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ISBN : 2266206893
Éditeur : Pocket (08/09/2011)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 47 notes)
Résumé :

Perrin est toujours à la poursuite des Shaidos qui ont enlevé Faite, sa femme. Il envisage même une alliance temporaire avec les Seanchans pour la libérer. Perrin pourra-t-il rester loyal envers Rand et surtout envers lui-même ? Ou sera-t-il prêt à vendre son âme par amour ? Mat, quant à lui, tente d'échapper aux Seanchans tout en courtisant Tuon, la Fille des Neuf Lunes, qu'il a kidnappée et qui, sel... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Grecie
  28 août 2013
La Roue du Temps, c'est l'histoire, principalement et en schématisant de façon grossière, d'un jeune berger qui, par le jeu d'une destinée implacable, affronte le Mal en devenant celui qu'on appelle le Dragon Réincarné. Il s'appelle Rand al'Thor.
Ce qu'il faut savoir cependant à son sujet, c'est qu'il ne combat pas seulement les Ténèbres. Il doit aussi faire face à toute une tribu de femmes auxquelles le sobriquet de « dragons » irait incontestablement mieux qu'à lui. A peu de choses près, tous les personnages féminins du livre. Car, dans le monde de la Roue du Temps, les hommes sont connus pour être des propres à rien.
Dans ce tome, qui est hélas une moitié de tome de l'édition américaine (une arlésienne en ce qui concerne la fantasy anglo-saxonne traduite en français…), comme les héros sont dispersés, et notamment les couples, la rengaine de l'homme incapable se fait un peu moins sentir. Ouf ! on respire un peu et on se réjouit pour les braves héros qui sont momentanément délivrés de leurs moitiés (même si certains sont en fait complètement masochistes et cherchent à les récupérer).
Qu'on me comprenne bien : je n'ai rien contre les femmes de caractère, loin de là… Mais, lorsqu'elles le sont toutes, et mauvaises avec ça, machiavéliques, calculatrices, sournoises, susceptibles, toujours à jeter des regards « furibonds » (compter le nombre de fois où cet adjectif est utilisé dans chaque tome serait sans doute éclairant)… lorsque toutes leurs interactions sociales virent à l'affrontement (des cerfs en période de brame passeraient à côté pour de gentils agneaux !)… je me demande si les femmes en général donnent d'elles-mêmes une si piètre image (l'auteur, le regretté Robert Jordan, était un homme, après tout). Messieurs, nous voyez-vous toutes comme des harpies ?
Pour le récit en lui-même, ce tome est probablement l'un des moins palpitants qu'il m'ait été donné de lire depuis le début de la série. Sur plus de cinq cents pages, il ne s'y passe que très peu de choses – circonvolutions politiques, rapports d'éclaireurs, introspections un peu rabâchées des héros. le foisonnement ahurissant de personnages égare quelquefois, alors même que dans ce livre on ne suit que trois des nombreux personnages principaux (Perrin, Elayne et Mat).
En attendant que ça bouge un peu, ce bazar !
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   30 juin 2012
Lueurs du dessin

Rodel Ituralde détestait attendre, tout en sachant que c'était l'essentiel du métier de soldat. Attendre la prochaine bataille, attendre un mouvement de l'ennemi, attendre un faux pas. Il observait la forêt hivernale, immobile comme un arbre. Le soleil, à mi-chemin de son zénith, ne diffusait aucune chaleur. Son haleine se condensait en un nuage de buée blanche devant son visage, gelant sa moustache soigneusement taillée et la fourrure de renard noir bordant sa capuche. Il se félicitait que son casque soit suspendu au pommeau de sa selle. Son plastron concentrait le froid et l'irradiait à travers sa tunique et toutes les couches de laine, de soie et de lin au-dessous. Même la selle de Flèche était froide. Le casque lui aurait brouillé la cervelle.
L'hiver avait été tardif en Arad Doman, mais avait sévi de plus belle ensuite. La canicule s'était anormalement attardée jusqu'en automne. On s'était retrouvé au cœur de l'hiver en moins d'un mois. Les feuilles qui avaient survécu à la longue sécheresse estivale avaient gelé avant d'avoir le temps de changer de couleur. Maintenant, elles scintillaient au soleil matinal comme d'étranges émeraudes couvertes de givre. De temps en temps, les chevaux de la vingtaine d'hommes d'armes qui l'entouraient tapaient du pied dans la neige montant jusqu'aux genoux. La chevauchée avait été longue pour arriver jusque-là, mais ils devaient continuer, vaille que vaille. Dans le ciel, des nuages noirs roulaient vers le nord. Il n'avait pas besoin de son spécialiste météo pour savoir que la température s'effondrerait avant la nuit. Il faudrait trouver un abri d'ici là.
— Moins rigoureux que l'avant-dernier hiver, n'est-ce pas, Seigneur ? dit doucement Jaalam.
Le jeune et grand officier avait le don de lire dans les pensées d'Ituralde, et il parlait de façon que les autres l'entendent.
— Pourtant, je suppose que certains rêvent d'un bon vin chaud. Pas ceux de notre groupe, bien sûr. Ils sont remarquablement sobres. Ils boivent tous du thé, je crois. Du thé froid. S'ils avaient quelques badines de bouleau, je crois qu'ils se déshabilleraient pour se rouler dans la neige.
— Ils devront rester habillés pour le moment, dit Ituralde avec ironie. Mais ils auront peut-être du thé froid ce soir, avec un peu de chance.
Sa remarque provoqua quelques gloussements discrets. Il avait soigneusement choisi ses hommes parmi ceux qui savaient se montrer les moins bruyants en de telles circonstances.
Lui-même n'aurait pas craché sur une bonne tasse de vin chaud aux épices, ou même de thé. Mais depuis bien longtemps, les marchands n'en apportaient plus en Arad Doman. Les convois de marchands venus de l'étranger ne s'aventuraient plus au-delà de la frontière de la Saldaea et les nouvelles du monde extérieur – pour autant qu'elles ne soient pas de simples rumeurs – lui parvenaient avec un tel retard qu'elles lui semblaient aussi éculées que la selle de sa monture. Mais qu'importe. S'il était vrai que la Tour Blanche était en proie à de graves dissensions internes, ou que des hommes capables de canaliser étaient appelés à Caemlyn… eh bien, le monde devrait se passer de Rodel Ituralde jusqu'à ce que l'Arad Doman soit réunifié. Une fois de plus, il repassa mentalement les ordres qu'il avait envoyés, par l'intermédiaire de ses messagers les plus rapides, à tous les nobles fidèles au Roi. Bien que ceux-ci soient divisés par des querelles de famille et des brouilles ancestrales, ils partageaient la même ligne de conduite : ils rassembleraient leurs armées et se mettraient en branle quand le Loup en donnerait l'ordre, tant qu'il conserverait la faveur du Roi. Sur son ordre, ils iraient même jusqu'à se replier et bivouaquer dans les montagnes. Certes, ils regimberaient, et certains maudiraient son nom, mais ils obéiraient. Ils savaient que le Loup gagnait les batailles. Le Petit Loup, l'appelaient-ils quand ils croyaient qu'il n'entendait pas, mais peu lui importait qu'ils fassent allusion à sa taille – enfin, relativement peu – pourvu qu'ils se mettent en marche quand il le déciderait.
Bientôt, ils repartiraient à marche forcée, pour tendre un piège qui ne se déclencherait pas avant des mois. Il prenait un risque à long terme. Trop souvent, les plans sophistiqués avaient tendance à se désintégrer, et le sien présentait de multiples ramifications. Tout pouvait échouer avant même de commencer si l'appât lui faisait défaut. Ou si un de ses hommes ne respectait pas son ordre d'éviter les courriers du Roi. Mais connaissant tous ses raisons, même les plus conventionnels les partageaient, bien qu'ils soient peu enclins à en parler. Lui-même s'était montré plutôt absent, insaisissable comme le vent depuis qu'il avait reçu le dernier commandement d'Alsalam, un papier qu'il gardait coincé dans sa manche, plié au-dessus de la dentelle claire qui retombait sur le dos d'acier de son gantelet. Il lui restait une dernière chance, toute petite, de sauver l'Arad Doman. Peut-être même de sauver Alsalam de lui-même, avant que le Conseil des Marchands ne décide de mettre à sa place un autre homme sur le trône. Il avait été un bon souverain pendant plus de vingt ans. La Lumière fasse qu'il le redevienne.
Un bruyant craquement venant du sud lui fit porter la main à la poignée de sa longue épée. Il y eut des crissements de cuir sur le métal, quand les autres bougèrent leurs lames dans les fourreaux. Partout ailleurs, c'était le silence. La forêt était immobile comme un tombeau gelé. Ce n'était qu'une branche qui avait rompu sous le poids de la neige. Au bout d'un moment, il relâcha la tension – si tant est qu'il puisse se détendre depuis que des rumeurs racontaient que le Dragon Réincarné était apparu dans le ciel de Falme. Vraies ou fausses, quoi qu'il en soit, ces histoires avaient enflammé l'Arad Doman.
Ituralde était certain qu'il aurait pu éteindre cet incendie s'il avait eu les mains libres. Cette conviction n'avait rien d'une vantardise. Il connaissait ses grandes qualités de guerrier. Mais depuis que le Conseil avait décidé que le Roi serait plus en sécurité en le faisant sortir clandestinement de Bandar Eban, Alsalam semblait s'être mis en tête qu'il était la réincarnation d'Artur Aile-de-Faucon. Depuis, il avait apposé sa signature et son sceau sur des douzaines d'ordres de bataille, émanant d'une retraite secrète où le Conseil le cachait. Une retraite dont Ituralde lui-même ignorait la localisation. Toutes les femmes du Conseil qu'il avait interrogées à ce sujet étaient restées évasives, prétendant avec force qu'elles ne savaient pas où se trouvait Alsalam. Ce qui était ridicule, bien sûr. Bien qu'Ituralde ait toujours pensé que les Maisons marchandes interféraient trop dans les affaires, il aurait souhaité désormais qu'elles interviennent. Leur passivité à ce sujet restait un mystère, car un Roi qui nuisait au commerce ne restait pas longtemps sur le trône.
En outre, même si lui-même était fidèle à ses serments – Alsalam était non seulement le roi, mais aussi un ami –, les ordres qu'envoyait le Roi n'auraient pas pu être mieux rédigés pour créer le chaos. Et ils ne pouvaient pas être ignorés. Alsalam était le Roi. Ainsi, informé par ses espions qu'un grand rassemblement de Fidèles du Dragon se préparait, Alsalam avait ordonné à Ituralde de marcher vers le nord aussi vite que possible, puis, dix jours plus tard, une fois l'ennemi en vue, de prendre la direction du sud vers un autre rassemblement qui ne s'était jamais matérialisé. Plus tard, on lui avait demandé de concentrer ses forces sur la défense de Bandar Eban, alors qu'une attaque sur trois fronts aurait été radicale, puis de les diviser, alors qu'un coup de marteau aurait eu le même résultat. Ensuite, il avait reçu l'ordre de ravager le terrain déserté par les Fidèles du Dragon, et de s'éloigner du lieu où il savait qu'ils campaient. Pis encore, les ordres d'Alsalam avaient souvent été transmis directement aux Seigneurs puissants qui étaient censés se battre sous la bannière d'Ituralde, envoyant Machir dans une direction, Teacal dans une autre, Rahman dans une troisième. À quatre reprises, les armées s'étaient entretuées, de nuit, sur ordre du Roi, pensant avoir affaire à l'ennemi. Pendant ce temps-là, les Fidèles du Dragon croissaient en nombre et prenaient de l'assurance. Certes, Ituralde avait remporté des victoires – à Solanje et à Maseen, au lac Somal et à Kandelmar et les Seigneurs de Katar avaient appris à ne pas vendre les produits de leurs mines et de leurs forges aux ennemis de l'Arad Doman – mais chaque fois, les ordres d'Alsalam avaient tout anéanti.
Cette fois pourtant, c'était différent. D'abord parce que la messagère de ce dernier ordre, Dame Tuva, avait été assassinée par un Homme Gris pour l'empêcher de l'atteindre. Ensuite pourquoi l'Ombre craignait-elle plus particulièrement cet ordre que les précédents ? Ituralde n'avait pas de réponse à cette question mais voyait dans ce mystère une raison supplémentaire pour l'exécuter le plus rapidement possible. Avant qu'Alsalam n'en envoie un autre. Enfin, cet ordre ouvrait de nombreuses possibilités, auxquelles il avait bien réfléchi. Mais tout commençait ici et maintenant. Quand il ne restait que d'infimes chances de victoires, il fallait les saisir.
Le cri strident d'un geai des neiges retentit au loin, puis un deuxième et un troisième. Les mains en porte-voix autour de la bouche, Ituralde reproduisit les trois appels rauques. Quelques instants plus tard, un hongre pommelé hirsute sortit du couvert des arbres, son cavalier enveloppé dans une cape blanche rayée de noir. L'homme et sa monture auraient été difficiles à repérer dans la forêt enneigée s'ils étaient restés immobiles. Le cavalier s'arrêta près d'Ituralde. Trapu, il ne portait qu'une seule épée à lame courte, et, suspendus à sa selle, un arc dans son étui et un carquois.
— On dirait qu'ils sont tous là, Seigneur, dit-il de sa voix perpétuellement enrouée, rabattant sa capuche en arrière.
Dans sa jeunesse, pour quel
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GrecieGrecie   28 août 2013
C'est l'époque qui décide quand les enfants doivent grandir, Aviendha, pas nous, et à notre époque, un enfant qui est un Haut Siège ne le restera pas longtemps.
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