et ton visage

Et je caresse et j'entaille

Au plus près de ton épiderme

Je te cherche

Je cherche ta vie

Je m'en approche parfois

C'est presque comme retrouver le bruit de ta peau

les voix et les souvenirs qui y sont accrochés...

Ils se libèrent, et courent vers la surface

La mémoire me revient

j'entrevois des souvenirs perdus, qui ne sont que de petits riens

de ceux qu'on enregistre à peine, qu'on pensait égarés à jamais

mais qu'ils me sont doux ces petits riens

Aimer la vie; Embrasser les gens; Se mettre à genoux

et les Serrer contre soi, et les serrer fort.

Et leur dire qu'on les aime, et leur redire, et leur redire encore.

Pleurer de bonheur chaque jour"

Et j'ai fermé le livre

L'histoire n'est plus à suivre

Romy, il me faut te quitter

Le soleil reviendra

Comme dans un dessin d'enfants

Un Tome 2 est annoncé (tbc)

Je retrouverai Benjamin, le sculpteur,

Jim et Laurent, auteur et dessinateur

Des hommes

qui nous parlent d'amours passées, d'amours à venir,

d'amours perdues, d'amours futures

Des hommes qui étreignent

une fleur rouge qui bat

qui bat en nous

au rythme des émotions

au rythme des mots sons

au rythme de la colorisation

Dans une étreinte dansent les choses de la vie

Magnifique album de 300 planches avec un processus comme inversé : Ici c'est le graphisme qui sert d'élan au scénario.

Le dessin emporte l'histoire au gré du rythme du ressac qui donne et qui reprend et est servi par des dialogues et une colorisation plus que réussis.

Deux artistes y ont invité un troisième: le hasard. Ce hasard, brouillon comme la vie parfois, et l'ont laissé faire, un temps seulement, pour ensuite lui donner un sens. S'ouvre alors la fenêtre sur du construit, du sculpté, du sur-mesure et un pur bonheur pour le lecteur que L'Etreinte, une fois l'album abouti. [Enfin pour moi]

L'histoire est simple comme la vie parfois, cruelle comme la vie parfois,

belle comme la vie parfois. Benjamin va apprendre à dépasser les épreuves qu'il traverse avec Romy, porté par la nécessité absolue de sublimer le réel pour survivre d'abord et ensuite pour continuer à vivre.

Nous le suivons alors qu'il improvise ce chemin vers la beauté.

Tout le récit est empreint d'onirisme, de poésie et aussi de réalisme.

Entre(nt) Dali et sa Gala, Entre(nt) Michel Piccoli et son Hélène (*)

Entre Benjamin et Romy. Entre Benjamin et Francesca. Entre Benjamin et Marie-Lucy. Entre Benjamin et Benjamin. Entre Benjamin et la vie.

L'histoire de Ben et de Romy, racontée par Jim et Laurent, de cet accident de la vie qui un jour les frappe de plein fouet comme cela arrive parfois, de leur étreinte, m'a fait pleurer comme quand on pleure dans un sourire, quand tout se mélange dans un sourire.

"Comment il s'appelait déjà ce film ?

Tu sais celui avec l'accident ?

Un film de Sautet je crois

- Les choses de la vie -

J'y conduisais une Alfa Roméo Giulietta Sprint de 1959

Belle voiture --- beau film ---

Je le connais par coeur. J'aime beaucoup ce film.

Tu as accroché ta ceinture, Romy ? "

(*) https://www.youtube.com/watch?v=WnywcqlEbfg

"N'oubliez pas de vivre. -- C'est important de ne pas s'oublier"

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En remerciant les beaux commentaires de babelionautes comme ceux de Wyoming, Marina53..et ceux et celles que je lis, qui m'ont permis de découvrir ce magnifique roman graphique..

Un couple amoureux, à Cadaquès, la mer...une photo opportune prise par le jeune homme sculpteur Benjamin ...un accident de voiture et tout bascule une fraction de seconde...sa compagne Romy grièvement blessée, hospitalisée sombrera par la suite dans le coma...

L'amour, la mort entrelacés la culpabilité...Le vide de l'absence qui mord à chaque seconde celui qui reste debout, vivant avec l'espoir et ses tourments...en vision fantomatique, Benjamin parle à sa douce ..court après des chimères, il doit continuer malgré tout son travail ...Une exposition à préparer coûte que coûte, il sculpte inlassablement le visage de son amoureuse...et recherche avec frénésie la silhouette de la jeune femme sur cette photo qui a figé cette maudite journée.. il sculpte inlassablement en emprisonnant l'amour et ses souvenirs, ...oublier les aller -retours à l'hôpital, les médecins... Rester vivant, ..attendre en semi-liberté que le vie revienne...que tout redevienne comme si de rien n'était.

une très belle histoire d'amour, délicate.. les tons colorés et tranchants associés aux personnages soulignent des ambiances et des humeurs,..Le paysage épuré retranscrit à merveille les silences..l'horizon..la mer...

Album magnifique émouvante histoire !

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Un sculpteur prend par hasard en photo une inconnue sur une plage. La posture de cette femme au visage caché l'intrigue et le fascine. Ce qui interpelle sa compagne qui conduit quand soudain c'est l'accident. Un roman graphique qui donne la sensation de nous envelopper vers une multitude d'émotions : douceur, sensualité, nostalgie, choses de la vie, beauté, questionnement, poésie et originalité quant à la construction expliquée en postface.

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J'ai été séduit par le graphisme, très naturel, comme des esquisse prises sur le vif, le crayon, le pinceau restent visibles, le trait est rapide mais juste, vivant, simple, brut, sans emphase, il nous fait entrer dans l'intimité des personnages, c'était indispensable pour entrer dans ce récit intimiste. La colorisation est fraiche, moderne, rien que des aplats qui viennent rehausser la graphisme en noir, lui octroyant une belle lumière chaude, calme et sereine.

L'histoire est calqué sur “Les choses de la vie” de Claude Sautet, auquel elle rend un hommage appuyé, avec bien sûr l'accident de la route qui permet de refaire le point sur sa vie, sauf qu'ici, c'est l'homme, Benjamin, qui survit et la femme, Romy, qui est dans le coma.

Tout est juste, mélancolique, d'une grande finesse, mais cette bande dessinée souffre un peu des mêmes défauts que le film. Ici, Benjamin est sculpteur, le récit nous donne une vision de cet art très romantique, maniérée et détachée des réalités, s'appuyant sur le sensuel, sur l'expression, c'est un peu l'archétype de “L'artiste” du roman érotique, bref, il faut que le héros soit riche, beau, artiste et forcément tourmenté, on tombe dans les clichés de la romance avec une prétention intellectuelle, et on est loin d'une réalité de la vie, de la confrontation à la mort, tout est idéalisé. du coup, comme pour le film, le soin visuel remarquable, juste et élégant, finit par rendre cette oeuvre pédante et snob. le film m'a assez agacé, il propose une vision bourgeoise du monde dont on n'a finalement pas grand chose à faire, la bande dessinée est du même tonneau. Ça se torture l'esprit à savoir pourquoi telle femme nous attire, fantasmer est-ce tromper et autre questionnements que seul un riche oisif peut se permettre. La sculpture de Benjamin semble ne s'adresser qu'à un public mondain, et la bande dessinée finit par faire le même effet. Sans doute que l'hommage au film est très réussi, mais si on a pas aimé le film…

Dommage, c'est beau, mais je n'ai pas du tout eu envie de m'attacher aux personnages.

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Avec cette collaboration avec Laurent Bonneau et son graphisme si particulier, Jim atteint une autre dimension dans son récit beaucoup plus profond qu'auparavant. Il humanise ses personnages mais va encore plus loin dans le ressenti des situations dramatiques.

La perte d'un être cher est toujours assez difficile à supporter. Son personnage principal Benjamin se cherche une quête afin d'exorciser ses démons et sans doute sa grande peine. Cela paraît futile à première vue mais ce n'est qu'apparence.

Après un départ assez tonitruant, j'ai failli lâcher à cause d'une broutille qui m'a un peu titillé dans le déroulement plus qu'improbable de ce récit. Comment une jeune et belle inconnue se laisse approcher aussi facilement après avoir été suivie et donner un coup à notre jeune sculpteur névrosé ? Je me suis tout de même accroché et c'est vrai que la suite a plutôt été convaincante et immersive. Quelques fausses pistes ont pimenté un peu le tout.

La conclusion de cette histoire d'amour est poignante à souhait. Il est vrai que le thème traité semble assez délicat. J'ai bien aimé l'originalité de cette mise en scène sur quelque chose de finalement assez classique. C'est tout l'art de savoir raconter un récit sans ennuyer le lecteur dans des considérations philosophiques. Peu d'auteurs y arrivent à ce niveau sans jouer sur les cordes de la sensiblerie. le talent résulte véritablement de cette association d'auteurs que je n'avais pas vu pourtant ensemble tant les univers peuvent sembler éloigné.

Les dialogues tout comme les silences peuvent en dire beaucoup dans cette quête étrange et salutaire à la fois. Certes, il y aura les doutes et la culpabilité du survivant mais il y aura également le fait d'avancer et de tourner la page. La vie continue malgré tout.

Au final, l'étreinte est une bd qui peut marquer et qui ne laissera pas le lecteur indifférent dans l'intensité de son message de rédemption.

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Cet album (L'étreinte) sur la vie qui file entre les doigts comme du sable chaud et sec et la mort qui surgit au tournant est tellement étrange... Un malaise me gagne doucement.

Je l'ai terminé hier soir et je ne sais qu'en penser... Je le feuilletais encore ce matin à la poursuite de quelque chose que je n'avais pas compris, pas encore saisi...

Il s'agit de la vie d'un jeune sculpteur qui rentre avec sa compagne de vacances passées dans la province de Gérone en Catalogne ; une voiture les percute de plein fouet sur la route du retour ; il réchappe de l'accident tandis qu'elle est gravement blessée et se retrouve au seuil de la mort plongée dans un coma artificiel.

De drôles de semaines puis de drôles de mois passent ; lui au chevet de sa fiancée, croisant des parents, d'anciens amis, d'autres personnes à l'hôpital aussi perdues que lui. Dans le même temps, il est fasciné par un cliché qu'il avait pris de son portable d'une plage ; au centre de la photographie, le corps d'une femme allongée sur sa serviette de plage occupée à lire, le visage indéchiffrable, une pose parfaite dévoilant une cambrure de déesse, une cheville suspendue en l'air, l'autre jambe étendue dans l'axe de son corps. Il ne sait rien d'elle mais son oeil de sculpteur va graver dans son mémoire le souvenir de ces courbes idéales et il va vivre ou subir une quête impossible ; retrouver cette femme qui l'a éblouie le temps d'une pose et dont il ne sait rien.

Ses pas vont croiser d'autres pas, d'autres trajectoires, d'autres existences ; mais comment des êtres à l'esprit perturbé par le deuil, par une quête insensée ou par la colère, par le doute, par le repli sur soi ou bien par la mésestime de soi peuvent-ils reconnaitre dans l'autre leur alter ego ?

Trahison, opportunisme, vivre tout simplement ? Pourquoi est-ce si difficile de vivre une histoire normale ? Pourquoi est-ce si difficile de vivre sa vie ?

Entre la peur et l'attente, il y a certainement de l'espace pour les rêveurs…

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Benjamin et Romy rentrent d'un voyage à Cadaquès. Pendant le trajet en voiture, Benjamin regarde ses photos sur son téléphone. Une photo l'interpelle. Une jeune femme allongée sur le sable dans un maillot noir. Et soudain, l'accident … Benjamin s'en sort mais Romy est plongée dans un coma…

Coup de coeur!! À peine lue que j'ai envie de la relire pour ne pas quitter ces personnages et rester encore un peu avec eux.

Le scénario et les planches sont sublimes. Tellement d'émotions se dégagent des dessins et des personnages ( Benjamin, le sculpteur personnage principal, sa compagne et sa muse Romy et Marie-Yvonne, vieille dame lumineuse irrésistible).

Il y a une telle profondeur dans ce roman graphique! L'introspection, l'amour, la vie, la fin de vie,… autant de sujets qui nous poussent à la réflexion également.

Une lecture qui nous fait évoluer et les dessins sont tellement beaux. Laissez-vous tenter, vous ne regretterez pas le voyage…

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