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Zoran Janjetov (Illustrateur)
EAN : 9782731612318
52 pages
Éditeur : Les Humanoïdes associés (15/04/1998)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 61 notes)
Résumé :
L'histoire d'Albino, créateur de jeu devenu dieu dans une anticipation régie par la violence, le rêve et le commerce. La première incursion d'Alexandro Jodorowsky dans le cyber-espace.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Windvaan
  23 février 2014
Pour apprécier cette BD, il vaut mieux faire abstraction de toute réalité tangible biologique et technologique et se laisser porter par l'histoire "Space-opérienne", encadrée par des dessins parfois somptueux...
Panepha, jeune vierge destinée à un Oracle et de ce fait cachée sur un astéroïde est violée par des pirates de l'espace...
"Sur l'Astéroïde Sacré, ma mère la prêtresse accoucha d'abord de mon frère Almagro, splendide enfant à la peau sombre qui s'appropria aussitôt ses seins.
Je [Albino] naquis après, la peau plus blanche que le marbre, étriqué à cause de mon frère qui, dans le ventre de ma mère, m'avait déjà volé tout l'espace. Mais plus monstrueuse encore apparut ma petite soeur Onyx, rouge avec quatre bras". (4ème de couverture)
Dans ce premier tome (comme dans les sept qui suivront), Albino raconte, parfois en voix-off, les destinées de chacun :
Panepha, déshonorée, bâtira un empire sur l'élevage de guanodontes et leur lait. Mère tyrannique, elle n'aimera que Almagro et n'aura aucune considération pour ses deux autres enfants. Obnubilée par son idée fixe d'émasculer ses agresseurs, elle ne cherche qu'à accumuler les richesses afin de pouvoir se payer les moyens d'assouvir sa vengeance, entraînant avec elle son fils ainé chéri...ainsi que et par mégarde, sa fille détestée...
Quand Albino demande à intégrer la société des Pantechnos pour devenir créateur de jeux virtuels, sa mère n'est que trop contente de signer le contrat qui la débarrasse de ce rejeton qu'elle considère comme un monstre.
Mais Albino est très (trop ?) doué et suscite rapidement l'intérêt des Techno-pères qui forment une communauté sectaire à la hiérarchie cléricale...
Les dessins de Zoran Janjetov ne sont pas sans rappeler ceux de Moebius, mais Janjetov imprime sa touche toute personnelle dans les décors impressionnants, les illustrations détaillées et lisses (les visages par contre, sont parfois trop figés) aux couleurs ombrageux traversés par des éclatements de rouge...
Mention spéciale pour les représentations des têtes des pirates ! Ces derniers sont des mutants humanoïdes avec des caboches et des tronches pas possibles...j'hésite entre l'imaginaire Lovecraftien...ou Bruegelien...
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saigneurdeguerre
  08 février 2020
Moi, Albino, Suprême Technopère, j'emmène 500.000 jeunes pan-technos des deux sexes vers la galaxie promise, loin de la galaxie maudite.
Mon corps est devenu celui d'un vieillard, mais pas mon âme…
Mon histoire commence quand Oulrij-le-Rouge attaqua l'astéroïde sacré où on cachait Panépha, ma future mère, jeune vierge, de beauté légendaire, destinée à être l'oracle de la Maison impériale. Les pirates éliminèrent les gardes impériaux et détruisirent le temple. Ce jour-là, Panépha fut violée par les soixante pirates…
Critique :
J'avoue tout : les délires d'Alexandro Jodorowski m'ont quelque peu égaré, au point qu'il m'aura fallu une vingtaine d'années entre l'achat et la lecture complète de cette BD, achetée essentiellement pour son caractère graphique, la couverture de Fred Beltran ayant été déterminante dans l'acte d'achat, ainsi que le graphisme du dessinateur Zoran Janjetov que je trouvais exceptionnel pour l'époque.
Je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire qui est assez tirée par les cheveux : des humains vivant dans l'espace sans scaphandre… Des personnages plus proches des comics américains façon super héros… du Camenvert… le fromage produit par une prêtresse violée pour s'en sortir afin de prendre sa revanche sur le destin…
On le sait, Jodorowski a beaucoup d'imagination, mais je n'ai pas trouvé là ce qu'il fait de mieux. Après une petite vingtaine d'années, j'ai décidé de lire jusqu'au bout cette histoire qui a aucun moment ne m'a b-vraiment accroché.
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bdelhausse
  15 septembre 2017
Jodorowsky en dialecte kirghize septentrional, cela signifie "n'allez pas par là, ou à vos risques et périls, ou si vous y allez quand même, accrochez-vous où vous pouvez, et de toute façon on vous aura prévenu".
Bref, personne ne peut ignorer que lire une BD scénarisée par Jodorowsky, c'est abandonner tout repère. Et d'emblée on plonge, on est confronté à des dimensions éclatées, allant du hard science mélangé à de la medfan pur jus.
Jodo (on est intimes) connaît ses mythes par coeur. Alors il les sert pour mieux les détourner. Jugeons brièvement. On démarre par un albinos (nommé Albino fort à-propos) qui se balade dans son vaisseau spatial et entreprend de dicter ses mémoires... Bon, admettons. Finalement, on ne se connaît pas encore et se faire raconter les mémoires d'un centenaire, c'est une bonne façon de nouer des liens...
Il est le fils de Panépha, pressentie pour un Oracle, mais violée par 3 chefs de guerre interpsatiaux. de cette union forcée, naîtront 3 enfants, qui portent chacun la marque distinctive d'un des 3 violeurs. La violence qui se dégage du récit (pas spécialement des dessins, quoique...) m'a largement fait penser au Mahabharata, mais passons. Panepha redresse la tête (après les sexes...) et entend devenir riche pour louer des mercenaires et se faire justice.
La vengeance, c'est toujours fort porteur dans une série.
Albino est engagé dans une école de préparation à la pan-technologie, c-à-d la création de jeux vidéos (mais plus largement cela touche à toute réalité virtuelle). Il est doué et ses prises de risque le font remarquer des plus hautes instances. Clap de fin de premier tome.
C'est... comment dire... surprenant. Ce mélange permanent de genres, la masse d'information, de vocabulaire, de concepts a intégrer est assez considérable mais bien amenée. le dessin est un support très correct, et je redoutais une surabondance de textes pour tout expliquer... eh bien, que nenni... le dessin et le texte se complètent bien. Ajoutons que les rebondissements abondent. Mais que les transitions sont parfois abruptes et mal menées entre les deux récits (Albino d'un côté et sa mère, son frère et sa soeur de l'autre).
A ce stade, je reste positivement curieux.
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meygisan
  03 avril 2017
Je persiste... et ne signe par forcément à tenter l'expérience Jodorowsky avec ce premier tome des Technopères. J'essaie de ne pas trouver trop de cohérence dans cette histoire improbable dont le scénario, pourtant nous parle très clairement de vengeance et de réalité virtuelle. Il est très étrange qu'une femme criant vengeance monte une fabrique de fromages afin d'amasser les fonds nécessaires pour enrôler une armée et faire payer ses violeurs de pirates, pères de ses trois enfants, dont deux qu'elle rejette purement et simplement. C'est space!
Je n'accroche pas non plus aux graphismes que je trouve trop artificiels, trop lisses même si j'imagine qu'ils illustrent parfaitement l'univers de Jodorowsky et sont respectueux de sa volonté.
Malgré tout quelque chose me pousse à me pocurer la suite et à persévérer. Sans doute avec le temps parviendrai je à m'imerger dans le monde de cet auteur...
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Nierika
  01 octobre 2013
Mea culpa, je ne connais pas les autres BD scénarisées par A. Jodorowsky. Mais, soyons honnêtes : autant il est aisé de trouver des qualités graphiques à cette BD, autant le scénario annihile toute tentative de poursuivre le cycle des Technopères. Il est question alternativement d'un viol, d'une femme qui tient une fabrique de fromage, de deux enfants mis à l'écart par leur mère (dont l'une deviendra en l'espace de quelques cases, et après un retournement de situation plus qu'hasardeux, la "princesse de tous les pirates") et surtout de l'histoire d'Albino dont l'intelligence n'a d'égal que la stupidité des personnages qui l'entourent. Accepté par la pré-école techno, ce jeune prodige découvre le technoatelier (i.e. "un endroit où apprendre, où vivre les mystères des mondes virtuels, des rencontres avec le futur, des luttes héroïques contre les enfers de synthèse") qui va lui permettre d'infiltrer, en quelque sorte, la "matrice" et de rencontrer le "Fondateur", Saint Severo de Loyoza. Vous l'aurez bien compris, il s'agit d'une épopée grotesque qui recèle sans doute quelques interrogations métaphysiques et éléments critiques, mais dont il est bien difficile de déterminer la portée narrative pour le plus grand (dé)plaisir du lecteur.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
WindvaanWindvaan   22 février 2014
Maintenant que, loin de la galaxie maudite, on traverse en paix l'espace intersidéral...et que mon corps, mais pas mon âme, est devenu celui d'un vieillard heureux d'avoir réalisé son idéal...et que tel un paleomoïse, j'emmène 500000 jeunes pan-technos, des deux sexes, vers la galaxie promise...pour fonder une nouvelle société, où les relations humaines seront plus importantes que les développements technologiques [...], je peux commencer à "redire" mes mémoires.
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saigneurdeguerresaigneurdeguerre   08 février 2020
N'attendez rien de qui a l'avantage ; c'est à qui souffre de faire le premier pas.
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AdlAdl   06 avril 2013
Nous sommes une âme qui a un corps, et non un corps qui a une âme.Quand l'âme est saitsfaite, un simple morceau de pain sec devient un festin pour l'estomac.
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saigneurdeguerresaigneurdeguerre   08 février 2020
Il est bon de flatter ses ennemis. La vanité endort.
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Morgane82Morgane82   31 janvier 2015
On t'emmène à l'école pénitentiaire de Nohope ! Là-bas, tu apprendras la discipline. A chaque faute, on te coupera un morceau de corps !
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Videos de Alejandro Jodorowsky (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alejandro Jodorowsky
Réalisation : Massimo Colella - La Bande Destinée Musique : Kevin MacLeod
Le Pape Terrible - Une saga où se mêlent assassinats, népotisme, stupre, poison mais surtout les talents conjugués de deux génies du neuvième art : Theo et Jodorowsky
Scénariste : Alejandro Jodorowsky Illustrateur : Theo
Résumé : le 18 août 1503, victime d'un mal mystérieux, le Saint-Père Alexandre VI passe de vie à trépas. Aux premières lueurs de l'aube, la course au trône papal s'engage. Pour gagner le Saint- Siège, le népotisme, le stupre et le poison seront monnaie courante. En outre, le cardinal Della Rovere, ennemi juré du clan Borgia, entend bien accéder à la fonction suprême, quitte à vendre son âme au diable...
En savoir plus : https://www.editions-delcourt.fr/serie/pape-terrible-1-della-rovere.html
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