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EAN : 9782756419176
224 pages
Éditeur : Pygmalion-Gérard Watelet (27/04/2016)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 255 notes)
Résumé :
"On m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des nœuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà.

La dépression. Ma faiblesse.

Le combat que je mèn... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (161) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  23 juillet 2018
Ce roman a l'immense mérite de parler de dépression et de tendances suicidaires au grand public, et notamment aux jeunes adultes. En effet, il raconte les derniers mois d'une jeune femme malheureuse, dépressive, angoissée et anorexique chronique, qui a demandé, et obtenu, le droit d'être euthanasiée.
Le sujet me paraissait donc prometteur, et je m'attendais à une lecture difficile mais poignante. Ben non... peut-être parce que je suis trop vieille ou plus assez naïve ? ou alors simplement parce que l'auteure a voulu donner de l'espoir à ces lecteurs atteints du même mal que son héroïne?
En tout cas, je n'ai pas vraiment cru à cette histoire qui relève plus à mes yeux de la romance que du roman psychologique. Elle n'était pas désagréable à lire, loin de là, mais ce n'est pas ce que j'attendais.
J'en reviens donc à ma première phrase : ce livre a l'immense mérite de parler de dépression et de tendances suicidaires au grand public, notamment aux jeunes adultes.
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cocomilady
  23 mai 2016
Un livre sublime et d'une sensibilité remarquable : touché (mon coeur), coulées (mes larmes)...
Dans ce nouveau roman de la talentueuse Sophie Jomain, on suit Camille, une jeune-femme de vingt-neuf ans qui se bat contre une mélancolie et un dégoût extrêmes d'elle-même qui l'ont conduite à tomber dans l'anorexie et la boulimie, et à se mutiler en prime. Ne pouvant plus supporter cette souffrance insoutenable, et comme sa nationalité lui permet de faire sa demande en Belgique, où l'acte est autorisé, elle se voit accorder l'autorisation de mourir par euthanasie assistée... Il lui reste alors trois mois, accompagnée par une équipe spécialisée en psychiatrie, pour faire ce chemin qui va la mener jusqu'à la mort... mais également à sa délivrance...
Comme vous le voyez, le thème est plus que sensible. le début énonce en quelques pages la jeunesse et l'évolution de la maladie de la jeune femme, ses souffrances, ses relations avec sa famille et sa vie en communauté. Mais en fait, toute l'histoire commence le jour où elle entre dans cette institution spécialisée qui va l'accompagner jusqu'au dénouement final...
Je suis fan de cette auteure depuis sa saga fantastique "Les étoiles de Noss Head", et même si ce roman est d'un tout autre genre, il rejoint directement mes coups de foudre littéraires.
C'est écrit admirablement, rien à redire à ce sujet, et je vous conseille de garder des mouchoirs à proximité pour pouvoir finir votre lecture. Je l'ai dévoré d'une traite et j'avoue qu'il m'a touchée personnellement. Ou bien l'auteure a vécu une partie de ces drames, ou elle a eu le don de cibler à merveille les pensées et le conflit intérieur qu'une longue souffrance physique et morale peuvent créer et qui mène a une décision aussi radicale et en apparence si égoïste...
La fin est époustouflante, on ne sait pas si elle annonce une suite ou si elle est volontairement ouverte.
Quoi qu'il en soit, ce roman ne pourra laisser personne de marbre, je vous l'assure, et je mets au défi quiconque de dire le contraire. C'est encore une oeuvre de haut vol que je vous invite à découvrir le plus vite possible, sous peine de louper une petite merveille...

Lien : http://cocomilady2.revolublo..
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Yumiko
  16 juin 2016
Voilà un livre que j'ai acheté emportée par l'engouement des copines blogueuses et par les émotions déclenchées chez elles. N'ayant encore jamais croisé la plume de l'auteur et comme j'en entendais parler depuis un bon moment, j'ai décidé qu'il était temps de me lancer, surtout que le thème de ce roman me tient particulièrement à coeur. du coup, je suis un peu triste de vous dire que je ressors mitigée de cette lecture. Je ne pense pas que j'en attendais trop, car je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre, mais ce qui est sûr c'est que je n'ai pas été retournée comme la plupart des autres lecteurs.
L'un des points qui a fait peut-être que je suis restée un peu plus en retrait que les autres, c'est que l'euthanasie volontaire assistée est un droit que je défends et que je souhaiterais voir légalisé de part le monde. Il est des souffrances et des maux qu'on ne peut soigner et je considère que chacun devrait avoir le droit de décider de ce qu'il veut faire de sa vie et de comment il souhaite la quitter si cela se trouve être la seule solution. Pour avoir vu des personnes de mon entourage attendre la mort et souffrir, alors qu'une délivrance aurait été possible, m'a ouvert les yeux et a fait que je ne supporte plus de voir cela.
Certains diront que les personnes dépressives ou borderlines ne sont pas des malades incurables au même titre que d'autres ou qu'ils ne sont pas vraiment « malades », cela me met tout bonnement hors de moi. Ce mal reste très souvent caché aux yeux des gens, il est insidieux et difficile à combattre, et il ne faut surtout pas en minimiser l'impact sur la vie des personnes touchées ni leurs souffrances. C'est ce que j'ai aimé dans ce livre : l'auteur en parle sans tabou et ose montrer comme ce mal peut être dévastateur.
Malheureusement pour moi, je trouve que nous sommes restés trop en surface par rapport au thème tellement fort qui nous est proposé et c'est ce qui m'a laissée sur ma fin. le roman se dégage finalement petit à petit de ces réflexions pour nous amener vers une partie plus romancée qui m'a moins attirée et à laquelle j'ai moins adhéré. Cela n'enlève en rien la force de la fin que j'ai trouvée excellente et digne du début du roman, d'autant plus que j'ai adoré le changement de narrateur pour un chapitre (dommage d'ailleurs de ne pas l'avoir fait plusieurs fois durant l'histoire, cela aura vraiment été un plus).
En bref, j'ai apprécié ce livre et je le conseille vraiment, mais je m'attendais à quelque chose d'encore plus développé et nous plongeant davantage dans les méandres de cette maladie, tout en approfondissant plus l'impact de la décision prise par notre héroïne.
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Hamisoitil
  17 mai 2016
L'euthanasie. Sujet difficile qui demeure tabou dans notre société.
Je ne savais pas trop ce qui m'attendais avec cette histoire à part le fait que le personnage principal, Camille, voulait se donner la mort.
Assez délicat de se lancer là dedans et pourtant, j'ai voulu faire confiance à Sophie Jomain car je connaissais déjà sa plume.
L'histoire est racontée comme un témoignage et pourtant c'est une histoire fictive avec un sens bien réel qui prend aux triples, qui fait mal tout en donnant le sourire.
Nous sommes à vrai dire, spectateurs du mal-être de cette fille. On a envie de la câliner, de la secouer tout en lui disant, ça va aller mais bats-toi, quand-même. Sauf qu'elle ne veut plus se battre. Elle vit dans un corps qui lui renvoie une mauvaise image d'elle, avec les conséquences de ses actes, de ses blessures, de ses mutilations d'une toute une vie que Camille veut absolument effacer.
Elle vient pourtant d'une famille aimante, cultivée et soudée. Son père est proviseur dans un lycée et sa mère est professeur. Camille a fait de longues études puis, elle s'est perdue... parfois. Alors on se demande d'où lui vient ce mal qui la ronge, qui l'empêche d'être heureuse comme une fille de son âge. On replonge donc en enfance, quand sa poitrine ne pousse pas...La méchanceté des gosses à cette période n'est pas facile et laisse souvent des séquelles indélébiles. Puis ensuite, vient les rencontres avec les garçons, la passion, l'amour etc...jusqu'aux ruptures. C'est toute une accumulation qui la pousse au fil des années à soit trop manger ou pas assez. A vouloir perdre du poids ou à vouloir maigrir. Son cerveau finalement détraque car il ne peut plus suivre, elle n'est tout simplement plus à l'aise avec ce qu'elle représente. C'est déjà, le point déclencheur.
On sent quand même, cette volonté de s'en sortir, puisque d'ailleurs, elle se fait suivre par plusieurs psychologues, plus par la force des choses que par elle-même, mais en vain
Camille passe par toutes les étapes de cette maladie : dépressions, mutilations, tentatives de suicide, anorexie, sans oublier la foule qu'elle ne supporte pas etc... C'est vraiment éprouvant pour le lecteur mais bien plus pour elle. Alors, Camille, décide de programmer sa mort.
Mais quand je découvre la date prévue dans le livre, c'est comme un choc pour moi. Je suis née le 5 avril et Camille, programme son décès le 6 avril 2016. En clair, le lendemain de mon anniversaire. Vous comprenez ?!
L'auteure, Sophie Jomain nous donne un aperçu de cette maladie et aussi de ce processus mis en place soit l'euthanasie. le droit de mourir par acte médical.
Ce qui est surtout fort et incroyablement bien fait dans cette histoire, c'est d'éprouver de la tristesse pour cette fille tout en ayant le sourire au fil des pages. Pourquoi ??!
Tout simplement parce que l'auteure romance l'histoire, du coup, on espère énormément pour elle et ce jusqu'à la dernière seconde. le compte à rebours est lancé et on veut juste une chose, c'est de la voir changer d'avis. Parce que finalement on s'attache à cette fille.
Alors, ensuite, vient le côté parents. Moi, je suis maman et j'ai une fille. Je me suis mise à la place de ses parents totalement impuissants face à la détermination de leur fille à vouloir mourir. En tant que maman, c'est dur. Donner la vie à son enfant, l'aimer, l'accompagner dans sa vie, puis le voir se détruire pour vouloir mourir, ça fait vraiment mal. On se remet vite en question.
Quoi qu'il en soit, je ressors de cette histoire complètement émue mais avec le sourire, car le doute s'est installé pour la fin. Chapeau l'auteure !
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prune42
  05 avril 2017
xxxx
Camille Duclercq, une jeune femme, est dépressive depuis de nombreuses années. Alternant phases d'anorexie et de boulimie, Camille a beaucoup de mal à accepter son corps et souffre de douleurs somatiques lancinantes et répétitives. A tel point qu'elle a fait une demande d'euthanasie médicale en Belgique. Pour ses parents, cette idée est inacceptable et ils culpabilisent beaucoup. Leur dernier espoir : que le séjour en clinique puisse faire changer d'avis Camille. Sur place, la jeune femme va rencontrer de professionnels pleins d'empathie qui vont lui rendre ses derniers jours plus doux et lui faire ressentir des émotions qu'elle n'avait pas éprouvées depuis longtemps. Mais est-ce que cela sera suffisant pour renoncer à sa décision ?
J'avais un peu d'appréhension pour lire ce roman en ce moment car la quatrième de couverture me paraissait d'une grande tristesse et je craignais que ce livre ne soit trop dramatique. Il est vrai que l'idée de départ n'est pas très réjouissante, néanmoins Sophie Jomain parvient à ne pas tomber dans un pathos dont on ne pourrait plus sortir. Une fois commencé, j'ai eu du mal à reposer ce livre car j'avais vraiment hâte de savoir comment il allait finir. Il m'a fait penser d'ailleurs à Avant toi de Jojo Moyes par son thème. Ce roman m'a émue, je ne suis pas restée insensible même si son thème, l'euthanasie, n'est pas dans mes préoccupations habituelles. Je me suis posée des questions sur la décision du personnage principal et ses raisons profondes, c'est vrai que j'ai eu un peu de mal à comprendre ce choix qui peut paraître radical. Mais notre opinion est sans doute conditionnée par le fait qu'en France, contrairement à d'autres pays, l'euthanasie soit interdite et condamnée (comme en témoignent des procès récents) et qu'on ne prenne pas en compte les maladies incurables pour valider une euthanasie médicale, du coup ôter la vie à une personne paraît très discutable. Pour finir, j'ai apprécié les valeurs humanistes et épicuriennes contenues dans ce livre qui nous incite à savourer les bons moments de l'existence, à prendre soin de nous et de ceux que nous aimons, à goûter chaque instant de plaisir. C'est un joli message finalement.
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Citations et extraits (65) Voir plus Ajouter une citation
ptitelily01ptitelily01   21 mai 2016
Au contraire, Camille, j’aurais énormément de choses à dire à votre sujet que la morale de votre famille réprouverait. A propos de votre physique, d’abords, que vous semblez avoir tant de mal a apprécier. Je devine, à travers votre jean, la plus jolie paire de fesse que je n’ai jamais vue. Vous avez des cheveux magnifiques, de grands yeux qui n’ont besoin d’aucun fard pour exprimer la fièvre qui dort en vous. Vos lèvre me font naître des envies inavouables, à commencer par celle de vous les mordre à pleines dents. Glisser les mains le long de votre corps frêle, respirer l’odeur sans artifices de votre peau, goûter votre sueur, entendre vos gémissement. J’aimerais exprimer tout ça. Dans un autre contexte, une autre histoire, c’est ce que je dirais de vous, de ce que je ressens à votre contact. Mais je ne peux pas. Ce n’est pas le genre de choses qu’on peut dire, n’est-ce pas ? Pas lorsqu’on est médecin, qu’on prend soin de vous, qu’on veille à votre vie pour mieux vous amener à la mort et qu’on a le devoir d’imposer une distance qu’il est de plus en plus difficile à maintenir. Vous m’avez happé, parce que vous êtes une femme sensible, touchante, discrète, paradoxalement nerveuse et effrontée, dotée d’un courage et d’une détermination que le plus fort d’entre nous ne pourrait affronter. Mais même ça, vous serez la seule à l’entendre, Camille. Vous devrez vous en contenter.
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OdlagOdlag   23 juillet 2016
Hébétée par ce qui m'arrivait, sans trop réfléchir, j'ai accepté le contrat moral que les médecins m'ont imposé. Plus je grossissais, et plus j'accédais à des avantages, à leur vision de la liberté. [...] On me conseillait de ne pas me focaliser sur mon poids, mais on me mettait une carotte sous le nez en me menaçant de ne pas avoir droit de la manger si je ne grossissais pas. Aujourd'hui encore, je digère mal le paradoxe.
L'isolement m'anéantissait. Je ne voyais pas en quoi être emprisonnée m'aiderait. Je me sentais agressée dans mon corps et dans mon esprit. Je me braquais, je refusais de coopérer. On me demandait de m'ouvrir aux médecins, de me libérer de mes démons, mais en réalité, on m'enfermait. Pas de télé, pas de radio. On me disait d'avoir confiance, d'être positive, d'envisager le meilleur, mais je n'avais pas le droit de boire sans autorisation, il y avait des barreaux blancs aux fenêtres, des grilles au fond des lavabos pour s'assurer que les patients ne se feraient pas vomir, des sangles aux quatre coins du lit. On m'attachait la nuit si je me rebellais trop, on me mettait sous perfusion et me shootait aux sédatifs. Je ne pouvais pas me laver seule, répondre à mes besoins les plus intimes sans demander la permission, il n'y avait pas de toilettes dans ma chambre. Parfois, je devais me contenter d'un seau.
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FrogzineFrogzine   25 juin 2017
« Les six derniers mois de sa vie, elle ne communiquait avec moi que par des battements de cils. Une fois pour oui, deux fois pour non. Aucun médicament n'était assez fort pour réduire la douleur. Elle souffrait la nuit, le jour, elle n'avait aucun repos. Elle ne s'alimentait presque plus, ne buvait presque plus, et était raccordée à un tuyau en permanence. Je n'en pouvais plus de la voir ainsi, et je savais ce qu'elle désirait le plus au monde. J'ai alors décidé de plaider sa cause auprès des médecins. Je n'ai pas demandé qu'on allège ses souffrances, mais qu'on les abrège d'un coup. Le service de soins palliatifs dans lequel elle était ne voulait pas en entendre parler. Personne n'aurait pris cette décision sous peine d'être condamné. Rose est morte un matin de décembre, étouffée dans sa propre bile. Cinq mois plus tard, l'euthanasie était légalisée.
- Oh, Marthe...
Mue par une pulsion que je ne sais expliquer, je me lève et je vais m'assoir à côté d'elle pour lui prendre les mains. Elle étouffe un sanglot et me regarde dans les yeux.
- Chaque personne devrait avoir le droit de mourir dignement. Quelque soit le mal dont elle souffre, invisible ou pas. Je suis une mère et j'ai perdu mon unique enfant. Si aujourd'hui c'était à refaire, je n'attendrais pas pour offrir à Rose la libération.
Elle se dégage et enveloppe mon visage dans ses paumes.
- Camille... Je ne connais pas ta souffrance ni ce qui te ronge et te brûle au point de vouloir en finir, mais ne laisse jamais personne décider à ta place. Jamais. Même pas par amour.
Les larmes coulent sur mes joues sans que je puisse les retenir. Du pouce, elle les essuie et me serre contre son coeur. Je respire le parfum rassurant de sa peau, je me gorge de cette étreinte, et je lui dis merci.
Merci. »
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HamisoitilHamisoitil   17 mai 2016
Oserais-tu prétendre ressentir ce que je ressens ? Vivre ce que je vis ? Me battre comme je me bats et souffrir comme je souffre ? Il s'agit de ma vie, pas de la tienne ! Je t'interdis de me juger, car tu n'as aucune idée de tout ce par quoi je suis passée pour en arriver là. Je vis un enfer depuis des années, je me mutile, je me blesse, je me fais saigner pour oublier à quel point chaque seconde de cette misérable existence est une lutte. Tu vois l'euthanasie comme une faiblesse ? Tu te trompes, ce sera ma délivrance !
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armand7000armand7000   07 juin 2019
Tout le temps où Jonathan et moi étions ensemble, j’avais presque oublié combien je me détestais, combien mon corps était lourd à supporter, combien il m’était difficile de l’accepter. Ce jour-là, je me suis effondrée intérieurement, quelque chose s’est brisé, une pièce essentielle de mon subconscient qui ne pourrait plus jamais être réparée : l’espoir de me sentir mieux un jour, celui où j’admettrais avoir le droit d’être telle que j’étais. Dès lors, j’ai su que je fonçais droit dans le mur. Ma résilience était à zéro, mes démons ont repris leur place, et je me suis jetée sur la nourriture pour essayer d’oublier jusqu’à mon existence. Je suis entrée dans un cercle infernal dans lequel je mangeais puis vomissais pour m’empiffrer toujours plus. Je n’avais plus aucune limite. Mon corps était devenu un sac qu’il me fallait remplir, une poche que je ne pouvais laisser vide de peur d’y découvrir qui j’étais à l’intérieur : une erreur de la nature. Une anomalie. Mes parents ne se doutaient pas un seul instant de ce que je vivais. J’avais honte. Je me cachais pour me goinfrer, je m’arrachais les cheveux, je pleurais des heures entières, sur mon sort, sur ma vie, sur mes échecs. Je me haïssais.
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Au programme : - La librairie des rêves suspendus, de Emily Blaine - Petites confidences et grandes confessions à Martha's Vineyard, de Sarah Morgan - Tu ne m'oublieras pas deux fois, de Mhairi McFarlane - C'était pas censé se passer comme ça, de Eve Borelli, - Fais-moi taire si tu peux, de Sophie Jomain - Ce crétin de prince charmant, de Agathe Colombier-Hochberg - La guerre des papilles, de Lucie Castel - Mes amies, mes amours, mais encore ? de Agathe Colombier-Hochberg - Avant, j'étais un salaud, de Louisa Méonis - Mais sinon, tout va bien, de Max Deloy
A retrouver sur https://www.harlequin.fr/collection/eth
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