AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2842300807
Éditeur : Hoëbeke (06/05/1999)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Whitefish, Montana, dans les années vingt. Autant dire, encore, le temps des pionniers, quand " l'écologie était ce contre quoi chacun se battait du matin jusqu'au soir, pour vivre, et gagner un peu de terrain " - quand l'inconnu commençait à l'orée de la forêt, où même une gamine devait savoir manier une carabine calibre 22 ou un Colt 38 pour se risquer. Temps de la frontière, encore, quand les gamins merveilleusement libres couraient tels des broncos dans la prair... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
luocine
  03 mars 2016
Dans une préface très agréable à lire, car elle rend très présente Dorothy Johnson, Michel le Bris m'a appris que cette écri­vaine était, non seule­ment une jour­na­liste respectée, une profes­seure admirée mais aussi l'auteure des nouvelles dont ont été tirés de très bons Western : « la colline des potences » et « L'homme qui tua Liberty Valance ».
À travers de courts chapitres, l'auteure égrène ses souve­nirs et peu à peu tous les aspects de la vie de ce village s'animent. Les temps sont rudes, et les distrac­tions assez rares, mais cela n'empêche pas un vrai bonheur de trans­pa­raître à travers diffé­rentes anec­dotes. Les enfants sont livrés à eux mêmes et trouvent dans la nature de quoi satis­faire leurs envies d'aventures.
Pour gagner quelques subsides, ils mène­ront une chasse acharnée aux boites de conserves qui servi­ront à rebou­cher les trous dans les routes défon­cées du village. Ils suivent avec passion le poli­cier qui est aussi l'homme qui manie la dyna­mite pour enlever les souches. Ils apprennent à nager tout seuls dans des lacs superbes mais glacés. Ils courent le long des voies ferrées. Ils chassent et mangent le produit de leur chasse. Ils se méfient des étran­gers surtout quand ils parlent mal l'anglais (comme ces Fran­çais qui ne savent pas prononcer le nom de leur capi­tale qu'ils appellent « Paree”). Cette auteure sait mettre de l'humour dans ses récits, son dialogue avec les poules est inou­bliable, ainsi que ses diffé­rentes expé­di­tions de camping. C'est un livre revi­go­rant d'une époque révolue qu'elle sait ne pas trop regretter mais qui lui a forgé un satané carac­tère. Celui dont elle a eu besoin pour se battre dans la vie.
Lien : http://luocine.fr/?p=5541
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
nathalie_MarketMarcel
  19 novembre 2016
Johnson est connue pour ses récits de western (L'Homme qui tua Liberty Valance, c'est elle). Ici, elle raconte son enfance à Whitefish, alors une ville de la frontière, dans le Montana. Elle a connu ces pionniers, ceux qui ont installé les premières cabanes et coupé les premiers arbres. Elle raconte le progressif équipement de la ville, les jeux des enfants, l'école, les rituels, les voisins, l'apparition de la modernité… C'est une époque bien évidemment totalement disparue.
Johnson écrit dans une langue vive, rapide, pleine d'humour, d'ironie et d'affection. Elle juge aussi bien les générations du passé que celles du présent, se moque d'elle-même comme des autres. C'est un texte très vivant ; on est dans les rues de Whitefish avec elle !
Je retiens notamment le récit hilarant de son travail à la première compagnie de téléphone. C'est enfin l'occasion de comprendre le travail des mystérieuses demoiselles du téléphone. Un art expert !
J'ai lu ce livre avec beaucoup d'enthousiasme. C'est un monde exotique qui nous est dépeint sans nostalgie excessive. La moindre gamine se balade avec une carabine de calibre 22 et Johnson raconte ses expériences de camping avant l'invention des matériaux légers et pratiques – avant l'ère du plastique. Au moment de son enfance, Whitefish est une ville tellement récente qu'il n'y a pas de cimetière. Elle nous restitue aussi très bien le rapport ambigu à la nature à cette époque, quand détruire des souches faisait de vous un héros.
Lien : http://chezmarketmarcel.blog..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
luocineluocine   03 mars 2016
On pour­rait appeler cette période P;P. – pré- plas­tique. Il n » y avait pas de ces petits sacs ou pots trans­pa­rents si commode pour empa­queter vos affaires. Pas de sachets en plas­tique pour ranger vos maillots de bain mouillés , vos torchons mouillés, vos tout ce que vous voulez mouillés. Pas de déter­gents. Ce n’était pas seule­ment avant le plas­tique ; c’était avant le Nylon, les postes à tran­sis­tors, les briquets, les bombes aéro­sols, le papier collant, les stylos à bille et les livres de poche. Quand vous vouliez remballer vos affaires après un repas, les usten­siles étaient trop gras, trop noirs de fumée et trop chauds.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
luocineluocine   03 mars 2016
La raison d’être de ce petit voyage, selon les souve­nirs d’Ella, était la cueillette des airelles. ce qui paraît logique. Il y en avait à foison, elles ne coutaient rien et elles faisaient de déli­cieux desserts. D’ailleurs, il fallait avoir une bonne raison de se lancer dans une pareille expé­di­tion ; à cette époque, les gens n’aimaient guère recon­naître qu’ils faisaient quelque chose unique­ment pour s’amuser.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
luocineluocine   03 mars 2016
Il va sans dire qu’en tant que campeuse, je n’avais pas le feu sacré, autre­ment je ne repen­se­rais pas à toutes mes expé­riences dans ce domaine avec un si profond soula­ge­ment à l’idée qu’elles sont défi­ni­ti­ve­ment révo­lues. D’un autre côté, si je n’avais pas de tels souve­nirs, je ne pour­rais pas à l’heure actuelle, jouir aussi volup­tueu­se­ment des hôtels de luxe. Comment appré­cier véri­ta­ble­ment l’élégance des cock­tails ou des escar­gots au beurre d’ail si l’on n’a jamais été au bord de la nausée en essayant de faire descendre un déjeuner de lard et de crêpes froides.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
luocineluocine   03 mars 2016
Le livre que voici est dédié à Margue­rite Cole Moomaw qui combattit à mes côtés dans la guerre des Gaules. Épaule contre épaule, nous avons lutté contre Jules César et les légions romaines à l’école de White­fish, tout au long de l’année scolaire 1919 – 1920.
Commenter  J’apprécie          10
luocineluocine   03 mars 2016
À l’époque où je gran­dis­sais , les distrac­tions de plein air avaient deux avan­tages : on les avait sous la main et elles ne coûtaient pas cher. On manquait de tas de choses à White­fish, mais du grand air, on en avait autant qu’on voulait, et à deux pas de chez soi.
Commenter  J’apprécie          10
autres livres classés : ouest américainVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Nature writing

Quel philosophe est considéré comme le fondateur du Nature writing?

Ralph Waldo Emerson
Henry David Thoreau
Benjamin Franklin

10 questions
62 lecteurs ont répondu
Thèmes : nature writing , écologie , littératureCréer un quiz sur ce livre