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ISBN : 2757841882
Éditeur : Points (02/10/2014)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Voilà un petit livre. Court, mais essentiel. À la limite de la philosophie. Alexandre Jollien est "anormal". Voire, aux yeux de certains, "un débile". Quel débile? La parole fonctionne au ralenti mais l'esprit est bien là, vivant, incisif. Plus humain que jamais. Que personne. Le "métier d'homme" ne consisterait-il pas à "éviter la blessure engendrée par des considérations trop hâtives, de s'astreindre au moins à regarder mieux, autrement? Avec dépouillement".... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Danieljean
  15 mai 2016
Très beau livre... un véritable retour à l'essentiel par un homme dont le handicap physique inscrit dans son quotidien que rien n'est acquis...
Il sait nous montrer - sans culpabilisation, mais au contraire avec joie, jouissance - que nous sommes tous des handicapés de la vie: l'important est de faire de nos blessures des tremplins pour en tirer une expérience, savoir savourer le bonheur d'être vivant, totalement... et nous pousse à élargir notre vision : notre identité ne se limite pas à nos « défauts »... assumés, ceux-ci peuvent devenir des révélateurs et nous aider à progresser, mais notre valeur en tant qu'être humain est inestimable...
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marlene50
  27 juin 2016
Alexandre Jollien revisite des grandes questions de la philosophie sur le sens de ;
"On ne naît pas homme, on le devient." (Erasme ).
Questions existentielles sur le handicap, les rapports face aux regards sur les handicapés.
Comment arriver à se construire une vie face à tous les problèmes engendrés par le handicap.
L'acceptation de soi.
Le regard des autres.
Puis un entretien avec son ami Bernard Campan sur la pratique spirituelle.
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neewma
  26 janvier 2019
Un magnifique livre, qui nous plonge dans la profondeur de la pensée d'un homme prisonnier des étiquettes. Qui lutte sans relâche pour se libérer du poids ces étiquettes pour être tout simple lui-même. le dialogue qui suit l'ouvrage nous invite à plonger dans la profondeur de notre être par la médiation. Je vous recommande vivement la lecture.
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Jondelles
  26 mars 2017
Ce livre simple m'a ravie, il parle de la souffrance, de la rencontre, du goût de l'autre. de sa propre construction d'être humain.
Livre ouvert sur le monde, sur l'homme, sur la liberté, il comporte de multiples références aux philosophes et aux grands écrivains.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
JondellesJondelles   26 mars 2017
Plusieurs citations :
« On ne naît pas homme, on le devient » (Érasme, Œuvres choisies)
« Loin de l’attrister, la lutte à livrer dispense sans trêve et de façon inattendue une joie authentique que j’ai invariablement retrouvée auprès des camarades qui m’entouraient. Soutenant le moral de cette singulière troupe, la jubilation venait couronner et transformer en triomphe tout progrès, toute réussite, même la plus insignifiante. »
« Plus tard, en lisant Nietzsche, j’ai découvert la même soif, le même désir. Le philosophe qui invite à l’éternel dépassement de soi m’instruit : pour sauver ma peau, chaque pas est à inventer. Me mettre en marche, voilà ce qu’exige l’insoutenable précarité de mon être. »
« Pascal, à la suite d’Aristote, pense que derrière chaque acte posé par l’homme se trouve la recherche volontaire du bonheur. Présente derrière la gifle comme derrière la caresse, elle anime tout homme et constitue le but de toutes actions. »
« Une seule fierté m’habite : être un homme avec des droits et des devoirs égaux, partager la même condition, ses souffrances, ses joies, son exigence. Cette fierté nous rassemble tous, le sourd comme le boiteux. L’Éthiopien comme le bec-de-lièvre, le juif comme le cul-de-jatte, l’aveugle comme le trisomique, le musulman comme le SDF, vous comme moi. Nous sommes des Hommes ! »
« Le métier d’homme, art de vivre fatal que chacun pratique au quotidien – souvent sans le savoir —, existe par conséquent bien des ressources, une constante ingéniosité déployée pour faire de la vie une victoire, pour assumer sa condition. »
« Répétons-le ! La souffrance ne grandit pas, c’est ce qu’on en fait qui peut grandir l’individu. Nul besoin de souffrir pour s’épanouir, nul besoin de connaître l’isolement pour apprécier la présence de l’autre »
« La joie annonce toujours que la vie a réussi, qu’elle a gagné du terrain, qu’elle a remporté une victoire : toute grande joie a un accent triomphal »
« Lorsqu’on consent à lutter avec le quotidien, on finit inévitablement par se dépouiller, l’essentiel requérant une sorte d’ascèse de chaque instant.
“L’amitié, rapport privilégié à autrui, est, parmi les outils essentiels, assurément le plus doux. Sel de la vie pour Aristote, elle dispense le réconfort dans l’adversité.”
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marlene50marlene50   27 juin 2016
L'épreuve du regard n'est pas toujours aisément vécue ; trop fréquemment elle représente même un drame, et s'en libérer demeure peut-être l'apprentissage le plus délicat.

Non, les hommes ne sont pas encore tous égaux aux yeux de la société, car certains discours persistent à installer le pauvre, le handicapé, le malade au rang des malheureux.

L'expérience de la mort, celle de la souffrance physique et psychologique, est d'une solitude infinie.
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marlene50marlene50   27 juin 2016
Connaître l'éventuelle utilité de son mal, ne soulage guère le malade. Savoir pourquoi la souffrance existe n'adoucit ni les peines du moribond, ni les plaies de l'enfant battu, abandonné.
Même théoriquement élucidé, le problème du mal resterait un drame existentiel.

Le tragique est là, moi aussi !

En me protégeant à l'excès des regards qui condamnent et humilient, je finis par fermer aussi les yeux qui aiment.
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DanieljeanDanieljean   15 mai 2016
Ne croyez pas que celui qui essaie de vous réconforter vive sans effort parmi les mots simples et sereins qui parfois vous font du bien. Sa vie connait tant de peines et de tristesses qui le laissent loin derrière elles. S’il en allait autrement, il n’aurait jamais pu trouver ces mots-là.
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DanieljeanDanieljean   15 mai 2016
Devenir léger, c’est accepter humblement le sort après avoir tout tenté pour éradiquer son ombre, affirmer une résistance là où priment la révolte et la colère, c’est refuser que la rage ou la haine viennent aliéner la liberté. Etre léger, c’est donc recourir de force à la joie contre ce qui aigrit, contre ce qui isole, épauler celui qui souffre pour qu’il ne se claquemure pas dans son mal-être.
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Vidéo de Alexandre Jollien
En 2019, Babelio lançait son premier prix littéraire. Ou plutôt ses premiers prix littéraires, avec 10 lauréats dans 10 catégories différentes. du 20 mai au 4 juin, les Babelionautes ont pu voter pour leurs 10 livres préférés parmi une sélection de 100 titres. Découvrez dans cette vidéo la soirée de remise des prix, ainsi que les interviews de 5 auteurs primés :
0:39 Cécile Chomin 1:33 Olivier Norek 2:34 Adrien Tomas 3:53 Mathias Malzieu 4:37 Marie Pavlenko
Voici la liste des lauréats par catégorie :
- Roman d'amour : Cécile Chomin pour Laisse tomber la neige ! (J'ai Lu) - Bande dessinée : Julien Neel pour Lou, tome 8 (Glénat). - Polar et thriller : Olivier Norek pour Surface (Michel Lafon) - Manga : Kaiu Shirai & Posuka Demizu pour The Promised Neverland, tome 7 (Kazé) - Littérature de l'Imaginaire : Mathias Malzieu pour Une sirène à Paris (Albin Michel) - Littérature étrangère : Haruki Murakami pour le Meurtre du Commandeur, livre 1 : Une idée apparaît (Belfond) - Jeune adulte : Marie Pavlenko pour Un si petit oiseau (Flammarion Jeunesse) - Littérature française : Franck Bouysse pour Né d'aucune femme (La Manufacture de livres) - Non-fiction : Christophe André, Alexandre Jollien & Matthieu Ricard pour À nous la liberté ! (L'Iconoclaste/Allary). - Jeunesse : Adrien Tomas pour Engrenages et sortilèges (Rageot Editeur).
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