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ISBN : 2081249154
Éditeur : Flammarion (27/08/2014)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 296 notes)
Résumé :
Le jour où il arrive en résidence d’écriture dans une petite ville du centre de la France, Serge découvre dans la gazette locale qu’un certain Commodore, vieux maraîcher à la retraite que tous disent richissime, a disparu sans laisser de traces. On soupçonne deux jeunes "néoruraux", Aurélik et Dora, de l’avoir tué. Mais dans ce fait divers, ce qui fascine le plus l’écrivain, c’est une photo: celle de Dora dans le journal. Dès lors, sous le regard de plus en plus sus... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (94) Voir plus Ajouter une critique
canel
  17 octobre 2014
Comme les libraires Michel, Marie et Nadège, j'ai envie de faire découvrir les livres de Serge à plein de gens.
Comme Domi, j'ai envie de le taquiner, de lui taper dans le dos - mais pas de le tutoyer, respect.
Comme Dora, j'ai envie de lui faire confiance.
Comme Alex j'ai envie de l'appeler Tonton - même si je ne suis pas beaucoup plus jeune que lui.
Comme Mme Meunier, j'ai envie de lui conseiller la prudence.
Comme nombre de ses lecteurs fidèles, j'aime son intelligence pétillante, la pertinence de ses observations, sa sensibilité, son humour à la fois percutant et doux, son sens de l'auto-dérision, son humilité. Et ses dialogues réjouissants, et ses ambiances un peu tristes, et ses intrigues.
Mais de quel Serge je parle, là ? de l'auteur ou du personnage de ce roman ? Ils portent le même prénom et se ressemblent beaucoup. Ils nous parlent ici de livres, d'écrivains, d'écriture, de source d'inspiration, de frontière floue entre réalité et fiction, de lecture, de lecteurs, de salons d'auteurs. Et puis de solitude, d'amour. Ceci autour d'une intrigue policière dans laquelle le narrateur/enquêteur porte un regard tendrement moqueur sur une petite ville de province et ses 'notables'.
Encore un roman de Serge Joncour qui me convainc de son talent et de sa capacité à se renouveler.
Je regrette de ne pas avoir osé l'aborder au Salon de Vannes, plus encore au vu de ses réflexions dans cet ouvrage sur les échanges auteur-lecteur. Je cherche ma phrase d'intro pour la prochaine rencontre...
► EXTRAIT (si ce dialogue vous plaît, vous aimerez ce roman, j'en suis sûre)
« - Vous n'allez tout de même pas faire un livre sur eux ?
- Un livre je ne sais pas, mais m'en inspirer pourquoi pas !
Par prévention Mme Meunier se recula, comme quelqu'un qui sort du champ au moment d'être pris en photo.
- Votre livre, j'espère que vous n'allez pas me mettre dedans, vous n'allez pas me mêler à ça !
- Mais non, ne craignez rien, un auteur ne prend jamais le risque d'utiliser des personnages réels, ou alors il déforme tout, il change les noms, il arrange, enfin on ne reconnaît rien, c'est pas un cambriolage vous savez.
- Oh, mais moi, je ne veux pas qu'on déforme quoi que ce soit ! Je veux simplement ne pas être mêlée à toutes ces histoires, c'est tout... » (p. 206)
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carre
  02 mars 2015
L'arrivée de Serge, invité par la librairie d' une petite ville de province va se révéler drôlement agitée. Il faut dire qu'un fait divers secoue les autochtones et ici comme ailleurs, on n'aime pas trop les curieux.
Avec un humour bienvenu, Serge Joncour mélange habilement les genres. Nous régalant des pensées de l'auteur et de portraits à la fois drôles et pertinents.
Les rencontres en bibliothèque ou lors d'ateliers d'écriture méritent à elles seules de suivre les tribulations du beau Serge (hommage Chabrolien à celui qui savait si bien peindre le milieu provincial et bourgeois).
Un roman qui se lit avec grand plaisir, la plume de Joncour étant d'une belle finesse.
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marina53
  10 octobre 2016
C'est au coeur d'une petite ville nichée entre le Morvan et la Nièvre que Serge, écrivain, est attendu avec impatience. Invité en tant qu'auteur en résidence, il compte profiter du calme de cette région forestière et éloignée et prendre du recul. Arrivé à bon port, dans cette gare paumée de rase campagne, il attend l'arrivée de Michel, le libraire, qui devait l'accueillir. Pour patienter, il s'installe derrière le petit comptoir, sirote un café en lisant le journal local. Aussitôt un fait divers attire son attention, notamment à cause du titre mais surtout d'une photo. Un octogénaire, un brin illuminé et à la fortune enfouie, a mystérieusement disparu. L'on soupçonne un couple marginal de néoruraux responsable de ces faits. La femme, surtout, trouble Serge à tel point qu'il décide de mener sa propre enquête...
La venue tant attendue et espérée de l'écrivain national, comme l'a si joliment qualifié le maire de ce petit village, va en bouleverser la quiétude. Car, outre ses séances de dédicaces, ses ateliers d'écriture ou encore la rédaction d'un feuilleton dans le quotidien régional, il n'était nullement prévu que ce dernier fourre son nez dans ce sombre fait divers. D'habitude si en retrait, un brin gauche et timide, Serge va être bousculé et chamboulé. Au-delà de l'intrigue de ce fait divers qui obnubile notre écrivain national, Serge Joncour dissèque, non sans humour, cynisme ou dérision, le métier d'écrivain et le rapport avec son lectorat. Oscillant entre réalité et fiction, entremêlant roman à suspense, autobiographie, romance et chronique social, l'auteur nous offre un scénario maîtrisé de bout en bout et passionnant. L'on aime se promener dans les bois avec Serge. Saisi d'une nouvelle liberté, l'on aime désobéir. L'on aime voir cet écrivain face à son lectorat. D'une plume légère et fine, Serge Joncour décrit avec précision, malice, tendresse et tact ce monde rural, ces paysages sauvages, cette population parfois brute et ces rapports humains parfois si compliqués. Un roman particulièrement original, juste, malin et vivant.
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tynn
  02 octobre 2014
Avoir un flash de fascination pour une photo dans un journal, en page faits-divers...
Etre obsédé par une image de jeune femme, impliquée dans une sombre affaire de disparition de vieil ermite...
Le mystère s'invite dans les vacances littéraires de l'Écrivain, dans un petit village du Morvan.
L'insolite pique sa curiosité et le coup de foudre le titille, mais il aurait été bien inspiré de se mêler de ses petites affaires au lieu de s'entêter à comprendre et à mener l'enquête.
"Cela ne va pas plaire à tout le monde" lui prédit son copain le libraire.
La quatrième de couverture évoque une atmosphère à la Chabrol, ce que je trouve tout à fait pertinent. L'écriture ample et aisée, joyeuse et impertinente frise parfois le lyrisme d'un orateur aux propos qui s'envolent: la description d'une forêt sous la pluie ou le travail d'une scierie sont des morceaux de choix!
Une pointe d'humour par ci, une pincée d'autodérision par là, un zeste de condescendance pour la vie en "régions", petits ingrédients de situations saugrenues qui pimentent une fiction bien sympathique. L'écrivain est un anti héros un brin naïf, qui accumule les ennuis sans jamais désarmer.
J'ai été happée d'emblée par le contexte provincial bonhomme et néanmoins méfiant, et par la joyeuseté narrative. Si l'action fait parfois du "sur place" et l'histoire sentimentale semble très improbable, Serge Joncour a le talent de garder captif son lecteur par un plume satirique jubilatoire.
Mélangeant les genres littéraires avec élégance, sur fond de xénophobie et de savoureux brocardage de société pastorale, le meilleur de ce livre protéiforme est sans doute la compréhension du métier d'écrivain, ses divagations créatives, ses sources d'inspiration, son éthique concernant un droit moral à piller la vie d'autrui. Il met aussi en lumière la fragile frontière entre le "réel" et les personnages de fiction et le difficile exercice qu'est la rencontre auteur-lecteurs.
Les images qui resteront: un atelier d'écriture avec des illettrés (fallait oser) et une table ronde avec lectrices irascibles...dont je ne fais pas partie car je trouve que c'est un excellent cru, cher auteur!
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Erveine
  07 septembre 2015
Je l’avais sous le coude depuis un bon moment déjà, mais curieusement et sans respect de l’ordre d’arrivée, tandis que d’autres ouvrages lui brûlèrent la priorité, un peu comme si un temps s’imposait pour désapprendre l’influence de la dernière retombée littéraire, celle de 2014, je le découvre seulement maintenant. Il m'a plu. Dans ce type d’écriture, ce que j’aime c’est cette aptitude à exprimer des sentiments si authentiques qu’ils se transposent en réalité. L’auteur et les auteurs sont fondus et confondus ensemble dans l’atmosphère rurale d’un petit village du nivernais, (un village que je connais bien ce qui n’enlève rien à ma proximité avec le récit), qui se heurte entre la conservation d’une pratique ancestrale et le passage à la modernité en ce qui concerne le traitement du bois. Conserver la scierie artisanale ou installer la scierie industrielle selon le vœu de Monsieur le maire ? Mais pour trancher sur ce dilemme, il nous faut d’abord nous forger une opinion pour savoir de quoi l’auteur est l’auteur. S’il est frileux ou au contraire, capable de braver la pluie, les us et coutumes des habitants de cette campagne faussement paisible et le regard de la belle Dora.
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Les critiques presse (6)
Bibliobs   11 décembre 2014
Ce qui fascine dans ce récit où Serge Joncour renoue avec un genre qu’il affectionne, la fable baroque en milieu rural, c’est l’immersion dans la centrifugeuse créatrice. Aux prises avec l’impérieux besoin d’écrire, l’écrivain s’imagine un béguin, le tourne en passion, l’érige en obsession pour y puiser la matière de son livre et se défendre d’une solitude dont l’effrayante saveur est ici parfaitement restituée.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Culturebox   30 octobre 2014
Ce livre tonique dépeint une France très chabrolienne, dans laquelle les puissants se serrent les coudes. On y trouvera aussi des accents à la Simenon, pour la justesse et la description de la vie des campagnes, et même des traces de David Lodge, dans les angoisses de l'intellectuel égaré
Lire la critique sur le site : Culturebox
LeMonde   07 octobre 2014
Serge Joncour est incroyablement retors, et c’est exquis. On ne peut lire son onzième roman, L’Ecrivain national, que le sourire aux lèvres, avec le sentiment que l’auteur prend un malin plaisir à balader son lecteur.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Liberation   15 septembre 2014
C’est le regard qui compte. Celui de Serge Joncour est d’un humour retenu, assorti à une remarque de son personnage : «J’ai toujours pris la taquinerie pour de l’affection.»
Lire la critique sur le site : Liberation
Lexpress   08 septembre 2014
Avec L'Ecrivain national, Serge Joncour livre à la fois un roman d'atmosphère et une satire désopilante du métier d'écrivain.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   20 août 2014
Merveilleux livre gigogne, L'Ecrivain national déstabilise sans cesse son lecteur — tantôt roman policier, tantôt autobiographie malicieuse, mais aussi étude sociale impitoyable s'achevant en une histoire d'amour entre un garçon flottant et une troublante apparition... —
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (221) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   13 octobre 2016
- Hier il y a encore deux gendarmes qui sont venus.
- Pour moi ?
- Oui, ils m’ont juste posé deux trois questions, pour savoir si vous dormiez là et si vous receviez du monde.
- Mais, Mme Meunier, il fallait me le dire…
- Je vous le dis !
- C’est tout ce qu’ils voulaient savoir ?
- Oui, et aussi depuis quand on vous connaissait.
- Et alors ?
- Eh bien, je ne leur ai rien dit d’extraordinaire.
- D’accord, mais vous leur avez répondu qu’on se connaissait depuis quand ?
- Oh, ça fait bien un an que Marie et Michel nous parlent de vous et qu’on vous suit, moi j’ai lu tous vos livres, de temps en temps je vais même voir si on parle de vous sur Internet, oui ça fait bien un an.
- Mais Mme Meunier, on ne se connaît pas depuis un an !
- Moi si.
- Mais non, vous n’avez pas pu leur dire ça, moi je n’étais jamais venu ici avant…
- Vous n’étiez pas venu au printemps pour un salon du livre ou quelque chose comme ça ?
- Mais pas ici, une fois à Chalon et une fois à Nevers, mais je n’étais encore jamais venu ici…
- Qu’importe, vous êtes déjà bien venu dans le coin, puisque c’est comme ça que Marie et Michel vous ont rencontré…
- Mais c’était à plus de cent kilomètres !
- Oh, écoutez, j’aurais mieux fait de ne pas vous en parler. Mais bon, je n’allais tout de même pas leur dire que je ne vous connaissais pas, au contraire, moi je vous aime bien, je les ai lus vos livres, moi !
- Mais ce n’est pas parce que vous m’avez lu que vous me connaissez !
+ Lire la suite
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ninachevalierninachevalier   18 février 2016
Les bonnes raisons d'aimer L'écrivain national de Serge Joncour
Le titre ? C'est le fruit d'une boutade.
1Trois histoires en une : autobiographie déguisée, thriller écologique, satire politique.
2 Du suspense avec ce fait divers non élucidé, on suit l'écrivain détective
Rien de statique.
3 On est embarqué, on se sent complice dans cette quête de la femme magnétique.
On vit tout intensément.
4 La forêt est décrite dans la lignée des « nature writers » , omniprésente,
avec ses multiples facettes , recelant des secrets, du mystère.
5 Sentiment d'enfermement et atmosphère angoissante, étouffante.
6 Plongée poétique, envoûtante, drolatique, au coeur d'une petite bourgade de la
France profonde.
7 Portrait d'un monde rural aux prises avec les grandes mutations d'un monde
moderne trop violent.
8 Un récit ancré dans l'actualité, avec l'implantation d'une usine, les conflits d'intérêts
et les deux camps qui s'affrontent, ceux qui veulent sauvegarder ce patrimoine
forestier et ceux pour qui le bois est l'avenir.
9 Les situations comiques, délicates pour l 'écrivain national, parfois gauche,
qui font penser à Woody Allen et que le lecteur visualise :
-simulations de la cueillette des champignons
-un verre dans les deux mains, comment prendre une bouchée charcutière
-la glissade sur l'émail de la baignoire et le protagoniste qui se cramponne au rideau
-glissade quand il veut récupérer l'article dans la boue
- Accoutrement : 3 Tee-shirts les uns sur les autres ou un pull trop petit
10 Jeux de mots (page 47 « je vous ai découvert ») , une pléthore de comparaisons.
11 Les formules inattendues : « Le verre me tenait en respect »,
les fulgurances : « La forêt, c'est de l'or qui pousse en dormant. »,
les définitions de : tomber amoureux, vivre, lire.
12 Originale, l'idée qu'un numéro de portable peut forger une personnalité,
avoir « un sens caché qui révélait quelque chose de son propriétaire ».
13 Belle exploration du lien lecteur/auteur, auteur/libraire et des passages
éblouissants autour de la lecture, que l'on a envie d'apprendre par coeur.
14 Serge Joncour offre de beaux portraits féminins.
15 L'amour impossible comme moteur et des pages sensuelles.
16 Don d'observation et sens de la description ( moult détails),
la formule juste, frôlant l'aphorisme :
« Toute perte est la promesse d'un bienfait à venir ».
17 Réflexion sur l'écriture ,la place de l'écrivain dans la société.
18 Récit captivant qui oscille entre fiction et réalité.
19 Le lecteur est embobiné jusqu'au coup de théâtre final.
20 Serge Joncour a toujours rimé avec humour. Irrésistible. Jubilatoire.
Près de 400 pages malicieuses, drôles, ensorceleuses
qui nous rendent le héros attachant.
Serge Joncour, un écrivain original qui a l'art de clore son récit.
En conclusion :
« Un roman n'a pas à dire la vérité, il peut bien plus que cela. »
+ Lire la suite
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canelcanel   15 octobre 2014
« Dis-moi l'écrivain, si un jour ça marche plus dans le livre, tu pourras toujours te recycler dans le bûcheronnage ! Au lieu de gaspiller des arbres tu viendras les couper toi-même ! »
[...] Ça fit rire Michel. Marie par contre goûtait mal la blague du colosse. J'avais la bienveillance de trouver ça drôle, j'ai toujours pris la taquinerie pour de l'affection, tout comme je me suis accommodé à cette facilité avec laquelle on me considère très vite comme un pote, un type suffisamment docile pour me lancer des vannes, des vannes amicales certes, mais des vannes quand même. Ce gars-là, je le connaissais depuis dix minutes, et déjà il en était à la franche sympathie, me tutoyait alors que j'en étais resté au vous, il me flanqua une bonne tape dans le dos comme si on se fréquentait depuis toujours. Ça tenait peut-être aussi à mon gros pull, on a sans doute bien plus envie de taper dans le dos d'un gars qui a le pull rempli que sur les omoplates d'un mince en chemisette, le geste vient moins spontanément. (p. 148-149)
+ Lire la suite
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ninachevalierninachevalier   18 février 2016
Les bonnes raisons d'aimer L'écrivain national de Serge Joncour
Le titre ? C'est le fruit d'une boutade.
1Trois histoires en une : autobiographie déguisée, thriller écologique, satire politique.
2 Du suspense avec ce fait divers non élucidé, on suit l'écrivain détective
Rien de statique.
3 On est embarqué, on se sent complice dans cette quête de la femme magnétique.
On vit tout intensément.
4 La forêt est décrite dans la lignée des « nature writers » , omniprésente,
avec ses multiples facettes , recelant des secrets, du mystère.
5 Sentiment d'enfermement et atmosphère angoissante, étouffante.
6 Plongée poétique, envoûtante, drolatique, au coeur d'une petite bourgade de la
France profonde.
7 Portrait d'un monde rural aux prises avec les grandes mutations d'un monde
moderne trop violent.
8 Un récit ancré dans l'actualité, avec l'implantation d'une usine, les conflits d'intérêts
et les deux camps qui s'affrontent, ceux qui veulent sauvegarder ce patrimoine
forestier et ceux pour qui le bois est l'avenir.
9 Les situations comiques, délicates pour l 'écrivain national, parfois gauche,
qui font penser à Woody Allen et que le lecteur visualise :
-simulations de la cueillette des champignons
-un verre dans les deux mains, comment prendre une bouchée charcutière
-la glissade sur l'émail de la baignoire et le protagoniste qui se cramponne au rideau
-glissade quand il veut récupérer l'article dans la boue
- Accoutrement : 3 Tee-shirts les uns sur les autres ou un pull trop petit
10 Jeux de mots (page 47 « je vous ai découvert ») , une pléthore de comparaisons.
11 Les formules inattendues : « Le verre me tenait en respect »,
les fulgurances : « La forêt, c'est de l'or qui pousse en dormant. »,
les définitions de : tomber amoureux, vivre, lire.
12 Originale, l'idée qu'un numéro de portable peut forger une personnalité,
avoir « un sens caché qui révélait quelque chose de son propriétaire ».
13 Belle exploration du lien lecteur/auteur, auteur/libraire et des passages
éblouissants autour de la lecture, que l'on a envie d'apprendre par coeur.
14 Serge Joncour offre de beaux portraits féminins.
15 L'amour impossible comme moteur et des pages sensuelles.
16 Don d'observation et sens de la description ( moult détails),
la formule juste, frôlant l'aphorisme :
« Toute perte est la promesse d'un bienfait à venir ».
17 Réflexion sur l'écriture ,la place de l'écrivain dans la société.
18 Récit captivant qui oscille entre fiction et réalité.
19 Le lecteur est embobiné jusqu'au coup de théâtre final.
20 Serge Joncour a toujours rimé avec humour. Irrésistible. Jubilatoire.
Près de 400 pages malicieuses, drôles, ensorceleuses
qui nous rendent le héros attachant.
Serge Joncour, un écrivain original qui a l'art de clore son récit.
En conclusion :
« Un roman n'a pas à dire la vérité, il peut bien plus que cela. »
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marina53marina53   11 octobre 2016
- Vous venez voir de la famille ?
- Non, je suis là pour le travail. (...)
- Ah bon. Et vous faites quoi ?
Le nez dans mon café je lui répondis "écrivain".
J'attendais qu'elle réagisse, qu'elle marque une légère surprise, mais non, elle continua de passer l'éponge autour de sa machine, comme si le seul fait de m'avoir préparé un café avait tout sali, tout déréglé dans son organisation, elle ne m'avait pas écouté, ou alors peut-être que ma réponse était trop basse, qu'elle n'avait pas entendu. Avant qu'elle se retourne vers moi, je lui répétai un peu plus fort.
- Je suis écrivain.
Toujours dos à moi, elle répondit avec un parfait fatalisme, comme si je lui avais dit huissier ou anesthésiste...
- Il en faut bien !
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