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ISBN : 2757841599
Éditeur : Points (13/03/2014)

Note moyenne : 3.35/5 (sur 30 notes)
Résumé :
« Voilà comment ça s'est passé", paru en 1997 dans la revue Les Temps modernes, raconte l'engagement politique, le travail en milieu hospitalier, l'expérience d'enseignant, et comment la découverte du roman noir boucle la boucle, rejoignant la politique : Naissance d'un écrivain.
Les nouvelles illustrent toutes les facettes de l’œuvre de Jonquet : critique sociale et politique (dérive psychiatrique; défense des sans-abri, sans-papiers, sans boulot; détresse ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
kuroineko
  26 septembre 2018
Non mais quelle idée de coller des araignées pour illustrer la couverture du recueil??? Des libellules, c'est mieux! Certes il n'y a pas d'histoire avec ces délicats insectes ailés alors qu'il y en a une relative aux arachnides. Et alors?
Ceci dit, quelle idée de mettre en préface un texte - bon au demeurant - d'Hervé Delouche? Il y résume quasiment toutes les nouvelles, citations à l'appui! En postface, que diable!
Ceci dit, venons en maintenant aux textes de Thierry Jonquet. Merci à daniel_dz de m'avoir recommandé ce recueil, et à ma médiathèque de l'avoir dans ses rayonnages.
Ledit recueil débute par un article paru en 1997 dans Les Temps Modernes. Thierry Jonquet y résume ses expériences, à la fois professionnelles et ses engagements politiques dans le courant trotskiste. Côté travail, en tant qu'ergothérapeute puis enseignant, il explique que "en dix ans, j'avais parcouru tout l'éventail du travail social, fait le tour des diverses situations de misère, d'exclusion". Dans un établissement gériatrique, "ce camp de concentration à vieillards", dans un hôpital psychiatrique, dans des classes dites spécialisées puis auprès de jeunes délinquants incarcérés, et j'en passe. D'où les aspects sociaux très prégnants dans son oeuvre, ainsi que son goût pour les êtres hors normes. Article passionnant à lire pour en savoir un peu plus sur la genèse d'un auteur talentueux et engagé.
Suivent vingt nouvelles parues dans diverses revues, sauf une, inédite, celle qui offre son titre au recueil. Majoritairement, Thierry Jonquet reste dans le noir. Y compris l'humour noir. Mais il ne recule pas devant quelques incursions dans le fantastique ("Terminus Nord", "Abel dans les tunnels"), post-apocalyptique ("Sommeil") ou d'anticipation ("Un débat citoyen").
Son ton se fait tour à tour corrosif (Thierry Jonquet, Ph neutre, connaît pas), drôle (les péripéties grotesques de "L'Imprudent" sont un vrai régal... et le pire, tiré d'un fait divers réel), émouvant, ...  Certains de ses récits rendent hommage à d'autres oeuvres. Ainsi "Pas de fleurs pour Algernon" renvoie, à travers une sorte de farce grinçante, au superbe roman de Daniel Keyes. Dans "Le vrai du faux", qui conclue le recueil, il s'amuse avec les noms des personnages: à Sable Noir se dresse le château - gothique, cela va de soi - de Lord Stoker, réside un postier retraité du nom de Cristoferli - un émigré italien -, viennent Renfield, Tepes et Harker, avec leurs épouses. Si l'histoire en elle-même n'est pas la meilleure, le procédé fait sourire et a  dû divertir l'auteur.
Comme souvent dans un panel de récits, la subjectivité fait qu'on en préfère certains à d'autres. L'ensemble est très agréable et divertissant à lire. Jonquet fait du Jonquet et il le fait bien.
Pourtant, il y a deux nouvelles qui m'ont particulièrement marquée. D'abord "Nadine", où un gamin de 5è d'une cité se lie d'amitié avec Nadine, une jeune femme tombée à la rue suite à des accidents de la vie. La chute m'a beaucoup émue. A juste titre, je crois.
Ensuite "400 coups de ciseaux" qui en plus d'être inédite est également la plus longue du recueil. On suit une femme décidée à assassiner son mari à qui son père l'a mariée (vendue) pour conclure un partenariat entrepreneurial. Stéphane, le mari sans vergogne, la force à boire, à coups de gifles si besoin, jusqu'à la transformer en épave. L'entrée en matière ne laisse aucune place au doute : "Il m'a fallu longtemps avant que je ne me décide à assassiner Stéphane. Ce n'est pas facile de tuer quelqu'un." Et oui, on l'imagine sans peine. D'où l'ardeur à avancer dans l'intrigue pour connaître le pourquoi, le comment et le... mais chut, autant le découvrir par vous-même.
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daniel_dz
  10 février 2018
La qualité de la vingtaine de nouvelles qui composent ce recueil posthume est certes inégale, mais les meilleures d'entre elles me poussent à vous recommander vivement ce livre (les autres nouvelles ne sont pas mauvaises: elles sont juste moins bonnes).
Je continue ici ma découverte de Thierry Jonquet que j'avais commencée avec « La Bête et la Belle », dont la chute, comme je l'avais relaté sur Babelio, m'avait laissé sans voix.
Dans sa préface, Hervé Delouche qualifie Thierry Jonquet d' « écrivain à hauteur d'homme ». Cette jolie expression qualifie à merveille ce qui fait la spécificité de l'auteur. le premier texte du recueil, « Voilà comment ça s'est passé… » n'est pas une nouvelle mais bien une courte autobiographie où Thierry Jonquet nous raconte comment il en est arrivé à écrire des romans noirs. Il a d'abord été ergothérapeute dans un centre de gériatrie, pour ensuite officier dans un hôpital où l'on rééduquait notamment les bébés amputés congénitaux, avant d'être affecté dans un centre de neuropsychiatrie infantile et terminer dans une institution d'aide à des mineurs délinquants. Il a également milité à la LCR, la Ligue communiste révolutionnaire.
Les textes de Thierry Jonquet mettent à l'honneur des personnes que la société des nantis voudrait plutôt cacher. Pour cela, il est manie une palette littéraire d'une remarquable diversité. Ainsi, on le voit peindre le désespoir avec une pudeur toute poétique dans « Nadine ». Dans « Abel dans le tunnel », il fait preuve d'humour et d'imagination décalée pour mettre en scène le terrible trajet d'un diablotin depuis l'enfer jusqu'à la sortie d'une bouche de métro. Je citerai encore la noirceur caricaturale de « Art conceptuel » où il imagine la mise en place d'une exposition où l'on exhiberait des SDF (autant j'ai déjà affiché ici toute ma fierté d'être belge, autant je préfère oublier les Congolais exhibés au musée de Tervuren en 1958…). Et je terminerai en mettant en évidence un autre récit noir qui m'a fait froid dans le dos: « Ma puce ». On y libère des prisonniers à condition qu'ils acceptent de se faire implanter une puce qui permettra de les localiser. Mais on leur implante également, un peu partout dans le corps, des leurres. On voit ainsi certains d'entre eux se faire amputer un membre après l'autre, jusqu'à retrouver leur « liberté », mais complètement hors d'état de nuire. La société a gagné… Horrible !
Bref, du noir, de l'humour et de la poésie pour brosser de fins portraits des oubliés qui vivent en marge de notre société, tout cela dans un style enlevé qui rend la lecture fort plaisante. Découvrez Thierry Jonquet !
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vieuchamp
  13 mai 2013
Thierry Jonquet restera pour moi un grand, un très grand auteur du roman noir, et je n'ai pas manqué de le lire à chaque fois que j'en ai eu l'occasion.
Et quelle ne fut pas ma surprise en découvrant au rayon des nouveautés un "Jonquet".
Tiens donc, j'en étais resté sur le sublime et pourtant inachevé "vampires" et je ne pouvais évidemment passer à côté de ces "400 coups de ciseaux".
Bien sur, j'avais une crainte, car souvent, quand on ressort de derrière les fagots des oeuvres écrites par un mort, cela peut laisser perplexe.
C'est un recueil de nouvelles parues dans différents journaux et qui retracent un peu la carrière littéraire de l'auteur, en mélangeant les genres. Ce sont des nouvelles courtes, mais c'est la patte de Jonquet; elle est inimitable.
Alors quoi en dire, si ce n'est que cela n'apportera pas grand chose à son oeuvre, certaines nouvelles sont sublimes, d'autres moins. J'ai parfois craint d'arrêter la lecture, mais j'ai bien fait d'insister, le meilleur étant à la fin.
400 coups de ciseaux est dispensable, et je le conseillerai seulement aux plus fidèles de l'auteur. pour les autres, plongez vous dans mygale, les orpailleurs, Moloch, mon vieux, etc....
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NATB
  07 janvier 2015
Recueil de 22 textes et nouvelles parus dans des journaux ou revues où l'on retrouve tout le talent de Thierry Jonquet.Une nouvelle inédite donne le titre au recueil "400 coups de ciseaux"magnifique histoire d'une vie banale remplie de souffrances.
Dans le texte "voilà comment ça s'est passé..." Thierry Jonquet nous raconte sa découverte des romans noirs et le début de l'écriture , nécessité vitale.
On retrouve tout l'univers de l'écrivain, l'horreur ordinaire,la misère, les laissés pour compte...avec aussi des textes fantastiques.
Enfin que du bonheur(de lecture) en ce qui me concerne car, j'aime beaucoup cet auteur.
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Seraphita
  02 janvier 2014
« 400 coups de ciseaux… » ou l'histoire d'une femme anéantie par son mari qui, de victime, a décidé de se convertir en bourreau. Quelques coups de ciseaux plus tard, le mari aura sûrement triste mine… « … et autres histoires », comme « L'imprudent », entre comédie et tragédie, ou « C'est toujours les p'tits qui trinquent » qui explore la conscience humaine ou son envers… « 400 coups de ciseaux et autres histoires » est une compilation inédite (et incisive, si l'on peut se permettre un tel terme !) de nouvelles publiées çà et là par Thierry Jonquet qui rend hommage à son talent et qui permet au lecteur béotien de le découvrir sous des angles insoupçonnés. Si bon nombre de ses oeuvres (« Les orpailleurs », « Mygale », « Ad vitam aeternam », « le bal des débris »…) sont teintées d'une noirceur sépulcrale, rehaussée d'un humour aussi subtil que grinçant, l'on découvre ici une plume qui aime aussi flirter avec le fantastique, avec une légère accointance pour la science-fiction (« Pas de fleur pour Algernon » avec un petit clin d'oeil à l'oeuvre de Daniel Keyes). La vingtaine de nouvelles présentées ici, quoique inégales parfois, ont le mérite de rendre compte de l'ensemble des facettes de son oeuvre. « le vrai du faux » clôt l'ensemble en beauté : Thierry Jonquet laisse son intrigue ouverte sur des possibles variés, entre fantastique et réel, une ouverture qui laisse entrevoir l'ensemble des genres auxquels il s'est adonné… avec talent !
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
kuroinekokuroineko   25 septembre 2018
La monstruosité est la chose au monde la plus répandue, avec la bêtise. On peut écrire à l'infini sur l'une comme sur l'autre. J'essaie de m'y atteler. Je reste souvent confondu de stupeur à la lecture de certains faits divers sui révèlent l'existence de monstres ordinaires, d'ogres débonnaires, de cinglés parfaitement intégrés socialement mais dont la conduite, en privé, s'abîme dans des gouffres d'ignominie.

"Voilà comment ça s'est passé..."
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NATBNATB   03 janvier 2015
On dit parfois que les humains ont un capital de chance strictement égal à celui de leur malheur, qu'en d'autres termes la vie nous réserve un équilibre parfait, que les instants de joie, dans la balance du destin, équivalent à ceux des larmes.
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daniel_dzdaniel_dz   09 février 2018
Socialisme ou barbarie ! C'est le slogan qui m'a le plus hanté. Force est de constater que si le socialisme nous a posé un lapin, la barbarie, elle, est bien au rendez-vous. Barbarie. Le roman noir est condamné à un concubinage forcé avec cette courtisane au regard torve, aux vilaines manières. Elle écarte ses cuisses avec un sourire d'une rare insolence. Obscène, elle est obscène ! Il faut malgré tout la besogner --littérairement, s'entend ! La tâche est rude. Je suis fasciné par la créature. Sa laideur me désarme, me laisse pantelant.
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NATBNATB   02 janvier 2015
Un Mobil-Home, s'il vous plaît, avec deux majuscules, une à "Mobil" et l'autre à "Home" .Bref, une sorte de clapier destiné non pas à des lapins, mais bien à des humains,...
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   24 mars 2013
Le roman noir est condamné à un concubinage forcé avec la barbarie , cette courtisane au regard torve , aux vilaines manières . Elle écarte ses cuisses avec un sourire d'une rare insolence . Obscène , elle est obscène ! I faut malgré tout la besogner - littéralement s'entend ! La tâche est rude .
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Videos de Thierry Jonquet (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thierry Jonquet
Chronique consacrée aux grands noms de la littérature policière, et animée, depuis octobre 2018, par Patrick Vast, dans le cadre de l'émission La Vie des Livres (Radio Plus - Douvrin). Pour la 29ème chronique, le 12 juin 2019, Patrick présente l'auteur Thierry Jonquet. Patrick Vast est aussi auteur, notamment de polars. N'hésitez pas à vous rendre sur son site : http://patricksvast.hautetfort.com/ Il a également une activité d'éditeur. À voir ici : https://lechatmoireeditions.wordpress.com/ La page Facebook de l'émission La Vie des Livres : https://www.facebook.com/laviedeslivres62/
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