AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2253074136
Éditeur : Le Livre de Poche (30/05/2018)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Justin Campbell, onze ans, a disparu sans laisser de trace. Dans la cellule familiale livrée au chagrin et au désarroi, chacun cherche sa propre échappatoire : la mère, qui s'est prise de passion pour la protection des dauphins, passe ses journées dans un centre marin ; le père entame une liaison ; et Griff, le fils cadet, passe ses journées seul, à faire du skateboard dans la piscine à sec d un motel abandonné ou à rendre visite à son grand-père qui tient un établi... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Heloise7163
  10 février 2019
Alors qu'il a disparu depuis 4 ans, laissant ses parents, son frère et son grand-père dans le plus grand désarroi, Justin réapparaît soudainement.
Son kidnappeur est arrêté et la vie de cette famille pourrait reprendre normalement donc, mais tout n'est pas si simple, cette parenthèse de 4 ans ayant laissé des traces indélébiles sur chacun d'entre eux.
Bret Anthony Johnston nous offre de magnifiques portraits à la psychologie très fine... mais que c'est long!
C'est dommage car toutes ces longueurs cassent le rythme de l'histoire qui aurait pu être passionnante, avec ses personnages si attachants dans leurs qualités comme leurs faiblesses.
Commenter  J’apprécie          110
Tristale
  30 juillet 2016
Justin a disparu depuis quatre ans. Jamais sa famille n'a cessé de le chercher, d'espérer le revoir un jour. Chacun a sa façon survit à ce manque.
Et puis Justin est retrouvé. Et tous doivent se reconstruisent, faire face à cette nouvelle vie qui s'offrent à eux.
Ce premier roman de Bret Anthony Johnston est prodigieux . L'auteur à un sens du détail incroyable, que ce soit pour décrire un lieu ou des sentiments. le lecteur est complètement immergé dans ce récit quasi envoûtant, qui le plonge au coeur d'une famille malmenée par leur peur, leur doute, leur envie de vengeance. Il amène ces personnages au bord de la rupture, déboussolés par l'horreur qu'ils devinent, rongés par ce désir de châtiment envers celui qui leur avait enlevé leur fils.
L'auteur manie les mots de façon subtile, il suggère, sous-entends, et pour le lecteur c'est bien pire que de lire des descriptions glauques et crues. Car rien n'est vraiment expliqué sur ce qu'à vécu Justin pendant ces quatres années, ou si peu. Et c'est inutile, notre imagination tourne à plein régime, et nos doigts se crispent sur les pages du livres, notre respiration se raccourcie, notre ventre se noue. Nous entrons dans la tête de chacun des membres de cette famille, nous sommes eux, et c'est éprouvant, et finalement magnifique.
Une lecture qui m'a beaucoup touchée, une écriture puissante, ciselée, prégnante, un auteur que je vais suivre avec attention et que je vous conseille de lire sans réserve.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
ELLELITHELENE
  24 juillet 2018
Quelle lecture difficile. Je voudrais ici alerter les lecteurs : Ce livre est tellement dur et tellement fort qu'il faut tout d'abord être en état de le lire, tant l'on sent que l'on nous raconte est vrai et profond et peut, c'est mon cas, si ce n'est vous bouleverser, vous perturber voire vous déprimer. Voilà c'est dit.
Donc, déjà le titre et la couverture : non mais franchement, rien à voir avec le contenu le titre est on ne peut plus cucul et l'on s'attend plus à un Mary Higgins clark alors que rien à voir de chez rien à voir. (reste à savoir si le titre est mal traduit ou interprété)
La photo de couverture est dans le même genre, on s'attend à un thriller à lire sur la plage, que nenni, vous allez vite vous en rendre compte.
Je ne pitcherai pas plus, les précédents lecteurs l'ont fait avant moi et très bien. C'est un livre qui m'a causé un profond malaise parce qu'il est vraiment très fort en traitant non pas le traumatisme de la famille dans laquelle le fils ainé a disparu, mais le traumatisme du retour. C'est là qu'est la prouesse de l'auteur. Non ce n'est pas la joie et la liesse dans ce foyer -innocemment c'est ce que l'on a tendance à penser-, pas du tout. Des parents jusqu'au grand-père, en passant par Griff, le petit frère, ce n'est que crainte, non-dits, angoisse d'avoir mal fait, mal dit, mal compris, mal cherché, peur de trop en dire, pas assez, de vouloir savoir ce qu'à subi Justin mais sans oser le lui demander de peur de le traumatiser. Incompréhension devant le fait qu'il ne parle pas, sous entend des choses, laisse percevoir qu'il a eu une vie "là-bas" et même des amis.
Stupeur ! ce bouquin va à l'encontre de tout ce que nous pensons, et c'est ce qui fait sa force et le fait qu'il m'a profondément dérangée.
Je suis cependant d'accord avec Seraphita qui dit qu'en prenant le parti de l'introspection profonde, l'auteur risque de perdre ou de lasser ses lecteurs. Autant d'épargnés.
Je ne mets que 4 étoiles, parce que ce livre a été pour moi une souffrance et que je suis pas maso.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Seraphita
  02 janvier 2017
Cela fait quatre ans que Justin a disparu, une éternité pour ses parents, Laura et Éric, dont les vies sont devenues, progressivement, insidieusement, parallèles. Griff, le fils cadet, qui parfois s'imagine fils unique, essaie tant bien que mal de tenir le coup. Quand Justin revient, la famille connaît un répit, « une permission de s'absenter de la souffrance ». Mais le lent déchirement familial se poursuit, chacun essayant de retrouver une place qui ne peut être celle d'avant le drame.
« Souviens-toi de moi comme ça » est le premier roman de Bret Anthony Johnston, jeune écrivain américain. C'est un roman poignant qui s'efforce de dépeindre, avec une grande justesse, une névrose familiale organisée autour de l'un de ses membres : Justin. L'auteur décrit par le menu les remords, doutes, angoisses qui assaillent chaque membre de la famille, la culpabilité figurant au premier plan des tourments.
Il émerge de l'intrigue le sentiment d'une grande violence, non pas tant dans les descriptions des faits que dans les ellipses qui les entourent. Les traumatismes affleurent, en creux des silences, des évitements de chaque protagoniste.
En prenant le parti de l'introspection et en la déployant sur plus de 400 pages, l'auteur prend aussi le risque d'essouffler son lecteur. Et il est vrai qu'il faut parfois s'accrocher pour persévérer. En ce sens, le style sobre, dépouillé, incisif peut aider. de très belles phrases surgissent çà et là, au détour de ce qui pourrait paraître anecdotique. Ainsi, quand, à la fin du voyage, ou bien à son commencement, la constellation du dauphin marbre d'étincelles le ciel nocturne, un sentiment de libération surgit chez les quatre protagonistes, « comme s'ils étaient sur le point de prendre la route, de s'engager sur un chemin à la lumière d'étoiles qui ne disparaîtraient jamais » (p. 438).
C'est une oeuvre rude, exigeante, mais qui laisse la lumière jaillir, filtrer, en creux des ombres du chemin.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
LeaTouchBook
  09 avril 2016
Avis de Scarlett (Chroniqueuse sur le blog Léa Touch Book) :
Waouh, quel livre, que d'émotions…
C'est l'histoire d'une famille de Southport petite ville près de Corpus Christi au Texas, anéantie par l'enlèvement de l'un des fils : Justin. C'est aussi l'histoire de la façon dont chacun dans cette famille a trouvé le moyen de survivre à cette tragédie. Et puis comment chacun doit, après le retour de Justin, se reconstruire. L'immense bonheur vite remplacé par tant de culpabilité, de questions, de difficiles combats, parce que rien, plus rien ne sera comme avant. Et puis le coupable de cet enlèvement est retrouvé et devient pour eux tous un poison latent. Comment gérer ? Parce qu'au-delà du bonheur du retour inespéré de l'enfant succèdent les doutes, le changement inexorable de leur vie à tous et les impossibles retours en arrière.
Dans cette famille, il y a bien sur :
Justin, l'enfant disparu et qui revient quatre ans après, adolescent grandi et silencieux accompagné d'un serpent.
Éric, le père qui se perd dans une relation adultère pour oublier la souffrance de la disparition et qui gère comme tous dans la famille tant bien que mal le retour du fils prodigue avec cette ambiguïté du bonheur incommensurable des retrouvailles et la gestion du quotidien et des non-dits.
Laura, la mère qui se réfugie dans le sauvetage d'Alice, une jeune femelle dauphin pour échapper à la folie mais qui « craque » parfois en public parce que c'est tout simplement insupportable et qui voudrait tant au retour de Justin que tout soit parfait et qui sait pourtant que rien n'est aussi simple.
Griff le fils cadet, amoureux de Fiona et qui essaye au retour de son frère de se mettre en retrait et de gommer les années d'absence pour faciliter le retour de son ainé.
On rencontre aussi Cécil le grand-père ayant une personnalité forte et qui se sent vieux et très impuissant à aider sa famille.
L'écriture est juste, on se promène dans les rues de Corpus Christi, on respire l'air marin et on transpire sous la chaleur torride de cet été. Bret Anthony Johnston est si impliqué, que le lecteur, moi en l'occurrence ressent toutes les tensions, les souffrances. Il y a une telle empathie avec les personnages, une telle évidence dans la manière précise et simple de nous décrire leurs sentiments que l'on est « embarqué » .Il est très difficile de lâcher ce roman. Ce n'est absolument pas un thriller pourtant on ressent une vraie urgence à vouloir connaitre la suite de l'histoire, le devenir de chacun de ces protagonistes. L'auteur touche du doigt avec finesse et délicatesse chaque infime détail des pensées de chacun.

Ce livre est brillant par son empathie et fascinant dans son rythme. Un roman envoutant…
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
baradoz56baradoz56   13 juin 2016
Paul avait du mal à décider s'il devait entrer dans le hangar. Il ne savait pas s'il serait le bienvenu. Voilà ce qui se produisait quand on côtoyait quelqu'un comme Laura: on se sentait exclu. On voyait ce vide qui l'entourait, l'isolait, la diminuait, et on voyait qu'elle en avait conscience. à n'en pas douter, tout le monde ressentait en sa présence ce qu'elle - même ressentait en présence de son fils détruit. On ne voyait que les blessures....................
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
SeraphitaSeraphita   31 décembre 2016
Certes, son écriture ressemblait à celle de sa mère, mais il pouvait s’agir d’une simple coïncidence. Le passé était un pont d’apparence solide et robuste, or une fois dessus, vous vous rendiez compte qu’il ne s’étendait devant vous que pour mieux vous laisser ensuite dans le vide, en suspens entre la perte et le manque, sans aucun endroit où aller. (p. 263.)
Commenter  J’apprécie          20
SeraphitaSeraphita   02 janvier 2017
Au-dessus d’eux, le ciel était criblé d’étoiles. Éric ne savait pas où regarder pour trouver la constellation du Dauphin, mais il se voyait déjà debout dans le jardin avec Laura et les deux garçons, cherchant ce qu’elle voulait leur montrer à tous. Un ordre rassurant imposé au hasard. Un motif qui donnait une forme arbitraire à la nuit, la rendait supportable. Il les imaginait déjà tous les quatre, se passant les jumelles pour tenter de faire surgir l’image. Leur esprit grouillerait de secrets, de regrets, de craintes aussi terribles que tenaces, leur corps serait épuisé, couturé de cicatrices, et leur regard embrumé par la perte, à jamais assombri. Mais ils seraient en quête de la même chose, et en soi, cela semblait constituer une petite victoire. (p. 438.)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
SeraphitaSeraphita   31 décembre 2016
Un rêve, à l’intérieur d’un cauchemar lui-même emboîté dans un autre cauchemar. Une permission de s’absenter de la souffrance. D’une douleur si profonde et intense que l’on avait envie de s’ouvrir les veines pour laisser le sang couler, dans l’espoir de diminuer la pression. Douleur si profonde et intense que l’on s’était bel et bien ouvert les veines, sans en tirer le moindre soulagement. Voilà comment Laura se souvenait des semaines avec Justin avant la libération de Buford. Elles avaient été un cadeau, un sursis, une brève rémission avant la généralisation du cancer. (p. 254.)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
LauBlueLauBlue   04 septembre 2016
On aurait dit que certaines parties de son fils étaient à jamais perdues pour elle, irrécupérables, et leur absence résonnait comme une humiliation. Quel sentiment étrange et dévastateur, de prendre conscience que votre enfant en savait plus que vous n'en sauriez jamais.
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Bret Anthony Johnston (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bret Anthony Johnston
Bret Anthony Johnston et Dinaw Mengestu à la librairie Millepages pour le festival America le 13 mai 2016
autres livres classés : séquéstrationVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr

Autres livres de Bret Anthony Johnston (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Dead or Alive ?

Harlan Coben

Alive (vivant)
Dead (mort)

20 questions
1251 lecteurs ont répondu
Thèmes : auteur américain , littérature américaine , états-unisCréer un quiz sur ce livre