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EAN : 9782221215449
306 pages
Éditeur : Robert Laffont (01/02/2018)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 72 notes)
Résumé :
Un secret qui ne passe pas…
Chaque week-end, Claude, jeune homme au tempérament solitaire et à la vie un peu terne, rend visite à la seule personne qu'il aime rencontrer, sa tante Adrienne, qui habite une belle villa à la campagne. Adrienne a cinquante-cinq ans, elle est veuve, elle ne sort pratiquement jamais de chez elle. Mais sa douceur, sa beauté fascinent Claude, comme tous les hommes qui ont un jour croisé son regard.
Un samedi, Adrienne évoque u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  11 novembre 2018
Claude, narrateur, a 29 ans en 1994 au début des faits.
Il est préparateur en pharmacie dans la ville de Charleroi en Belgique. Il vit au-dessus de la pharmacie et en assure ainsi la sécurité grâce à un téléphone portable Nokia. Nous sommes au tout début de la vulgarisation de cette belle invention. Il rencontre de temps en temps une fille et l'emmène au cinéma mais n'a pas encore rencontré la femme de sa vie.
Chaque week-end, il retourne chez ses parents, anciens ouvriers et va dire bonjour à sa tante Adrienne,une belle dame, toujours accueillante avec lui le samedi soir quand il va lui rendre visite.
Adrienne voudrait lui révéler un secret mais trop tard, quand Claude revient la semaine suivante, il la retrouve apparemment morte de mort naturelle , étendue par terre.
Les faits se révéleront plus compliqués que cela et grâce aux recherches de Claude, nous pourrons lever les mystères sur la vie d'Adrienne .
Elle m'a semblé au début pas sympathique du tout et puis au fur et à mesure, tout s'est éclairé et n'ai pu qu'éprouver de l'empathie pour cette dame qui n'avait pas pu passer outre le premier drame de sa jeunesse.
Armel Job écrit très bien, structure son récit à merveille, y glisse à sa façon pas mal de traits d'humour et analyse très finement ses personnages.
Les rappels à la religion sont cependant trop nombreux pour moi bien que le personnage central se déclare athée depuis son adolescence.
Par contre les références à la catastrophe du charbonnage du Bois du Cazier en 1956, nous montrent les répercussions humaines horribles qu'elle pouvait avoir entraînées pour les familles.
La fin de la relation des faits dans un livre tenu par Claude a lieu en 2017, moment où nous apprenons qui a réellement tué Adrienne.
Un roman où l'expression belge prend toute son ampleur :" on lave son linge sale en famille" car jamais les autorités n'auront été mêlées à la mort d'Adrienne.
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Pancrace
  11 avril 2019
« Je ne voudrais pas refaire le chemin à l'envers, et pourtant je paierai cher pour revivre un seul instant le temps du bonheur. »
A Charleroi, Claude remontera comme un brochet dans l'Ornale, le fleuve de la vie d'Adrienne sa tante qu'il chérissait, morte avant de lui avoir révélé ses secrets.
Armel Job m'a séduit, ses personnages aussi. La construction du roman réserve son lot d'étonnements, de surprises et d'émotions.
Étude de moeurs tout en rebondissement et en relief servie par un écrivain du plat pays qui est le sien.
Bien que le ton et le comportement de Claude soient du style « bien élevé », l'auteur brosse un tableau acerbe de la famille et de la religion.
Les méandres de la vie d'Adrienne sont dévoilés à pas feutrés, enfouis dans les foyers sous les années de silence, de remords, de chagrin, de honte et de regrets.
Roman d'amour filial, d'amour interdit, d'amour fou où les mots d'Armel Job sont toujours empreints de pudeur et d'élégance avec des petites touches décalées.
Je n'oublierai jamais que : « la frite est à l'homme libre ce que l'hostie est au dévot. »
Cette histoire ne me quittera pas.
Par des malentendus et du temps perdu, Claude cherchera à savoir comment oublier ces heures qui tuaient parfois à coup de pourquoi, le coeur du bonheur.
Sa persévérance lui permettra de percer chaque secret.
« Tu m'as dit que livrer un secret était une marque d'affection. Pour le faire, je ne me suis trouvé assez d'affection pour personne. »
Sauf pour vous…Merci aux babeliotes belges qui m'ont fait découvrir ce roman savoureux et cet écrivain talentueux.

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latina
  02 janvier 2020
Personne, non, personne, ne peut connaitre entièrement quelqu'un, fût-ce son amour.
C'est sur cette constatation que je termine ce récit, où j'ai été menée en bateau par Armel Job, glissant de détails véridiques en fausses pistes.

C'est un véritable noeud de vipères que soulève le narrateur de cette histoire, jeune homme de 29 ans. A commencer par lui-même, qui est entiché d'une passion toute platonique pour sa tante d'une cinquantaine d'années. A la mort de celle-ci, les ragots concernant la belle Adrienne le touchent et il veut en connaitre davantage. de fil en aiguille, son enquête le conduira à des révélations qui le stupéfieront, mais qui finalement constituent le terreau de toute vie. Quand l'amour nous tient, beaucoup de choses deviennent possibles…

J'ai beaucoup aimé suivre les méandres de la pensée du narrateur, même si celui-ci me parait assez ambigu. Oui, il aime les filles, le cinéma, il est aide-pharmacien à Charleroi, il rend visite à ses parents tous les week-ends…Mais il n'a qu'une seule femme en tête, sa tante, ce qui me parait assez peu réaliste, ou du moins très biscornu. Et cette femme, cette Adrienne au charme troublant, aimée de tous les hommes, détestée de beaucoup de femmes, elle ne m'inspire aucun sentiment, alors que le narrateur loue sa douceur et son charisme.

A part cela, je me suis plongée dans ce climat des années 90, où la recherche par Internet n'existe pas, où les rencontres se font après maints détours dans les cafés, sur les paliers des immeubles, dans les cabanes au fond des jardins.
Cette recherche nous transporte aussi dans les années 50, d'où émerge la catastrophe du Bois du Cazier, le 8 août 56, catastrophe minière qui a touché plus de 200 mineurs émigrés italiens, « tutti cadaveri ».

Bref : Armel Job est passé maitre dans la révélation des coeurs, qui ne sont jamais purs comme chacun le sait. A commencer par les relations parents-enfants, dont ce roman nous donne un aperçu peu flatteur.
Noeud de vipères, je vous le disais. Mais quelle tentation pour le lecteur de se laisser piquer !
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diablotin0
  06 avril 2019
Voilà un roman sur les secrets de familles qui se déroule un peu comme un policier puisque c'est lors de la mort « suspecte » d'Adrienne, la tante du narrateur Claude que celui-ci va s'interroger et enquêter sur le secret que voulait lui dévoiler celle-ci quelque temps auparavant.
Cette enquête sentimentale va nous emmener sur les traces de la vie d'Adrienne qui est très compliquée et qui débute par une vraie belle histoire d'Amour.
Adrienne nous est décrite avec beaucoup d'amour. Cette femme nous est tout de suite proche et nous l'accompagnons à travers les recherches de Claude. Tout comme lui, nous voulons connaître qui elle était vraiment et surtout ce qu'elle a vécu. Adrienne est une personne qui fait vibrer Claude , il est fasciné pas sa beauté, sa féminité mais aussi et surtout par la part de mystère qui émane d'elle.
Nous progressons au rythme des intuitions de Claude qui s'avéreront le plus souvent fausses, mais à notre tour, nous croyons deviner et tout comme Claude, nous nous fourvoyons, en tout cas, c'est ce qui m'est arrivé.
Armel Job aborde le sujet des secrets de famille avec une particularité puisqu'il s'interroge sur la pertinence de les dévoiler ce qui est assez rare. Il est très souvent au contraire, mis en avant les retombées néfastes de ne pas connaître un pan de l'histoire familiale.
Respecter la personne qui a fait le choix de ne pas dévoiler un secret ou à ne le transmettre qu'à une personne de son choix est ce que Armel Job nous laisse à méditer. Tout dire à tout prix et ne laisser personne dans l'ignorance est donc-t-il nécessaire ?
C'est un roman qui est peut-être un peu long à se mettre en place mais plus on avance dans la lecture plus on est pris par l'histoire.
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sabine59
  07 novembre 2019
Voyant souvent passer des critiques enthousiastes de cet auteur belge, j'étais contente de trouver ce livre d'occasion, pour découvrir son univers.
J'avoue tout de suite avoir été déçue. Peut-être n'ai-je pas choisi un des meilleurs livres d'Armel Job. Je m'en remets aux lecteurs qui le connaissent bien pour m'en proposer d'autres car je ne veux pas en rester là.
Pourquoi cette déception? Certes, le roman est bien écrit , mais l'histoire ne m'a pas intéressée, les personnages non plus. J'ai eu l'impression, à travers la confession écrite de Claude, de plonger dans une romance un peu surannée, en plus teintée de religion et de conventions. Beaucoup de clichés, de secrets mal gardés...
On nous présente cette histoire comme un thriller psychologique. Je ne suis pas d'accord: je l'ai trouvé bien niais et peu attachant, dans son enquête, ce Claude, plus ou moins épris de la belle et mystérieuse Adrienne, sa tante maintenant décédée! J'ai très vite deviné ce qu'il en était, donc ses recherches m'ont paru plutôt ennuyeuses et j'avais envie de lui dire: mais enfin, ne vois-tu pas l'évidence?
Néanmoins, l'allusion à la catastrophe minière du bois du Cazier, et les références aux villes belges que je connais , comme Courtrai et Mons, ont retenu mon attention. La référence à Rimbaud et au Cabaret-Vert aussi.Mais ce n'était pas suffisant pour alimenter mon plaisir de lectrice, dommage!
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   02 mai 2018
Fidèle à lui-même, l’écrivain belge Armel Job signe un roman touchant dont l’intrigue nous hantera longtemps.

Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (65) Voir plus Ajouter une citation
krzysvancokrzysvanco   12 janvier 2019
Qu’est-ce qui la rendait si belle ? Pour être jolies, les femmes n’ont pas besoin de grand-chose. Un corps svelte, un nez raisonnable, des lèvres franches, le cou dégagé. Les yeux, les cheveux ? Toutes les nuances de couleur conviennent. Avec ce peu, la nature n’a jamais manqué d’inspiration pour fabriquer beaucoup de personnes agréables.
La beauté, la vraie beauté, celle qui touche, celle qui serre la gorge, c’est une autre paire de manches. Les éléments de la joliesse ne lui suffisent pas. Elle vient d’autre part. Elle sourd de l’interieur, elle inonde le visage, elle tient dans la lumière qu’elle lui communique.
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BlackKatBlackKat   03 mars 2018
Dans les années cinquante, évidemment, l'amour, ce n'était pas la même chanson qu'aujourd'hui. Surtout pour les filles. On les élevait comme des canaris: belles plumes, beau ramage, petites cabrioles, mais à l’intérieur de la cage. Pas question de franchir les barreaux. Celles qui crochetaient la serrure, on ne le leur pardonnait pas. Elles se couvraient de honte. Même si, ensuite, on a envoyé toutes ces cages à la ferraille, celles qui s’en étaient échappées avant l’heure n’ont jamais pu retrouver bonne conscience. L’opprobre d’un jour, c’est comme une marque au fer rouge, ça ne s’efface pas. 
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majeromajero   27 décembre 2019
La frite est à l’homme libre ce que l’hostie est au dévot.
« La grande portion ou la petite, Claude ?
— La géante, Nunzia ! »
Nunzia m’a souri comme à un champion et s’est retournée vers le long bac rempli de candidates mises en condition par une première cuisson modérée. À l’aide de son écumoire, elle a garni le panier du quota exact de la portion géante, l’a plongé dans la cuve bouillonnante, et s’est mise à le secouer afin d’envoyer les récalcitrantes agglutinées les unes aux autres se dorer les quatre faces en solo. Les quartiers supérieurs que les bretelles en X de son tablier découpaient dans son dos plantureux tressautaient gaiement sous sa blouse. Le staccato du panier enchantait mes oreilles.
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PancracePancrace   23 avril 2019
Souvent nous sommes agacés quand nos vieux parents nous rappellent des anecdotes de notre enfance.
Il nous semble qu'ils font surgir devant nous un inconnu un peu ridicule.
On est plusieurs personnes successives dans la vie.
L'adulte en qui on se transforme fait bien des fois regretter aux parents l'enfant dont il est issu.
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rkhettaouirkhettaoui   06 février 2018
Emporter un sachet de frites bien chaudes au creux d’une main, les manger dans la rue avec les doigts de l’autre main en faisant des mouillettes dans la motte de mayonnaise accrochée au coin supérieur du papier, c’est un des plaisirs les plus intenses que l’on puisse s’offrir et, même, un acte de foi dans l’existence. Les déprimés, les élégants, les prétentieux – toutes personnes qui grignotent la vie du bout des dents – ne mangeront jamais de frites sur le trottoir. Il n’y a que les optimistes pour se livrer en public à cette manducation jubilatoire. La frite est à l’homme libre ce que l’hostie est au dévot.
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Armel Job P2
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