AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782221259580
306 pages
Robert Laffont (10/02/2022)
4.2/5   35 notes
Résumé :
Dans quel engrenage sommes-nous entraînés lorsque les circonstances de la vie nous poussent à modifier des faits trop têtus ? Un père à soi explore avec une virtuosité époustouflante les effets, parfois terribles, de nos arrangements avec la réalité.

Une belle complicité, une entreprise paysagiste prospère, deux grands enfants à l’université : tout sourit à Alban et Lydie Jessel. Jusqu’à ce coup de téléphone d’une jeune inconnue, un soir, alors qu’Alb... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
4,2

sur 35 notes
5
8 avis
4
3 avis
3
0 avis
2
0 avis
1
0 avis

RChris
  10 mars 2022
Michelle, atteinte d'un cancer en phase terminale, voulait qu'Alban sache que sa vie durant, elle n'avait jamais aimé que lui.
Virginie, qui a accompagné ses derniers jours, rapporte le souvenir de cette histoire à Alban.
Le passé lui revient, bouleversant sa vie actuelle.

Dans ce roman, Virginie et Alban nous expliquent leurs comportements et pourtant nous ne cessons de nous interroger sur les zones qu'ils laissent dans l'ombre.
Alban est ainsi empêtré dans l'histoire de sa jeunesse avec les errements d'un homme ordinaire.

Le livre a une tonalité belge, outre les produits locaux consommés (les bières Tripleboeuf et Lupulus, le corned-beef Target, les pistolets au jambon, la bouteille de Spa, les pralines Galler, les cigarettes Belga) et les mots et expressions particulières (j'aurais pu avaler mon couteau et ma fourchette en même temps que le menu de Lydie, une siroperie, une jatte de café, attendre une miette, tu le savais, capon !, faire une niche, un chien dans une boucherie, en être bleue, je me suis étrillé jusqu'au sang, le haut bout de la table, avoir la tête chaude, j'ai cassé le morceau…), il se dégage de cet écrit une langueur et une atmosphère particulière.
En matière de belgitude, mes références littéraires sont limitées et je ne peux que penser à Simenon pour son atmosphère, ses héros attachants d'humanité et ses descriptions d'états plutôt que d'actions.

L'auteur ne tire pas l'élastique du suspens, il nous en affranchit même et pourtant il distille des rebondissements qui rythment son récit.
Le quotidien de chacun s'affole à cause des mensonges aiguisés par les enjeux affectifs.

Si les dialogues sont savoureux, ce sont aussi les non-dits et les mensonges qui “font des noeuds aux cheveux” des personnages et délitent leurs situations.

Dans ce roman sentimental, les manques affectifs d'un père à soi nous entraînent dans une histoire prenante et crédible.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          471
Fabienne1809_Des_livres_dans_mon_coeur
  20 juin 2022
Ce nouveau roman d'Armel Job est un gros coup de coeur pour moi.
Ca faisait pas mal de temps que je n'avais pas lu un roman de cet auteur. Et c'est intéressant parce que j'ai pu poser un regard neuf sur sa façon de travailler.
Tout à d'abord, l'écriture est très classique, extrêmement soignée, avec des phrases élaborées et un vocabulaire choisi qui met à l'honneur notre belle langue française. Cette écriture reste néanmoins fluide et accessible à tous.
Tout en étant classique, Armel Job nous produit ici un roman choral, format qui a le vent en poupe. Et pour cause, le lecteur est dans les pensées de deux personnages du roman et connaît donc le cheminement de chacun.
Avec l'écoulement du temps, j'avais un peu oublié la construction particulière des personnages d'Armel Job. Celui-ci nous décrit des personnages auxquels nous pouvons nous identifier personnellement de prime abord, une situation dans laquelle chacun de nous pourrait se retrouver sans le vouloir... et puis, le premier choix auquel le personnage est confronté donne lieu à une solution totalement inattendue. On croit savoir où l'auteur va nous emmener, mais on a chaque fois tout faux ! Une décision entraînant son lot de conséquences, on en vient à avoir de l'empathie pour le personnage principal qui se met dans une/des situation.s totalement inattendue.s. Cependant, les choix faits ne sont pas complètement farfelus. Ils sont totalement crédibles et psychologiquement explicables.
Je me suis délectée de ce roman dont je ne peux que vous recommander la lecture.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250
Louise1200
  04 avril 2022
En avril 2018, Alban Jessel, quarante-cinq ans, à la tête d'une entreprise de création de jardins, rencontre Virginie Lambert, une jeune femme qui désire lui parler d'une certaine Michelle Nihoul, récemment décédée d'un cancer. Virginie, qui travaille comme femme de ménage dans une maison de repos et de soins avait sympathisé avec Michelle, qui lui avait demandé de transmettre des photos à Alban et de lui dire qu'elle n'avait jamais aimé que lui. En examinant les photos, Alban se reconnait aux côtés d'une certaine Carol, avec qui il avait travaillé dans les serres en automne 1996, avant de rencontrer Lydie, sa future épouse et mère de ses deux enfants. A l'époque, Carol était en couple avec Ludovic, un motard avec qui elle voulait fonder rapidement une famille. Alban, concentré sur ses études et son travail, n'avait pas voulu s'engager avec la jeune femme.
Si, dans Les passantes, Georges Brassens prétend qu'on ne pense aux bonheurs entrevus que si on a raté sa vie, Alban, qui a réussi sa vie professionnelle et familiale, se remet complètement en question suite à cette rencontre. Crise de la quarantaine ? A l'insu de sa femme, il décide de retourner sur les lieux de sa jeunesse et de revoir Virginie. Sa vie, ainsi que celle de sa femme et de ses enfants, ainsi que de Virginie en seront bouleversées à jamais.
Comme dans les autres romans d'Armel Job, le mensonge, par intention ou par omission, se trouve au coeur des relations humaines.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
daniel_dz
  20 juillet 2022
Ce nouveau roman d'Armel Job paru en 2022 est à mon sens l'un de ses meilleurs, tant pour son intrigue à multiples rebondissements que pour la richesse psychologique de ses personnages et de leurs relations ! C'est avec un grand enthousiasme que je vous recommande une fois de plus ce remarquable auteur belge.
Je serais curieux de lire une étude objective des thèmes qui reviennent dans les romans d'Armel Job. Si ma mémoire ne me trahit pas, y figurerait en bonne place le thème du secret. Je veux parler d'événements que l'on pensait enfouis et qui remontent à la surface, comme des secrets de famille ou de faits plus ou moins glorieux qui se seraient passés pendant la Seconde guerre. Dans « Un père à soi », c'est un amour du passé qui se rappelle à la mémoire d'Alban, qui avait presque oublié cette courte relation, au contraire de la femme qui avait en avait entretenu le souvenir.
Je ne dévoilerai rien de plus de l'intrigue car Armel Job s'est ici surpassé pour lui imaginer des rebondissements rythmés qui m'ont tenu en haleine jusqu'à la dernière page. Je n'irais pas jusqu'à qualifier ce roman de thriller, mais il m'en a semblé bien plus proche que les précédents ouvrages de cet auteur.
De plus, j'ai retrouvé toute la finesse psychologique qui caractérise Armel Job quand il façonne ses personnages et leurs relations. de ce point de vue-là, il s'est également surpassé dans ce livre-ci. La description du personnage d'Alban est remarquablement riche, en particulier à cause des différentes phases par lesquelles l'auteur le fait passer lorsqu'il reçoit des nouvelles de son ancien amour. Mais j'ai également pu mesurer toute l'étendue des talents de l'auteur sur d'autres personnages: je pense à la femme d'Alban mais, vous comprendrez pourquoi en lisant le roman, j'accorderai une mention spéciale à la complexe messagère qui a ravivé le vieux souvenir.
Armel Job livre toute cette belle matière dans son style habituel, classique, fluide et élégant, avec les petits traits d'humour pince sans rire qui en font le charme.
Je regrette que la peur de trop dévoiler l'intrigue m'empêche de détailler les qualités que j'ai esquissées ci-dessus. Donc, ayez confiance et allez vite vous plonger dans ce nouvel opus d'Armel Job. Et puis, si ce n'est déjà fait, intéressez-vous aux auteurs belges, souvent trop modestes pour se mettre en avant, à mon grand regret !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          152
Trollibi
  14 février 2022
« Je ne voulais pas déterrer le passé, crois-moi ! La problème, c'est que le passé peut très bien se déterrer tout seul. » (p.191)
Alban Jessel a tout pour être heureux : une femme avec laquelle il file le parfait amour, deux enfants déjà grands à l'université, une entreprise prospère d'aménagement de parcs et jardins. Jusqu'au jour où le passé le rattrape : une inconnue le contacte, elle se nomme Virginie et travaille dans un hôpital. Une patiente, prénommée Michelle, décédée récemment d'un cancer, lui a demandé en guise de dernière volonté de remettre à Alban une enveloppe contenant des photographies et un message : toute sa vie, elle n'a aimé que lui. Sauf qu'Alban ne connaît pas de Michelle... Vraiment ? Les souvenirs refont surface petit à petit en même temps que les mensonges s'accumulent…
La sortie d'un roman d'Armel Job, c'est mon petit plaisir annuel. Aussitôt paru, aussitôt lu ! Et « Un père à soi » m'a littéralement happée, je l'ai dévoré.
Impossible de résumer l'intrigue : ce serait la dénaturer tant il y a de petits rebondissements qui ont de grandes conséquences et il faut que le lecteur les découvre et les explore pas à pas, au rythme du personnage principal. On croit tenir le fin mot de l'histoire mais pas du tout : comme dans la vie réelle, les choses sont souvent plus compliquées et plus tortueuses qu'il n'y parait. Il y a les non-dits, les mensonges, les faux-semblants qu'Armel Job décortique patiemment, avec tendresse et sans jugement. L'histoire d'Alban m'a réellement touchée car elle est celle d'un homme « comme tant autres », avec ses doutes et ses certitudes, ses qualités et ses défauts.
Et toujours, ce que j'apprécie le plus dans les romans d'Armel Job : il y a Liège, la Batte et Saint-Pholien, il y a la Bush, les pralines Galler et la jatte de café, il y a la Wallonie picarde avec la bonne petite vieille qui appelle tout le monde « fieu » et déclare « attends une miette » quand elle se souvient tout à coup de quelque chose (un peu à la manière d'une madeleine de Proust, j'ai souri et j'ai repensé à mes grands-parents que j'ai entendu un nombre incalculable de fois me dire « ratind une miette » quand j'étais trop pressée.). Tous ces petits détails réels ancrent l'intrigue dans un cadre très réaliste, le rendant en tout point vraisemblable et donnent du corps à la fiction.
Les romans d'Armel Job me déçoivent rarement et, cette fois encore, « Un père à soi » était une belle plongée dans l'univers de l'auteur, à la découverte de ce qui nous rend humain : nos actes et leurs conséquences.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          123


critiques presse (1)
LaLibreBelgique   05 mai 2022
Le nouveau thriller psychologique d'Armel Job interroge le besoin de paternité et ses secrets.

Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
daniel_dzdaniel_dz   25 juin 2022
Je vais faire rire de moi: en 1996, à vingt-trois ans, si j’oublie bien volontiers deux ou trois expériences en camp de vacances, qui tenaient plus de la gymnastique que du plaisir, je n’avais même pas connu en un seul flirt digne de mention. J’avais été interne dans un collège de garçons, où le beau sexe se résumait à la Vierge Marie. Ensuite, à l’institut d’agronomie, j’avais dû bûcher comme un malade […] Nos parents se saignaient aux quatre veines pour que mes deux soeurs et moi, nous ayons ce qu’ils appelaient « un meilleur avenir ». On n’avait pas le droit de les décevoir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
TrollibiTrollibi   14 février 2022
Contrairement à ce que l’on croit, les anges ne tombent pas du ciel. Les anges sont des enfants comme les autres, auxquels il pousse des ailes invisibles sous l’effet de l’amour de leurs parents. L’aile gauche pour la mère, la droite pour le père. Ou l’inverse. Le hic avec ce genre d’enfants, c’est que parfois ils s’envolent. Alors seulement on comprend qu’ils avaient des ailes. Plus tard, de toute façon, ce serait trop tard. Elles tombent toutes seules. (p.240)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
TrollibiTrollibi   13 février 2022
Le mensonge est un engrenage. il y va posément, de concession en concession. Aucune n’est décisive. Cependant, les cliquetis s’abattent sur la roue crantée. Impossible de revenir en arrière.
Ou, si l’on veut, c’est comme si le vrai et le faux étaient sur une balance. Au début, le plateau du faux est vide. On n’y place d’abord que d’insignifiants ingrédients, qui ne font pas le poids. Jusqu’au jour où un dernier, minuscule pourtant, fait basculer le plateau de la vérité. J’ai lu que la pièce à laquelle sont suspendus les plateaux s’appelle le fléau. C’est bien trouvé. (p.146)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
TrollibiTrollibi   13 février 2022
Lorsque nous rentrons d’une balade en forêt, nous avons sans le savoir dérangé et écrasé des centaines de vies sous les feuilles du sentier. Dans la vie, c’est pareil. Ce que recouvrent nos traces, nous l’ignorons. Le jour où, par hasard, un dégât nous revient que nous avons provoqué, nous sommes tentés de rebrousser chemin pour réparer. Le problème, c’est que marcher vers l’arrière cause autant de dommages que de marcher vers l’avant. (p.9)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Louise1200Louise1200   03 avril 2022
Les anges sont des enfants comme les autres, auxquels il pousse des ailes invisibles sous l'effet de l'amour de leurs parents. L'aile gauche pour la mère, la droite pour le père. Ou l'inverse. Le hic avec ce genre d'enfants, c'est que parfois ils s'envolent. Alors seulement on comprend qu'ils avaient des ailes. Plus tard, de toute façon, ce serait trop tard. Elles tombent toutes seules.
Commenter  J’apprécie          40

Videos de Armel Job (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Armel Job
Interview d'Armel Job, principalement à propos de son roman "Une drôle de fille". Il répond également à quelques questions sur son processus d'écriture.
autres livres classés : choix de vieVoir plus
Notre sélection Littérature française Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

tu ne jugeras point

qui est le tueur?

Denise
Antoine
Mme Maldague

9 questions
288 lecteurs ont répondu
Thème : Tu ne jugeras point de Armel JobCréer un quiz sur ce livre