AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782070313686
192 pages
Éditeur : Gallimard (21/04/2005)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 118 notes)
Résumé :
* Prix du Roman France Télévisions 2003 *

Une villa, sur une île, au plus fort de l'été.
Un jour, un inconnu surgit, il se prénomme Boris. Il vient rendre visite à Philip, son vieil ami de lycée. Seulement Philip n'est pas là. Il n'arrivera que demain, après-demain au pire, on ne sait pas. Courtois, homme avisé et sûr de lui, Boris s'installe. Rapidement. Très rapidement. Il se fond même tellement au décor qu'il s'avère vite le convive parfait,... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Ambages
  07 octobre 2016
« Nul mieux qu'un loup sait deviner la faim d'un autre. »
Il est des romans qui me plongent dans une ambiance chaude, ensoleillée où tout semble luxe calme et volupté et pourtant… En vacances sur une île, une petite famille bourgeoise me donne envie : une villa, des transats en teck autour de la piscine, un bateau pour découvrir des criques magnifiques. Les rayons du soleil miroitent sur les vagues, le ciel est bleu, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Mais dès qu'on creuse un peu, ou mieux, dès qu'on place dans ce huis clos un bel étranger avec un aplomb incroyable, le vernis craque.
« L'inquiétude est la goutte de citron qui fait tourner le lait, une simple prémonition et c'est tout l'été qui chavire »
J'ai apprécié l'écriture qui donne une belle consistance à la réalité troublante. L'auteur manie l'ambiguïté avec un style très particulier qui fait ressortir l'opposition entre la beauté extérieure des lieux, une beauté matérielle également, et les failles des membres de cette famille. Chacun est disséqué avec délectation par Serge Joncour pour faire ressortir d'autant plus sa part d'ombre. L'étranger, tout de blanc vêtu, vient souligner la noirceur des pensées et des actes de la famille de « Monsieur » et c'est rudement bien mené.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          410
Fleitour
  15 juin 2017

Pour cette petite pépite de Serge Joncour, U V , je dirais voilà une gourmandise, pour amateurs de jeux littéraires dans la veine des Papous dans la Tête de France Culture, cette émission culte du dimanche après la messe, à 12h45. Serge Joncour est cette voix de province en décalage avec le monde de la modernité.
Ici c'est l'histoire du parfait sans gène, Boris, qui débarque dans une famille, ayant un pied à terre à l'île de Bréhat, cette merveille de beauté de la côte nord, aux hôtes immortels, qu'un Eric Orsenna a hissé au sommet de sa clinquante renommée académique.

Une famille gagnée par une sorte de lassitude, « les dames s'exposant au soleil sans retenue, pour le plaisir cosmétique de peaufiner le hâle, donner du sens à l'ennui »p187.
Le père trouve enfin de la distraction et le goût de rire, sinon de vivre, chez ce personnage à la limite du vulgaire, Boris l'ami du fils parti en Amérique, va donner le ton et la famille de vignerons côtés et reconnus va s'encanailler, faisant tomber pour quelques heures les barrières des bonnes manières.

Bains de minuit, sortie avec le fameux Riva, fumettes, et dans cette fébrilité générale, l'enthousiasme reprend le dessus sur les animosités rampantes. Seul André-Pierre n'est pas de la fête, il est sans doute le seul à savoir où est passé réellement le fils de la famille, Philip.
André-Pierre l'antithèse de Boris, maladroit au tennis, droit dans ses bottes, le bras droit de Mr Chassagne, homme de droit chargé de gérer le domaine, sursaute quand Boris le tutoie, où quand Boris débarque un matin avec sa chemise Dior que sa femme Vanessa lui avait offert.
Serge s'amuse et nous avec lui, son oeil coquin, passe de l'un à l'autre, cultivant comme un vrai laboureur sillon par sillon l'art de la provocation. Il s'amuse tant, qu'il nous sert ici ou là des alexandrins rimés, "comme à une victoire, une paix de gagnée, / goûtant pour de bon au repos du guerrier."p 209.
La fin est magistrale, nous finissons par découvrir Philip, l' énigmatique ?
C'est drôle jusqu'au bout avec au final un feu d'artifice comme un clin d'oeil à Antoine Blondin ,Un singe en Hiver.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          301
sabine59
  05 août 2020
Je connais davantage les romans plus récents de l'auteur, j'étais curieuse de découvrir celui-ci, datant de 2003, prix France télévisions. Je n'ai pas vu le film adapté de cette histoire.
Tout à fait de saison, ce roman nous embarque sur l'île de Bréhat, au large de Paimpol, en Juillet. Voici le beau Boris, tout de blanc vêtu, qui s'avance nonchalamment vers les filles de la riche famille Chassagne, dans leur magnifique propriété . Prétendant être un ami de Philipp, le fils prodigue, attendu bientôt, comme une moule à son rocher, il va s'incruster, se rendre indispensable avec un sens psychologique étudié... Seul, le beau-fils se méfie de lui, sentant l'entourloupe. Et Philipp n'arrive toujours pas...
Tout l'art de Serge Joncour se retrouve ici exprimé, son amusement d'auteur à mener en bateau le lecteur, suggérant, insinuant, jouant avec nos nerfs, à la manière d'un jeu de pistes, d'une enquête . le style est superbe, contrasté entre la beauté languissante , nuancée du paysage et les noirceurs ou lâchetés de l'âme des personnages, les remous violents de la mer.
Cependant, je n'ai pas été complètement séduite, l'analyse des comportements manque de profondeur , la fin est certes ouverte mais frustrante, certaines précisions ne sont pas données, volontairement sans doute, or ,cela m'a manqué. Intéressant , certes, plaisant, pourtant un goût d' inaccompli pour moi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          284
ninachevalier
  16 février 2016
UV Serge Joncour le Dilettante ( 215 pages – 15 €)
Prix France télévisons 2003
Serge Joncour maîtrise l'art d'installer une atmosphère. Dans L'écrivain national, la forêt est omniprésente. Dans UV c'est la mer avec son flux et reflux qui rythme la vie des protagonistes sur l'île de Bréhat, île de « rêve », grâce à son « microclimat », sa végétation luxuriante, « la senteur balsamique et chaude » comme sur la Riviera.
Les paysages qui défilent, servis par une écriture poétique, évoquent des tableaux de Monet : « L'émeraude chaude des pins sur le granit rose, les reflets de la silice comme une ondée de soleil ». La mer se révèle sous différentes facettes, dangereuse, « jalonnée d'écueils », « expéditive », aux « vagues dévergondées ».
L'auteur adopte une écriture cinématographique : panoramique balayant la baie, travelling sur les « myriades d'embarcations », sur « les voiliers filant doux », sur « une coulée de safran qui serpentait entre les pins », contre plongée sur « le petit escalier taillé à même la roche », plongée sur la plage en contrebas.
Très vite on ressent l'isolement, pas de navette avec le continent après vingt heures.
Selon l'édition, deux couvertures s'offrent au lecteur. L'une sobre : une parcelle d'eau
miroitant sous le soleil. L'autre, une scène de l'adaptation à l'écran (1), campe trois protagonistes du roman autour de la piscine du domaine d'une famille aisée.

Progressivement, l'auteur , tel un cameraman, focalise notre attention sur chacun des membres de la famille Chassagne, réunie pour les vacances. le 14 juillet se profile, mais Philip, le fils, spécialiste du feu d'artifice manque. Absence auréolée de mystère, tout comme la présence de cet homme qui débarque inopinément.
On s'interroge. Est-il vraiment un ami du fils prodigue ?
Le narrateur décrypte les rapports de chacun avec le personnages central, l'intrus, dont la personnalité se tisse de façon chorale. Pour les uns, Boris apparaît comme l'« homme providentiel ». Il gagne vite la confiance des parents, armé de l'art du savoir vivre, s'incruste. Les deux bambins, il les amadoue par les jeux. Son côté séducteur, sympathique ne manque pas de plaire aux deux soeurs. N'ont-elles pas remarqué « le miel de ses épaules brunies » ? Laquelle va succomber ? André Pierre, le gendre, plus lucide, devine en lui plutôt un « parasite », « frimeur », « un salaud », « un maboul », un « fauve » prêt à « dominer la meute et rameuter les femelles », d'où sa méfiance.Il tente de mener son enquête, de faire parler une photo. Toujours est-il que la présence insidieuse de cet inconnu vient bouleverser la routine de cette famille. Jusqu'où va-t-elle se laisser engluer, manipuler ? Que penser des déclarations fracassantes de Boris quand il affirme vivre « d'expédients », de trafic ?
Quant à la relation de Boris avec l'absent immature, influençable, Philip, elle est l'objet de maintes spéculations. Certains sont dépositaires de secrets.
Parallèlement, par le prisme de ses proches, se reconstitue le portrait de Philip.
(Allusion à ses frasques, à des « histoires sordides », à de l'argent versé.)
Serge Joncour excelle à happer son lecteur en instillant du suspense.
Un corps repêché. Un gendarme qui rend une visite éclair et repart avec un document signé. Julie,l'une des soeurs, introuvable, comme évanouie. Chacun spécule, l'inquiétude du père est palpable. L'imagination du lecteur galope.
On peut craindre le pire quand Boris a embarqué les gosses à bord du Riva. La tension monte, d'autant que Boris n'a pas de permis. Voilà le père vrillé d'angoisse. « L'inquiétude est la goutte de citron qui fait tourner le litre de lait ».
On s'interroge sur ses intentions quand le père, ancien chasseur, le surprend devant sa collection de carabines. Est-ce bien avisé de l'initier à leur maniement ?
Rebondissement quand Boris, à son tour, n'est pas de retour pour le repas de fête.
A nouveau, chacun avance une hypothèse. Quelques indices montrent que deux protagonistes, « scellés par le même pacte » connaissent la vérité.
Que signifie cette détonation qui clôt le roman ? Encore une énigme à élucider.
A travers le personnage central de Boris, Serge Joncour aborde les méfaits de son emprise sur les membres de la famille. Il explore cette «  relation prison », toxique, déséquilibrée qu'André-Pierre n'a eu cesse de souligner, puis de subir. On est témoin de la façon dont le gendre se retrouve ligoté lorsqu'il est chargé d'accompagner Boris, avec pour conséquence son malaise physique. Cette dépendance impacte ses choix . Par crainte, ne règle-t-il pas les achats superflus de Boris ( pied-de-biche) ?
On constate comment cet imposteur est vite idéalisé par la mère au point de le trouver « charmant, gentil, agréable, courtois » et même un masseur exceptionnel.
Il réussit la prouesse de fédérer toute la famille, plutôt sédentaire, pour un pique-nique. Il élargit son ascendance jusqu'au gendre qui voit sa liberté aliénée, contraint à suivre le mouvement. Des scènes très animées, voire mouvementées, ponctuent le récit. On assiste à une partie de tennis musclée entre Boris et André-Pierre, bombardé de « balles folles, assassines ». Une telle violence peut-elle être désamorcée ? La fureur du service de « l'autre » finit par déstabiliser le plus faible. Tel un «  GO », il est le « copain idéal » des jumeaux et « pourquoi pas l'amant » d'un soir. Il convie aux promenades nocturnes, aux sorties en mer. La quiétude de l'île est déchirée par le « rugissement » du Riva, les cris, les rires, cédant aux sanglots et «  incantations » des « deux petits gladiateurs », « le brouhaha de la plage ».
Serge Joncour, portraitiste hors pair, nous livre une galerie de portraits très fouillés, dissèque les rapports entre fratrie. Ce « panorama de la famille complète » rappelle la phrase de Shakespeare : « Le monde entier est un théâtre et les hommes n'y sont que des acteurs ». Dans UV, Boris s'arroge le plus beau rôle, «  le rôle de l'extravagant » « qu'il improvise sans partition, souligne Serge Joncour ».
En filigrane, la question de la transmission du patrimoine est soulevée( vignobles).
Inutile d'être autour d'une piscine, sur une plage pour plonger, avec délectation, dans ce thriller psychologique divertissant, à l'intrigue pleine de mystères ou dans un autre roman de cet auteur. (2) Serge Joncour rime toujours avec amour et humour.
Un bon roman n'est-il pas un récit qui interroge, comme dans ce huis clos oppressant, à la tension palpable ? Et vous ?Vous avez peut-être côtoyé ce genre d'individu « inébranlable, insubmersible » qui sait s'immiscer, se fondre au sein d'une famille ?
(1)UV, film ( 2007) réalisé par Gilles Paquet-Brenner, adapté du roman UV de Serge Joncour, publié en 2003.
(2)L'amour sans le faire, Combien de fois je t'aime ?, L'idole, Situations délicates, Vu,
L'homme qui ne savait pas dire non, In vivo, à mettre dans votre PAL, par exemple.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          122
ladesiderienne
  22 octobre 2019
Surtout ne vous fiez pas au bleu piscine de la couverture qui avec le titre, semble vous inviter au farniente sous le soleil.
La tension psychologique qui va croissant tout au long de ce court roman vous empêchera de profiter pleinement du séjour paradisiaque rêvé.
Alors que l'été est à son zénith sur l'Ile de Bréhat, Boris entre dans une riche propriété et se présente comme un ancien ami d'internat de Philip, le fils de la maison. Philip ? Personne ne sait où il en est dans sa vie de bourlingueur mais il ne devrait pas tarder à arriver car il est fidèle au feu d'artifices qu'il organise chaque année pour le 14 juillet aux abords de la villa. Bronzé, souriant, séducteur en un mot, Boris n'a aucun mal à se faire accepter par la famille, surtout auprès des deux soeurs Julie et Vanessa. Seul, André-Pierre, le mari de cette dernière semble réfractaire à son charme. Le loup serait-il entré dans la bergerie ? Y aura-t-il un berger pour défendre le troupeau ?
J'avais découvert et apprécié Serge Joncour avec "Chien-loup". Dans "UV" qui s'apparente à mes yeux à un thriller psychologique, c'est une autre facette de l'écrivain qui apparaît. Mais vous pouvez lui faire confiance pour agir tout en finesse, petit à petit il nous plonge dans un "presque" huis-clos où les nerfs vont être soumis à rude épreuve. Les robes légères, la chaleur, l'oisiveté, l'argent, tout est réuni pour exacerber les sens. L'auteur parsème son récit d'énigmes et le pauvre lecteur se laisse entraîner sur de fausses pistes. J'ai beaucoup aimé cette ambiance à la Chabrol. Pas étonnant que le livre ait été adapté au cinéma. La fin très inattendue a conclu cette lecture en beauté. Seul bémol, j'ai trouvé que le style de Serge Joncour était exigeant, la lecture demande un certain effort car le vocabulaire est érudit, parfois un peu trop. De ce fait, ma note se limitera à un 16/20 mais je suis entièrement d'accord avec le panel de lecteurs qui ont accordé à ce titre le Prix France Télévisions 2003.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240

Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
mandarine43mandarine43   13 octobre 2011
D'abord il avait été rude avec lui, presque brutal, puis très vite il avait changé d'attitude, par pitié plus que par compassion. C'est comme ça, les baraqués ont toujours besoin d'avaliser les plus vulnérables, une mainmise où le protégé gagne en protection ce que l'autre assied de son pouvoir, un genre d'emprise qui confine à la filiation dans le meilleur des cas, au pire à la domination.
Commenter  J’apprécie          110
mandarine43mandarine43   29 septembre 2011
[ Incipit, puis les 11 premières pages du livre en PDF sur le site de l'éditeur : ]

C’est sans doute le blanc qui les rassura.
Qu’un inconnu pousse comme ça les grilles de votre parc, qu’il soit habillé de blanc de la tête aux pieds, que ce blanc-là soit impeccable, et l’on ne songe même pas à se méfier.
À cette heure-là de l’après-midi le soleil tapait en plein sur la terrasse, seules Julie et Vanessa pouvaient supporter ça. Profitant de ce qu’elles se savaient seules elles avaient même ôté le haut de leur maillot de bain, et se laissaient aller, seulement disposées à bronzer. De loin l’homme marqua un temps d’arrêt, il eut même la délicatesse de se retourner, laissant apparaître un grand sac qu’il portait à l’épaule, blanc lui aussi. Julie passa sa chemise, Vanessa s’enroula d’une serviette de bain, fâchée de s’offrir presque nue, dissimulant sa nudité tout en la soulignant davantage.

http://www.ledilettante.com/pdf/956.pdf
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
TREMAOUEZANTREMAOUEZAN   12 décembre 2015
Le tennis ; un sport pourtant, mais pour lui tellement emblématique, tellement humiliant... C'était cette insupportable ascendance que prenaient les autres dès lors qu'ils sortaient les balles jaunes, leur raquette et le short blanc. En rien ils ne la méritaient cette prédominance, en rien ils n'étaient les plus forts, à mains nues ils ne l'étaient sûrement pas, mais avec une raquette en main une forme de qualité reprenait ses droits, une aisance à glisser sur le court, une éducation se révélait... (page 79)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
AgatheDAgatheD   23 décembre 2014
A cette heure-là du soir la mer ondule dans le feutre,les vagues fondent sans élan sur la grève,certaines pétillent jusqu'aux galets,lissant plus haut le sable,rinçant la côte de ses huiles et ces graisses qui s'y déposent à longueur de journée,purgeant le souvenir de ces corps suintants de crèmes solaires et de suées.Une nuit pour s'en remettre,reprendre sans fin le pollssage et restituer à l'aube dans sa rosée d'étincelles ,l'Eden à nouveau.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
ninachevalierninachevalier   16 avril 2016
Face à un proche, on s'alarme très vite de ce que son portable ne réponde pas, les sonneries qui se perdent dans le vide, les intuitions que ça ne manque pas d'éveiller, les invocations du pire, alors que de la part de Philip c'était presque normal, une marque supplémentaire de son inconséquence, de cette éternelle adolescence qui ne le quittait pas.
Commenter  J’apprécie          80

Videos de Serge Joncour (68) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Serge Joncour
Serge Joncour - Nature humaine
autres livres classés : eteVoir plus
Notre sélection Littérature française Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1914 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre