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ISBN : 2070408019
Éditeur : Gallimard (05/07/1999)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.04/5 (sur 548 notes)
Résumé :
«Alex était parti, après avoir embrassé le vieux. Huit jours plus tard, il attaquait la succursale du Crédit Agricole et tuait le flic. Au village, tout le monde devait avoir gardé la page du journal, avec la photo d'Alex à la Une et celle du flic en famille.»
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Critiques, Analyses & Avis (104) Voir plus Ajouter une critique
marina53
04 février 2013
Richard Lafargue est un brillant chirurgien. Il aime se montrer en public au bras de la jeune et jolie Eve. Mais, celle-ci n'est pas celle que l'on croit. Celle que l'on pense être sa femme n'est finalement que son objet, qu'il séquestre depuis plusieurs années dans son manoir et pour qui il éprouve autant d'attirance que de d'aversion. Il s'occupe bien d'elle, mais pour autant la drogue à l'opium, et la fait se prostituer. Entre ces deux êtres, un lien très fort est tissé.
Alex, lui, est un malfrat. Braqueur de banque et petite frappe, il a les flics à ses trousses depuis qu'il a tué un gendarme lors d'un cambriolage.
Quant à Vincent, il nous raconte son histoire, enfermé entre quatre murs, menotté et enchainé. Il y a quatre ans, il s'est fait pourchassé et traqué par un homme. Depuis, celui-ci le retient prisonnier. Surnommé La mygale par ce dernier, cet homme le maintient malgré tout en vie.
Quatre destins qui vont inévitablement finir par se croiser....dans bien d'étranges circonstances...
Totalement ingénieux et diabolique, Jonquet tient son lecteur en haleine jusqu'aux toutes dernières pages. Judicieusement construit, ce roman en trois parties fait la part belle au suspense et dévoile une intrigue des plus machiavéliques. Jonquet jongle parfaitement entre les différents narrateurs et les scènes de flash-back s'intègrent pertinemment. Ecrites à la deuxième personne du singulier, celles-ci impliquent d'autant plus le lecteur dans le sentiment de soumission et de captivité.
Un huis clos oppressant dont on ne ressort pas indemne.
La mygale m'a prise dans ses filets...
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palamede
24 mai 2017
Thierry Jonquet, telle une mygale tissant sa toile, construit un piège infernal et sans issue où s'empêtrent ses héros sous notre regard incrédule et ébahi.
Alex et Vincent, deux copains de classe, deux petits voyous, vont commettre un crime presque par distraction. Un crime qui est le début d'un enchaînement diabolique pour les deux jeunes gens qui trouvent sur leur chemin leur maître. Un être à l'autre bout de l'échelle sociale qui applique la loi du talion avec une terrible et grotesque perversité.
Absolument fascinant et addictif, ce petit roman a tout des grands romans noirs. En montrant l'ignoble vengeance d'un père, Thierry Jonquet illustre ce qu'est la haine à l'état pur, quand elle n'a plus aucune limite. Une belle découverte que je ne mettrais pas entre toutes les mains.
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le_Bison
06 février 2013
Richard Lafargue, un brillant chirurgien esthétique.
Alex Verni, apprenti voleur qui tente son premier coup en solo et qui flingue un flic.
Vincent Moreau, l'ami d'Alex qui a disparu de la surface de la terre.
Un trio de choc. Mais je n'oublie pas Ève, sublime Ève qui reste cloisonné dans la villa de Richard, qui joue du piano à poil et qui m'émeut à un point que tu ne peux imaginer.
Je me verrai bien dans la peau de Richard. Je suis brillant et talentueux, totalement pervers avec des tendances sadiques. Il prostitue la belle Ève pour pouvoir mieux zyeuter ses ébats. Mais lorsque la belle Ève, de son piano, se retourne vers moi, cuisses écartées et pianotant sa chatte, je ne peux plus rien faire… Non Richard c'est pas moi…
Alex, mon petit Alex. Un gars qui boit des canettes de bière en tee-shirt et en caleçon, dans une petite maison de campagne dans le Sud. le soleil, la bière, la détente quoi. Il a tué un flic, et alors. Il n'avait qu'à pas se mettre dans son chemin qui va du guichet à la sortie de la banque. Son premier coup en solo. Oui, mais il s'est quand même pris une balle dans le gras de la cuisse, le gars. Pas très futé. Ce type ne peut pas être moi…
Vincent Moreau. Lui, je l'aime bien. Il passe la totalité du roman entièrement nu, attaché par deux grosses chaines. Oui, ça me correspond, cette tendance sadomasochiste. Souffrir, nu et enchainé, à la merci d'une bonne âme charitable. Je m'y verrai bien dans sa peau. Sauf que je pressens que ça va mal finir. Être nu, c'est pas une vie. Certes, socialement, on peut grimper quelques échelons, mais ça a ses limites.
Et si je devenais simplement la belle Ève, la si belle héroïne de ce roman à scalper le souffle.
[...]
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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viou1108
05 juillet 2017
Challenge ABC 2016-2017
« Mygale » m'a engluée dans sa toile, emberlificotée dans la trame de ses trois récits tissés en direction d'un point de convergence qui n'est dévoilé que tardivement.
Richard et Eve, lui chirurgien plastique renommé et donc riche, elle belle jeune femme sans histoire, au sens où elle semble sortie de nulle part. Un couple glamour comme on en voit dans les cocktails de Madame l'Ambassadeur, épatant la galerie. Pourtant, vue des coulisses, leur relation est en réalité un jeu ultra-malsain entre dominant et dominée, entre un savant fou et sa créature, entre un sujet et un objet.
Alex, petit truand minable et pas très futé, se planque dans une bicoque au fond des bois depuis que son casse du siècle a tourné court, se soldant par la mort d'un flic et une vilaine blessure pour notre braqueur.
Vincent, vingt ans et quelque, se retrouve pris au piège d'un homme qu'il surnomme « Mygale ». Il est emprisonné depuis des mois, sans savoir pourquoi, dans des conditions d'abord sordides et humiliantes, puis de plus en plus confortables, voire luxueuses, à mesure que « Mygale » lui administre son étrange poison.
Le lien entre ces trois récits ? Personnellement je n'ai rien vu venir avant qu'on ne me mette la réponse sous le nez. Une histoire d'aliénation de personnalité au service d'une vengeance machiavélique, cruelle, totalement sadique, complètement immorale.
Le style n'a rien de remarquable, la psychologie des personnages n'est pas très fouillée, l'intrigue est peu vraisemblable, il n'empêche qu'il s'en dégage une sensation de malaise permanent.
Un peu trop dérangeant à mon goût, mais j'apprécie néanmoins l'originalité et la construction maîtrisée de cette toile de « Mygale ».
Adapté au cinéma par Pedro Almodovar sous le titre « La piel que habito ».
Lien : https://voyagesaufildespages..
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lehane-fan
14 octobre 2011
Retors et machiavélique à souhait !
Petit roman de 150 pages donc l'histoire posée et les personnages travaillés : connais pas !! Et c'est tant mieux ! Mygale est un TGV que l'on prend en pleine face et autant vous dire que le controleur n'est pas votre ami , mais alors pas du tout !!
Quatre personnages et demi : Richard Lafargue , Eve , Vincent et Alex . Et dans le role de la demi-portion au role fantomatique puisque ses rares interventions oscillent entre cris et prostration : Viviane , jeune fille internée sur laquelle , à l'instar d'un ascenseur facétieux attendu comme le messie afin de vous sauver la mise apres 5 h de courses éffrénées et 156 sacs collectés pesant chacun son demi quintal et comptant sur vos p'tits bras musclés pour atteindre le 7e ciel , l'on pourrait placarder : en dérangement .
Un role mineur dans le prochain Almodovar à l'adapatation tres , tres , libre ( mais néanmoins talentueuse..) mais cependant essentiel puisque de ce personnage découlera la folie vengeresse de ce pas si bon docteur Lafargue ! Docteur Feelgood n'aura jamais aussi mal porté son nom...
Richard et Eve sont à la colle . Si ,si meme si cela parait difficile à croire tant leurs rapports sont atypiques . Cris et injures semblent etre le ciment de ce couple des temps modernes...Le fait qu'Eve soit enfermée jour et nuit mettra cependant la puce à l'oreille des lecteurs les plus perspicaces .
Vincent et Alex sont , eux , deux amis d'enfance , deux petites frappes , deux énormes branleurs pour tout dire . Mais leurs fortunes sont bien diverses car si l'on découvre un Vincent cloitré , aux prises avec un geolier pervers à souhait qu'il finira par voir comme étant son meilleur pote ( vous avez dit Stockolm ? ) , Alex n'a pas vraiment grand chose à lui envier pour le coup . Apres avoir finalement réussi le casse de sa vie , il est désormais possesseur de 4 millions d'euros ( youpi ) mais de fait recherché par toutes les polices de France et de Navarre . Un flic y ayant laissé sa peau dans l'affaire ( moins youpi deja ) .
Diantre et double bigre me direz-vous , quel rapport entre ces quatre tristes sires ? A priori : aucun !
Et c'est là qu'il est tres fort ce bougre de Jonquet . En quelques dizaines de pages , il va demeler , sous nos yeux ébaubis , un écheveau improbable aussi démoniaque que diabolique ( ce qui veut dire exactement la meme chose , on est d'accord mais je manquais d'adjectifs...j'en appelle à la clémence du jury votre honneur ! ) . le puzzle prend forme . L'on se délecte des révélations à venir car l'on se doute que la douleur y aura une place prépondérante .
L'écriture est nerveuse et épurée au max ! Pas de personnage faible . Chacun tient son role dans l'histoire . Un role complémentaire qui met en lumiere les trois autres .
Petit bémol concernant une ou deux facilités de l'auteur . Notamment le fait que Lafargue , miraculeusement , en vienne à croiser la route de Vincent puis d'Alex , le cadre de l'histoire etant la petite ville de Paris et sa proche banlieue...Passons..
Re-petit bémol sur un scénario que l'on sent venir malgré tout à des kilometres..Et une grosse ficelle , une...Passons..
Le gros point noir réside , comme bien souvent , dans un final abracadabrantesque à la crédibilité plus que douteuse...Mais faisons fi de ces quelques indélicatesses...
Ces petits travers sont facilement éclipsés par l'énorme plaisir pris à dévorer ce bouquin !
Venez découvrir ce Frankenstein des temps modernes !
La Mygale m'a prise dans sa toile et j'ai aimé ça!!
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Citations & extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison03 février 2013
Il se remit à boire, tétant la boîte de bière, se gargarisant de mousse, recracha. Il s’assit sur le banc de la véranda, soufflant, rotant de nouveau. De la poche de son short, il tira un paquet de Gauloises. La bière avait éclaboussé son tee-shirt, déjà crasseux de graisse et de poussière.
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AproposdelivresAproposdelivres13 octobre 2014
Richard Lafargue arpentait d'un pas lent l'allée tapissée de gravier qui menait au mini-étang enchâssé dans le bosquet bordant le mur d'enceinte de la villa. La nuit était claire, une soirée de juillet, le ciel parsemé d'une pluie de scintillement laiteux. Embusqué derrière un bosquet de nénuphars, le couple de cygnes dormait d'un sommeil serein, le cou replié sous l'aile, la femelle, gracile, douillettement blottie contre le corps plus imposant du mâle.
Lafargue cueillit une rose, huma un instant cette odeur douceâtre, presque écœurante, avant de revenir sur ses pas. Au-delà de l'allée bordée de tilleuls, la maison se dressait, masse compacte et sans grâce, trapue. Au rez-de-chaussée, l'office, où Line – la femme de chambre – devait prendre son repas. Un jet plus clair vers la droite, et un ronronnement feutré : le garage où Roger – le chauffeur – était occupé à faire tourner le moteur de la Mercedes. Le grand salon enfin, dont les rideaux sombres ne laissaient filtrer que de minces rais de lumière.
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le_Bisonle_Bison05 février 2013
Avant de partir, il alla saluer Ève, encore endormie. Il la gifla doucement pour la réveiller. Elle se dressa d’un bond, stupéfaite. Le drap avait glissé et Richard observa la courbe gracieuse de ses seins. Du bout de l’index il la caressa, remontant de la peau des côtes au sommet de l’aréole.
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feanorafeanora17 décembre 2014
Il quitta la chambre, sortit dans la parc et se dirigea vers le plan d'eau. Les cygnes dormaient côte à côte, le cou replié sous l'aile, la femelle, gracile,douillettement blottie contre le corps imposant du mâle.
Il admirait leur quiétude, enviant cette sérénité lénifiante. Il pleura à chaudes larmes. Il avait tiré Eve des mains de Varneroy et comprenait à présent que cette pitié-il appela cela pitié-venait de briser net sa haine, une haine sans limite, sans retenue. Et la haine était sa seule raison de vivre.
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AproposdelivresAproposdelivres13 octobre 2014
Il tourna les trois verrous qui, de l'extérieur, bloquaient la porte d'entrée de l'appartement où vivait celle qui s'obstinait à rester sourde à son appel. Sans faire de bruit, il referma la porte et s'avança dans le boudoir. La pièce baignait dans l'obscurité, seule la lampe à abat-jour posée sur le piano dispensait un éclairage tamisé. Tout au fond de la chambre jouxtant le boudoir, le néon cru de la salle de bains ponctuait d'une tache blanc vif l'extrémité de l'appartement.Dans la pénombre, il se dirigea vers la chaîne et coupa le son, interrompant les premières notes de la mélodie qui, sur le disque, suivait The Man I love. Il domina sa colère avant de murmurer d'un ton neutre, exempt de reproches, une remarque pourtant acerbe sur la durée raisonnable d'une séance de maquillage, du choix d'une robe, de la sélection des bijoux convenant au type de soirée à laquelle lui et Ève étaient conviés...
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Videos de Thierry Jonquet (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thierry Jonquet
Jean-François Balmer lit un extrait des Orpailleurs de Thierry Jonquet .Inventé par le romancier Thierry Jonquet, le fantasque commandant Rovère tire sa révérence ce mercredi soir, dans l?ultime épisode de la série Boulevard du Palais (France 2, 20h55). Nous avons proposé à Jean-François Balmer, l?interprète depuis 1999 de ce flic nihiliste et lettré, de lire un passage des Orpailleurs de Thierry Jonquet. Dans ce polar, sous la plume alerte de l?écrivain décédé en 2009, apparaît pour la première fois la figure désabusée du drolatique condé, magnifique éclopé de la vie. On ne pouvait rêver meilleur hommage pour enterrer ce cher Gabriel Rovère, avec tous les honneurs qu?il mérite? Lecture au coin du zinc d?un café de la Butte Montmartre, dans un de ces rades que le policier soiffard n?eût pas dédaigné.
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