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EAN : 9782020959155
199 pages
Seuil (19/08/2010)
3.59/5   135 notes
Résumé :
Comment vivre plus librement la joie quand les passions nous tiennent? Comment oser un peu de détachement sans éteindre un coeur? Eprouvé dans sa chair, Alexandre Jollien tente ici de dessiner un art de vivre qui assume ce qui résiste à la volonté et à la raison. Le philosophe se met à nu pour ausculter la joie, l'insatisfaction, la jalousie, la fascination, l'amour ou la tristesse, bref ce qui est plus fort que nous, ce qui nous résiste... Convoquant Sénèque, Monta... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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Lorraine47
  13 octobre 2013
Alexandre Jollien se met à nu pour nous conter sous la forme d'un journal intime et philosophique son parcours chaotique vers une certaine acceptation de soi.
Il s'ouvre à nous avec une grande sincérité, analysant la jalousie qu'il ressent envers les beaux jeunes hommes, lui qui traîne sa carcasse d'homme handicapé comme une armure de plomb!
Égrenant les pensées de nombreux philosophes qui l'aident à prendre le recul nécessaire, il nous livre aussi son parcours bouddhiste.
La lecture de ce journal est plaisante et donne des pistes de réflexions qui devraient alléger notre fardeau quel qu'il soit...
Une bien belle découverte pour moi...
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LesPetitesAnalyses
  27 novembre 2021
Il y a des jours où l'on ferait mieux de se taire. Des jours où les idioties ont la langue bien pendue, tenant le crachoir de la bêtise au comptoir des idées. Cela déblatère à tour de bras, cela pense tenir un raisonnement cohérent mais au final il ne reste pas grand chose d'intéressant une fois le discours mis à nu. Les sophismes, l'outrance, la rhétorique ou la persuasion sont autant d'artifices qui ne prouvent absolument rien quant à la qualité d'un argument. Il y a même une théorie qui veut que plus la parole s'habille de mille et un effets, plus la faiblesse qu'elle tente de masquer est béante. Rien d'illogique à cela, nous sommes, par essence, des êtres imparfaits. Ainsi, qui ne s'est jamais laissé couler dans une phrase regrettable avant de s'autojuger : Tu as encore raté une occasion de te taire !
Tel fut mon cas lors d'une discussion à la sortie du livre le Philosophe nu d'Alexandre Jollien. À peine l'avais-je fini que je m'étais empressé de mettre l'accent sur la renommée de l'auteur sous un questionnement fumeux du genre “Est-il connu pour sa qualité intrinsèque ou parce que son image colle à ce que l'époque veut voir ?” Je tenais mordicus que la question méritait d'être posée et je passais à côté du contenu du livre. À dire vrai, je n'avais presque rien retenu de l'ouvrage.
Il continue, malgré tout, de faire partie de ma bibliothèque. Il était donc écrit quelque-part que j'allais le feuilleter à nouveau et ce fut le cas pas plus tard qu'il y a une semaine. Quelle ne fut pas ma surprise de réaliser que cet essai se laissait lire agréablement !
Le Philosophe nu est un journal intime qui traite des passions qui tiraillent Alexandre Jollien. Cet écrivain né infirme moteur cérébral est obnubilé par le corps parfait d'autres hommes et plus particulièrement par celui de son ami Z. Il entreprend une remise à plat totale de cette obsession et lorgne du côté de la philosophie afin de comprendre pourquoi il est si difficile de se défaire de ses travers.
Qu'il est bon de lire un philosophe qui nous montre la réalité de la vie et non uniquement des concepts théoriques. Certes, Alexandre Jollien prend parfois appui sur de grands auteurs ou sur la philosophie zen pour étayer son propos mais là où son journal intime devient intéressant est bien quand il confie ses expériences personnelles et ce qu'il en fait. La philosophie à hauteur d'homme prend alors tout son sens.
«... Sur le quai de la gare, la neige tombe. le TGV a eu quatre heures de retard : quatre heures de pratique. L'ego m'a fait une splendide démonstration de sa vivacité : on ne le tue pas si facilement, il est coriace. Une parfaite inconnue me tutoie, quatre voyageurs passent avant moi dans la file des taxis et voilà que je hausse le ton, gesticule, et crie à l'injustice. Je souris de ma faiblesse et me propose d'être, ici et maintenant, totalement un homme en retard, sans résistance, sans refus. »
Certes, il n'est pas question de grande littérature. le principal est ailleurs et réside dans le partage d'expériences avec lesquelles chacun peut s'identifier et en tirer. Jusqu'à preuve du contraire nous sommes tous humains avec des émotions communes. Je ne crois pas aux recettes miracles qui apporteraient la tranquillité de l'âme sur commande mais je crois à un éternel retour aux fondamentaux. Ceux qui me font penser qu'il ne sert à rien de s'agiter plus que de raison pour sortir d'une tempête quand on est au coeur de celle-ci et que le corps est notre meilleur allié en toute circonstance à condition de le considérer comme tel. Réellement.
Mea culpa à cet auteur et à ce livre que j'avais jugés avec hâte et fort peu d'intelligence. 😉
Lien : https://lespetitesanalyses.c..
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Fortuna
  20 avril 2016
Alexandre Jollien, né handicapé, vit en se battant avec ses démons : le regard de l'autre qui le renvoit à sa malformation et le désir obsessionnel d'être un bel homme "normal".
Malgré sa passion pour la philosophie dont il a fait son métier, une vie de famille épanouie entre une femme aimante et deux charmants bambins, la blessure demeure, celle d'être différent.
Ce livre, qui est un peu le journal de ce combat qu'il mène contre lui-même, nous raconte l'histoire d'un homme, et à travers elle, celle de tous les hommes confrontés à des passions destructrices, à la jalousie, à l'insatisfaction.
Et trouvant dans la sagesse des philosophes, la méditation zazen, les sources d'une acceptation de soi permettant une empathie réelle envers autrui, il s'affranchit au cours des pages de ses obscessions négatives pour trouver détachement, sérénité et joie.
Une belle leçon de vie, une mise à nu, qui, même si elle demeure une aventure personnelle, nous touche par sa profonde humanité.
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lecteur84
  26 mai 2015
S'accepter, le plus difficile des défis, surtout quand on porte un handicap visible. A travers cette courte réflexion l'auteur s'appuie sur de nombreuses citations pour parvenir à nous faire sentir la difficulté de la tâche, il passe en revue tout ce qui peut nuire au détachement de soi au lacher prise, fustige un temps les passions qui auraient tendance à nous enfermer, s'ingénie à chercher la joie, non plus le bonheur, mais juste la joie pour parvenir à faire de chaque jour un moment léger dans lequel il oubliera ses névroses, ses fascinations...Un seul reproche, on parvient vite à tourner en rond malgré l'érudition de l'auteur...Le philosophe nu, c'est avant tout l'homme nu, l'âme nue. S'accepter, ce n'est que se connaitre, et c'est déjà un exploit!
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Cath36
  07 septembre 2012
Ce livre d'un philosophe que j'aime beaucoup démontre la grandeur et les limites de ce genre particulier qu'est le journal intime, calqué sur la vie quotidienne de celui qui l'écrit : de très belles choses, des réflexions pertinentes, un style simple qui nous parle et nous atteint dans notre propre vie en quête de bonheur et de joie, mais aussi beaucoup de redites et de longueurs, et une familiarité un peu factice avec le lecteur. Bref, arrivée aux deux tiers du livre je renonce à le finir, mais je lirai avec plaisir d'autres livres de Jollien, notamment son éloge de la faiblesse. Un grand merci à lui pour sa démonstration de courage et de volonté de vivre face à cette adversité qu'est le handicap.
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Citations et extraits (81) Voir plus Ajouter une citation
Sophie_BazarSophie_Bazar   23 novembre 2010
Dans"Une Vie Bouleversée" (son journal), Etty Hillesum me délivre d'une tentation : "Ce matin, je me suis octroyé une demi-heure de dépression et d'angoisse". Si je repense à mon enfance, je vois bien que les moments tristes, les chagrins et la peine, je ne les ai pas vécus à fond. Je n'ai fait que les accepter en surface. (...) Les souvenirs douloureux, rejetés, agiraient-ils comme des bombes à retardement qui, tôt ou tard, si je ne les désamorce pas, me péteront à la gueule ?
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LoulouRaspoutineLoulouRaspoutine   24 novembre 2010
Me plaît cette histoire presque drôle : longtemps j'ai cherché la femme idéale, je l'ai enfin trouvée. Seul problème : elle aussi recherchait l'homme idéal !
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LoulouRaspoutineLoulouRaspoutine   24 novembre 2010
Nous sommes plus de six milliards d'êtres humains sur cette terre et la personne la plus importante au monde, c'est moi ! Je n'ai jamais été fort en calcul mais là, l'erreur est tout de même grossière.
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Sophie_BazarSophie_Bazar   23 novembre 2010
Je me méfie des hiérarchies dans la souffrance. Tout tourment est de trop pour celui qui le subit.
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ChouchaneChouchane   18 octobre 2011
j'aime la distinction de Rousseau qui peut jeter les bases d'un nouvel exercice spirituel : "L'amour de soi, qui ne regarde que nous, est content quand nos vrais besoins sont satisfaits ; mais l'amour-propre, qui se compare, n'est jamais content et ne saurait l'être, parce que ce sentiment, en nous préférant aux autres, exige aussi que les autres nous préfèrent à eux ; ce qui est impossible. Voilà comment les passions douces et affectueuses naissent de l'amour de soi, et comment les passions haineuses et irascibles naissent de l'amour-propre" JJ Rousseau, Emile.
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Videos de Alexandre Jollien (70) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexandre Jollien
Cahiers d'insouciance Alexandre Jollien Éditions Gallimard
Comment se départir d'un état d'alarme permanent, abandonner le souci et s'ouvrir authentiquement à une vie plus généreuse, plus libre ? Comment oser la non-peur et la confiance ? À l'heure où l'individualisme gagne du terrain, il est tentant, pour moins souffrir, de se blinder, voire de démissionner. Chögyam Trungpa comme le Bouddha, Spinoza, Nietzsche et tant d'autres peuvent nous inspirer une voie bien plus audacieuse. Les Cahiers d'insouciance constituent une tentative, un essai pour s'affranchir de la tyrannie des passions tristes et nous jeter dans la joie inconditionnelle. Une vie spirituelle qui ne rendrait pas meilleur, plus solidaire et qui laisserait quiconque sur le bas-côté ne vaut pas une heure de peine !
Deux défis traversent ces Cahiers : se détacher de tout sans renoncer au don de soi, à l'engagement, et contribuer ainsi à une société plus éveillée ; faire passer l'autre avant la voracité du moi. Ces carnets de route envisagent le quotidien, les blessures et les manques, les désirs et la peur, les liens et le partage.
https://www.laprocure.com/product/323590/cahiers-d-insouciance
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