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Critique de Bouvy


Bouvy
  10 octobre 2017
Le pape Innocent VIII a la santé fragile. Sa fin proche suscite déjà au sein du conclave l'ambition des cardinaux de devenir son successeur. Parmi ceux-ci, Borgia est sans doute le plus ambitieux. Pervers, peu scrupuleux, bouffi d'ambition, rêvant de pouvoir absolu, corrompu, aux moeurs légères, Rodrigo Borgia est père de quatre enfant bâtards qu'il eut avec sa maîtresse Vanozza Catani. Une fille, Lucrèce, dont les frasques resteront dans l'histoire, Giovanni, homosexuel mais en qui Borgia place l'espérance d'en faire un souverain, César, le plus cruel et le plus jeune Joffre. Borgia n'hésite pas de faire assassiner, à corrompre, à faire du chantage pour obtenir la majorité des voix du conclave qui le feront devenir le pape Alexandre VI. Mais ses ennemis restent nombreux et rêvent de vengeance. Borgia, en fin stratège place ses pions et utilise ses enfants pour en faire une famille unie et ses instruments qui l'aiderons à assoir son pouvoir…

Manara, reconnu comme grand maître de la bande dessinée italienne, de l'érotisme et qui n'a pas son pareil pour croquer les courbes féminine se met au service de l'histoire. S'il est vrai que ses dessins sont toujours de grande qualité, il faut reconnaître que ses scénarios ne sont pas toujours à la hauteur de son trait. Ici, aider par Joddrowsky qui est le scénariste, l'expérience de la fusion d'un scénario solide et des excellentes illustrations de Manara ne peuvent que séduire le lecteur. Évidemment, la biographie et l'histoire de Borgia sont ici teintées de beaucoup de libertés d'interprétation face à l'histoire. Borgia est une grosse tâche dans l'histoire de l'église (qui, depuis sa création à nos jours en a cultivé d'innombrables, faut-il le rappeler). Le scénario est extrêmement violent, tant dans les moeurs des personnages principaux que dans le peuple. Assassinats, tortures, viols, rien n'est épargné au lecteur. Mais le scénario est intense, riche et pour les aficionados de Manara comme moi, les dessins sont fantastiques, la mise en couleur aussi. Bref, ce n'est que le premier opus d'une série qui en compte quatre. Lu en numérique avec KINDLE qui nous offre une très belle numérisation.
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