AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2221198301
Éditeur : Robert Laffont (23/02/2017)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 70 notes)
Résumé :
Mars 2005. Il fait très beau ce matin-là dans le petit village de Montange, au coeur des Ardennes belges. Comme un air de printemps en avance. Bénédicte, quinze ans, revient même sur ses pas pour changer sa doudoune d'hiver contre une veste légère. Un jour plus froid, sans doute aurait-elle marché plus vite pour aller attraper le bus qui, chaque matin, la conduit au lycée dans la ville voisine. Là, non, elle s'attarde, prend le chemin des écoliers...
Bénédict... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
latina
  09 décembre 2018
Tout le monde connait ou a rencontré un jour cette hantise chevillée au coeur d'un père et d'une mère : que leur enfant disparaisse, emmené par un sombre satyre.
Armel Job joue ici assez subtilement sur cette hantise, en la mettant en scène dans un tout petit village des Ardennes belges tout près de la frontière française.
Des personnages hauts en couleur peuplent les chaumières aux murs épais le long des ruelles pentues. Il ne fait pas si bon vivre, finalement, au bord de la Sûre, car les villageois n'y sont guère avenants. Enfin, ils sont humains, voilà tout, avec leurs qualités et leurs travers.
Armel Job appuie sur ces travers, les fait ressortir avec tellement de réalisme qu'on a envie de réagir avec force devant la bêtise populaire qui se targue de rendre la justice ou devant une commère amère qui se venge en semant le mal par des paroles doucereuses.
On s'y croirait, oui.
Bénédicte, 17 ans, disparait un beau jour de printemps précoce. Elle n'arrive pas à l'école. le chauffeur de bus en est le premier surpris, qui ne la voit pas à l'arrêt. Ce chauffeur a le coeur bien lourd...
A la fin de la journée, la maman de Bénédicte s'inquiète, et puis sombre dans l'angoisse de plus en plus profonde. Il faudra bien qu'elle avertisse son ex-mari.
Et puis les voisins s'en mêlent.
Bénédicte reviendra-t-elle ?
Armel Job s'amuse en entrant à pas feutré dans les chaumières. Il nous y invite à sa suite. Ce n'est pas très poli de se mêler de la vie des gens, mais cet auteur n'en a cure, alors tant pis, entrons !
Et nous voilà pris dans l'imbroglio de la vie cachée ou tout au moins méconnue des villageois où amour et mort, tendresse et vengeance, parents et enfants sont intimement liés.
Le suspens est subtilement distillé et la psychologie bien dosée.
C'est très agréable de jouer les voyeurs avec Armel Job !
En l'absence de Bénédicte, il s'en passe des choses...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          6617
Ziliz
  24 février 2019
En route pour le lycée, ce jeudi 5 mars 2005, Bénédicte s'est attardée près du pont de la Sûre. Il faisait beau.
Elle n'a pas pris le bus habituel, n'est pas rentrée chez sa mère le soir. Il s'avère qu'elle n'est pas allée en cours. Que lui est-il arrivé ?
On imagine le pire, le procès Dutroux a débuté quelques mois plus tôt. L'affaire hante les esprits, a fortiori dans l'Ardenne belge.
Roman noir, thriller psychologique d'une remarquable finesse.
On découvre alternativement les pensées sombres et les secrets des parents de Bénédicte et des autres habitants du village, les drames passés, les vieilles rancoeurs.
Chacun fait son mea culpa de son côté, dissimule (pour se protéger) des éléments qui pourraient faire avancer l'enquête, suspecte untel ou untel, quitte à pousser certains à faire justice eux-mêmes.
Lecture angoissante, douloureuse. On se détend de loin en loin avec les réflexions bêtes et méchantes de la vieille Mme Maca. Si tout n'était pas si tragique, on pourrait en rire.
J'avais décidé de faire une pause avec les histoires de disparitions d'enfants/adolescents.
C'est le nom de l'auteur qui m'a attirée, souvent encensé sur Babelio.
Le titre aurait dû me mettre la puce à l'oreille.
Quoi qu'il en soit, je ne regrette rien. Armel Job dissèque à la perfection les relations de voisinage et les rapports complexes au sein des couples et des familles. Tout en posant subtilement la question de l'homme 'prédateur' (viol, pédophilie, inceste) :
« Avant de se sécher, elle resta un moment, frissonnante, devant la glace. Une femme peut-elle vraiment imaginer ce qu'un homme ressent à cette vue ? Longtemps, à une fille, chaque parcelle d'elle-même semble aussi innocente que sa main ou que son pied. Jusqu'au jour où le regard hébété des garçons lui révèle le double sens de sa chair. Comme si son corps, dont elle connaissait la langue familière, s'adressait tout à coup à l'autre dans un idiome nouveau qu'elle ne maîtrise pas. C'est parti pour le grand malentendu. »
A lire, dès quinze ans. ❤️
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          455
jeunejane
  16 avril 2017
Le roman commence le jeudi 17 mars 2005 et se termine le dimanche 20 mars de la même année.
Une courte durée pour tant d'évènements qui se déroulent au coeur des Ardennes belges.
Le matin du jeudi, Bénédicte, quinze ans, s'apprête à partir pour le lycée. Surprise par la douceur printanière, elle rentre pour se changer et troque son parka contre une veste plus légère.
Le chauffeur de bus, Julien, son voisin,est surpris de ne pas la voir arriver et semble l'apercevoir passer dans un break.
Et voilà, la jeune fille disparaît sans laisser de traces en tracassant tout le petit village de Montange.
A ce moment, commence à peser un climat de suspicion entre le père et la mère, entre le père et un voisin, entre le voisin et un bûcheron, propriétaire du break.
La vie de quelques familles est minutieusement et finement observée par l'auteur.
La police, prévenue, prend cela à la légère au début et rassure les parents en leur disant que la jeune fille va revenir.
Trois jours intenses avec une fin heureuse et malheureuse en même temps.
Beau suspense bien mené avec une petite réserve. En 2005, en Belgique, la police et les services de recherche étaient très actifs depuis la perte des deux petites, Julie et Mélissa et d'autres.
Armel Job a un très beau style d'écriture et des expressions qui sonnent juste.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          444
kuroineko
  15 janvier 2019
Je découvre le Belge Armel Job avec En son absence. Au-delà de l'intrigue elle-même, j'ai été frappée par la manière dont l'auteur s'insinue dans la psyché de tout un chacun pour la décortiquer et mettre à nu la véritable personnalité des gens. Ceci se passe dans un petit village des Ardennes belges - charmant au demeurant - mais pourrait se dérouler n'importe où.
Bénédicte, quinze ans, qui vit seule avec sa mère depuis le divorce parental, a disparu le 17 mars 2005. L'affaire Dutroux est encore douloureusement présente et les rumeurs s'affolent. Rancunes anciennes, méchanceté crasse ou esprit détraqué, le village s'emballe, les accusations étayées de pseudo-vérités fusent et les préjugés rentrés derrière les façades sociales peuvent enfin s'épanouir.
" Il [son instinct] la prévenait que les humains si paisibles au milieu desquels elle s'imaginait vivre pouvaient, du jour au lendemain, se transformer en bêtes féroces. Ils n'attendaient que le moment propice. La disparition de Bénédicte, dont ils feignaient de se scandaliser, les excitait. Depuis deux jours, les allées et venues de la police leur avaient dressé les poils sur la peau. Ils salivaient, ils bandaient leurs forces pour se jeter sur une proie quelconque. Cela faisait trop longtemps qu'ils étaient contraints de se conduire en êtres civilisés." Voilà qui résume parfaitement une attitude fréquente dès que survient un fait troublant l'habituelle tranquillité de la communauté.
Il y a beaucoup de noirceur dans l'esprit des divers protagonistes. Et une tension qui va crescendo avec les questions qui se posent : où est Bénédicte? Qu'est-il arrivé? Fugue? Enlèvement? Meurtre? Accident? Suicide? de quoi devenir fous pour les parents. de quoi susciter fascination et pitié chez les autres, avidité de savoir, malveillance parfois. Une curiosité plus ou moins malsaine. Et pourtant si humaine. Car Armel Job ne dépeint pas une commune constituée de monstres. Simplement d'êtres humains avec leurs qualités, leurs défauts, leur passif, ... Et comment un fait peut entraîner dans un engrenage inquiétant.
Une sacrée claque que cette lecture qui m'a tenue en apnée de bout en bout. L'écriture est fluide, terriblement efficace dans sa simplicité et sa force. Chaque portrait est construit avec maestria. Une démonstration réussie de la vitesse à laquelle le vernis social et les manières civilisées peuvent se craqueler. Un auteur que je compte bien retrouver dans d'autres de ses romans.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          398
prune42
  21 mai 2018
Le 17 mars 2005, à Montange, petit village de Belgique, Bénédicte, 15 ans, ne rentre pas chez elle en fin de journée. Les soupçons se tournent vers Julien, le chauffeur de bus que Bénédicte prenait tous les matins, puis vers de nombreux habitants du village, chacun soupçonnant l'autre pour une raison ou pour une autre. Même la simple gentillesse d'un homme envers une jeune fille peut être mal interprétée et les ragots aller bon train. de plus, certains habitants auraient tendance à vouloir faire justice eux-mêmes, au risque de se tromper de coupable. Qu'est devenue Bénédicte ? La retrouvera-t-on avant qu'il ne soit trop tard ?
J'ai connu la plume d'Armel Job grâce à une amie babeliote qui m'avait parlé de cet auteur belge de son pays. Je remercie grandement cette amie lectrice car c'est le deuxième roman de cet auteur que je découvre et je n'ai vraiment pas été déçue.
J'ai beaucoup aimé le climat de méfiance régnant dans le village dépeint ici, il est très vraisemblable et contribue à donner au roman cette atmosphère particulière de soupçons.
J'apprécie ce style de roman policier où chacun pourrait être le coupable car il a au fond de lui quelque chose à se reprocher, ce procédé d'écriture est pour moi assez habile.
En même temps, l'auteur nous donne à voir l'âme humaine dans toute sa complexité, un mélange de bonté et de bassesse mais où parfois, le vice l'emporte.
Finalement, cette disparition mystérieuse et inquiétante pourrait se produire n'importe où et on voit bien justement comment, quand il y a disparition d'enfant dans l'actualité, les médias savent vite trouver un coupable, quitte à abandonner cette première piste ensuite. La vie du suspect initial ne sera plus jamais la même, même s'il est prouvé innocent et on assiste parfois à de véritables drames humains, comme ici dans ce livre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          212

critiques presse (3)
LaCroix   21 avril 2017
Armel Job s’impose en maître du suspense psychologique.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeJournaldeQuebec   10 avril 2017
Un captivant thriller psychologique valant vraiment la peine d’être lu.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaLibreBelgique   13 mars 2017
Le vrai thriller n’est pas qu’une affaire de meurtrier et de peur, il se passe dans nos têtes et dans les rapports tendus et refoulés au sein d’une famille ou d’un village. Armel Job l’a bien compris.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
JuinJuin   01 décembre 2018
Un instinct dont elle ignorait l'existence s'était réveillé au fond d'elle-même. il la prévenait que les humains si paisibles au milieu desquels elle s’imaginait vivre pouvaient, du jour au lendemain, se transformer en bêtes féroces. Ils n'attendaient que le moment propice. La disparition de Bénédicte, dont ils feignaient de se scandaliser, les excitait. Depuis deux jours, les allées et venues de la police leur avait dressé les poils sur la peau. Ils salivaient, ils bandaient leurs forces pour se jeter sur une proie quelconque . Cela faisait longtemps qu'ils étaient contraints de se conduire en êtres civilisés.
( p 257)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
ZilizZiliz   24 février 2019
Tandis qu'il piochait consciencieusement dans son assiette, elle l'observait du coin de l'œil. En deux jours, c'est comme s'il avait pris deux ans. Ses joues semblaient s'être rétractées, de longs sillons s'y creusaient à chaque mouvement de ses mâchoires. Qu'est-ce qui se passait dans cette tête en face de laquelle elle mangeait depuis vingt ans ? Au bout d'un tel bail, on devrait le savoir, non ? Eh bien, apparemment, on ne le sait pas. Elle s'était figuré lire à livre ouvert dans le cœur de [son mari] mais depuis qu'elle avait parlé avec M., la veille, elle comprenait qu'elle ignorait une bonne part de ce qui s'y tramait.
(p. 172)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
ZilizZiliz   26 février 2019
Ainsi, il [lui] faisait peur. Elle l'avait pris pour un pervers. […]
Qu'est-ce qui pouvait expliquer ce total contresens, cette méprise absolue sur ses intentions ? […]
Pour [elle], il n'avait jamais eu que des yeux de père.
Seulement, comment étaient-ils, ses yeux ? Voilà tout le drame. On ne se voit pas soi-même. On se figure qu'on envoie des regards bienveillants, mais la nature a placé dans nos orbites des pupilles pleines de ténèbres, tapies sous des sourcils recourbés comme des ailes de busard, qui transforment nos sentiments en menaces.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
jeunejanejeunejane   16 avril 2017
Bénédicte avait le même âge qu'Annelise. Elle étaient entrées la même année à l'école maternelle de Montange. elles étaient comme les doigts de la main. La différence, c'est qu'Annelise, leur fille n'avait pas dépassé l'âge de quatre ans. Elle était morte, sans aller plus loin, un samedi matin, vive à sept heures, perdue à midi.
Commenter  J’apprécie          170
kuroinekokuroineko   15 janvier 2019
Il [son instinct] la prévenait que les humains si paisibles au milieu desquels elle s'imaginait vivre pouvaient, du jour au lendemain, sa transformer en bêtes féroces. Ils n'attendaient que le moment propice. La disparition de Bénédicte, dont ils feignaient de se scandaliser, les excitait. Depuis deux jours, les allées et venues de la police leur avaient dressé les poils sur la peau. Ils salivaient, ils bandaient leurs forces pour se jeter sur une proie quelconque. Cela faisait trop longtemps qu'ils étaient contraints de se conduire en êtres civilisés.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Videos de Armel Job (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Armel Job
# Coup de coeur livre Gérard Collard
Elle était une fois de Frédérique Hébrard aux éditions Flammarion
http://www.lagriffenoire.com/74303-romans-elle-etait-une-fois.html
# La chronique de Didier Debroux
En son absence d?Armel Job aux éditions Robert Laffont
http://www.lagriffenoire.com/71395-divers-polar-en-son-absence.html
Tous de Grégoire Polet aux éditions Gallimard
http://www.lagriffenoire.com/70880-divers-litterature-tous.html
# Coup de coeur livre Gérard Collard
La femme du gardien de zoo de Diane Ackerman aux éditions Archipel
# Coup de coeur Solveig Darrigo
Bouillons magiques : 60 recettes ultra-goûteuses pour des repas complets et naturels de Ruth Ferrier et Nick Sandler aux éditions Albin Michel
http://www.lagriffenoire.com/65516-cuisine-bouillons-magiques.html
Syndrôme de l'intestin irritable: La méthode anti-douleur de Mélanie Duféey aux éditions Hachette Pratique
http://www.lagriffenoire.com/71290-divers-vie-pratique-syndrome-de-l-intestin-irritable.html
Le régime microbiote en 60 menus : Se soigner par les prébiotiques de André Burckel et Julie Charles aux éditions Médiclaro
http://www.lagriffenoire.com/62120-cuisine-le-regime-microbiote-en-60-menus.html
- Des soupes qui nous font du bien de Clea et Clemence Catz aux éditions La Plage
http://www.lagriffenoire.com/59576-cuisine-des-soupes-qui-nous-font-du-bien.html
# Coup de coeur livre Gérard Collard
- La drôle de vie de Zelda Zonk de Laurence Peyrin aux éditions Pocket
http://www.lagriffenoire.com/42655-divers-litterature-la-drole-de-vie-de-zelda-zonk.html
- Miss Cyclone de Laurence Peyrin aux éditions Calmann-Lévy
http://www.lagriffenoire.com/75255-divers-litterature-miss-cyclone.html
# La chronique de David Medioni
- Mise en pièces de Leger,Nina aux éditions Gallimard
http://www.lagriffenoire.com/66687-divers-litterature-mise-en-pieces.html
# Coup de coeur livre Gérard Collard
- Ragdoll de Daniel Cole et Natalie Beunat aux éditions Robert Laffont
http://www.lagriffenoire.com/73055-divers-polar-ragdoll.html
# La chronique de Bob Garcia
- Été pourri à Melun de Nicolas Duplessier et Miesis aux éditions
http://www.lagriffenoire.com/59742-divers-polar-ete-pourri-a-melun-plage.html
- Descente Aux Enfers de David Goodis aux éditions Pac
- Encore un instant de Claude Sarraute aux éditions Flammarion
http://www.lagriffenoire.com/67874-divers-litterature-encore-un-instant.html
# le Bloc-Notes
La chronique sorties format poche de Gérard Collard
- La maison des hautes falaise de Karen Viggers aux éditions Livre de Poche
http://www.lagriffenoire.com/75191-divers-litterature-
+ Lire la suite
autres livres classés : villageVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

tu ne jugeras point

qui est le tueur?

Denise
Antoine
Mme Maldague

9 questions
81 lecteurs ont répondu
Thème : Tu ne jugeras point de Armel JobCréer un quiz sur ce livre
.. ..