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EAN : 9782020959155
199 pages
Éditeur : Seuil (19/08/2010)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 130 notes)
Résumé :
Comment vivre plus librement la joie quand les passions nous tiennent? Comment oser un peu de détachement sans éteindre un coeur? Eprouvé dans sa chair, Alexandre Jollien tente ici de dessiner un art de vivre qui assume ce qui résiste à la volonté et à la raison. Le philosophe se met à nu pour ausculter la joie, l'insatisfaction, la jalousie, la fascination, l'amour ou la tristesse, bref ce qui est plus fort que nous, ce qui nous résiste... Convoquant Sénèque, Monta... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Lorraine47
  13 octobre 2013
Alexandre Jollien se met à nu pour nous conter sous la forme d'un journal intime et philosophique son parcours chaotique vers une certaine acceptation de soi.
Il s'ouvre à nous avec une grande sincérité, analysant la jalousie qu'il ressent envers les beaux jeunes hommes, lui qui traîne sa carcasse d'homme handicapé comme une armure de plomb!
Égrenant les pensées de nombreux philosophes qui l'aident à prendre le recul nécessaire, il nous livre aussi son parcours bouddhiste.
La lecture de ce journal est plaisante et donne des pistes de réflexions qui devraient alléger notre fardeau quel qu'il soit...
Une bien belle découverte pour moi...
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Fortuna
  20 avril 2016
Alexandre Jollien, né handicapé, vit en se battant avec ses démons : le regard de l'autre qui le renvoit à sa malformation et le désir obsessionnel d'être un bel homme "normal".
Malgré sa passion pour la philosophie dont il a fait son métier, une vie de famille épanouie entre une femme aimante et deux charmants bambins, la blessure demeure, celle d'être différent.
Ce livre, qui est un peu le journal de ce combat qu'il mène contre lui-même, nous raconte l'histoire d'un homme, et à travers elle, celle de tous les hommes confrontés à des passions destructrices, à la jalousie, à l'insatisfaction.
Et trouvant dans la sagesse des philosophes, la méditation zazen, les sources d'une acceptation de soi permettant une empathie réelle envers autrui, il s'affranchit au cours des pages de ses obscessions négatives pour trouver détachement, sérénité et joie.
Une belle leçon de vie, une mise à nu, qui, même si elle demeure une aventure personnelle, nous touche par sa profonde humanité.
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lecteur84
  26 mai 2015
S'accepter, le plus difficile des défis, surtout quand on porte un handicap visible. A travers cette courte réflexion l'auteur s'appuie sur de nombreuses citations pour parvenir à nous faire sentir la difficulté de la tâche, il passe en revue tout ce qui peut nuire au détachement de soi au lacher prise, fustige un temps les passions qui auraient tendance à nous enfermer, s'ingénie à chercher la joie, non plus le bonheur, mais juste la joie pour parvenir à faire de chaque jour un moment léger dans lequel il oubliera ses névroses, ses fascinations...Un seul reproche, on parvient vite à tourner en rond malgré l'érudition de l'auteur...Le philosophe nu, c'est avant tout l'homme nu, l'âme nue. S'accepter, ce n'est que se connaitre, et c'est déjà un exploit!
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Cath36
  07 septembre 2012
Ce livre d'un philosophe que j'aime beaucoup démontre la grandeur et les limites de ce genre particulier qu'est le journal intime, calqué sur la vie quotidienne de celui qui l'écrit : de très belles choses, des réflexions pertinentes, un style simple qui nous parle et nous atteint dans notre propre vie en quête de bonheur et de joie, mais aussi beaucoup de redites et de longueurs, et une familiarité un peu factice avec le lecteur. Bref, arrivée aux deux tiers du livre je renonce à le finir, mais je lirai avec plaisir d'autres livres de Jollien, notamment son éloge de la faiblesse. Un grand merci à lui pour sa démonstration de courage et de volonté de vivre face à cette adversité qu'est le handicap.
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Galirad
  30 janvier 2015
Suite à un étranglement par le cordon ombilical à la naissance, Alexandre Jollien est né lourdement handicapé. Pour lui, les gestes simples du quotidien accomplis sont, à chaque fois, des prouesses renouvelées. Il ne se pose pourtant pas en victime, mais ne peut s'empêcher d'éprouver une cruelle fascination pour le corps des autres hommes, investis à ses yeux, de la perfection dont il se sent privé.
Afin de parvenir à se libérer de son insatisfaction, voire de sa jalousie et de laisser plus libre cours à sa joie de vivre, il a commencé, il y a trois ans déjà, la rédaction d'un journal intime sur le thème des passions. Il ausculte et dissèque avec une honnêteté désarmante, ce qui est plus fort que lui, plus fort que nous, ce qui résiste au mental, comme la colère, la convoitise, la tristesse ou même l'amour, en un mot, les passions. Malgré sa connaissance des textes de maîtres à penser, tel que Sénèque, Montaigne, Spinoza ou Nietzsche, il reconnait sa difficulté à insérer la philosophie au sein de l'affectivité qui le dévore. Dans ce livre, le long de cent courts paragraphes, il part à la recherche du détachement et tente de trouver comment assumer ses débordements psychiques. Il s'observe, décrit tout ce qu'il ressent, même ce qu'il y a de moins valorisant en lui. Il raconte, au jour le jour, les exercices spirituels qu'il s'enjoint, pour tenter de se libérer du ravage causer par ses passions. Les réponses qu'il apporte alternent avec des remarques extérieures recueillies par le biais d'un micro-trottoir et de réponses que lui envoient des amis par SMS. Il confronte sa différence à la normalité tant désirée pour l'apprivoiser progressivement afin qu'elle cesse de l'obnubiler et de le faire souffrir.
A partir d'une expérience individuelle douloureuse, Alexandre Jollien, dans un style simple et plein d'une remarquable finesse, arrive à rendre compréhensible à tous, que chacun en soi, nous portons la capacité réelle à ne pas se laisser dévorer par les doutes et les passions C'est peut être parce que tous ces mots à écrire lui coûte un effort considérable de la conception à la transcription, qu'il parvient à les charger, chacun à leur façon d'un message positif et subliminal… Ce qui est fascinant dans ces quelque deux cent pages, c'est qu'un ouvrage aussi personnel puisse, pourtant, tenir de l'universel. Merci, Monsieur Jollien, d'avoir réussi à nous livrer ce maillage de pensées où se répondent, tout à la fois, celles de nos contemporains, les vôtres et celles issues de notre héritage philosophique collectif. Incontestablement, c'est du grand art que ne renieraient ni un Socrate et encore moins un Montaigne !
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Citations et extraits (80) Voir plus Ajouter une citation
Sophie_BazarSophie_Bazar   23 novembre 2010
Dans"Une Vie Bouleversée" (son journal), Etty Hillesum me délivre d'une tentation : "Ce matin, je me suis octroyé une demi-heure de dépression et d'angoisse". Si je repense à mon enfance, je vois bien que les moments tristes, les chagrins et la peine, je ne les ai pas vécus à fond. Je n'ai fait que les accepter en surface. (...) Les souvenirs douloureux, rejetés, agiraient-ils comme des bombes à retardement qui, tôt ou tard, si je ne les désamorce pas, me péteront à la gueule ?
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LoulouRaspoutineLoulouRaspoutine   24 novembre 2010
Me plaît cette histoire presque drôle : longtemps j'ai cherché la femme idéale, je l'ai enfin trouvée. Seul problème : elle aussi recherchait l'homme idéal !
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LoulouRaspoutineLoulouRaspoutine   24 novembre 2010
Nous sommes plus de six milliards d'êtres humains sur cette terre et la personne la plus importante au monde, c'est moi ! Je n'ai jamais été fort en calcul mais là, l'erreur est tout de même grossière.
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Sophie_BazarSophie_Bazar   23 novembre 2010
Je me méfie des hiérarchies dans la souffrance. Tout tourment est de trop pour celui qui le subit.
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ChouchaneChouchane   18 octobre 2011
j'aime la distinction de Rousseau qui peut jeter les bases d'un nouvel exercice spirituel : "L'amour de soi, qui ne regarde que nous, est content quand nos vrais besoins sont satisfaits ; mais l'amour-propre, qui se compare, n'est jamais content et ne saurait l'être, parce que ce sentiment, en nous préférant aux autres, exige aussi que les autres nous préfèrent à eux ; ce qui est impossible. Voilà comment les passions douces et affectueuses naissent de l'amour de soi, et comment les passions haineuses et irascibles naissent de l'amour-propre" JJ Rousseau, Emile.
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