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ISBN : 2757805770
Éditeur : Points (08/11/2007)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 283 notes)
Résumé :
Département du 9-3, septembre 2005. Anna Doblinsky, jeune diplômée, rejoint son premier poste en collège à Certigny. HLM, zone industrielle, trafics de drogue, bagarres entre bandes rivales et influence grandissante des salafistes, voilà pour le décor. Anna est vite rappelée à sa judéité par l’antisémitisme ordinaire des élèves. Seul Lakdar Abdane, jeune beur particulièrement doué, sort du lot. Mais une erreur médicale, qui lui fait perdre l'usage d'une main, va tou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (61) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  15 décembre 2016
Banlieue parisienne dans le 9-3, septembre 2005. Anna Doblinsky, fraîchement sortie de l'IUFM, fait sa première rentrée scolaire au collège de Certigny, emplie d'inquiétude. À la cité scolaire Pierre-de-Ronsard, infiniment triste, elle sait qu'elle devra faire face à tous ces adolescents pour la plupart livrés à eux-mêmes. Trafics de drogue, violence, racisme, antisémistisme, fanatisme seront son lot quotidien. Parmi eux, Lakdar Abdane, un jeune beur, plus calme et plus intelligent. Malheureusement, une stupide erreur médicale a rendu sa main droite infirme, brisant ses rêves de devenir dessinateur.
Le substitut Richard Verdier, lui, ne se fait pas d'illusions sur ces cités perdues et se demande bien à quoi il sert encore aujourd'hui.
Adrien Rochas, à peine 20 ans, passe ses journées enfermé chez lui. Il vit seul avec sa mère, son père ayant quitté le domicile conjugal avec sa secrétaire. Elle ne peut faire face seule aux délires de son fils, complètement obnubilé par La Chimère et ses cours d'anatomie.
Et l'islamisme germe un peu partout...
Thierry Jonquet nous dresse le portrait sans concession d'une France en perte de repère et d'une ville de banlieue en proie à la violence, à la délinquance, au racisme et à la montée de l'intégrisme. L'on suit alternativement le quotidien d'Anna, de Lakdar, du substitut et d'Adrien mais aussi celui des frères Lakdaoui, qui ont la mainmise sur le quartier ou de Slimane, l'ami de Lakdar, bien décidé à faire le Djihad. Ce roman, terriblement sombre et réaliste, dépeint avec force cette misère sociale et tous ces personnages, pour certains tristes spectateurs, pour d'autres victimes ou combatifs. L'auteur fait un constat bien amère de notre société dans laquelle la police, la justice, l'enseignement et les parents semblent avoir démissionné. L'écriture nerveuse et travaillée sied à cette ambiance particulièrement tendue, menaçante et ombreuse.
Alors que Jonquet écrit ce roman, un mois plus tard, la France connaissait une période de troubles suite à la mort de deux adolescents à moto : émeutes, révoltes et feu de joie. Visionnaire, le romancier assiste, impuissant et étonné, au scénario qu'il avait imaginé.
Un roman noir qui, dix ans après sa parution, est plus que jamais d'actualité.
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Crossroads
  07 mars 2013
La banlieue , c'est pas rose ,
La banlieue , c'est morose , yo , yo , ouaich , ouaich !
Et elle va le découvrir Anna Doblinsky , jeune prof nouvellement promue au Collège de Certigny , Seine-Saint-Denis , enfin l'9-3 comme il est désormais coutume de l'évoquer .
Un département gangréné par la drogue , la prostitution , le prosélytisme intégriste...
Au pays ♪
D'Certigny ♫♪
C'est pas joli , joli ♪♪♫
A toi Candy !
Anna devra gérer de jeunes terreurs , purs produits d'un environnement hostile qui semble déjà les avoir condamnés de par leur triste localisation géographique , latitude 48.856614 , longitude 3.1415926 à vol de kswagen , pour les plus pointilleux...
Son lot quotidien ? Insultes , crachats , provocations...De quoi éprouver la solidité d'une vocation héréditaire ! Ajouter à cela un contexte de guerre civile étant sur le point d'éclater et vous obtenez le portrait sans concession d'une ville de banlieue fictive , véritable terreau fertile au pourrissement des corps et des âmes...
Jonquet fait habituellement dans le polar fictif .
Il décide , dans le cas présent , d'allier fiction et faits avérés pour étayer un propos d'une rare noirceur . Si Moloch m'avait véritablement scotché , ce récit possède comme un p'tit arrière goût de frustration . Rien à redire sur l'évocation d'une poudrière ne demandant qu'à exploser , non , là où le bât blesse , c'est ce sentiment d'avoir le cul entre deux chaises au sortir de ce docu-fiction .
J'ai accroché à ces destins croisés de jeunes totalement en perdition , en manque de repères fondateurs et qui se construisent alors dans la violence et la haine de l'autre .
J'ai apprécié ces quelques piqures de rappel à l'évocation des émeutes ayant fait la une de l'actualité fin 2005 .
J'ai éprouvé amèrement la faillite des institutions que sont l'enseignement , la justice , la politique au profit d'un obscurantisme religieux essaimant à tout va et d'une violence quotidienne semblant inscrite dans les gênes d'une génération délibérément sacrifiée...
Cependant , le sentiment final qui prévaut au sortir d'un tel roman est bel et bien celui d'un engouement moindre comparé aux précédentes moutures d'un auteur toujours aussi précis et alerte dans son écriture .
Jonquet dépeint la misère intellectuelle et sociale d'une banlieue sans manichéisme aucun sans pour autant apporter de nouvelles pierres à l'édifice d'où ce méchant sentiment d'avoir lu un bon roman sans pour autant en ressortir beaucoup plus intelligent...ce qui , habituellement , est pourtant chose aisée...
Ils Sont Votre Épouvante Et Vous Êtes Leur Crainte ( Victor Hugo ) : jusqu'ici , tout va bien...
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Tostaky61
  23 février 2016
J'ai choisi le titre d'une célèbre émission documentaire pour débuter ma chronique, tant ce livre m'a bouleversé.
Apocalypse « Cité années 2000 »
Anna Doblinsky est nommée pour son premier poste de professeur, dans un collège de banlieue du 9-3… La France Black, blanc, beur…
Effrayant, effarant, violent, mais tellement vrai.
Le constat est sans appel.
Échec de l'éducation parentale, échec de l'éducation nationale, échec de l'éducation religieuse.
Police et justice impuissantes.
Quartier de non droit, lieu de perdition, trafics en tous genres, drogues, prostitution. Une jeunesse aux origines multiraciales, née en France et qui, pourtant ne s'y sent pas chez elle, nourrie de la haine de l'autre, de ses différences de couleur ou de religion.
Une jeunesse livrée à elle-même que les éducateurs et autres professeurs n'arrivent plus à encadrer et à remettre dans le droit chemin, qui méprise toute forme d'autorité, qui met le feu aux cités et fait preuve d'une violence inouïe. Alimentée par les images de l'actualité quotidienne en Palestine, le racisme et l'antisémitisme sont le quotidien de ces adolescents en mal de vivre et sans repère. Une jeunesse si fragile que les recruteurs de l'islam extrémiste en font leurs cibles privilégiées.
Même les quelques exemples de réussite dans leur entourage ne leur laissent pas penser qu'ils peuvent s'en sortir et construire un monde meilleur.
Ce livre écrit il y a dix ans trouve une résonance particulière dans les évènements survenus dans notre pays récemment.
Vous voulez regarder la réalité en face ?
Ce livre est une gifle en pleine figure, sans optimisme, sans espoir.
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lyoko
  07 mars 2016
Une jeune prof pour sont premier poste se retrouve dans les fameuses cités balieusardes de Paris. le melting-pot y est présent et la diversité à parfois du mal a bien s'entendre. A tel point que tous les conflits se trouvent être les centres d'intérêts des lycéens. Pas facile de commencer une carrière comme ça.
J'ai trouvé que ce livre sonnait très juste, peut être même trop pour ma tranquillité d'esprit. je ne vis certes pas dans la banlieue Parisienne, mais déjà en province certains quartiers chauds ressemblent étrangement à ça. le racisme primaire y est présent et parfois déjà inculqué par les parents dès la naissance. Mais pas seulement, la société actuelle fait que cette jeune génération ne sait plus d'ou elle vient et sa quête identitaire, et la faiblesse de l'adolescence en font une proie facile.
Un livre prenant, qui fait mal par sa réalité et qui met un avant l'échec cuisant de l'éducation aussi bien parentale que scolaire. L'auteur a aussi démontré d'une main de maître comment la propagande religieuse pouvait faire basculer d'une pichenette un être humain avec une facilité effarante du côté obscur.
Un livre qui m'a touché et qu'il est bon de garder à l'esprit
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Ziliz
  13 décembre 2015
Inutile de rappeler que l'Histoire se répète. Quoique... Au vu de certaines réactions de surprise, on peut se demander si nous en sommes vraiment conscients. Comme si nous n'avions pas d'exemples récents - ou actuels, même, mais "loin de chez nous" - de barbarie et de guerre.
La preuve s'il en fallait : « Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte » est un vers rédigé en juin 1871 par Victor Hugo ("A ceux qu'on foule aux pieds"), en référence aux Communards. Il s'applique parfaitement aux émeutes dans certaines banlieues à l'automne 2005, qui servent de cadre à cette intrigue de Jonquet.
Dans cet excellent roman, l'auteur montre la complexité de la crise sociale en France, condensée dans les cités 'difficiles' où la mixité sociale est catastrophique - crise aggravée par les difficultés économiques et qui s'exprime au niveau national par un sentiment d'insécurité et un vote extrémiste.
Nul manichéisme ici, ce ne sont pas les gentils gaulois et feujs contre les méchants blacks et arabes - ou autre combinaison, ou l'inverse, selon notre degré de politically correct et la distance que nous avons par rapport au sujet. Ce sont des hommes entre eux, donc des loups, des victimes et des bourreaux, de tous côtés. Et d'autres hommes moins impliqués qui voudraient changer les choses, mais assistent impuissants aux drames qui se jouent autour d'eux.
Jonquet met bien en perspective l'ambiance de guerre civile dans certains quartiers avec le conflit israélo-palestinien, ainsi que toutes les humiliations que les "croisés" (les blancs) ont fait subir aux Arabes depuis des siècles et des siècles - amen. Ce sont ces mêmes arguments (sans nuances, caricaturés, biaisés) qu'utilisent les islamistes pour pousser des jeunes au terrorisme. « Maintenant, nous les musulmans, on va riposter ! Partout on opprime nos frères, en Palestine, en Irak, en Tchétchénie... Ça a assez duré, on va rendre coup pour coup ! » (p. 79)
Bref, pour faire simple, le conflit Orient/Occident n'est pas nouveau et il n'a pas fini de se complexifier avec tous les intérêts financiers, politiques et économiques en jeu au niveau international et dont le citoyen lambda n'a pas connaissance. Et l'école, la police, la justice n'ont pas les moyens d'y remédier quand cette haine s'exprime dans des microcosmes.
Si les destins de la jeune prof Anna, du brillant petit Lakdar, de son papa dépassé, du pauvre Moussa complètement paumé - et bien d'autres - vous bouleversent par moments, vous donnent envie de hurler, sachez que ça ne s'arrangera pas au fil des pages, au contraire. Thierry Jonquet écrivait en 1998 dans "Rouge c'est la vie" (récit de son engagement militant) : « J'écris des romans noirs. Des intrigues où la haine, le désespoir se taillent la part du lion et n'en finissent plus de broyer de pauvres personnages auxquels je n'accorde aucune chance de salut. » En effet. Jonquet a l'art de nous mettre mal à l'aise lorsqu'on prend conscience que les torts sont partout, et les problèmes sans issue. Mais il nous bouscule et c'est nécessaire...
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   17 décembre 2015
On l'a élevé dans un nid bien trop confortable. Tiens, l'autre jour, sur je ne sais plus quelle chaîne, j'ai regardé une de ces émissions à la con, de la téléréalité... Une bande de petits merdeux, exactement comme le nôtre, figure-toi qu'ils signent une sorte de contrat moral avec une association qui les expédie au fin fond des Vosges. En pleine forêt. Ils dorment sous la tente, à la dure, ils coupent du bois, ils observent des animaux à la jumelle, mais le principal, c'est que pendant trois semaines, ils sont totalement coupés de leur milieu habituel. Plus le droit de fumer un joint, ni d'écouter leur musique de tarés, le shit et les baladeurs sont confisqués dès le premier jour. Fouille à corps, ambiance militaro. Et ça marche. Si on confiait Adrien à ces gens-là, je te parie tout ce que tu veux que ses histoires de vampires, ce serait réglé. La pédagogie du coup de pied dans le cul, parfois, c'est efficace !
(p. 122-123)
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ZilizZiliz   19 décembre 2015
En ce début du mois de septembre 2005, le seul écho du monde qui avait ému la classe, entre deux pubs, deux clips de rap, deux matchs de foot et la rencontre sur le ring de 'fight' Foster vs Kupitea, les idoles de Moussa, ce fut bien le cyclone Katrina. La Louisiane dévastée. A la fin de la maudite heure du vendredi après-midi, de dix-sept à dix-huit, Anna relâcha un peu la pression pour laisser ses élèves organiser un "débat". Bien mal lui en prit.
Djamel ouvrit le bal en affirmant qu'Allah avait puni l'Amérique à cause de la guerre que les juifs et les croisés menaient contre les frères irakiens ! Moussa sursauta, indigné. La télé, il l'avait bien regardée. C'étaient ses frères noirs à lui, les pauvres, les descendants d'esclaves, qui souffraient le plus, alors quoi, Allah, Il en voulait aux blacks ? Fallait le dire tout de suite ! A ce train-là, c'était peut-être aussi Allah qui avait foutu le feu dans les immeubles parisiens durant l'été, où des tas de familles africaines avaient crevé brûlées vives ? Partout, pas seulement en Louisiane, les blacks n'en finissaient plus de dérouiller ! Même que les crocodiles, ils avaient envahi les rues de la Nouvelle-Orléans pour s'attaquer aux survivants, Moussa l'avait bien lu dans 'Choc' avec les photos et tout ! Djamel, il allait se faire pécho dans pas longtemps s'il continuait à raconter ses conneries de baltringue ! [...] En moins d'une minute, les "apprenants" d'origine africaine, pourtant musulmans dans bien des cas, s'étaient dressés face aux Maghrébins qui, même s'ils n'étaient pas certains d'avoir raison, soutenaient Djamel.
Anna fut épouvantée d'avoir, bien malgré elle, déclenché un conflit ethnique sous prétexte de "débattre". Lakdar intervint avec calme. Il ne comprenait pas où Djamel avait entendu dire de telles choses, certainement pas à la mosquée de la Cité du Moulin. Jamais l'imam Reziane n'avait expliqué ça. Djamel s'empêtra dans une argumentation foireuse. Il finit par capituler, les bras croisés, les yeux rivés sur le bout de ses baskets.
(p. 132-133)
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Tostaky61Tostaky61   19 février 2016
La violence qui régnait au collège, dans la cour de récré comme dans les couloirs, les incidents à répétition en classe, les bagarres incessantes, le niveau effarant des élèves après tant d'années de scolarité, les trois cent mots de vocabulaire dont ils disposaient, en comptant large, le néant culturel, l'agressivité à fleur de peau, la détresse sous-jacente, l'océan de misère dans lequel ils surnageaient, oui, c'était dur, très dur. Ce n'était pas réellement un travail de prof.
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ZilizZiliz   13 décembre 2015
Djamel n'osait presque plus sortir de chez lui. Il sécha le collège les derniers jours avant les vacances de la Toussaint. Son visage couvert d'ecchymoses faisait peine à voir. Ses parents ne s'en formalisèrent pas. Bien avant lui, son grand frère Bechir était souvent rentré au bercail dans un tel état. Des bagarres de gosses, rien de plus. Et d'ailleurs, c'était ainsi que Bechir s'était endurci et avait trouvé une place de videur au Sexorama de la place Pigalle, un vrai travail où il ne se salissait pas les mains et ne courbait pas l'échine sous les ordres d'un cheffaillon raciste, comme le daron, sur ses chantiers... Ceinture noire de karaté, il était, Bechir, et ça, c'était mieux que tous les diplômes pour obtenir le respect.
(p. 225)
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ZilizZiliz   11 décembre 2015
Chacun commentait à sa façon la première escarmouche de cette rentrée [au collège]. La confrérie des pédagogues se répartissait en deux camps bien distincts. Les durs à cuire qui, une bonne fois pour toutes, grâce à une alchimie relationnelle aux ingrédients mystérieux, véritable formule magique, étaient parvenus à s'imposer, et les autres, qui, à des degrés divers, devaient remonter au créneau à chaque début de cours.
Anna retrouva Guibert près du distributeur à café. Livide.
- Ça s'est pas bien passé du tout, chuchota-t-il. Et toi ?
- Pas trop mal... Tu as un truc, là, sur la manche...
Guibert s'empourpra. Un résidu de crachat. Anna lui tendit un Kleenex.
- Et dans le dos aussi, ajouta Anna. Attends, je vais le faire...
La veste de l'angliciste était parsemée de taches de même nature. Anna les essuya, une à une, épuisant toute sa pochette. Guibert ne savait plus où fuir. Il avait trouvé refuge dans l'angle de la machine à café et s'y renfrognait, rongé par la honte.
(p. 63)
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Vidéo de Thierry Jonquet
Jean-François Balmer lit un extrait des Orpailleurs de Thierry Jonquet .Inventé par le romancier Thierry Jonquet, le fantasque commandant Rovère tire sa révérence ce mercredi soir, dans l?ultime épisode de la série Boulevard du Palais (France 2, 20h55). Nous avons proposé à Jean-François Balmer, l?interprète depuis 1999 de ce flic nihiliste et lettré, de lire un passage des Orpailleurs de Thierry Jonquet. Dans ce polar, sous la plume alerte de l?écrivain décédé en 2009, apparaît pour la première fois la figure désabusée du drolatique condé, magnifique éclopé de la vie. On ne pouvait rêver meilleur hommage pour enterrer ce cher Gabriel Rovère, avec tous les honneurs qu?il mérite? Lecture au coin du zinc d?un café de la Butte Montmartre, dans un de ces rades que le policier soiffard n?eût pas dédaigné.
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