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ISBN : 2221190181
Éditeur : Robert Laffont (19/05/2016)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Pour le commissaire Fredrik Beier, cette affaire s'annonçait comme une simple enquête de routine, dans sa vie monotone et procédurière : la disparition d'une jeune femme et de son fils, membres tous deux d'un groupe de fondamentalistes chrétiens, baptisé " La Lumière de Dieu ". A ce détail près qu'il s'agissait de la fille de Kari Lise Wetre, une femme politique charismatique et très en vue au sein du parti social-démocrate norvégien. Et que ladite " Lumière de dieu... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
nameless
22 mai 2016
Ingar Johnsrud est un nouveau romancier en provenance de Norvège, et son premier roman, les Adeptes est proposé par Robert Laffont dans sa collection La bête noire.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce jeune auteur n'a pas choisi la facilité, ni dans les thèmes abordés, ni dans la construction de son intrigue. Tout commence par un massacre dans une communauté religieuse, “la lumière de Dieu”, où vivait Annette, fille d'une femme politique influente en pleine campagne électorale. Annette et son petit garçon ont disparu, de nombreux adeptes se sont volatilisés.

Pour Fredrik Beier et ses collègues, l'enquête s'annonce d'emblée corsée puisque une piste islamiste est suspectée, et que la notoriété politique de la mère d'Annette les contraint à marcher sur des oeufs. A partir de ce point de départ, Ingar Johnsrud tisse une toile d'araignée dans laquelle il emprisonne le lecteur avec virtuosité, perfuse dans son récit des éléments historiques, remontant au 18 mars 1925, où fut créée à Vienne, “la Société pour l'hygiène raciale”, ce qui donna lieu à une cérémonie solennelle dans la salle de bal de l'université de Vienne (p. 430). le leit-motiv est connu : “Il était dans le droit de la nature qu'une race, la plus adaptée, la plus évoluée sur le plan intellectuel et social, la race aryenne, soit appelée à dominer les races inférieures. Envisager tout autre cas de figure reviendrait à faire fi de l'évolution elle-même” (p. 75). Il n'hésite pas non plus à souligner les positions douteuses adoptées par son pays lors de la seconde guerre mondiale et rappelle par exemple, que Haakon, roi de Norvège, a remis la médaille de guerre à des sympathisants nazis (p. 487).

Les 553 pages du roman ne peuvent être résumées. Ingar Johnsrud ne ménage pas ses lecteurs, le nombre de personnages est immense, aux noms tous imprononçables, les rebondissements sont nombreux, dans le passé et le présent. Il est agréable, c'est mon avis, qu'un romancier ne considère pas ses lecteurs uniquement équipés de deux neurones en leur mâchant le boulot. Il s'agit donc d'une lecture intellectuellement stimulante qui demande de l'attention pour ne pas en perdre le fil. L'épilogue reste ouvert, donnant envie de découvrir le tome 2 de cette trilogie annoncée. J'ajoute un minuscule point négatif : Fredrik Beier m'est apparu comme un gros macho, notamment dans son comportement avec sa compagne Bettina.

Les points positifs sont très nombreux parmi lesquels : dénonciation de l'intégrisme religieux, de la collusion entre le pouvoir et certains extrêmismes. Particulièrement aujourd'hui, 22.05.16, jour d'élections qui pourrait voir l'avènement d'un parti d'extrême-droite en Autriche justement, je remercie Ingar Johnsrud de nous rappeler que : “Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde”.

Merci à Babelio et aux Editions Robert Laffont pour leur confiance.
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Commenter  J’apprécie          390
SMadJ
22 juin 2016
"Les Adeptes" de Ingar Johnsrud - La chronique qui convertit les fidèles !
Une excellente surprise que ce thriller d'Ingar Johnsrud venu du fin fond de la Norvège. le pays qui nous a livré Jo Nesbø et la merveilleuse série TV "Occupied".
Un auteur inconnu au nom sonnant comme un borborygme viking et c'est tout un voyage sur Norway Airlines qui s'ouvre à vous. Il paraît que lorsqu'on arrive à prononcer le nom de l'auteur, Ingar Johnsrud, 3 fois de suite à haute voix devant le miroir, un bouquin haletant apparaît entre vos mains.
Je l'ai fait et ça marche !
(Bon ok le coursier du service presse de chez Robert Laffont y est sûrement aussi pour quelque chose...).
Annoncé par l'éditeur comme une trilogie, ce premier opus à paraître dans nos contrées se doit de convaincre derechef dès le premier épisode. L'éditeur le compare à "Millenium" car les deux histoires trouvent leur source dans la nébuleuse de la seconde guerre mondiale et surfe sur le rôle complaisant qu'ont joué les autorités et une certaine partie de la population des pays Scandinaves vis-à-vis du nazisme.
C'est d'ailleurs une thématique prégnante et universelle de la littérature nordique. On a les traumatismes qu'on peut.
Je rassure, « Les Adeptes » est quand même beaucoup moins hermétique que le début un peu laborieux de "Millenium". L'action démarre dès les premières pages, là où Stieg Larson prenait tout son temps pour installer son histoire.
Véritable page turner, le roman se dévore à grandes bouchées.
Les personnages sont réussis même si l'auteur met parfois de la distance entre eux et les lecteurs. Mais de petits détails les rendent humains. Notamment quand il s'agit du personnage principal Fredrik Beier qui détaille toutes les silhouettes féminines qu'il rencontre pour le plus grand plaisir du lectorat masculin.
Johnsrud nous propose une construction ambitieuse, implacable, aux multiples ramifications, qui déroule ses fils au fur et à mesure des chapitres, multipliant les fausses pistes pour mieux nous embrumer l'esprit. Ambitieuse mais pas révolutionnaire (pour les raisons exprimées au-dessus), Johnsrud arrive néanmoins à nous tenir en haleine avec son intrigue âpre, taillée aux cordeau et proposant moults rebondissements. On attend la suite avec impatience.
Un grand merci à Babelio et aux Editions Robert Laffont pour l'envoi de ce livre dans le cadre de Masse critique
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LePamplemousse
20 mai 2016
Tout d'abord, je remercie Babélio et les éditions Robert Laffont pour cet envoi dans le cadre de masse critique.
Dès les premières pages, je me suis retrouvée plongée par cette histoire policière très riche qui mêle la disparition d'une femme et de son fils, des meurtres sur fonds de guerre entre sectes religieuses et groupes islamistes, des secrets qui datent de plusieurs décennies, des complots politiques, des expérimentations médicales sur des humains et bien d'autres ramifications encore.
J'ai eu un petit peu de mal au début à entrer dans l'histoire à cause du nombre très important des personnages et de leurs noms norvégiens, pas toujours simple à retenir et dont les consonances évoquent parfois un homme alors qu'il s'agit d'une femme ou l'inverse. de plus, les allers et retours entre les différentes époques m'ont un peu perdue, surtout au début quand on ne connaît pas encore bien les différents personnages.
L'intrigue en elle-même est bien menée mais j'ai trouvé que de nombreux passages n'apportaient pas grand-chose à l'histoire, si ce n'est à embrouiller le lecteur, et surtout, la fin est un peu incomplète à mon goût, certains points restent obscurs jusqu'au bout.
Mais comme il s'agit du premier volume d'une trilogie, peut-être que ces points seront éclaircis dans les volumes suivants.
Le personnage principal ne m'a pas particulièrement semblé attachant, c'est encore une fois un policier d'un certain âge qui a vécu un drame personnel, rien de bien nouveau dans le domaine du polar.
Ce roman se lit vite et bien, il est assez haletant mais il ne me restera peut-être pas en mémoire très longtemps car au final, il ne brille ni par son originalité ni par un style d'écriture particulier. C'est tout à fait le genre de roman qui pourrait être adapté au cinéma, car ici l'action prime sur la réflexion.
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stokely
12 juin 2016
Après mon coup de coeur pour Claire Favan avec Serre-Moi Fort lorsque j'ai reçu un e-mail de la part de Babelio pour lire les Adeptes de la part des éditions Robert Laffont collection la Bête Noire j'ai sautée sur l'occasion. J'ai eu cependant un peu peur de la comparaison avec Jo Nesbo dont je n'accroche pas au récit.
Mais ici la lecture est plutôt fluide malgré le nombre incalculable de personnage. On est de suite embarqué dans ce récit avec la disparition d'une femme et son enfant.
Pour un premier roman l'auteur à choisi un thème très différent des polars habituels et c'est tout à son honneur une communauté religieuse qui se nomme "la Lumière de Dieu" des fausses pistes, d'autres pages qui remontent dans le temps et ou l'on se trouve en seconde guerre mondiale en plein nazisme avec les expériences que font les médecins sur des cobayes humains.
On voit ensuite ses deux histoire s'entremêler, une lecture très dense mais qui se lit tout de même très rapidement (2 jours pour ma part malgré les 552 pages) et une fin qui laisse présage une suite.
Encore un grand merci pour cette découverte!
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Ichirin-No-Hana
26 mai 2016
Je n'ai jamais lu de romans de Jo Nesbø, de Henning Mankell, de Camilla Läckberg, d'Arnaldur Indriðason, et je n'ai lu aucun des tomes de la quadrilogie Millénium. Les seuls romans d'origine scandinave que j'ai pu lire sont le Mec de la tombe d'à côté de Katarina Mazetti et La bibliothèque des coeurs cabossés de Katarina Bivald et l'on est très loin du polar nordique avec ses deux romans. J'ai donc sauté sur l'occasion quand Babelio m'a proposé via une masse critique spéciale ce polar d'origine norvégienne. Je remercie donc Babelio et les éditions Robert Laffont pour cette découverte qui fut donc de plusieurs ordres pour moi.
Ingar Johnsrud est un auteur norvégien qui signe avec les Adeptes son premier roman. On suit, dans ce roman, l'enquêteur Fredrik Beier, enquêteur que l'on devrait retrouver dans de futures publications. Dans ce « premier tome », plusieurs assassinats ont été effectués dans une communauté catholique un peu sectaire. La majorité des membres sont portés disparus : sont-ils morts comme les autres ou ont-ils réussi à s'enfuir et sont actuellement cachés ? On alterne également avec des événements qui se sont passés dans les années 1940 et qui ont, comme on s'en doute, un certain lien avec la seconde guerre mondiale et l'on se pose donc la question du lien avec notre affaire.
Les Adeptes fut un roman particulièrement haletant et que j'ai pris plaisir à lire. Malgré ses 550 pages, ce petit pavé est dynamique et tient le lecteur vraiment en haleine. L'enquête est assez captivante et arrive à nous surprendre. L'action est là sans en faire trop et offre un parfait compromis avec le côté un peu plus réflexion autour des éléments de l'enquête.
Mais finalement, en ayant terminé ma lecture, je me rends compte que les personnages sont assez caricaturaux (notamment le duo enquêteur au passé trouble et à la vie privée assez solitaire et compliquée et la jeune policière qui découvre les côtés sombres du métier). le plus gros défaut de ce roman reste quand même la fin. La fin, c'est la dernière note du roman et la fin de ce roman laisse un goût d'inachevée et l'on a l'impression d'être un peu laissé de côté et abandonné par l'auteur et c'est dommage car la note finale s'en ressent.
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Citations & extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Corboland78Corboland7824 mai 2016
- Je crois que vous avez été manipulés, dit-il. – Ah bon. Et pourquoi ? demanda le journaliste en plissant le front. – Parce que quelqu’un veut faire passer cette tragédie pour une sorte de vendetta religieuse. On veut nous faire croire que ce sont les intégristes musulmans qui ont fait ça. Il est possible que ce soit le cas, mais cette affaire est plus compliquée qu’elle n’en a l’air. J’en ai la certitude. – Fredrik marqua un temps d’hésitation avant de poursuivre. – Il s’est passé des choses dans cette cave… Jorgen leva les yeux au ciel. – La presse se serait donc fait manipuler ? On serait tombés dans le panneau comme des imbéciles ?
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Didier_TrDidier_Tr20 mai 2016
Andreas appartenait indéniablement à cette dernière catégorie : un enquêteur acharné, un des meilleurs hommes pour mener un interrogatoire, un cérébral qui adorait les affaires compliquées. Mais Andreas était plus fiable qu'un prêtre et ne faisait vibrer sa fibre sociale que pour les grandes occasions et les enterrements. Résultat : sa carrière était au point mort. Aussi abattue qu'une putain après l'activité intense du Nouvel An.
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namelessnameless19 mai 2016
C'est difficile d'apprécier à sa juste valeur ce qu'on n'a pas eu besoin d'acquérir à la sueur de son front.

Page 27 - Robert Laffont
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namelessnameless21 mai 2016
Pour schématiser, il y avait deux catégories de relations : celles qui fonctionnaient et celles qui ne fonctionnaient pas. Celles empreintes de respect et celles empreintes de méfiance. Les heureuses et les malheureuses.

Page 265
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Amnezik666Amnezik66605 août 2016
C'est la malédiction de la richesse, pensa Fredrik. La première génération gagne de l'argent, la deuxième gère la fortune amassée et la troisième la dépense. Rien d'étonnant, au fond. C'est difficile d'apprécier à sa juste valeur ce qu'on n'a pas eu besoin d'acquérir à la sueur de son front.
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