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ISBN : 2246817218
Éditeur : Grasset (16/01/2019)

Note moyenne : 3/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Paris, rue d’Austerlitz, 1979. A l’Hôtel de Bourgogne, la vie s’écoule, rythmée par les allées et venues des clients, des voisins, des employées : M. Boulanger, occupant à vie de l’hôtel, Maria, femme de chambre épouse d’un braqueur, les filles qui tapinent au coin de la rue, Jacky, barman au célèbre cabaret de travestis Chez Michou…
Complexée par son poids, colérique, Annick tient comme elle peut son hôtel et son mari, Gérard, une brute alcoolique et racis... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
viou1108
  18 janvier 2019
En 1979, le narrateur a onze ans. Il vit avec ses parents, à Paris, dans l'hôtel dont sa mère est propriétaire et gérante. La vie n'est pas folichonne : Annick (la mère) est exigeante, colérique, complexée par son surpoids, ne cesse de se plaindre et n'offre pas beaucoup de chaleur humaine. Gérard, le père, est employé des Postes, bête, moche et méchant, et en plus, coureur de jupons. Les deux se détestent depuis le début de leur mariage, ou presque, mais sont toujours ensemble.
Un jour la police débarque à l'hôtel et emmène Annick, soupçonnée de proxénétisme. Elle sera relâchée quelques heures plus tard, mais cet événement est fondateur pour le narrateur, puisqu'il marque la fin de son enfance (dixit la 4ème de couverture). Et de fait, en quelques mois, quelques années, son univers évolue. Il comprend qu'il est différent et qu'il doit cacher son homosexualité, d'autant plus avec l'apparition du sida (ce « cancer gay »), dont le mode de transmission est encore très mal connu à l'époque, et qui suscite des poussées d'homophobie à l'échelle mondiale. Marqué par le battage médiatique autour de ce virus, le garçon n'arrive pas à imaginer son avenir autrement que malade et mourant. Et puis il y a Mitterrand qui déboule, ses promesses qui ne sont pas tenues, et la montée en puissance d'un certain Jean-Marie le Pen, adulé par Gérard. Pendant ce temps, le narrateur (dont le prénom n'est cité qu'une seule fois : Philippe. Avec la question de savoir dans quelle mesure ce roman est autobiographique ?), le narrateur, disais-je, voudrait voir la vie en rose dans les bras de son pote Sami ou du bel éphèbe du cours de gym, mais il doit se contenter de la voir en gris béton, moqué à la maison et à l'école, lui qui n'aime pas le sport et passe son temps à rêvasser.
J'ai eu du mal à m'intéresser à ce roman qui dépeint une tranche de vie, une époque. L'ambiance est pesante, aucun optimisme. Il ne s'y passe pas grand-chose, à part l'arrestation d'Annick au début (et encore, malgré qu'elle soit présentée comme l'élément déclencheur de la vie adulte du narrateur, on ne comprend pas très bien en quoi. Quel rapport avec la découverte de son homosexualité quelques mois plus tard ?), et l'achat d'un pavillon en banlieue (mais la vente a-t-elle eu lieu ? si oui, pourquoi ne s'y sont-ils pas installés après plusieurs années ?) Bref, des choses sont posées puis laissées en route. Evidemment, le thème, c'est l'homosexualité du narrateur et la façon dont il se débat avec ce qu'il est. Mais pour moi, ça manque de consistance, et parfois de crédibilité. Les personnages sont assez caricaturaux et peu développés pour les secondaires (et c'est dommage, il y avait matière), le style n'a rien de particulier. Et surtout, je n'ai pas compris sur quoi cela débouche, puisque la fin est à peine différente du début. le narrateur se pose beaucoup de questions mais ne donne pas l'impression qu'il va en chercher les réponses. Dépeindre une « période charnière », je veux bien, mais cela suppose une transition vers un changement, et là, je reste sur ma faim.
En partenariat avec les éditions Grasset via Netgalley.

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stephalivres
  20 janvier 2019
Je suis très mitigée, et j'ai du mal à exprimer ce que je ressens.
L'écriture est agréable, on plonge totalement dans l'histoire de cet enfant, on grandit un peu en même temps que lui, la découverte du racisme, des classes sociales, de la sexualité, de sa sexualité. On souffre aussi avec lui, parce qu'il est ado, et que l'adolescence dans les années 80 quand on se découvre un désir pour les hommes et qu'en parallèle on découvre l'arrivée d'une maladie mortelle qui ne touche que les « gens comme ça », c'est pas la meilleure période du monde.
Alors oui, pour ça, j'ai aimé. Dites vous qu'après avoir grandi avec l'histoire du SIDA, comme tous ceux de ma génération, je n'avais jamais appréhendé ce que ça devait être d'être la génération juste avant, celle qui découvre une maladie mortelle, contagieuse, qu'on connaît mal, donc sans traitement, sans réelle protection, et qui en plus touche une partie de la population déjà stigmatisée.
De même, la découverte de la sexualité, et de l'homosexualité, chez un ado, moi ça me passait au dessus, je suis du genre « on s'en moque non, fille ou garçon peu importe! ». Mais là on comprend un peu mieux ce que ça peut être.
Pour autant, je suis quelqu'un de prude peut être, mais j'ai été mal à l'aise à certains moments pendant ma lecture. Les récits de relations sexuelles par exemple. Bien entendu elles se justifient totalement par le propos, elles ne sont pas parachutées n'importe comment comme dans certains livres pour satisfaire le lecteur. Mais moi je préfère ne pas lire ça, le détail me gêne, c'est tellement intime. Mais bon, vu qu'on en fait des séries complètes style « 50 nuances de gris » ou autre, je me doute bien que c'est un problème inhérent à moi même.
Mais voilà, ça n'est pas le genre de livre qui fait rêver ou voyager. C'est plus un livre « prise de conscience ». A voir ce que l'on recherche dans la lecture, mais il est certain qu'on ne dira pas « j'ai passé un bon moment » après avoir lu celui là, mais plutôt « oh j'avais jamais vu les choses sous cet angle ».
Lien : https://stephalivres.wordpre..
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critiques presse (1)
LeFigaro   17 janvier 2019
Philippe Joanny fait partie de ces auteurs dont la plume est si entière et si vraie qu'elle nous pousse à regarder le monde sous un autre angle. Comme une photographie avant impression. Comment tout a commencé est l'image en négatif de la fin des années Giscard jusqu'au début de l'ère mitterrandienne à travers le regard perçant d'un préadolescent.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
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