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EAN : 9782070406388
399 pages
Éditeur : Gallimard (23/10/1998)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 485 notes)
Résumé :
Un corps massacré est découvert dans un immeuble délabré. Non identifiable. On peut juste constater que c'est une jeune fille. Détail macabre, la main droite a été coupée. Le travail est propre, le tueur s'y connaissait. L'équipe de l'inspecteur divisionnaire Rovère est chargée de l'enquête. Une semaine plus tard, un deuxième cadavre est retrouvé. C'est aussi une femme et le rituel de l'assassinat est le même. Dès lors, l'idée d'un meurtrier poursuivant une vengeanc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  04 avril 2020
Le saigneur de l'anneau.
A laisser au masculin et au singulier ? Vous verrez.
Des mains de femmes coupées, et comme fil rouge : une bague de la même couleur.
Une enquête entre Paris et la Pologne, entre les années 90 et la seconde Guerre mondiale - pendant et juste après.
Plein de prénoms féminins en -a (Nadia, Martha, Helena, Aïcha, Olga, Jadwiga) et de noms polonais. Trop.
Trop de pistes aussi, surtout quand on connaît la fin, la toute fin (dévoilée dans un autre livre de cet auteur, lu récemment), et qu'on a horreur des spoils.
Cette histoire basée sur des faits tristement réels nous parle de misère, de marginaux, de victimes, de cupidité - images des laideurs de notre société, de notre Histoire. Thierry Jonquet en connaît un rayon, et ne lésine pas sur les détails.
On retrouve son excellent style, qui fait passer tant d'horreurs presque en douceur - acuité, cynisme et humour.
Mais cent pages de trop, sans doute, comme tous les romans que je lis depuis trois semaines.
Lecture gâchée par le contexte, assurément.
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Sharon
  19 juin 2012
Excellent !!!!!
Thierry Jonquet est un auteur génial, et son décès n'y change rien : son oeuvre doit absolument être connue.
Je lis parfois : attention, âme sensible ! La mienne ne doit pas l'être, je n'ai pas trouvé que la découverte du cadavre ou les détails qui sont donnés ensuite étaient insurmontables. Même les autopsies restent sobres, sans complaisance et Pluvinage est un légiste haut en couleur. Ce qui était particulièrement poignant était les origines de ce crime, et le dénouement, bouleversant.
Bien sûr, les personnages ont donné naissance à la série Boulevard du palais, mais ils n'ont pas dans la série la complexité que Thierry Jonquet leur a donné initialement, dans ce tome ou dans Moloch, un des tout premiers livres que j'ai chroniqué sur le forum Partage-Lecture. Rovère est loin de ces policiers-qui-cachent-une-blessure-secrète. La plaie béante à son côté, tous la connaissent, certains tolèrent donc beaucoup à cause d'elle, parce qu'il est un enquêteur hors pair, parce que son insolence n'est pas gratuite mais va contre un chef prompt à joindre les sentiers battus, parce que chaque flic a droit à une vie privée, même si elle est privée de tout. Diméglio, Dansel, et même le petit Choukroun, un bleu, tous suivent ses ordres aveuglément.
Les rapports avec le Palais sont plutôt froid, jusqu'à ce qu'une nouvelle juge soit chargée de l'affaire. Elle s'appelle Nadia Lintz, vient tout juste d'être mutée à Paris après avoir été juge pour enfant à Tours pendant plusieurs années. Elle a choisi cette affectation pour tirer un trait sur son passé - tout son passé - et cette décision marque son courage et sa tenacité. Ses deux qualités lui permettent de tenir face aux pressions qui pèseront sur elle tout au long de l'enquête, et des autres affaires. En effet, la vie d'un juge n'est pas limité à un seul dossier, ce serait trop beau. Les meurtres se suivent, le sordide semble ne pas avoir de limite, l'inespoir non plus. Nous ne sommes plus dans les enquêtes d'Agatha Christie, où la société est foncièrement bonne, et le meurtrier foncièrement mauvais. Nous sommes dans une société où rien ne va (plus), où la famille n'est pas en mesure de protéger les siens. Les orpailleurs sont aussi une histoire d'enfants perdus.
Les enfants grandissent, et deviennent des vieillards qui n'ont pas fondé de famille à leur tour. Ici, un frère et une soeur s'accrochent l'un à l'autre, se détestent, se querellent, et ne peuvent à l'heure de la retraite et de la maladie, vivre l'un sans l'autre. Là, un médecin sexagénaire tarde à prendre sa retraite, parce qu'il aime se dévouer aux autres, dans ce quartier à deux doigts de la démolition. Puis, il y a Izy. le moindre commentaire sur lui me paraît réducteur. Il a traversé tant d'événements que la sobriété est de rigueur pour parler de ce sexagénaire charismatique. Son parcours même à travers ce roman est exemplaire, et donne véritablement son sens au mot amitié, même s'il doit refaire un chemin qu'il s'était juré de ne plus jamais parcourir, même s'il ne pensait pas revenir là. Arbeit macht frei.
Les orpailleurs est un de mes coups de coeur du mois de juin.
Lien : http://le.blog.de.sharon.ove..
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kuroineko
  02 septembre 2018
Avec Les Orpailleurs, j'ai retrouvé la brigade criminelle découverte dans Moloch, lu précédemment. D'une facture plus classique que Mygale ou La Bête et la Belle, ce roman n'en possède pas moins de grandes qualités.
Déjà, il nous permet de découvrir le quotidien et les procédures des rouages de la justice, des inspecteurs au juges d'instruction en passant par les procureurs. C'est un univers qui semble familier à force de lire des romans policiers mais Thierry Jonquet y a mis beaucoup de détails qui rendent plus vrais ses intrigues. Sans compter que ses personnages, qu'il s'agisse de Rovère ou de la jeune magistrate Nadia fraîchement débarquée de Bourges, occupent pleinement l'espace qui leur est dévolu, avec leurs blessures passées ou présentes.
Quant à l'enquête proprement dite, tout débute avec le cadavre peu ragoûtant après trois semaines au soin des seuls insectes nécrophages d'une jeune femme stylée à qui l'on a coupé une main dans un squat des plus sordides. Pas banale comme exécution que de laisser sa victime se vider de son sang après une découpe fine et précise de ladite main.
Encore moins banal quand d'autres corps suivent, selon le même schéma. Un tueur en série dans Paris? La brigade mène l'enquête. Celle-ci n'ira pas sans surprises de taille et motivations inattendues.
Le roman se lit avec délectation. Des suspects entrent en scène dans l'esprit du lecteur grâce à des chapitres où l'auteur se place du point de vue du tueur. Outre maintenir le suspense et les velléités d'enquêtrice qui se cachent au fond de moi, ces chapitres offrent une approche différente du meurtrier et il est difficile de ne pas éprouver une certaine compassion pour lui.
Décidément, quelque soit l'angle qu'il choisit pour construire ses récits, le regretté Thierry Jonquet frappe toujours juste et capte l'attention jusqu'à la toute dernière page. Que je referme en sachant que l'histoire ne s'arrête pas vraiment là et qu'elle continuera à me trotter dans la tête un bon moment, au vue des thèmes abordés dans la dernière partie.
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Beatson
  30 août 2015
Tout d’abord, à partir d’un meurtre, il y a la présentation de toute une équipe d’enquêteurs et de membre de la justice, chacun ayant plusieurs affaires et plusieurs tâches sur les bras, certaines de ces affaires ou de ces tâches passant de personne à personne quand il y a des indisponibilités ; Ensuite, chacun de ces personnages à sa propre vie, ses propres problèmes, amours et amitiés et vie privée qui sont exposés régulièrement tout au long du roman.
Si ce n’était que ça : L’affaire principale aussi fait apparaître progressivement différents personnages et différents comportements délictueux qui finalement mettent un peu l’équipe de fins limiers sur de fausses pistes en servant de « leurres ». Bref tout ça montre que Thierry Jonquet était capable de mettre en scène de vrais êtres humains plongés dans la vraie vie. Chapeau !
Dès le milieu du roman, il y a par-ci par là des interventions de l’assassin qui décrit un peu ses états d’âmes et certains de ses actes mais, on ne sait pas qui il est bien que l’on comprenne qu’il fait partie des personnages intervenant dans l’histoire. En fait j’avais deviné à certains détails qui il était mais, ses motivations étaient quasi impossibles à deviner. De même, le pourquoi du titre du roman reste longtemps mystérieux. Il faut attendre la fin du roman pour comprendre tous ces éléments.
Et tout cela est écrit dans un style si fluide, si naturel que cela démontre une grande maîtrise romanesque.
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Tatooa
  22 juillet 2019
Et ben voilà voilà... Il y a encore des auteurs français géniaux que je ne connaissois point.
Découverte totale, et enthousiasme garanti (bon, il faut aimer le glauque, quand même, parce qu'il y a des descriptions pas piquées des hannetons (ou peut-être que si, justement, ok je sors !) !).
C'est très bien écrit, et on colle à ces personnages ultra-réalistes, tour à tour, dans leur vie de tous les jours d'un côté, et dans leur enquête de l'autre côté ! Ils côtoient le crime sous toutes ses formes au quotidien, et on s'y croirait.
Tous les personnages sont très bien caractérisés, on sait "où" et qui ils sont en quelques phrases, ils sont très cohérents, c'est un vrai plaisir de "cohésion" globale, ce bouquin, dans les comportements de tout le monde.
On a également par moments le point de vue de l'assassin, sans qu'il nous donne jamais son mobile. On se doute assez vite de qui il est, cet assassin, mais on suit quand même les fausses pistes et les démêlés des uns et des autres, que ce soit avec leurs proches ou des voisins, ou entre enquêteurs, c'est absolument passionnant, et très difficile à lâcher.
Et je sais pas si les histoires de barbaque sont vraies, mais ça fait très très froid dans le dos.
Bref, si, comme moi, vous ne le connaissez pas, il est à découvrir ! (mais il faut aimer les polars).
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
santorinsantorin   23 novembre 2019
- Et ces gens-là vivent ici, dans ce… ce charnier ! Heureux ! Tranquilles ! reprit-il d'une voix saccadée. Ah, ils l'ont retournée, cette foutue terre ! Et ils n'ont pas trouvé que des os ! Sur le chemin des chambres à gaz, les gens enterraient à la hâte les quelques biens qui leur restaient… ceux qui avaient pu échapper à la fouille ! Alors une bague…
- C'est de la folie ! balbutia Rovere, interloqué.
- La recherche, je veux dire la recherche méthodique a commencé tout de suite après la guerre, ajouta Sosnowski. Ils se réunissaient sur la grande place d'Oswiecim, avec des pelles, des pioches et ils venaient jusqu'ici, en chantant pour se donner du courage, les salauds ! Dieu sait sur combien de kilos d'or ils ont pu mettre la main ! Vous savez, les dents… et puis les bijoux, les diamants, enfouis dans la glaise. Ils chargeaient la terre dans des sacs et la tamisaient dans les éviers de leurs cuisines.
- Exactement comme des orpailleurs ! murmura Rovere consterné.
- Dégueulasse, hein ? Ces salauds ont trouvé un Eldorado leur mesure. Et ça a continué jusqu'à aujourd'hui ! Oh plus avec des pelles, avec des détecteurs de métal ! Tout le monde le sait. C'est un secret tellement honteux… personne n'en parle !
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kuroinekokuroineko   01 septembre 2018
Le cadavre, recroquevillé le long du mur, ruisselait d'insectes qui dansaient la sarabande le long des membres. Il était enroulé dans un vieux matelas couvert de taches, si bien qu'on n'apercevait que les deux jambes, le bassin et la moitié inférieure du torse (...).
Rovère détailla longuement les jambes. Celles d'une femme, probablement assez jeune à en juger d'après le modelé de la cuisse, du mollet, que la putréfaction n'avait pas encore gommé. Cloportes, punaises et cafards s'étaient infiltrés sous la soie des bas et y grouillaient en plaques ondulantes.
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santorinsantorin   23 novembre 2019
Quel souvenir ? répéta-t-il songeur. Durant les années de l'après-guerre, j'ai rencontré de nombreux déportés. Szalcman leur ressemblait. Il savait sourire, écouter, parler, jouer un rôle, mais en fait …
- Il était encore… là-bas, n'est-ce-pas ?
- Oui, c'est cela, tout se passait comme s'il n'était jamais sorti du camp. Il y avait cette vie, qui s'écoulait, jour après jour, ici, parmi nous, une vie factice en vérité, tandis que l'autre, la vraie, continuait, "là-bas", comme vous dites.
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ZilizZiliz   01 avril 2020
A chaque fois que Dimeglio prenait l'escalier carrelé menant au premier étage de l'Institut médico-légal, quai de la Rapée, il croisait inévitablement Istvan, un des garçons morguistes, qui, croyant lui faire plaisir, l'accueillait avec un dicton de circonstance, quelques mots d'italien, les seuls qu'il connaissait :
- Aqua fresca, vino puro, fica stretta, cazzo duro ! claironnait-il, l'index pointé vers le visiteur.
De l'eau fraîche, du bon vin, une figue mûre, la bite bien dure. Que demander de plus, en effet ? songeait l'inspecteur.
(p. 42-43)
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ZilizZiliz   04 avril 2020
- Durant les années de l'après-guerre, j'ai rencontré de nombreux déportés. [Il] leur ressemblait. Il savait sourire, écouter, parler, jouer un rôle, mais en fait...
- Il était encore... là-bas, n'est-ce pas ?
- Oui, c'est cela, tout se passait comme s'il n'était jamais sorti du camp. Il y avait cette vie, qui s'écoulait, jour après jour, ici, parmi nous, une vie factice en vérité, tandis que l'autre, la vraie, continuait, 'là-bas', comme vous dites.
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Vidéo de Thierry Jonquet
Chronique consacrée aux grands noms de la littérature policière, et animée, depuis octobre 2018, par Patrick Vast, dans le cadre de l'émission La Vie des Livres (Radio Plus - Douvrin). Pour la 29ème chronique, le 12 juin 2019, Patrick présente l'auteur Thierry Jonquet. Patrick Vast est aussi auteur, notamment de polars. N'hésitez pas à vous rendre sur son site : http://patricksvast.hautetfort.com/ Il a également une activité d'éditeur. À voir ici : https://lechatmoireeditions.wordpress.com/ La page Facebook de l'émission La Vie des Livres : https://www.facebook.com/laviedeslivres62/
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