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Le terrible Seigneur des Ténèbres tome 1 sur 2

Magali Mangin (Traducteur)
EAN : 9782376972211
448 pages
Ynnis Edition (02/06/2021)
3.75/5   22 notes
Résumé :
Les Oracles ont parlé : c’est le pauvre sorcier Derk qui sera le Seigneur des ténèbres cette année. Àlui de transformer sa ferme en château maléfique et de gérer l’arrivée des voyageurs venus d’un mystérieux univers parallèle : le nôtre.

Otages du redoutable businessman M. Chesney et de son démon, les habitants d’un monde fantastique sont contraints d’organiser des circuits touristiques de plus en plus complexes et destructeurs, les réduisant en escl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Incontournable Mois d'Août 2021

Mention "Olibrius" Roman Intermédiaire 2021*

Paru dans sa langue originale en 1998, il aura fallut attendre 2021 pour avoir cette traduction en français. Diana Wynne Jones est connue pour sa trilogie de Hurle, notamment, et maintenant, les éditions Ynnis reprennent une autre série de l'autrice: "Le terrible seigneur des ténèbres", un univers fantastique avec des éléments parodiques.


M. Chesney est parvenu, à l'aide d'un démon, à mettre la mains sur un univers parallèle au nôtre et qui relève du Fantasy médiéval magique bien connu. Chaque année sont donc organisés des Pèlerinages , avec comme héros une brochette de touristes issue de notre monde, qu'on devinera assez insupportable. C'est donc à ce monde que revient la préparation en vu de leur venu. Depuis près de 40 ans, ce monde est donc soumis à de strictes conditions et condamné à mettre en place les demandes de M. Chesney, dont la majorité impliquent des stéréotypes franchement honteux. On retrouvera dans cette mise en scène un personnage très important, et principale cible à abattre: le Seigneur des ténèbres. Or, on constate non sans une grande ironie, que personne n'est aussi maléfique et tyrannique que peut l'être M.Chesney. On consulte donc les Oracles Blanc et Noir afin de choisir un Seigneur des ténèbres chaque année. À lui revient l'ingrate et colossale tâche d'organiser son armée maléfique, créer sa citadelle maléfique, tout repeindre en Noir et consolider ses alliés tout aussi "noircifiés". Mais en cette année, c'est à Derk, un sorcier honnête et bon, père de famille aimant et créateurs passionné d'êtres fantastiques, que revient ce fardeau. Épaulés par son épouse, ses enfants humains et griffons, ainsi qu'une improbable basse-cour d'animaux plus moins trafiqués, Derk se met à l'ouvrage. C'était sans compter le nombre suspect d'incidents et embrouilles qui allaient lui tomber dessus...


Vous pouvez concevoir ce monde comme un mélange de Grandeur Nature plus vrai que Nature et une dictature totalitaire. Quoi de pire qu'un homme d'affaire comme dictateur, n'est-ce pas? Et bien sur, cet homme n'a pas la moindre imagination ni sens créatif, puisque depuis 40 ans, on ressasse les même conneries consternantes d'Enchanteresse envoutante à moitié poil, de Seigneur des ténèbres à la Sauron, de quêtes débiles et de dragons protecteurs de trésors. Affligeant. Mais le pire est sans conteste le fait que ce sont de vrais personnes qui paient les frais. Des villages sont rasés pour créer de faux villages abandonnés, l'Université ne produit plus de nouvelles expertises et savoirs, des chevaux sont morts en grand nombre et tout le monde s'entend à dire que les gens de notre monde sont de fieffés imbéciles. Oui, mes amis, l'heure est grave et la rébellion est proche!


Contrairement à mon résumé plutôt précis, il faut dire que le premier chapitre nécessite beaucoup d'attention. On ne nous explique pas d'emblée de quoi il retourne, nous allons l'apprendre progressivement, comme si nous étions déjà au fait de la situation. Ce peut parfois devenir embêtant, car parfois il manque de détails et des personnages apparaissent sans le moindre préambule, ce qui peut laisser perplexe le temps de quelques lignes.


Mais de manière générale, c'était assez amusant comme histoire. On se moque allègrement des stéréotypes typique du Fantasy médiéval magique et visiblement, l'autrice s'est bien amusée à faire des contre-stéréotypes. C'est d'autant plus drôle que la conception de cet univers à l'égard du nôtre est assez crédible: je conçois tout-à-fait que si des touristes devaient aller jouer à l'Élu dans un monde Fantasy parallèle, ils seraient sans doute téméraires, égoïstes et couillon. Et ils s'attendraient sans doute à un univers stéréotypés où ils pourraient aller cultiver leur égo comme dans dans les mauvais romans Fantasy, à grand coup d'épée et de quête initiatique. J'adore l'ironie de cette série.


À l'inverse, on peut plaindre les pauvres habitants du monde parallèle, sans cesse contraints de se prêter au jeu. Au début du roman, on a d'ailleurs une bonne idée de leur état d'esprit avec tous les griefs à l'endroit des touristes en pèlerinage. On comprend aussi que M. Chesney n'a pas le moindre respect pour les habitants et des soucis que cela leur cause. Ils fait des demandes de plus en plus déraisonnables, notamment celle d'impliquer leurs Dieux. pensez-y: si vous étiez croyants, aimeriez-vous voir votre Dieu devenir une sorte de mascotte pour épater les touristes indésirables?


J'ai beaucoup aimé l'esprit de famille que celle de Derk. Ils sont soudés, pas toujours d'accord, mais tous impliqués à leur façon. C'est une famille assez hétéroclite: des humains, des griffons, des cochons volants, des oies carnivores assez mesquines, des chevaux ailés, de "gentilles" vaches, une pelletée de chiens et des moutons cannibales. C'est très dynamique dans cette maison, c'est le moins qu'on puisse dire! héhé


Ce roman est vraiment concentré sur l'action, qui se tarie pas longtemps. C,est une course contre la montre: tout doit être prêt avant l'arrivé des touristes, mais une séries d'imbroglios vraiment suspects rend les choses compliquées. En outre, la plupart des membres de la famille ont un rôle à jouer dans les pèlerinages. On a pas le temps de souffler. Par contre, ma lecture a été ralentie par des interrogations: Qui parle? Qu'est-ce qui se passe? Et souvent, je me suis heurté à des phrases au choix de mot incohérent. Exemple facile: "Viens dans ton antre" au lieu de "Allons dans ton antre". Oui, souvent, c'est l'écriture qui posait problème et manquait de fluidité. Pour avoir lu "le château de Hurle", il y a avait le même problème, alors je suppose que c'est imputable à l'autrice et non à la traduction.


On arrive malgré toute cette action à cerner des personnalités aux personnages. Derk n'a vraiment pas la personnalité de l'emploi en tant que Seigneur des ténèbres ( c'est d'ailleurs bien amusant). J'ai parfois eu de la confusion entre les petites griffonnes, qui ont des tempéraments similaires. Écailles, le vieux dragon, m'aura fait rire avec son humour singulier. de manière générale, la plupart des personnages ne brillent pas par leurs qualités, mais ça a un côté rafraichissant. Les personnages parfaits dont tellement ennuyeux. Donc, côté personnages, on ne s'ennuie pas.


Enfin, je signale un enjeu éthique dans cette "entreprise": des gens meurent pour de vrai. Les sbires du Seigneur des ténèbres sont en réalité des prisonniers de notre monde, sacrifiables et réellement dangereux. Les chevaux se font également réellement tuer. Bref, ce "jeu" n'en est pas un. Et on peut se demander: les pèlerins savent-ils qu'ils sont un univers véritable? Et s'ils le savent, s'en foutent-ils? Ça me fait d'ailleurs penser qu'on ne les croisent jamais dans le roman...hum, suspect?


Donc, globalement, c'est assez réussi et original. On sens un influence parodique, qui me rappelle les univers de Naheulbeuk, Reflet d'Acide ou la Tour de Kyla, en beaucoup moins absurde. On se plait à suivre cette famille qui cumule les bourdes et la malchance, même si on apprend vers la fin que ce n'est peut-être pas de la malchance tout comptes fait. Les vraies questions reste donc: Ce monde se libèrera t-il du joug du businessman despotique? Et comment. Derk parviendra-t-il a devenir le Seigneur des Ténèbres malgré les embuches?

Comme cette histoire se moque de l'univers Fantasy, il est donc fort à parier que les gens initiés à ce dernier, aux jeux de rôles comme Donjon et Dragons, ou même aux jeux Fantasy sur console, devraient comprendre mieux les allusions et blagues dans ce roman. Je pense à celle sur les bardes, notamment.

Le roman se termine en pleins action avec un "À suivre". Il faudra donc attendre le second opus. Ceux qui n'aiment pas languir devraient attendre d'avoir le second tome pour se lancer dans le premier, car la rupture est vraiment abrupte.

À découvrir!

Pour un lectorat du troisième cycle primaire, 10-12 ans.


**La "Mention Olibrius", c'est une de mes inventions. Une façon de distinguer les romans jeunesse atypiques, inclassables et réellement originaux, dont certains sont peut-être rapidement jugés de manière négative, basé sur leur physique ou leur sujet hors-norme, destinés aux divers lectorat de la jeunesse.
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Je tenais à remercier les éditions Ynnis ainsi que le site Babelio avec leur masse critique pour la découverte de ce titre. J'avais eu un gros coup de coeur pour le château de Hurle et j'étais très curieuse de découvrir la plume de l'autrice sur d'autres titres. le pitch de base partait bien, le résumé m'intriguait de fou, malheureusement, j'ai fini par me rendre à l'évidence et j'ai abandonné ma lecture à un peu plus de la moitié.

Ce qui a eu raison de ma patience, c'est la construction du récit, son découpage et donc le rythme de ce premier tome. Cette duologie compte un peu près 700 pages, un tiers d'exposition (présentation des personnages et des lieux, découverte des enjeux), un tiers de préparation des personnages pour les visites touristiques et probablement le reste dans les visites et la fin. Or avec un premier tome d'un peu près 400 pages, c'est trop long, trop lent, trop de détours et de contours.

Présenter les personnages, l'univers, les lieux étaient nécessaires, de même que tout ce qui touchait à la préparation des visites, mais j'aurais aimé quelque chose de plus pétillant, de plus musclé dans la tension. Ici, tout était raplapla, pas toujours captivant et pas assez bien dosé pour maintenir mon attention éveillée. Je ne me suis pas attachée aux personnages en plus. Ce qui est hyper dommage, parce que la plume de l'autrice est merveilleuse, soignée et parfaite dans ce roman qui a des allures de cosy fantasy je trouve.

Parce que l'autrice part d'une idée qui est ultra passionnante : faire en sorte qu'un riche patron pactise avec un démon pour assujettir un monde. Pas en devenant un dirigeant, mais une sorte de gestionnaire afin de transformer ce monde inventé en un terrain de jeux pour des visites touristiques aux allures d'escape game. J'ai trouvé l'idée brillante, car Diana Wynne Jones s'amuse à prendre les clichés de la fantasy et à les tourner en dérision, à opter pour des voies fantaisistes qui donne au récit un ton humoristique, voire sarcastique très intéressant.

Par ailleurs toute la préparation pour transformer une simple ferme en château maléfique m'a soudainement fait penser à Kaamelott d'Alexandre Astier, car chaque détail doit être pensé pour offrir la meilleure expérience aux touristes, mais comme la famille et le village ont un côté « bande de bras cassés », tout part à vau-l'eau assez rapidement, tout dérape et j'ai bien aimé cette partie. J'aurais aimé qu'elle soit mieux construite, me sentir moins perdue et j'aurais aimé que certains éléments soient mieux amenés ou plus travaillés.

Il y avait de bonnes idées qui se retrouvent traitée en deux-trois lignes là où des passages moins intéressants prennent des pages entières. Et c'est probablement là mon plus gros reproche, le rythme fut compliqué pour moi, j'avais beaucoup de mal à comprendre le pourquoi du comment, et j'avais cette désagréable impression que tout un tas de choses étaient jetés en vrac sans jamais savoir ce qui apporte quelque chose au fil rouge, c'était frustrant.

Alors peut-être que je reprendrai un jour cette lecture avec son deuxième tome à portée de mains, en prenant le temps de lire les chapitres, en prenant des notes. Peut-être qu'il me faut une autre façon de l'aborder, parce que j'ai vraiment aimé le style, apprécier le concept de base, j'ai envie de lui donner une seconde chance un jour et si cela se produit, promis, je repenserai mon avis et le modifierai.
Lien : https://la-citadelle-d-ewyly..
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Je suis un peu dépitée mais ce sera un abandon à 65% de lecture pour moi.
Après la superbe découverte de la trilogie de Hurle, je m'attendais à bien mieux de la part d'une autrice confirmée comme Diana Wynne Jones. Malheureusement, si l'idée de départ est originale, elle est très mal exploitée. Les personnages n'ont aucune âme et peu de caractérisation. On les confond aisément, surtout dans les dialogues, ce qui empêche de ressentir la moindre empathie pour eux ni même de se sentir concerné par ce qui leur arrive.
L'intrigue est longuette et consiste en un enchainement de péripéties attendues en s'arrêtant sur des éléments peu intéressants et en éclipsant ceux qui pourraient le devenir. Je comprends qu'une mise en place de l'univers soit nécessaire mais là, quand même...
Tout ça fait que je me suis lassée de ma lecture, je n'ai même pas spécialement envie de connaître le fin mot de l'histoire. Je sais que c'est supposé être une parodie de fantasy mais même l'aspect comique est absent ou en tout cas, ne fonctionne pas sur moi.
Je regrette le gâchis représenté par ce roman parce que j'ai vraiment eu l'impression de lire plutôt un premier jet, un brouillon d'idée, que quelque chose de vraiment abouti. Dommage !
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J'ai tout de suite adoré le pitch de cette intrigue avec une exploration du monde de la fantasy par le prisme du tourisme (notre monde réel en quête de sensations dans le monde magique). C'est rafraichissant, plein de rebondissements : un véritable foisonnement de péripéties peut-être un peu trop... pour que cela soit un coup de coeur. J'ai passé un bon moment de lecture et je pense découvrir le château de Hurle de l'autrice. Mais avant cela vu la fin en cliffhanger je pense terminer d'abord cette duologie. C'est original dans l'intrigue et j'ai adoré suivre cette drôle de famille composée, recomposée, composite. Les clichés du genre sont malmenés pour notre plus grand plaisir. J'ai trouvé l'introduction un poil longue avant l'immersion totale, mais ça vaut le coup de patienter. C'est loufoque, plein d'aventures... à découvrir vraiment.
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Sorciers, rois, voleurs, dragons et elfes... Dans ce monde fantastique, tous doivent obéir au doigt et à l'oeil de M. Chesney, pourtant originaire de notre monde. Tous les ans, il exige que soient organisés des circuits touristiques pour des visiteurs de notre société à nous, qui s'attendent à découvrir un univers fantastique sanglant. Tout le monde est alors réquisitionné afin de mettre en place cette farce faisant des centaines de morts chaque année. Mais une colère sourde gronde parmi les créatures de ce monde qui tentent d'organiser une rébellion. Cette fois, c'est au tour du sorcier - et fermier - Derk de tenir le rôle du Seigneur des ténèbres. Entouré de sa femme et de ses enfants, arrivera-t-il à vaincre le diabolique M.Chesney ?

Avis :

Vous l'aurez compris, l'intrigue sort des schémas narratifs que tout lecteur de fantasy connaît bien. L'atout principal de ce roman est l'univers décrit par Diana Wynne Jones. Avec talent, elle réussit à nous plonger sans concession dans cette histoire originale et pleine d'humour british.

Le meilleur exemple pour en parler est cette famille complètement abracadabrante composée de héros tous plus charmants les uns que les autres. D'abord, un couple de sorciers de caractère et au bord du divorce. Derk, un peu marginal, est connu pour ses originalités tandis que Mara fait preuve d'un tempérament bien trempée et excelle dans la création d'univers miniatures. Ensemble, ils ont 2 enfants humains Blade et Shona, et 5 griffons, des êtres crées par Derk grâce aux cellules humaines du couple, celles de lions et d'aigles. Tous possèdent un talent qui leur est propre et seront utiles dans la quête à venir.

Le tome 1 nous laisse sur une fin alléchante et j'ai hâte de pouvoir lire le dernier tome. Ce qui est certain, c'est que je considère désormais Diana Wynne Jones comme une valeur sûre, et lirai à l'avenir chacune de ses oeuvres.

Mention spéciale pour Ynnis éditions qui a fait un remarquable travail d'édition ! Excellente traduction, aucune coquille, une couverture FR inédite, format et lettrage comme je les aime… Vraiment, merci 🙏🏻
Lien : https://www.instagram.com/p/..
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critiques presse (1)
Elbakin.net
24 août 2021
Ce n’est pas une priorité, à moins d’être vraiment un passionné de l’œuvre de Diana Wynne Jones. Il y a comme souvent chez elle des trouvailles amusantes, voire inspirées, mais ici, elles ne suffisent pas à masquer des défauts dont la nature pèse sur l’ensemble. Bien sûr, on n’exige pas de chaque lecture qu’elle soit inoubliable, alors, à chacun de se faire son opinion. Le cas échéant… il y a de quoi nourrir quelques réserves.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Conduire ces homme était un peu comme conduire des vaches, sauf que, se dit Blade, il fallait partir du principe que ces bovins étaient sourds, deux fois plus bêtes que les gentilles vaches, et se déplaçaient très lentement sur deux jambes.
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