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Marc de Gouvenain (Traducteur)Lena Grumbach (Traducteur)
ISBN : 2868692192
Éditeur : Actes Sud (10/08/1993)

Note moyenne : 2.67/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Au bord de la délinquance, un jeune garçon désemparé, sans père ni mère, raconte avec autant d'humour que de férocité comment il en est arrivé à mordre tel un chien.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Nyxlapolicecomicsansms
  10 février 2013
D'aussi loin que je m'en souvienne, jamais une autobiographie – genre intimiste par excellence et donc puissant vecteur d'émotions, bonnes ou mauvaises – ne m'a laissée indifférente. J'adresse donc toutes mes félicitations à Reidar Jönsson qui, avec Ma vie de chien, remporte le tout premier prix de ma carrière de blogolectrice : celui de l'équanimité !
Détrompez-vous toutefois (et rangez-moi ce champagne, crénom de nom !), ce qui peut sonner comme une victoire n'en est en réalité pas une : à mes yeux en effet, il n'est pire infortune pour un livre que de ne générer aucune émotion chez son lecteur. Mieux vaut être médiocre, susciter en moi la colère ou l'indignation, comme a pu le faire Elle s'appelait Sarah, qu'être de qualité mais se faire l'écho d'un néant émotionnel, à l'image de Ma vie de chien.
Bien que la vie de l'auteur (Ingemar Johansson dans le livre) soit éminemment tragique et donc qu'elle appelle à une certaine compassion, je n'ai pas réussi à m'attacher ne serait-ce qu'une seconde à lui, encore moins à ses proches, et donc à prendre part à ses (nombreuses) bévues. de ces trois cents pages ne résulte finalement qu'un profond malaise teinté de culpabilité : comment ai-je pu, moi que pourtant un rien bouleverse (même Helga Pataki dans Hé Arnold, oui, Helga !), rester insensible à l'histoire de ce gamin ? Et pourquoi ?
Sans doute, dans un premier temps, parce que Ma vie de chien est une autobiographie non linéaire qui s'appuie sur une quantité mirobolante de flash-back ce qui rend le récit assez confus. Au lieu de se laisser tranquillement porter par cette histoire, l'esprit cherche désespérément à comprendre ce qu'il lit (ce qui, vous en conviendrez, devrait s'opérer naturellement) et finit par s'essouffler. Forcé de se contenter des informations essentielles (un père absent et irresponsable, une mère alitée qui préfère lire plutôt que s'occuper de ses enfants) l'émotion ne peut le cueillir.
L'autobiographie se découpe en plusieurs chapitres centrés soit sur l'année 1958, essentiellement marquée par la présence fantomatique de sa mère et de nombreux coups durs, soit sur l'année 1959, elle plus positive puisqu'il vit alors chez son oncle Gunnar et multiplie les rencontres : Monsieur Holdst à qui il lit les journaux en échange de cours de flûte, Saga, une jeune adolescente qui pratique le football et la boxe et rejette sa féminité ou encore Göte, le meilleur ami de son oncle. Ma vie de chien a donc pour fil rouge la mémoire qui, seule, sélectionne des bribes passées ou présentes de sa vie.
Le style parfois extrêmement pertinent et poétique ("J'ai souffert d'une carence de réalité appliquée. Je sais si mal la manier que je n'ai cessé de la considérer comme un jeu") mais majoritairement oral peut également expliquer ma non adhésion à ce livre. le lecteur se retrouve en effet acculé dans la tête d'Ingemar Johansson qui passe sans cesse du coq à l'âne ce qui s'avère extrêmement fatiguant. C'est d'autant plus handicapant que cela s'accompagne d'une dispersion aléatoire des informations qui, elle, ne facilite pas la compréhension.
Ma vie de chien retrace donc de manière confuse mais parfois sensiblement poétique les mésaventures d'un enfant paradoxalement plein de vie et d'optimisme, au monde intérieur riche que la vie a peu à peu transformé en animal indomptable.
Et pour ceux que Ma vie de chien intéresse, sachez que ce livre est le premier volet d'une trilogie autobiographique : il a été suivi d'Un chien enterré et du Paradis du chien.
Plus de détails (mes rubriques "n'hésitez pas si ; fuyez si ; le petit plus ; le conseil (in)utile, en savoir plus sur l'auteur") en cliquant sur le lien ci-dessous.
Lien : http://blopblopblopblopblopb..
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Errant
  20 septembre 2015
Presque orphelin d'une mère malade et d'un père quasi absent, un garçon se trimbale ici et là et tente bien que mal d'évoluer dans un contexte adverse. L'idée a du potentiel et certains passages sont carrément hilarants. Mais la structure tellement lâche qu'on s'y perd parfois et certaines constructions boiteuses (la traduction?) gâchent la lecture. Tout est tellement désordonné que je n'ai absolument pas accroché ni à l'histoire, ni à la vision du monde que se forge le héros narrateur. Pourtant j'aime bien les regards originaux et les styles éclatés, mais dans ce cas-ci c'est raté en ce qui me concerne...
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
NyxlapolicecomicsansmsNyxlapolicecomicsansms   29 janvier 2013
Comme j'ai compris les choses, je suis persuadé qu'elle ne voulait pas de moi au départ. Son premier acte fut de me rejeter, dans le monde. Je sais, on appelle ça naître.
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NyxlapolicecomicsansmsNyxlapolicecomicsansms   27 janvier 2013
Dans cet ensemble qui était moi, la vieillesse perçait - un vieil homme qui peinait et se démenait pour se délivrer lui-même. Impossible d'arrêter le processus. J'allais devoir me battre toute ma vie contre la croissance, trimballer des fardeaux que je ne voulais pas porter, m'échapper en courant des sentiments que je ne voulais pas avoir.
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NyxlapolicecomicsansmsNyxlapolicecomicsansms   27 janvier 2013
J'ai souffert d'une carence de réalité appliquée. Je sais si mal la manier que je n'ai cessé de la considérer comme un jeu.
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